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Les Mauvais Sujets : les Pirates • la Sorcière • les Brigands / Éditions PPAF

Certains se souviennent peut-être du très beau premier livre des éditions PPAF : L’enfant qui riait tout le temps, voir par .

Le deuxième livre des ces mêmes éditions vient de sortir des presses et est déjà disponible au Monte-en-l’air, c’est un livre graphique au texte décapant !

Les Mauvais Sujets : les Pirates • la Sorcière • les Brigands

Trois histoires de personnages extraits de contes – les Pirates • la Sorcière • les Brigands- pour nous dépeindre une société qui va mal où plus personne, même ceux qui d’habitude se révoltent et sèment la terreur, n’a de rêve ou d’espoir. Chacun s’endort, mange mal, regarde la télé et se laisse aller. Heureusement si les hommes s’endorment, les lettres, elles, continuent à danser, et les jeux typographiques proposés par Julien et Adrien, les deux graphistes, sont libres, au point de parfois s’accorder le luxe d’être presque illisibles !

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Ici il est donc question de « pirates trop nuls, ils n’ont pas de trésor et doivent aller mendier, proposer des croisières ou animer des anniversaires, ou faire de la publicité. Et pour supporter tout ça, ils devaient boire beaucoup de rhum. Alors ils n’avaient toujours pas de trésor… »

Et puis il y a « une sorcière trop nulle, qui ne vit pas dans une cabane mais dans une petite piaule pourrie dans une grande ville moche » avec « son chat ni noir, ni farouche, bouffi de pâté en boîte ».

Et il y a aussi de « terribles brigands, enfin pas si terribles que ça… même qu’ils étaient carrément nuls et qu’il n’y avait que certains soirs où, devant une série policière à la télé, ils se mettaient à rêver de grande truanderie, de braquages de banques, de courses-poursuites et d’évasion réussies. Ce n’est que dans ces moments là, affalés dans la canapé, oubliant tout le reste, qu’ils se rappelaient qu’en fait ils étaient de vrais… »

Je vous laisse découvrir l’objet-livre, avec ses lettres malmenées, c’est beau et plein de sens !

En savoir plus sur les éditions PPAF par

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Marc Roger / La méridienne Saint-Malo Bamako / Éditions Folies d’encre

Dimanche 13 janvier à 17h

Marc Roger, lecteur public, vous convie à une lecture croisée de ses chroniques de voyage avec les textes des auteurs qui l’ont accompagné pendant un an lors de son voyage de Saint-Malo à Bamako : Hampâté Bâ, Diome, Dongala, Mabanckou, Pépin, Senghor, Tutuola.

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Accompagné de son âne Babel, Marc Roger a traversé la France, l’Espagne, la Méditerranée, enfin l’Afrique…  Il marche. Il lit au gré de ses étapes, lecteur public, il prête sa voix aux textes et aux auteurs, en partage avec tous les publics qui désirent l’écouter.

De Saint-Malo, son port d’attache, à Bamako où il est né, Marc Roger fait le chemin : 6 pays traversés. 7109 kilomètres parcourus. 2624 à pied. 4485 par camion, bateau, avion et train. 3 ânes. 136 lectures. 8270 spectateurs.
   « La lecture et la marche ont ceci de commun : pas à pas, mot à mot, le regard sur le texte ou la ligne d’horizon, nous allons de l’avant en mettant entre nous et le centre plusieurs cercles en écho, comme la pierre pousse l’eau quand elle tombe dans un lac. »

En savoir plus par ici.

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Marie Saarbach / Le jeu de l’oie / Éditions Autrement / Lancement

Samedi 12 janvier à 18h30, signature de Marie Saarbach.

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Ce projet propose une série d’images inspirées du parcours du jeu de l’oie. 24 tableaux illustrent le voyage initiatique de deux enfants (un garçon, une fille) d’un lieu clos, intérieur douillet et rassurant jusqu’à  la mer. À chaque image correspond une étape à  franchir et met en situation un sentiment (la peur, le danger…) un peu à  la manière des « tableaux d’éloquences », planches dont on se servait dans les écoles pour apprendre aux enfants l’Histoire, mais aussi tout simplement la vie quotidienne…

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Frédéric Ciriez / Mélo / Éditions Verticales

Vendredi 11 janvier à partir de 18h30, rencontre avec Frédéric Ciriez pour son nouveau roman Mélo publié aux éditions Verticales.

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Pour écouter la rencontre c’est ici !

Vous vous souvenez sans doute de son premier roman publié à la rentrée 2008, Des néons sous la mer, Frédéric Ciriez nous baladait alors en Bretagne. La prostitution devenue légale avait transformé un sous-marin maudit, le Fascinant, honte de la Marine Nationale pendant des décennies, amarré à l’abandon en baie de Paimpol en un bordel civil, légal et florissant : l’Olaimp.

Cette fois, point de Bretagne et de sous-marin aux mœurs légères. Nous sommes veille du 1er mai 2013, deux hommes et une femme circulent dans les rues de Paris et de sa proche banlieue : un syndicaliste au bord du suicide, un sapeur congolais chauffeur de camion-poubelle et une jeune Chinoise vendeuse de briquets. Trois personnages qui se croisent à peine et vont bientôt glisser dans la nuit.
Quel feu les consume ? Mélo.

Avec sa langue incarnée, généreuse et imagée, Frédéric Ciriez s’impose ici comme un témoin de l’infra-ordinaire, des invisibles qui hantent notre réalité.

Extrait :
La Xantia blanche repose devant la fourrière de Saint-Ouen (93400), au crépuscule. Un ticket de caisse sur le siège passager déclare 14€90 et 20h34, l’horaire d’achat du couteau de cuisine planté dans le cœur du conducteur. Sa tête ploie vers les genoux et constitue l’image fœtale d’un homme jeune aux cheveux châtains crantés, en boucle sur lui-même, qui semble téter le manche du couteau. Le couteau : il gît dans le cœur et rien ne sera jamais aussi dur en lui et rien d’ailleurs n’a jamais eu autant de consistance que cette lame d’acier enfouie dans les soies cardiaques. Des lèvres de chair sont crispées sur l’arme de gala, ruisselantes et passives. (Au loin, la ville est nerveuse – c’est samedi soir sur les trottoirs, le printemps gicle.) Pour l’heure, le mort attend qu’on vienne le prendre dans la rue déserte couleur de terre cuite, comme un enfant à la sortie de l’école qui aurait renoncé à pleurer sa mère. Au-dessus de lui, le ciel inhale la fumée blanche qui s’échappe verticalement de l’incinérateur du Syctom (Syndicat Intercommunal de Traitement des Ordures Ménagères), dont l’entrée est située plus bas dans la rue, au numéro 22.

Les barbelés frisottent au sommet du mur de parpaings sommairement cimentés qui longent la fourrière. Derrière, c’est Paris. Au-delà du magasin Conforama Saint-Ouen, le pays où la vie est moins chère, s’aperçoivent à l’horizon les mamelons illuminés du Sacré-Cœur, sur la face nord de la colline de Montmartre. Devant, marquant la fin de la zone industrielle, c’est un bras de la Seine, qui ce soir charrie la rouille du ciel, également réfléchie par le verre-miroir des immeubles de bureau, sur l’autre rive. La Xantia est garée entre un fourgon abandonné et une berline Skoda 800 € à débattre. De l’autre côté de la rue, derrière le mur d’enceinte, sont enfermés quelque trois cents véhicules illégaux. Six caméras de surveillance veillent sur eux et enregistrent seconde après seconde leur non-existence, tandis que les rétroviseurs des voitures prisonnières réfléchissent des fragments de natures mortes automobiles – calandre figée dans le miroir d’un pare-soleil, plaque d’immatriculation objectivée dans le néant d’une glace, phare éteint et comme allumé par la lumière crépusculaire. Une fine pellicule de poussière embaume cette communauté inerte. Dans l’enceinte protégée, on ne trouve à cette heure aucun enfant d’Europe de l’Est en train de désosser une Mercedes de cadre supérieur ou de sniffer des solvants. Seulement les dernières vagues de chaleur de la journée qui font onduler les chromes et les silhouettes des habitacles en état d’arrestation.

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Eugénie Lavenant & Jean Vautrin / Le Pogo aux yeux rouges / Éditions Sarbacane

Jeudi 10 janvier à 18h30

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Une histoire d’amour, de vengeance, de déglingue et de fraternité, dans laquelle le lecteur va faire la connaissance, tout en déambulations et en divagations éthylo-philosophiques, d’un bien étrange clochard céleste…Si vous aimez les histoires d’amour, de haine, de désespérance, de sexe et de mort, n’allez pas chercher plus loin, ce livre est pour vous.

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Erwan Larher / L’abandon du mâle en milieu hostile / Éditions Plon

Mercredi 9 janvier à 18h30, rencontre avec Erwan Larher pour la sortie de L’abandon du mâle en milieu hostile.

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Extrait : « Je te haïssais. Avec tes cheveux verts, sales, tu représentais tout ce que j’exécrais alors : le désordre, le mauvais goût, l’improductive et vaine révolte juvénile. Tu malmenais ta féminité dans des hardes trouées, des guenilles comme jetées au hasard sur ton corps. Si tu avais été ma sœur, papa t’aurait reniée. J’aurais voulu te voir traînée par les cheveux hors des salles, sous les injures, et rejetée au loin, loin de mon monde ; j’aurais souhaité te voir lavée à grande eau dans la cour et tes nippes brûlées dans un grand autodafé ; j’aurais aimé… Mais rien. Rien que tolérance démocratique et muette réprobation. J’enrageais. »

La suite ? Explosive. Entre la fille fantasque, rebelle, et le jeune garçon trop sage se noue une histoire d’amour dans laquelle celui-ci se jette à corps perdu, émerveillé.
Dans la France en pleine mutation du début des années 80, où le fric, les paillettes et les faux- semblants remplacent peu à peu les idéaux, le narrateur découvrira – tragiquement – un tout autre visage de sa belle compagne…

L’auteur : Je m’appelle Erwan Larher et j’écris.
Avant, je tenais le blog d’un auteur raté mais un jour j’en ai eu assez et me suis dit que l’égrégore, c’était quand même plus constructif que les grognements, même si je continue volontiers à râler. Coïncidence amusante : à peine laissé en friche ce blog d’auteur raté, j’ai appris que j’allais être publié…
C’était début 2010 et mon roman Qu’avez-vous fait de moi est en librairies depuis le 26 août de cette même année. Les critiques sont .
Sinon, les 35 premières années de ma vie n’ont fait que passer, avec beaucoup d’insouciance egocentrée et assez peu d’auto-cohérence dedans.
Elles ont été jalonnées de diplômes reconnus par l’État, d’aventures professionnelles plus ou moins enviables, de quelques rencontres marquantes et d’une masse imposante d’écrits de qualité inégale. Ces péripéties, qui sont pourtant la pulpe de ma biographie, me sont étrangères, comme si je les avais traversées en étant quelqu’un d’autre, ou un spectre – ou personne…

A part cela, j’écris pour changer le monde, pour transmettre et partager, même si je sais la démarche désuète et, semble-t-il, vouée à l’échec.
J’écris des romans, des pièces de théâtre, des scénarii, des séries télé, des chansons.
J’écris seul, mais parfois en collaboration ou pour des commandes lorsqu’on me lui demande gentiment.
J’écris des bandes-annonces pour la télévision, fais du rewriting pour un éditeur de romans et suis également comédien voix.

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Noël au Monte-en-l’air !

C’est marché de noël tous les jours au Monte-en-l’air ! Ne vous laissez pas abuser par les pâles copies, venez dépenser vos sous chez nous !

Ouverture tous les jours de 10h à 20h et de 13h30 à 20h le dimanche et ce toute l’année ! Ouverture exceptionnelle jusqu’à 21h le 20, 21 et 22 décembre.

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Jean-Luc Navette / Dernier été du vieux monde / Éditions Noire Méduse / Lancement

Jean-Luc Navette en signature de 17h30 à 20h le lundi 17 décembre pour la sortie de Dernier été du vieux monde aux Éditions Noire Méduse.

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Les Éditions Noire Méduse (Lyon) publient début décembre 2012 le second livre d’illustrations de Jean-Luc Navette Dernier été du vieux monde. Illustrateur et tatoueur reconnu, Jean-Luc Navette nous livre à l’instar de ses aiguilles, un trait gorgé d’encre, incisif et contrasté. L’auteur conte un blues graphique à la croisée des chemins entre une histoire d’amour inconditionnel et de terribles promesses comme seul peut en tenir un champs de bataille. Bien plus qu’un simple recueil d’illustrations, ce livre est une ode à la nuit, un fiacre pour ses fantômes.

Jean-Luc Navette signe un objet graphique littéralement chargé d’histoire, avec en toile de fond l’entre-deux-guerres mais surtout ses extrémités sanguinolentes, et le Blues du sud-est des États-Unis d’Amérique, celui de Charley Patton ou de Robert Johnson. Les thèmes abordés comme la promesse amoureuse, les destins brisés, l’avènement du malheur, le country blues, l’errance et les murder ballades, se succèdent et se télescopent en une valse grinçante découpée en cinq chapitres. Servi par un trait franc et nerveux «Dernier été du vieux monde» est une immersion en noir et blanc dans un monde de souvenirs, à la charge maudite et sacrée à la fois.

L’auteur a tiré son inspiration de correspondances ou de photographies envoyées du front, de voix extirpées de disques de bakélite et d’une multitude d’objets insolites définitivement imprégnés d’une époque aujourd’hui révolue. Jean-Luc Navette débuta ce projet en 2008, dans le fantasme avoué que l’enfant de ses nuits blanches se pare à son tour de la patine du temps et traverse ainsi l’obsolescence des siècles.

Jean-Luc Navette, après un cursus en école d’art (Emile Cohl, de 1994 à 1999) s’essaie au tatouage. Un apprentissage chez un tatoueur local plus tard, il ouvre sa propre enseigne en 2003 portant le doux nom de « VivaDolor », où il tatoue jusqu’à ce jour. Il ne lâche pas l’illustration pour autant et réalise des travaux pour des groupes de musique tels que Heavy Trash, Overmars/Starkweather, et the Dad Horse Experience. Son univers très personnel lui vaudra de paraître dans plusieurs ouvrages comme «Black Tattoo Art», «Tattooisme» et «La Veine Graphique» (Noire Méduse Édition). Récemment, ses travaux se sont affichés dans les pages du journal Le Monde et furent exposés à la Halle St Pierre à Paris lors de l’exposition de la revue Hey! à côté de noms aussi prestigieux qu’intimidants tels que Robert Crumb, Jeff Soto ou encore Kris Kuksi.