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Le Tigre n° 26 et Les cris de Paris / Lancement

Mercredi 23 janvier à partir de 19h, lancement du numéro 26 de la revue Le Tigre en présence de l’équipe du Tigre, de Geoffroy Jourdain et des chanteurs des Cris de Paris. A découvrir dans ce numéro, le deuxième épisode du feuilleton de Raphaël Meltz sur l’ensemble Les Cris de Paris.

Venez rencontrer l’équipe du Tigre, écouter les chanteurs des Cris de Paris (concert à 20h) et boire un verre.

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Un très grand merci à Geoffroy Jourdain et aux chanteurs du chœur de chambre Les Cris de Paris pour le concert.

 AU PROGRAMME
Clément JANEQUIN – Les Cris de Paris
Georges APERGHIS – Récitation (extrait) *
John CAGE – Story **
Giacinto SCELSI – Hô (extrait) ***
Georges APERGHIS – Dialogue amoureux ****
SOPRANOS
Adèle Carlier
Cécile Larroche **
Camille Slosse * et ****
MEZZOS
Emmanuelle Monier
Emilie Nicot ***
Anne-Lou Bissières **
Pascale Durand **
TENORS
Christophe Gires ** et ****
Emmanuel Richard
Nicolas Drouet
BASSES
David Colosio
Emmanuel Bouquey
Simon Dubois **
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Anders Nilsen / Big question / Éditions L’Association / Rencontre

Dimanche 20 janvier à 17h, rencontre avec Anders Nilsen animée par Mikaël Demets.

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Pour écouter l’interview d’Anders Nilsen par Mikaël Demets, traduction de Tania Brimson c’est ici.

Dans une plaine indéfinie et désolée, une colonie d’oiseaux s’interroge sur la routine, le destin et la signification des choses en général, quand un événement imprévu vient troubler leur existence. Au milieu des corneilles, des cygnes, des loups et d’un idiot vivant avec sa vieille mère, un mystérieux «œuf» tombe du ciel. Confrontés à une série d’événements dont la signification leur échappe, les oiseaux sont peu à peu gagnés par l’angoisse et les superstitions les plus invraisemblables.

Big Questions fut entamé par Anders Nilsen il y a quinze ans sous la forme d’un simple exercice d’improvisation et poursuivi sous forme de petits comics jusqu’à son dénouement final en 2011. Il nous immerge dans un espace fantasmagorique et beckettien, où le lecteur, fasciné et déstabilisé, est invité à se perdre dans les réflexions métaphysiques d’une bande de moineaux, comme pour mieux réveiller les siennes.

Véritable révélation parmi la nouvelle génération des auteurs américains, Anders Nilsen est sans doute celui qui a su le mieux s’affranchir de ses glorieux aînés. Big Questions est la preuve qu’une bande dessinée peut encore nous surprendre, dès lors que l’auteur plonge au fond de lui-même pour en sortir des images dont la singularité et l’étrangeté savent nous troubler
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Isabelle Fremeaux & John Jordan / Les sentiers de l’utopie / Éditions de la Découverte / Rencontre

Samedi 19 janvier à 18h30, dans la cadre du festival Bobines sociales et de la sortie de Les sentiers de l’utopie aux éditions de la Découverte projection d’extraits du film et rencontre avec l’un des réalisateurs Isabelle Fremeaux ou John Jordan.

bobines

Pendant près d’un an, Isabelle Fremeaux et John Jordan sont partis sur les routes européennes, à la rencontre de celles et ceux qui ont choisi, ici et maintenant, de vivre autrement. Ils ont partagé d’autres manières d’aimer et de manger, de produire et d’échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller.  À la fois récit de voyage et documentaire fictionnel, ce livre-film propose un périple réel et imaginaire, une exploration lancée à la découverte de formes de vie postcapitalistes. Pendant près d’un an, Isabelle Fremeaux et John Jordan sont partis sur les routes européennes, à la rencontre de celles et ceux qui ont choisi, ici et maintenant, de vivre autrement. Ils ont partagé d’autres manières d’aimer et de manger, de produire et d’échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller. Depuis un « Camp Climat » installé illégalement aux abords de l’aéroport d’Heathrow jusqu’à un hameau squatté par des punks cévenols, en passant par une école anarchiste gérée par ses propres élèves, une communauté agricole anglaise à très faible impact écologique, des usines occupées en Serbie, un collectif pratiquant l’amour libre dans une ancienne base de la Stasi ou une ferme ayant aboli la propriété privée, ils ont découvert des Utopies bien vivantes dans ces interstices invisibles du système.
De cette expérience a émergé Les Sentiers de l’Utopie. Le texte est un récit captivant, qui raconte la vie de chaque communauté, ses pratiques et son histoire. Le film, un docu-fiction tourné pendant le voyage, se présente comme un road-movie poétique situé dans l’avenir. Les personnages et les lieux circulent du livre au film et, pas à pas, laissent deviner, dans la brèche du présent, les scintillements d’un autre avenir possible.
Le format initial offrait un DVD intégré dans la couverture du livre. Avec cette version poche, nous vous proposons de visionner le film directement ici.

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Willem / Dégueulasse / Éditions Les Échappés / Exposition

Vendredi 18 janvier à partir de 18h30, en présence de l’auteur, vernissage de l’exposition et dédicaces de Dégueulasse publié aux éditions Les Échappés.

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Si, comme le professait Hara-Kiri, «un bon dessin, c’est un coup de poing dans la gueule», Willem est l’un des maîtres en la matière.
Partant du principe qu’une planche de portraits en dira plus sur le monde comme il va qu’une dissertation amère, Willem rassemble sur de grandes pages thématiques – autour d’un personnage, d’une région ou d’un phénomène, des scènes glissant d’une époque à l’autre. Ainsi, en quelques cases, on passe de la presse allemande des années 1930, aux reportages à oeillères de Fox-news et Al-Jazeera sur la guerre en Irak, pour aboutirau spectacle servile des carrioles de journalistes quémandant une interview du président Sarkozy paradant à cheval en Camargue. Quasiment sans parole, reposant sur la force visuelle des images et du dessin pour toute narration, le trait de Willem en dit définitivement plus qu’un long discours.

WILLEM, d’origine néerlandaise, installé en France depuis 1967, est une figure
de proue du dessin indé depuis les années 1960. Il dessine tous les jours dans
Libération depuis 1981, et toutes les semaines dans Charlie Hebdo depuis sa création. Son oeuvre, radicalement satirique et violente, fait l’unanimité chez les passionnés de graphisme. Chose remarquable, les éditeurs de Willem ont pris l’habitude de ne pas corriger ses textes, où l’accent caractéristique de l’auteur résonne en français dans une syntaxe parfois approximative.

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Thomas Gosselin & François Henninger / Lutte des corps et chute des classes / Éditions L’Apocalypse / Lancement

Jeudi 17 janvier à partir de 18h30, dédicaces.

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François Henninger et Thomas Gosselin, tous deux par ailleurs auteurs complets, ont commencé ensemble ce feuilleton dans la dernière formule de la revue Lapin. Basé sur des faits historiques réels, faisant intervenir des agents doubles au sein des services secrets britanniques travaillant pour l’avènement d’une société communiste, ce livre pourrait développer une fiction classique… mais ces espions théorisent autant sur le prolétariat que sur l’homosexualité, le dessin oscille entre minimalisme et extrême hâchurage, et les mises en page sont d’une inventivité qui transforment cette fiction en prétexte. L’enjeu de cette bataille secrète devient celui de la bande dessinée dans laquelle nous sommes plongés, la désagrégation du signe correspondant à celle de l’univers connu. Lutte des corps et chute des classes semble nous donner une illustration de la fin de l’Histoire, avec un humour et un modernisme rares.

François Henninger

François Henninger est né en 1984 à Thann, en Alsace. Il a étudié, de 2002 à 2007, la bande dessinée à l’École européenne supérieure de l’image où il rencontre Alexandre Clérisse et Tony Neveu avec qui il conçoit la revue Le Mouchoir. Parallèlement, il collabore à divers fanzines tels que Dame Pipi Comix ou revues (Le coup de grâce, éd. La Cinquième Couche), et publie sa première bande dessinée 100 m² aux éditions angoumoisines Warum. Il s’installe à la maison des auteurs de décembre 2008 à décembre 2011 pour l’album Lutte des corps et chute des classes, sur un scénario de Thomas Gosselin, et qui a pour cadre la guerre froide.

Thomas Gosselin

Diplômé des Beaux-Arts d’Angoulême en 2004, il participe à la revue Clafoutis des éditions de la Cerise, tout en développant des projets personnels (Salmigondis, éditions Week-End Doux, 2001). Ascète, il travaille essentiellement au crayon et privilégie le noir et blanc (L’humanité moins un, éditions de l’An 2, 2004). Dilettante, il préfère souvent se concentrer sur des récits courts (Les héros avancent masqués, éditions La Cinquième Couche, 2008). Il est accueilli en résidence à la maison des auteurs de juillet 2009 à janvier 2012. Incertain, il imagine surtout des histoires de logiques ratées, pour lui-même (Au recommencement, éditions Atrabile, 2009), ou pour d’autres (tel le scénario de Lutte des corps et chute des classes, dessiné par François Henninger. Il travaille également comme dessinateur sur Héracléomania, un péplum écrit par David Benito. Il se plaît à inventer des feuilletons un peu à la manière d’un Ponson du Terrail, c’est-à-dire écrits au petit bonheur, sans trame certaine, mais avec une petite idée de la fin, les incongruités faisant partie du style, comme pour son prochain projet qui présente le déclin, au début du XXème siècle, des spectacles musicaux « Blackface » qui imitaient de façon caricaturale les artistes afro-américains.

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Nyctalope. 6 / Éditions Magnani / Lancement

Mercredi 16 janvier à partir de 18h30, lancement en fanfare de numéro 6 de la revue Nyctalope.

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Mêlant dessin contemporain, illustration, graphisme et bande-dessinée, la revue Nyctalope a été fondée aux Arts-décoratifs Strasbourg en 2007 et est co-pilotée par Marion Fayolle, Matthias Malingrey et Simon Roussin.

Recueillant chaque année les travaux de plus d’une dizaine d’auteurs-illustrateurs d’avant-garde, la vocation de Nyctalope est d’être un laboratoire d’expériences plastiques, narratives et poétiques. La revue propose aux lecteurs, de suivre et découvrir au fil de ses numéros, un ensemble minutieusement choisi de jeunes talents qui renouvellent la création graphique contemporaine et la narration par l’image.

Auteurs dans Nyctalope 6 :
Fanny Blanc, Mayumi Otero, Caroline Gamon, Aïsha Franz, John Broadley, Louis Granet, Camille Chevrillon, Annabelle Buxton, Clément Vuillier, Jérémie Fischer, Simon Roussin, Yann Kebbi, Matthias Malingrëy, Marion Fayolle, Marine Rivoal, Astrid Huguet, Clémence Pollet, Bénédicte Muller