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Charles n°6, Après la politique / Editions La Tengo / Lancement

Mercredi 10 juillet à partir de 18h30, lancement du numéro 6 de la revue Charles, Après la politique.

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« La politique française est en train de changer. L’époque où un homme politique entrait dans la vie publique à 25 ans et en ressortait à 65 ans, couvert d’honneur et de cheveux blancs s’il lui en restait, est terminée. Les responsables politiques doivent pouvoir se poser la question de ce qu’ils feront après, dans une nouvelle vie ». Celle qui parle ainsi est bien placée pour le faire : il s’agit de Roselyne Bachelot qui, après avoir été ministre, est devenue à la surprise générale, animatrice sur la chaîne D8. Alors que le gouvernement s’apprête à faire voter l’interdiction du cumul des mandats, ce numéro de Charles s’interroge sur ce qui se passe lorsqu’on abandonne, volontairement ou non, la vie politique. Que faire après ? Comment gagner à nouveau sa pitance ? Du blues à la réinsertion, de la retraite forcée à la contre-attaque, un dossier sur la précarité des métiers de la politique.

Renseignements généraux : L’Édito de François Mitterrand ; « Ce sincère absolu est en même temps un comédien consommé », Jean-Luc Mélenchon raconté par Roger Martelli ; « Bruno Jeudy ne respecte pas toujours le off » par Malika Maclouf ;  « Pour qui votez-vous, Dick Rivers ? » par Arnaud Viviant ;  « Le Kiné de l’Assemblée » par Alexandre Chabert ; « Graine de star : Juan Branco » par Marc Endeweld ; « Interview d’un Charles : Charb » par Arnaud Viviant.

Dossier : Après la politique « Au large avec François Léotard » par Malika Maclouf ; Frédéric de Saint-Sernin : « Moi président » par Mattis Meichler ; « Marie-France Garaud : la panthère grise de la République » par Olivier Faye ;  « Du Jospin sur les planches » par Pierre-Simon Gutman ;  « Alain Madelin, ministre de ses finances » par Malika Maclouf ;  « Top 10 des meilleures reconversions » par Pascal Mateo

Sous la République

« Mariage gay, l’entrelacs des signes » par Zvonimir Novak ;  Olivier Roller & les figures du pouvoir ;  « Anna Cabana : la politique à confesse » par Marc Endeweld

Révolution culturelle

« BD La Révolution… mais pas trop, épisode 6 » par Thomas Gayet & Ulysse Gry;  «Carte blanche à Taoufik Ben Brik

 

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Renaud Burel / Château-Rouge hôtel / Editions Allia & Concert de Fantazio

Vendredi 5 juillet, soirée spéciale Château-Rouge Hôtel, avant un concert exclusif de Fantazio, présentation de « Château-Rouge Hôtel » de Renaud Burel et lecture de quelques extraits.

BurelbisEntre hallucinations psychotiques, fulgurances littéraires et sévères retours à la réalité, le narrateur de Château-Rouge Hôtel peine à avancer dans cette existence qui trop souvent le « dégage » en touche. Ses errances ont sans doute à voir avec l’expérience de la dérive psychogéographique chère à l’Internationale situationniste. Aussitôt vécue, l’existence s’éprouve entre les lignes du roman en train de s’écrire. Et celui-ci de recommencer « depuis le début » au moment où l’on croirait le voir s’achever. Attitude borgésienne entre toutes qui propose d’ouvrir toujours et encore d’autres voies à l’existence qui s’éprouve. « Faut pas badiner avec l’écriture quand on trempe sa plume dans son propre sang », s’exclame Renaud Burel. Le jeune homme ici incarné échoue à trouver sa place ; une place qui lui serait confortable. Condamné à une constante instabilité, il préfère chercher refuge, du moins temporairement, parmi les fous ou les saltimbanques. À défaut de faire partie des vivants, on peut rencontrer ses semblables parmi ceux qui, sur cette terre, sont chroniquement et péniblement exclus de la norme, pourtant elle-même si arbitraire : « C’est p’têt’ ça le problème des fous, pas une case en moins, plutôt deux trois étages en plus… Une réalité pour laquelle on aurait pas vraiment les mots… »