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Aëla Labbé / L’Absente / Editions du Lic / Dédicace-Installation

Jeudi 22 mai à 18h30, rencontre avec Aëla Labbé à l’occasion de la sortie de L’Absente aux éditions du Lic.

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The essence of Aëla Labbé’s photography defies easy interpretation or analysis. Averted gazes and ambiguous gestures of partially obscured characters serve as powerful metaphors for the evasive nature of the unconscious. Ethereal images that probe the consciousness are imbued with the burnished hues of half-remembered dreams yet shimmer with a child-like nostalgia. Somber mise-en-scène that approach film noir in their cinematic quality are often reminiscent of the Kaidanshu or Kowai Hanashi of Japanese movies. Protagonists in a seemingly enchanted and occasionally possessed world find themselves entwined in landscapes into which the sun permeates only with a vaporous and indeterminate glow. As with the illogical narrative of dreams, events seem to unfold unconstrained by conventional boundaries of time and place; a nostalgic glimpse of the past flows through the photographer’s imagined present. Ultimately, Aëla Labbé’s work represents a somnambulistic journey into realms of mysticism and ritual that only the initiated can ever hope to fully understand.

Originally from Saint-Nolff in the Bretagne region of north-west France, Aëla Labbé moved to the Netherlands to study contemporary dance at the Amsterdam School of Arts before turning her sensitive and poetic eye towards an exploration of photography. Whilst continuing in her dual roles as photographer and dancer, Aëla Labbé currently divides her time between Nantes, France and Athens, Greece. Her work has appeared in leading independent magazines around the world and been widely exhibited internationally; appearing in numerous exhibitions in France, Italy, Spain, UK and USA.

 

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Claire Braud / Alma / Editions L’Association / Lancement

Mercredi 21 mai à 18h30, lancement de Alma de Claire Braud publié aux éditions L’Association.

claire bAlma, l’héroïne de cette fiction, dirige une petite communauté, qui vit en bordure de la jungle, dans ce qui ressemble bien à un paradis perdu, à l’écart de la civilisation. Leur existence est menacée par l’armée, qui capture leurs buffles pour nourrir ses troupes. Alma partie, de rage, détruire sa ferme, les hommes du village attendent son retour, occupés aux préparatifs d’une soirée d’anniversaire. Tous s’inquiètent pour leur avenir, dans ce pays menacé par l’armée, par les touristes et par la pollution. Avec ce récit mystérieux et sensuel, au rythme enlevé, Claire Braud confirme, après le ravissement de Mambo, tous les espoirs placés en elle.

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Raymond Depardon & Eric Hazan / Le Désert, allers et retours/ La Fabrique / Rencontre

Mardi 20 mai à 19h, rencontre avec Raymond Depardon et Eric Hazan à l’occasion de la publication de Le Désert, allers et retours aux éditions La Fabrique.

DEPARDON désert copie

Propos recueillis par Eric Hazan.
Un petit livre pour cinquante ans de désert – ou comment le jeune photoreporter pigiste parti un jour de 1962 « couvrir » un fait divers de la guerre d’Algérie est devenu le photographe célèbre exposé au Grand Palais. Les étapes de la carrière de Raymond Depardon sont comme rythmées par le grand désert saharien. En 1972, dans le Tibesti, son désert de prédilection, il suit pendant des mois l’affaire Claustre, cette ethnologue prise en otage par les combattants du Frolinat (Front de libération du Tchad). Ces combattants, il va les accompagner dans l’attaque de Faya Largeau et il va les suivre, appareil à la main, dans leur lutte. C’est encore dans le désert, sur une dune de Mauritanie que Depardon a l’intuition de ce qu’il faut faire pour sortir du photojournalisme : faire des films, et tout  seul. Et il raconte comment il a tourné dans le sable aussi bien des documentaires (Tibesti Too) que des fictions (La Prisonnière du désert, avec Sandrine Bonnaire). Dans ce livre, Depardon parle aussi de technique, de la difficulté de photographier  et de filmer le désert (« Tu es dans un désert de dunes, la voiture  est en panne, tu montes sur une dune, tu prends ton appareil – ou ta caméra,  c’est pareil – et tu te trouves au centre d’un cercle de 360°, tu y vois à  une quinzaine de kilomètres, et avec le plus grand angle du monde, tu  ne couvres au maximum qu’un quart du cercle »). Quels objectifs, quels  films, quels formats, quelles astuces pour rendre sensible le désert ? Quelque 60 photos, pour une bonne part inédites, illustrent ces propos de Raymond Depardon, modestes et drôles, qui sautent de sa ferme natale aux sables et aux palmeraies où vivent des éleveurs « qui ont beaucoup de traits communs avec mon père ».

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Thibault Amorfini / Monsieur Belleville / Editions L’Oeil d’or / Lecture

Dimanche 18 mai à 17h à l’occasion de la publication de Monsieur Belleville de Thibault Amorfini, premier texte de la collection « théâtres & traverses » dédiée au théâtre des éditions  L’Oeil d’or, lecture d’extraits de la pièce par Thibault Amorfini.

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Aujourd’hui / Je me suis réveillé / Comme tous les matins / Les gens allaient déjà au travail  / Le soleil était déjà debout  / Je me suis souvenu / Comme ces idées qui ne vous quittent pas la veille / Avant de dormir / Je me suis souvenu / Que l’on s’était donné rendez-vous /

Dans un lieu bien précis / C’est ici que je suis arrivé pour te rejoindre  / Les gens passent / Nous sommes dans la rue / Rue de Belleville

Monsieur Belleville est un long poème à la vie et à la ville, un texte qui parle de la folie, de sa porosité, de comment être hors du monde tout en étant hanté par les êtres qui l’habitent. Il s’agit de témoigner de la beauté des vivants, de leurs fragilités, des liens qui les unissent, de la violence qui les menace, de la dureté intérieure qui les guette et de l’espoir qui les soutient. Monsieur Belleville est accompagné d’un avant-propos de Michel Archimbaud et des préfaces de Jean-Luc A. d’Asciano et Ludovic Lamaud.

Thibault Amorfini est auteur, metteur en scène et comédien. C’est avec son premier texte, Le Treizième (2008), joué à Gare au Théâtre puis à L’Étoile du Nord, qu’il lance la compagnie des Treizièmes. On le retrouve à la mise en scène de Cirques (2009) à la Maison des Métallos ainsi que de Cabaret du quotidien (2011) au théâtre des Cinq Diamants ou à La Loge. Depuis 2012 il est le directeur artistique du festival transdisciplinaire Les Impromptus. Il mène également sa carrière d’acteur de théâtre avec d’autres compagnies, tel le Trimaran, et endosse occasionnellement différents rôles pour le cinéma. Monsieur Belleville, joué au Théâtre de Belleville en 2014, est son premier texte publié.

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Ruppert & Mulot / La Technique du périnée / Dupuis / Lancement

Samedi 17 mai à 18h30, soirée de lancement de La technique du périnée de Ruppert & Mulot.

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JH a rencontré une fille via l’appli de rencontres OKCupid. Elle s’appelle Sarah, mais il n’en sait pas davantage. Régulièrement, ils se connectent sur Skype et se font jouir mutuellement. Leurs échanges, brefs et solitaires, finissent par obséder JH, qui essaie de convaincre Sarah de dîner avec lui. S’instaure alors entre eux un étrange jeu de séduction qui ne dit pas son nom, mais qui va amener JH à relever le défi sexuel – ou d’abstinence sexuelle – que lui lance Sarah.

Jusqu’à quel point notre rapport à la séduction est-il conditionné par les moyens techniques dont nous disposons, et par les pratiques qui en découlent ? Comment parler, en 2013, de l’éclosion du sentiment amoureux en cette heure paradoxale d’hyperconnexion aux réseaux et d’intense solitude individuelle ? Telles sont les pistes de réflexion qu’explorent Ruppert et Mulot dans ce récit très contemporain, qui interroge, à travers la relation qui se noue, à leur corps défendant, entre JH et Sarah, les notions de désir, de rencontre, de dévoilement et de libertinage. Dans un monde où, grâce aux technologies de communication, tous les possibles semblent ouverts, JH va se trouver confronté à de nouveaux codes – pas forcément moins astreignants que ceux traditionnellement assignés aux relations amoureuses -, et il n’échappera ni au manque, ni à la frustration ni à l’attente. Jouant habilement de la métaphore sexuelle et de ce qui, en creux, à force de ne pas vouloir être dit, devient assourdissant, Ruppert et Mulot nous invitent à les suivre dans le dédale des jeux de la séduction et du hasard.

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L’Hospitalité #3 de Laure Limongi invite Olivier Mellano

Jeudi 15 mai à 19 heures, dans le cadre de sa résidence L’hospitalité Laure Limongi invite Olivier Mellano à nous parler de son goût pour les croisements, les formes hybrides, les collaborations… notamment à travers l’évocation de son triptyque musical écrit en sept langues et se développant, donc, en trois versions (classique, électrique, électronique) : How We Tried a New Combination of Notes to Show the Invisible or Even the Embrace of Eternity . (Et peut-être même évoquerons-nous sa prédilection pour les titres dont la prononciation requiert une certaine gymnastique…)

 

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Le musicien Black Sifichi, présent dans la version électronique de How we Tried… nous parlera de son expérience de cette création mais aussi de sa propre propension à l’effacement des frontières artistiques puisqu’il est également écrivain et performer.

On évoquera également le nouveau disque d’Olivier Mellano paru en avril 2014, MellaNoiseEscape , un projet solo qui a la classe simple des grandes œuvres, leur générosité. Il en signe la musique et les paroles, autant de poésies lucides et délicates qui parlent de contemplation, de mer, du sel de la vie, d’étoiles, du temps qui s’écoule, d’amour.

Enfin, le premier livre d’Olivier Mellano, La Funghimiracolette , est aujourd’hui réédité par les éditions MF, accompagné de postfaces de Sally Bonn, Laure Limongi, Bernard Sève et Emmanuel Tugny.

Quand on ajoutera un mini concert exceptionnel par Olivier Mellano & Black Sifichi ainsi que l’incontournable recette offerte à déguster, vous aurez compris que si vous aviez déjà quelque chose de prévu le 15 mai… Eh bien vous n’avez plus qu’à changer de date et venir vous régaler au Monte-en-l’air.

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Cédric Liano & Mohamed Arejdal / Amazigh – Itinéraire d’hommes libres / Steinkis + Damien Roudeau / Villiers rebelle / La Boîte à Bulles / Lancements

Amazigh

Mercredi 14 mai à partir de 18h30.

Amazigh – Itinéraire d’hommes libres
CEDRIC LIANO ET MOHAMED AREJDAL

Amazigh raconte l’histoire vraie de Mohamed Arejdal. Mohamed, jeune Marocain, entreprend clandestinement, comme tant d’autres, le voyage vers l’Europe. Cette traversée, si elle échoue, n’en est pas pour autant un drame, et ce qui lui apparaît d’abord comme un cauchemar – traversée périlleuse, arrestation, évasion, prison, expulsion et retour au Maroc – pourrait même le conduire vers un rêve… Car ce n’est pas un retour à la case départ. Cette expérience provoque une prise de conscience, et Mohamed va reprendre ses études, intégrer une école d’art et peu à peu émergera l’artiste aujourd’hui reconnu internationalement.

Cédric Liano est né en 1984 à Creil. Après des études de bande dessinée à Tournai en Belgique et plusieurs expériences de micro-éditions en Europe, Cédric part enseigner la BD à Tétouan, au Maroc, durant un an. C’est là qu’il fait la connaissance de Mohamed qui lui raconte son expérience de voyage clandestin. Il décide alors d’enregistrer scrupuleusement son récit et de le transmettre à travers ce roman graphique.

Mohamed Arejdal est né en 1984 à Guelmim, dans le sud du Maroc. Passionné de dessin et de sculpture, il expose même en amateur mais à 17 ans, il se déscolarise et tente une traversée clandestine vers les Canaries. Refoulé sur le sol marocain, il reprend des études pour obtenir son bac et intégrer l’Institut National des Beaux-arts de Tétouan. Il y découvre les actes d’installation et développe depuis une œuvre tournée vers l’Autre. L’un de ses projets a été sélectionné pour être présenté à la Biennale des jeunes artistes de la Méditerranée.

Villiers rebelle / Carnet de rencontres à la Cerisaie                                                                          DAMIEN ROUDEAU

Novembre 2007, le quartier de la Cerisaie, à Villiers-Le-Bel, s’embrase pendant trois nuits d’émeutes.
De novembre 2010 à novembre 2013, un dessinateur, Damien Roudeau, s’installe chaque mois quelques jours dans cette copropriété en rénovation pour animer des ateliers, croquer ses temps faibles et écouter la voix d’un quartier, qui, s’il incarne galère et relégation dans les médias, rêve, avance, construit… Et refuse la fatalité.
De tous ces moments passés sur place, il tire un carnet de reportage d’une grande beauté plastique qui restitue l’histoire du lieu et, surtout, donne une voix et un visage aux habitants de ces banlieues craintes et stigmatisées…
Un ouvrage passionnant qui espère briser bien des frontières et des préjugés.
Sélectionné au Prix Club de la presse 2013 des Rendez-vous du Carnet de voyage de Clermont-Ferrand, avant même sa parution;

Né en 1981, Damien ROUDEAU se consacre depuis 2001 au reportage dessiné. Formé en illustration à l’école Estienne, il reçoit en 2006 le Prix de l’écriture et le Grand prix du Rendez vous du carnet de voyage de Clermont-Ferrand pour De bric et de broc, livre témoignage d’une année de vie dans une communauté Emmaüs.
Il privilégie depuis les sujets au long cours, dans des univers présumés autarciques (tribus électroniques, usagers de drogues, familles roms, groupes de sans-logis…) où son art de portraitiste et son sens du contact font merveille. Membre de nombreux collectifs tels que les « Carnettistes tribulants » ou « Argos, » Damien aime dessiner en bande, et parfois même en bande dessinée.