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Cafard Hérétique / Lancement n°6

Vendredi 29 Mai à 18h30 – Lectures et rencontre avec les auteurs à l’occasion de la sortie de la revue Le Cafard Hérétique numéro 6

cafard
Plus d’infos sur ce numéro ici

Le Cafard Hérétique est une revue d’expression littéraire indépendante, dirigée par Mike Kasprzak, dont la ligne éditoriale a toujours été la suivante : du lourd, du dérangeant, du vif, de l’hérétique ! Au sommaire figurent des nouvelles, des poèmes, des objets hybrides et fulgurants. Une revue pleine de guerre, de beauté sale, de larmes de sang et d’amours déchirantes.

Sommaire :

Les nouveaux : Louise Sullivan, Yan Kouton, Fabien Sanchez, Charles Ségard, Euonimus Blue, et la participation exceptionnelle de Mark SaFranko (écrivain américain auteur de Hating Olivia, Dieu bénisse l’Amérique, … publié chez 13e Note Editions)

Habitués : Léonel Houssam, Heptanes Fraxion, Claire Von Corda, Douglas Majnun, Gabrielle Jarzynski, Comte Saltykov, Tom Buron, Paul Sunderland, Lillian Fornaud, Chloé Alifax, Isaiah Ory et Mike Kasprzak.

Couverture : Demelis Eric

Edito :
“Il ne s’agit pas seulement de littérature.

Il ne s’agit pas seulement d’arracher la poésie à nos hurlements. À nos déchirements. À toutes ces nuits éreintantes passées dans le désœuvrement total et dans la solitude.

Il ne suffit pas de se contenter de quelques fulgurances poétiques. De se contenter de phrases chatoyantes et fallacieuses. De se contenter de mots qui manquent souvent de sincérité et de courage.

La violence nécessaire à l’acte créatif doit être totale et permanente. Elle doit déborder l’auteur. Au quotidien. Lui laisser des marques. Des cicatrices. Des stigmates. À vie. Éternelles. Presque religieuses.
L’auteur doit donner de sa personne, il doit se faire saigner. Aucune place pour l’imposture. On parle de sang, de tripes, de chairs, données en offrande. Un acte cannibale ! Juste écraser toute sa substance et sa déraison sur la feuille. Rien d’autre. Son poison. Sa ciguë. Ses larmes.
Mais tout ça demande du travail et de l’acharnement ! Il faut apprendre à s’étriper, à se déplumer, à s’égorger. À se disséquer au scalpel de la honte !

Il ne s’agit pas seulement de littérature. Il s’agit de reconquérir l’espace insurrectif scellé dans l’écoulement du temps. Avec rage. Vigueur. Force. Se transpercer les veines et la peau. Laisser s’écouler ce qui est finalement notre nectar le plus pur. Le plus précieux. Le plus dangereux.

Il s’agit d’offrir, à travers ses propres actes, ses propres choix et sa propre folie, le jus de la vie.”

Seront également disponibles les premiers numéros du Cafard Hérétique, avec des textes, entre autres de Régis Clinquart, Claire Barré, Jacques Cauda, Johann Zarca, …

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Goldin + Senneby / Headless K. D. / Kadist Art Foundation

Jeudi 28 mai à 18h30 soirée organisée par Kadist Art Foundation pour le lancement de Headless K. D. de Goldin + Senneby 

head less

Goldin+Senneby est une structure collaborative crée par deux artistes suédois,
Simon Goldin et Jakob Senneby, accueillis en 2010 en résidence à la Kadist Art
Foundation. Goldin et Senneby collaborent depuis 2004 à des projets où ils explorent la performativité en lien avec des constructions juridiques, financières et spatiales, et leur mode d’opération dans le domaine numérique. Par leurs actions, plateformes et activités théoriques, ils réfléchissent à l’interrelation des économies virtuelles, de la théâtralité et de la narration.

Headless est un projet artistique omnivore, à plusieurs têtes, pour lequel les artistes
ont soustraité le développement à plusieurs personnages dans le roman, et à de
véritables professionnels dans la réalité : un écrivain, un géographe économiste, une
scénographe, un graphiste et même des institutions artistiques.

Headless, est une fiction publiée par le duo d’artistes Goldin + Senneby.
Dans ce roman policier, articulé autour d’un meurtre (par décapitation), le narrateur part aux Bahamas à la recherche de la société offshore “Headless Ldt”. Pour écrire cette fiction, l’écrivain anonyme engagé par Goldin+Senneby, utilise des documents envoyés par les artistes (correspondances, dossiers, enregistrements) et décrit les différentes présentations artistiques du projet qui, depuis 2007, prend la forme de conférences, de lectures, de videos et d’expositions.
Headless est donc une fiction tentaculaire que Goldin + Senneby déploient depuis 2007. Une intrigue pleine de rebondissements, d’impasses, de revirements, digne d’un Lost qui exploserait l’écran pour se manifester régulièrement en différents points du globe, parfois au grand jour et parfois derrière les portes closes, à l’abri des regards. En huit ans, elle a généré quantité de textes, documentaires, happenings, conférences. Cette “performance continue” est révélée par fragments, lors d’expositions énigmatiques, de numéros d’acteurs, de séminaires et promenades à Stockholm, Olso, Istanbul, Bergame, Sao Paulo, Londres, Toronto, Paris, comme autant de rabbit holes permettant de pénétrer ce monde parallèle ou s’enchevètrent fiction et réalité.

Goldin+Senneby est une structure collaborative crée par deux artistes suédois,
Simon Goldin et Jakob Senneby, accueillis en 2010 en résidence à la Kadist Art
Foundation.
Goldin et Senneby collaborent depuis 2004 à des projets où ils explorent la performativité en lien avec des constructions juridiques, financières et spatiales, et leur mode d’opération dans le domaine numérique. Par leurs actions, plateformes et activités théoriques, ils réfléchissent à l’interrelation des économies virtuelles, de la théâtralité et de la narration.
Headless est un projet artistique omnivore, à plusieurs têtes, pour lequel les artistes
ont soustraité le développement à plusieurs personnages dans le roman, et à de
véritables professionnels dans la réalité : un écrivain, un géographe économiste, une
scénographe, un graphiste et même des institutions artistiques.