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Guillaume Dégé / Héraldique Fantasy / Editions Magnani

Mardi 23 mai à 18h30, rendez-vous avec Guillaume Dégé et les éditions Magnani.

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Artiste et enseignant à la Haute école des arts du Rhin, Guillaume Dégé figure parmi les pères spirituels des éditions Magnani, lesquelles ont choisi avec Héraldique Fantasy de faire partager et redécouvrir son travail unique de dessinateur de livres. Ce recueil présente une centaine de dessins mettant en pages et en images un roman graphique familial crypté sur une multitude de blasons et d’emblèmes médiévaux fantastiques. Lire Guillaume Dégé est une forme d’égyptologie, au sens où l’auteur ne se donne au lecteur qu’à travers l’interprétation et le décodage de ses dessins aussi ésotériques qu’autobiographiques. Héraldique Fantasy invite autant à contempler qu’à déchiffrer les mystérieuses et splendides armoiries imaginaires de son auteur. Un authentique trésor familial que l’on ne veut pas garder secret.

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Dégagisme du manifeste et réédition du Manifeste du dégagisme / Editions Maelström

Dimanche 21 mai à 17h, venez  fêter la réédition du Manifeste du dégagisme et l’édition du Dégagisme du manifeste

Le dégagisme, c’est quoi ? C’est, par-delà le concept circulaire de ré-volution, la possibilité tranchante (= théorique + pratique + concrète) d’opérer un changement de régime politique sans préjuger de ce par quoi il faut le remplacer. Son usage récent et intempestif par Jean-Luc Mélenchon dans le cadre de sa campagne présidentielle tombe à pic : est démontrée l’urgence de la sortie du Dégagisme du manifeste, l’approfondissement renversant du Manifeste du dégagisme.

manifeste

Le « dégagisme » comme théorie et pratique politique nouvelle a émergé après le « dégagement » de Ben Ali par le peuple tunisien le 14 janvier 2011. A Bruxelles, le Collectif manifestement a inventé la notion et en a rédigé et publié le manifeste. La nature du dégagisme rejoignait l’idée que ce Collectif se faisait de la manifestation, lui qui venait tout juste de théoriser la « protodémocratie », à l’occasion de la manifestation « Tous unis contre la Démocratie ! », la même année. Ainsi naquit le Manifeste du dégagisme, publié aux éditions Maelström en 2011.

Il s’agit d’y penser, par-delà le concept de révolution, la possibilité théorique, pratique et concrète d’opérer un changement de régime politique sans préjuger de ce par quoi il faut le remplacer. Selon le Collectif, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il devenait possible de libérer les durées et les espaces de l’exercice du pouvoir sans nécessairement savoir ce par quoi il devait être remplacé, ni suivant quel programme ce changement devait s’opérer ; au contraire, le vide laissé par le potentat dégagé apparaît comme l’occasion, unique et singulière, de repenser les structures du pouvoir, de l’organisation politique et des attentes populaires mobilisées. Le fond du dégagisme, fondamentalement, tient dans l’idée qu’à la nécrose de l’Histoire du pouvoir peut se substituer, enfin, la possibilité sans cesse répétée d’éjecter celui qui occupe le siège dudit pouvoir. Or, défendant cette idée, les « dégagistes » fixait et dominait un point de vue indégageable, trop manifeste pour être dégagiste. Le Collectif ne pouvait, alors, que dégager son propre manifeste, au profit d’un vide théorique à nouveau porteur de potentiels politiques. C’est là le geste du Dégagisme du Manifeste, livre en construction depuis 2012. Or, à l’instant même où finissait ce processus, et où allait aboutir la publication de ce second livre, l’actualité fît émerger à nouveau, et avec fulgurance, le concept de dégagisme, sous l’impulsion de Jean-Luc Mélenchon. A l’occasion de sa campagne présidentielle en 2017, il se fait le parangon d’un dégagisme français, et promeut celui-ci comme une vague politique et révolutionnaire internationale, équivalente à un réveil des peuples. Le PS français, tout comme les autres représentants traditionnels du pouvoir en France, seraient les « victimes » d’un élan dégagiste, dont JLM s’estime, à travers sa candidature, un légitime représentant. Cette nouvelle émergence multiplie les interprétations, les contresens fâcheux, les incompréhensions et les craintes quant à la puissance de ce concept hybride. C’est dans ce contexte que paraît le Dégagisme du manifeste, poursuite, complexification et enrichissement des potentiels du dégagisme, de son urgence politique, de sa puissance projectile, de ses risques comme de ses enjeux les plus intenses. A l’heure d’une transformation profonde des orientations politiques, et dans la multiplicité des insurrections, émeutes, tournants politiques et multiples répressions dont la deuxième décennie du XXIe siècle est le théâtre, le dégagisme thématisé par le Collectif manifestement est un appel à l’oxygénation politique, à l’émancipation joyeuse et enthousiaste des dominés et des dominants, et au soupçon salutaire à porter à l’endroit de toute appropriation du pouvoir, y compris quand il serait le fait d’un mouvement de gauche, ou d’insoumis.

Le Collectif MANIFESTEMENT

Le Collectif manifestement a été fondé en 2005 à Bruxelles pour y réaliser, une fois par an, une manifestation sur un thème inattendu, toujours clivant, courageux et jubilatoire, souvent visionnaire et radical, parfois hilarant. Chemin faisant, le Collectif a forgé les concepts de dégagisme, rattachisme, non-manifestation, manif paradoxale et protodémocratie. Aux éditions maelstrÖm, il a publié les Revendication de (pré-)SDF bruxellois (2011) qui ont débouché sur la création de l’asbl DoucheFLUX, Le Manifeste du dégagisme (2011) bientôt suivi de son détricotage avec Le Dégagisme du manifeste (2017), ainsi que l’époustouflante Chronique du rattachement de la Belgique au Congo (2017). Mouvement artistico-politique belge et néanmoins irréductible à tout « surréalisme » ou tout autre courant dépassé et donc commercialisable, le Collectif manifestement s’impose comme une réalité incontournable dans le paysage visible depuis le croisement de la politique, de l’art et de la philosophie. Tout est archivé là : www.manifestement.be.
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Mon Lapin Quotidien # 2 / L’Association / Lancement

Samedi 20 mai de 17h à 20h, lancement du numéro 2 de Mon Lapin Quotidien publié à L’Association.

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La fanfare de L’Association revient avec le N° 2 de Mon Lapin quotidien, le quotidien du trimestre. Après un N°1 remarqué, ce dernier numéro en date sera à la hauteur, ainsi qu’à la largeur du premier : MLQ fera à nouveau la part belle au dessin, avec des auteurs comme David B., José Parrondo, Killoffer, Thomas Ott, Ruppert & Mulot, Stéphane Trapier ou Fabio Viscogliosi, au texte avec des chroniques de Denis Robert, Pacôme Thiellement, Raphaël Meltz, Jean-Yves Duhoo, Aurélie William Levaux, Clémentine Mélois, Thomas Baumgartner, Christian Rosset ou Éric Chevillard, à la bande dessinée avec Lewis Trondheim, Berberian, Emmanuel Guibert, Dorothée de Monfreid, Vanoli, Lisa Mandel, Placid, Jochen Gerner, Julie Doucet, Nicolas Malher ou Étienne Lécroart, entre autres et non des moindres… Mon Lapin quotidien, le journal impossible à plier mais possible à publier, vous informera à nouveau sur tout un tas de sujets dont vous pensiez vous foutre éperdument jusqu’à présent, sans savoir qu’il vous passionnent quand c’est Mon Lapin quotidien qui vous en parle, à sa façon inimitable, toujours dans un élégant noir et blanc mariant texte, image et typographie moderne.

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Terrain n°67 : Jouir ? / Lancement

Vendredi 19 mai à 18h30, lancement du n°67 de la revue Terrain.

terrain

Jouir ? – numéro 67 – printemps 2017
À travers le prisme d’enquêtes menées dans des contextes culturels très divers,
ce dossier thématique interroge les conceptions du plaisir sexuel et met en question les représentations de la jouissance.

Le dernier numéro de Terrain aborde la sexualité sous son angle le plus paroxystique, celui de l’orgasme. Attention toutefois à ne pas se tromper de propos. Comme indiqué dans l’introduction, il ne s’agit « ni d’explorer la sexualité en général, ni de faire l’inventaire des exubérances sexuelles d’ici et d’ailleurs, mais plutôt d’ouvrir des
pistes de réflexion sur le statut accordé dans différents contextes culturels à l’expérience de l’orgasme ».

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Pierre-François Moreau / La Soif / La manufacture des livres

Jeudi 18 mai à 18h30, lancement de La soif de Pierre-François Moreau publié à La Manufacture des livres

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Quelque part du côté de Gibraltar, dans un bled paumé où même les chiens andalous tirent la langue, à proximité du Maroc et du flux ininterrompu de cannabis, on suit un pharmacien, une brute sous psychotropes qui déteste sa boutique, torturé par l’envie de boire toute la sainte journée, jusqu’à ce que sonne l’heure de la première bière…Notre bled paumé compte, outre ses ploucs locaux, tous plus défoncés les uns que les autres, un certain nombre de parrains mafieux attirés par le trafic régional, Colombiens en délicatesse sur leur terre natale, Marocains sur place pour veiller au grain, Russes en quête d’investissement, Napolitains favorables à la coopération des pays méditerranéens. Tous ces entrepreneurs ont en commun un problème contemporain annonciateur de manque à gagner : la probable légalisation du cannabis, cherchant par avance à s’assurer la pénétration et le monopole du fructueux commerce légal à venir… Et Pierre-François Moreau nous entraîne avec brio dans un maelstrom de quiproquos, de malentendus, de paranoïa et d’embrouilles, sous un soleil de plomb, dans une veine picaresque que n’aurait pas renié un Westlake.

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Lucie Desaubliaux / La nuit sera belle / Actes Sud / Rencontre

Mercredi 17 mai à 19h, rencontre avec Lucie Désaubliaux à l’occasion de la sortie de La nuit sera belle aux éditions Actes Sud.

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Trois amis – Arek, Ivan, Todd C. Douglas – se préparent à veiller toute la nuit dans l’attente de l’aube qui les verra enfin partir pour l’expédition qu’ils concoctent de longue date… sans toutefois en avoir arrêté la destination. Car il s’agit d’abord de se donner du coeur à l’ouvrage, à grand renfort de thé, bière, vin et whisky – dans l’ordre et sans modération.
Au sein de leur trinité qui a érigé la procrastination en sagesse et en art de vivre, Arek cherche quoi faire, Ivan veut faire mais n’y arrive pas et Todd C. Douglas se complaît dans le non-faire. À eux trois, tandis que l’ivresse gagne et qu’ils essaient de soustraire leur existence à toute justification au bénéfice du désirable interstice au sein duquel les choses n’ont plus besoin d’exister mais seulement d’être possibles, ils explorent victorieusement l’oisiveté sous toutes ses formes.
Ne fait-on rien quand on ne produit rien ? Et qu’est-ce, au juste, que “faire” ? Comment agir sans produire ou chercher sans accomplir ? Ne peut-on vivre sans que le travail devienne la vie ? Comment dissocier l’idée d’oisiveté de celle de paresse ? Et qu’est-ce, au juste, que l’oisiveté ? Ne pas travailler ? Ne rien faire ? Pratiquer des activités qui ne sont pas le travail ? Une recherche sans certitude de trouver, est-ce un travail ?
À ces questions que se posent des personnages qui font beaucoup plus que ce qu’ils croient et beaucoup moins que ce qu’ils disent, La nuit sera belle imagine des réponses aussi profondes que jubilatoires.

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Camille de Cussac / Guarana / Atelier Césure / Lancement

Samedi 13 mai à 17h, rendez-vous avec Camille de Cussac à l’occasion de la publication de Guarana.

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Pour sa dernière création en édition limitée, l’Atelier Césure collabore avec l’illustratrice Camille de Cussac pour la réalisation de Guarana, mise en image d’une légende brésilienne de tradition orale.

 

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Léon Maret / Coco Jumbo / Editions 2024 / Lancement

Vendredi 12 mai à 18h30, on fête Léon Maret et son Coco Jumbo publié aux éditions 2024

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« Il faut moderniser la nature. La rendre plus cool. Plus lounge. Plus zap. » Alain Boulanger, patron de la grande entreprise semi-publique VIEA, part à l’assaut de la nature. En route pour la mine d’uranium de Domartin (Dom Tom), un mystérieux accident de voiture vient éparpiller cette grande figure du patronat français sur le bitume d’une départementale traversant la jungle. Un énigmatique petit singe s’empare alors de l’ordinateur (rempli de secrets d’état) de Boulanger, point de départ de ce récit théâtral. En premier rôle : Marion, jeune journaliste idéaliste coincée dans ses peines de cœur et dépêchée sur les lieux du crime ; en seconds rôles : Vadime Boulanger (neveu du premier), guidé par son zob, Papa Mars, rédacteur en chef maoïste exalté, déterminé à faire la lumière sur VIEA, et, bien entendu, notre affectueux primate doué de parole : Cocojumbo, mammifère mythomane, au centre de notre fablabla (fable + blabla = fablabla)… La collision de ces différentes sensibilités, à rebours de l’intrigue politico-financière, mènera les protagonistes à affirmer leur moi profond (si débile soit-il) dans cette jungle hostile. Comme le dit Cocojumbo : « Yes le style ! »

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Yassine GRPHSM ! / Victor Guégan / La nouvelle typographie / Rencontre

Mercredi 10 mai à 19h, troisième rencontre dans le cadre de la résidence d’auteur de Yassine intitulée GRPHSM autour du design graphique. Yassine, auteur et illustrateur, fondateur du blog L’Articho et animateur de l’émission Studio Articho sur Radio Campus invite spécialistes, graphistes et typographes à parler et échanger sur ce sujet au fil d’un programme avec des thèmes parfois classiques et d’autres moins !

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La nouvelle typographie avec Victor Guégan

Cette appellation fait référence à un courant de pensée graphique théorisé par un personnage clé, le graphiste et typographe allemand Jan Tschichold. Il publie en 1928 un ouvrage éponyme à la fois manuel et manifeste qui va devenir un texte fondateur dans l’histoire du design graphique et qui ne cesse encore aujourd’hui de fasciner praticiens et amateurs éclairés. Cette nouvelle typographie prend sa source dans les recherches modernistes des grands noms du Bauhaus. Ses préceptes sont, de manière très résumée : l’utilisation de typos linéales, de compositions asymétriques, un usage fonctionnel de la couleur et une standardisation des formats. La nouvelle typographie se répand dans une Allemagne en plein essor économique où les supports de communication et la presse se développent à grande vitesse. Elle va ensuite se diffuser en Europe, et avoir une influence importante jusqu’à aujourd’hui.

Victor Guégan

Enseignant l’histoire du design Graphique à l’ÉSAD d’Amiens. Proche de la maison d’édition B42, spécialiste de Jan Tschichold, il est titulaire d’une thèse de doctorat en histoire de l’art sur le modernisme graphique en Allemagne.

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Revue Dissonances 32 / Lancement

Samedi 6 mai à 17h, lancement du numéro 32 NU de la revue Dissonances en présence Sara BOURRE, Delphine BURNOD, Marquise de CARABAS, Frédérick GAMBIN, Élodie GILLIBERT, Isabelle GUILLOTEAU, Isabelle HUBERSON, Thomas D. LAMOUROUX,  Romain PARIS, Lambert SCHLECHTER et Anne VIVIER.

dissonance

Scènes de nu

Sous le fard, le visage. Sous l’étoffe, la peau. Sous les mots, l’intention. Quelles qu’en soient les raisons, à la grande différence de nos amies les bêtes – les sauvages au moins – qui – à poil, plumes ou écailles – passent toute leur vie nues comme à leur naissance, agissent comme elles sentent, ne se paient pas de mots, nous humains habillons – c’est à dire déguisons. Sans doute cela tient-il à ce que nous sommes plus qu’elles conscients de nos faiblesses, sans doute cette conscience nous rend-elle plus craintifs et peut-être qu’avoir croqué à la pomme d’un langage vraiment élaboré a-t-il fait que les hommes « connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures » (Gen 3:7). Le résultat en tout cas est que nous dissimulons à peu près tout e temps. Ce qui a ça de bien que tout découvrement (du corps que l’on désire comme de celui du Roi qui apparaît soudain (façon tombé des nues) ridiculement pâle sous ses costards Arnys) en devient excitant. Ainsi de ce dissonances tout en dévoilements (de vingt-deux auteur.e.s en partie « création » (Laure Missir aux visions), de Philippe Jaffeux se livrant aux questions de notre « Dissection », de l’émotion Marin, de Houellebecq mis cul nu pour une grosse fessée par les quatre chroniqueurs (pour une fois unanimes) de notre « Disjonction ») et puis c’est mai (enfin) : faisons ce qui nous plaît (à poil si nous voulons) ! Par exemple, lisons : bienvenue chez nu donc.

Jean-Marc Flapp