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Rim Battal / L’eau du bain / Supernova / Lancement

Vendredi 6 décembre à 19h

Supernova est heureuse de vous inviter à célébrer la parution du 6ème livre de la collection de littérature « Dans le vif », « L’eau du bain  » de Rim Battal le vendredi 6 décembre au Monte-en-l’air.

« L’eau du bain » est un recueil de pensées, fragments, poèmes sertis dans un texte en prose, à la lisière du journal, écrit au jour le jour, de l’essai et de l’autobiographie.
Le texte se définit lui-même comme un monstre : « Le monstre s’est appelé d’abord Putain, maman! Puis Corps à corps, puis Feu! Pour devenir enfin « L’eau du bain ».
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L’EAU DU BAIN
Le poète plonge le lecteur dans les méandres de la maternité avec une liberté, un humour et une audace entièrement inédits. L’écriture brève, fragmentaire, la recherche du discontinu et de la cassure permettent le jaillissement d’intuitions toujours mises à l’épreuve de l’expérience.
Usant de véhémence, la succession de petites phrases, la menace, le sarcasme produisent l’impression de la mitraille. Rim Battal n‘hésite pas à user de syllogisme pour créer une alliance entre poème et théorème proche de la rhétorique classique. A la manière des Essais, la poète, Sisyphe en escarpin, constate, tente de comprendre et de trouver le mot juste pour dire le corps, le désir, la colère, le tire-lait, le placenta, les boulettes de Kefta, la génétique, l’épuisement… La maternité est politique et le poème seul permet cette union de l’intime et de l’universel. Comme un rap abrasif, l’écriture acide de Rim Battal délivre une pensée dont la singularité appelle les métaphores pour pouvoir éclore et se sublimer. « Première hâte de grossesse : voir se défaire ce noeud que ma mère a noué il y a trente ans. Le nombril du neuvième mois est une nudité totale » Les coupures brillent d’un éclat minéral et révèlent la nécessité pour le poète de dépasser l’ordre biologique et l’éternel retour de toutes choses en donnant naissance à un texte nécessairement monstrueux, dionysiaque, inactuel, intempestif, grotesque et sublime.

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Poète, plasticienne et activiste, Rim Battal propose un nouveau modèle de femme, d’amour et de corps politique à travers les mots, la performance et les arts visuels.Née à Casablanca en 1987, elle vit et travaille à paris depuis 2013.
Elle a publié trois recueils aux éditions Lanskine Vingt poèmes et des poussières, Latex, Transports communs et un recueil aux éditions L’Assaut, Alcôves.

Ses textes ont été publiés dans des revues et des anthologies : Femmes et religions, points de vues des femmes du Maroc, éditions de La croisée des chemins, Maroc, 2014 ; Makhzin n.1, 99 éditions, 2014 ; Anthologie des écritures bougées, éditions MIX, 2018 ;
Lumières marocaines, éditions Langages du Sud, 2018 ; Le système poétique des éléments, éditions Invenit ; Du feu que nous sommes, éditions Abordo ; Libération, Babel heureuse, Possession immédiate, Gonzine, gros gris, Dissonnances, asameena.com, Ataye, La terrasse, Le bruit qui court n3, Polysème n.1 et n.2, Sarrazine, Awiely, etc.

www.rimbattal.com
www.rimbattal.tumblr.com
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Mondo Disco / Nicolas Wild / La Boîte à bulles / Lancement

Jeudi 5 décembre à 18h30

Infatigable globe-trotteur et reporter graphique au mépris du danger, Nicolas Wild enfile une fois de plus sa casquette d’aventurier entre une sortie piscine et une partie de poker, pour notre plus grand plaisir.Envoyé en reportage autour du globe par Arte, l’armée française ou mu par ses propres envies, il livre à l’issue de chacune de ses missions un récit court marqué par son regard tout à la fois pertinent et décalé.

De la France au Népal, en passant par l’Ukraine, la Turquie et le Liban, ses pas le mènent dans le capharnaüm des tuktuk de Phnom Penh, à la recherche de débris d’avion sur un glacier alpin et dans des camps de réfugiés sur le toit du monde.

Le regard faussement naïf de Nicolas Wild et sa patte reconnaissable entre toutes apportent une fois encore un éclairage fascinant sur des réalités géopolitiques méconnues, qui s’entrelacent aux quatre coins du monde.

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Zainab Fasiki / Hshouma, corps et sexualité au Maroc / Rencontre

Dimanche 1er décembre à 17h30

Hshouma, signifie « honte » en dialecte marocain. Plus précisément, ce mot désigne l’ensemble des sujets tabous que l’on ne doit pas aborder en société ou en famille. Mi-projet artistique, mi-initiative éducative, cette bande dessinée se veut une tentative d’ébrécher les tabous liés au genre, à l’éducation sexuelle, aux violences faites aux femmes. Les femmes dessinées par Zainab Fasiki peuvent sembler provocantes et fatales, parfois même sarcastiques. Nues, en lingerie ou portant le voile, en ville ou au hammam, elles se moquent d’un masculinisme hypocrite et effrayé par les corps, faisant ainsi fi des canons de beauté imposés par les autres. Ces dessins sont ainsi autant de manières de célébrer les corps et leur beauté, mettant à mal un des piliers sur lequel repose nos sociétés patriarcales, autant au Maroc qu’en Europe. Outre la beauté du trait, Hshouma est un livre important, qui milite pour la libération de la femme dans le monde arabe.

Zainab Fasiki est née en juillet 1994 à Fès. Ingénieure en mécanique, elle détient également une patente professionnelle de bédéiste et d’illustratrice. Artiste militante pour les droits des femmes et les libertés individuelles, Zainab dirige des workshops de bande dessinée et d’activisme au sein d’universités et d’associations, au Maroc et à l’étranger. Elle est par ailleurs fondatrice du collectif /WOMEN POWER/ qui invite chaque mois vingt jeunes femmes à prendre part à des workshops pour encourager les jeunes artistes dans leur carrière artistique.

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Les dessous lesbiens de la chanson / Ixe éditions / Lancement

Samedi 30 novembre à 17h

Un livre composé à quatre mains par Léa Lootgieter et Pauline Paris, illustré par Julie Feydel, préfacé par Elisabeth Lebovici et Catherine Gonnard, postfacé par Hélène Hazera.

Aux temps débridés des Années Folles, Suzy Solidor osait chanter haut et fort « Ouvre tout ce qu’on peut ouvrir, dans les chauds trésors de ton ventre, j’inonderai sans me tarir l’abîme où j’entre ». Belle audace, même à l’aune des critères d’aujourd’hui ! Selon les époques, l’homosexualité féminine fut, tour à tour ou simultanément, frappée d’opprobre, niée, invisibilisée et passée sous silence. Mais clandestine ou pas, à mots couverts ou crus, cette réalité vécue a trouvé pour se dire la voie de la chanson. Rendant à Sappho ce qui est à Sappho, cet ouvrage illustré de dessins de Julie Feydel nous retrace l’histoire de 40 chansons lesbiennes – de la complicité de leurs paroliers et parolières et de leurs interprètes, aux cabarets et aux clips vidéo, de la réception par la critique à l’accueil du public… qui ne sait pas toujours d’où vient ce qu’il fredonne.

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La France des ronds-points / Jean-Marie Donat / Lancement

Vendredi 29 novembre à 18h30

Lancement en présence de Jean-Marie Donat et du préfacier Éric Alonzo, architecte DPLG (École d’architecture de Paris-La Défense, 1999) et docteur en architecture (université Paris-Est, 2013).

Ronds-points, autoroutes, péages et aires de repos, cafétérias, zones piétonnes et commerciales, châteaux d’eau, mini-golfs et campings…
La France des années 1970 a vu naître partout de petites merveilles de modernité, qui ont fait l’objet de superbes cartes postales.
En voici le meilleur, pour la première fois réuni dans un livre de collection, mosaïque nostalgique d’une vision de l’avenir aujourd’hui décalée.
Dans la lignée des mémorables Boring Postcards de Martin Parr, cet ouvrage richement illustré offre un portrait pittoresque de la France de notre enfance.

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Guy Debord / Poésie, etc. / L’Echappée / Lancement

Jeudi 28 novembre à 19h

A l’occasion de la parution du second volume de la collection La Librairie de Guy Debord, Laurence Le Bras et l’équipe de l’édition des fiches de lectures présentera « Poésie, etc. ».

L’ouvrage rassemble un ensemble de citations choisies par Guy Debord, dont les auteurs ne sont parfois aucunement des poètes. Mais elles se caractérisent toutes par un regard lyrique sur l’existence, et une concision qui les font accéder avec plus d’intensité et d’immédiateté au cœur de ce qui nous bouleverse.

L’importance de la poésie et de la littérature dans les lectures de Guy Debord apparaît très tôt et ne se démentira jamais tout au long de son œuvre. On y croisera entre autres, cités ou détournés, Baudelaire, Bossuet, Joyce, Pessoa, Shakespeare, Swift, Ronsard, Apollinaire, Breton, Villon, Éluard, Lautréamont, Cravan…

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Soirée autour de l’oeuvre de Denis Roche

Mercredi 27 novembre à 19h

« Personne ne m’aimera d’avoir osé écrire à quel point j’avais aimé »

Écrivain, photographe, éditeur… Denis Roche (1937-2015) laisse une œuvre protéiforme et indispensable, fougueuse et nécessaire car elle ne cesse d’interroger les formes et de sonder les cœurs, elle est irrévérencieuse vis-à-vis de la norme et des institutions, inclassable, vibrante ; profondément émouvante.
Aujourd’hui paraît aux éditions du Seuil, dans la collection « Fiction & Cie » qu’il avait créée et dirigée (et que dirige Bernard Comment depuis 2004), un inédit et c’est aussi un événement : ses « Essais de littérature arrêtée », Temps profond, pierre angulaire de l’archipel rochien. Temps profond s’impose comme un livre capital, à plus d’un titre. Il a l’apparente simplicité des chefs d’œuvre, dissimulant la subtilité de sa construction derrière une nonchalance élégante ; il ne parle que de littérature, d’écriture en évoquant des bulots, du Montrachet, le temps qu’il fait ; et c’est le plus grand roman d’amour que vous lirez jamais.

Jean-Marie Gleize, poète, chercheur, spécialiste de l’œuvre de Denis Roche, publie – toujours chez « Fiction & Cie » – Denis Roche, éloge de la véhémence, une biographie intellectuelle qui se dévore comme une épopée et déroule les étapes du parcours de Denis Roche, permettant d’entrer dans son œuvre en en appréciant les apparentes contradictions, notamment la façon dont ce contempteur du lyrisme des poètes est le plus lyriques des artistes, d’un même mouvement. Il dresse le portrait d’un dandy d’une exigence esthétique et politique absolue, dont l’influence sur les écritures contemporaines irréductibles, indociles, turbulentes est indéniable.

Pendant cette soirée consacrée à une œuvre d’exception, on sera fidèles à l’esprit rochien c’est-à-dire intenses et nonchalants, émus et pudiques, rieurs et concernés, dans l’amitié et la dépense.

La rencontre sera présentée par Laure Limongi, écrivaine, qui a consacré en 2012 une partie de son essai Indociles (Éditions Léo Scheer) à Denis Roche.

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Dominique Bourg et Xavier Ricard Lanata / Rencontre croisée

Mardi 26 novembre à 19h30

Rencontre entre Dominique Bourg et Xavier Ricard Lanata autour de leurs derniers ouvrages.

La tropicalisation du monde (Xavier Ricard Lanata)
Les économies des pays occidentaux, soumises à l’insatiable appétit du marché, seraient-elles en cours de « tropicalisation », peu à peu colonisées par celui-ci ?
Xavier Ricard Lanata brosse le tableau d’un monde inversé dans lequel les sociétés du Nord sont sommées de s’ajuster aux exigences d’un capitalisme redevenu colonial, en reproduisant des configurations que le Sud a naguère connues.
Ainsi, l’Occident, aux équilibres institutionnels perturbés, pourrait revêtir les habits du colonisé, et s’accoutumer à la violence et à l’inconsistance des formes sociales fragiles. Face à ce phénomène, l’espoir viendrait d’une relation repensée entre Nord et Sud.

Le marché contre l’humanité (Dominique Bourg)
Nous avons longtemps considéré l’État et le marché comme deux réalités hétérogènes, l’une relevant de la sphère politique, souveraine, l’autre de la sphère économique, indépendante.
Le néolibéralisme oblige à reconnaître l’apparition d’une souveraineté inédite puisque le marché globalisé a permis l’émergence de décideurs surpuissants, qui façonnent nos existences.
Ce pouvoir nouveau échappe à tout contrôle démocratique et s’affirme au moment où nous devons affronter des menaces majeures : celles du réchauffement climatique, du déclin du vivant et de l’épuisement des ressources terrestres ; et celle du tout numérique.

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Cavistes / Nouriturfu / Lancement

Samedi 23 novembre à 17h

Ce livre révèle les meilleurs cavistes indé de France (et d’ailleurs) en présentant leurs caves pour ce qu’elles sont vraiment – autant de mines d’or du vin – et les cavistes eux-mêmes comme les meilleurs prescripteurs en la matière, loin devant les critiques et journalistes spécialisés, parce qu’ils sont bien plus en contact que ces derniers avec les vigneron·nes (qu’ils croisent sans cesse, dans les salons, dans leur cave, sur leur domaine…) ; ce sont eux et elles les vrais dénicheurs, les « libraires » du vin ! Vous aurez d’ailleurs droit, au fil des pages, à leurs derniers coups de coeur. Ces cavistes exigeants, passionnés, s’attachent aussi à proposer des vins accessibles à toutes les bourses : ils sont ainsi les garants – et les garde-fous nécessaires – d’un vin artisan populaire.

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Petit-Roulet / Avanti / Le Chant des Muses / Lancement

Vendredi 22 novembre à 18h30

D’abord connu dans les années 70-80 pour ses bandes dessinées dans pilote, Charlie Mensuel, l’Écho des Savanes ou Métal Hurlant, il est ensuite presque entièrement absorbé par la publicité et l’illustration. On lui doit notamment le célèbre spot publicitaire pour le lancement de la première Twingo. Il a également eu les honneurs du NewYorker pour lequel il réalise de nombreuses couvertures et illustrations où son dessin minimaliste et élégant fait merveille.

Aujourd’hui, il revient à la bande dessinée avec un propos très poétique. Appelons ça de la poésie graphique, voulez-vous ?
Avanti, son nouveau livre publié aux éditions Le Chant des Muses, est un long poème graphique où la ligne et le vide mènent la danse.

Délicate, fragile, peut-être un peu difficile et bien loin du tape à l’œil, une œuvre à apprivoiser.