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LL de Mars / Hapax (Prolégomènes à une bande dessinée de droite) / Editions The Hoochie Coochie & Ressac / LL de Mars et Choi Juhyun / Editions Tanibis / Lancements

Mercredi 29 mai à partir de 19h, les éditions The Hoochie Coochie et les éditions Tanibis s’associent pour le lancement de trois livres.

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L.L. de Mars sera présent avec deux nouveaux livres d’importance à ajouter à sa bibliographie : Hapax (Prolégomènes à une bande dessinée de droite) pour The Hoochie Coochie et Ressac pour Tanibis. Il sera pour l’occasion accompagné de la remarquable Choi Juhyun, co-auteure de ce second ouvrage.

Hapax (Prolégomènes à une bande dessinée de droite) : le terme « hapax » désigne en littérature les mots ou expressions qui sont d’occurrences rares ou uniques. Ici, Hapax désigne l’oeuvre originale, « l’indéfinissable façon de gribouiller une toile ». Hapax est donc un essai dessiné d’esthétique portant notamment sur l’authentique et le plagiat, l’original et son simulacre à vocation mercantile, dans lequel L.L. de Mars nous amène à réfléchir aux conditions de la création, à la perpétuation de l’idée artistique à travers le temps et à la corruption de cette idée par la récupération à peu de frais (et peu d’efforts). Le premier des prolégomènes à cette fameuse bande dessinée de droite est de parler de l’oeuvre plagiée en termes amoureux. Dès lors, L.L. de Mars réfute l’idée d’un simple vol dès lors qu’il s’agit d’une récupération artistique et lui oppose la notion de viol. Livre éminemment érudit et puissamment radical, Hapax n’en est pas moins clair et intelligible. Et il se pourrait bien que la singularité, la sincérité et l’intelligence de l’oeuvre L.L de Mars fassent de celle-ci un hapax autant qu’un chef-d’oeuvre durable.

Ressac : basé sur une contrainte oubapienne proposée par Alex Baladi, Ressac se construit sous les yeux du lecteur à partir du dialogue et de l’entrelacs des strips de Choi Juhyun et de L.L. de Mars. À chaque proposition narrative répond une autre qui vient s’intercaler dans la première puis s’en détacher pour faire naître une nouvelle séquence, les épisodes s’enchaînant selon une mécanique proche de celle du rêve.

Lancement en présence de L.L. de Mars et Choi Juhyun.

Nous profiterons de l’évènement pour que L.L. de Mars nous livre une performance musicale en solo.

Enfin, pour soutenir comme il se doit la première édition des travaux expérimentaux de Robert Varlez en bande dessinée (initialement publiés à la fin des années 1970 dans les revues Minuit aux côtés de Martin Vaughn-James, M25, et autres périodiques littéraires) l’artiste sera présent pour une unique – et donc exceptionnelle – rencontre parisienne à l’occasion de la publication de Séquences aux éditions Hoochie Coochie.

Séquences : au cœur des années 1970, l’artiste Robert Varlez s’invente une forme singulière d’écriture dessinée et nomme Séquences le fruit de ses explorations.
Nourries aussi bien à la chronophotographie d’Eadweard Muybridge qu’au surréalisme et à la bande dessinée, ces travaux explorent les possibles du langage graphique et engagent des combinaisons multiples en vue d’inventorier des jeux de contamination des vides par les pleins, du blanc par le noir, des cadres par les motifs…
Ces Séquences ont été initialement publiées dans plusieurs périodiques littéraires, dont la prestigieuse revue Minuit. Au sein de cette dernière, les travaux de Robert Varlez côtoient aussi bien ceux de Samuel Beckett que de Martin
Vaughn-James. Depuis lors restées dans l’ombre, ces Séquences réémergent aujourd’hui sous la forme d’une anthologie raisonnée, prouvant près de quarante ans après leur première publication qu’elles n’ont rien perdu de leur remarquable modernité, tout à la fois fascinantes dès le premier coup d’oeil et ne se dévoilant dans leur complexité qu’après plusieurs examens attentifs.

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Alain Bizos / Regard fulgurant & Martin Bogren / Tractor boys / Aman Iman Publishing

Mardi 28 mai à partir de 18h30, Alain Bizos et Martin Bogren dédicaceront leurs livres publiés aux éditions Aman Iman

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Tractor Boys de Martin Bogren : on s’ennuie ferme quand on est adolescent dans le sud de la Suède. Alors les jeunes se retrouvent dans la périphérie des villages pour une fureur de vivre revisitée. Pas de grosses américaines mais plutôt des vieilles Volvo transformées que l’on peut conduire dès l’âge de quinze ans. Les voitures forment un cercle dans la cour d’une usine désaffectée et les garçons font à tour de rôle des « burn out », ils brûlent leur pneus dans une étrange danse nuptiale. Ils friment, mesurent leur force et les moteurs embaument l’air de vapeur d’essence. Les jeux se prolongent parfois et tous ensemble, garçons et filles, dorment dans les voitures… Martin Bogren a rencontré puis suivi ces jeunes suédois aux visages angéliques. Il a partagé leur désœuvrement et leur intimité. Un gros grain noir et blanc, un appareil demi format et un vrai style pour ce photographe trop méconnu.

Regard fulgurant d’Alain Bizos : un temps assistant d’Arman, dans les années 1970, Alain Bizos s’installe à New York et baigne vite dans le pop art et l’art conceptuel. Il y développe divers procédés expérimentaux de photographie et privilégie déjà une esthétique pop et colorée, notamment par l’utilisation systématique de l’open flash. En plus du côté provocateur et parfois franchement cocasse des séries comme Monsieur Madame réalisées avec le collectif de graphistes « Bazooka », on retrouve aussi dans les travaux d’Alain Bizos une réflexion profonde sur le genre, l’identité ou l’époque. C’est le cas de Bye-bye Mao ! qui montre la lacération progressive d’une affiche consacrée au rassemblement en hommage au dictateur récemment disparu. Membre fondateur de Libération en 1973, instigateur avec le groupe « Bazooka » de la revue Un regard moderne, Alain Bizos est très présent dans la presse de l’époque, on se souvient notamment de ses portraits de Jacques Mesrine, ennemi public n°1, qui paraissent dans Paris Match en 1979. C’est surtout avec la revue Actuel, mensuel branché relancé en 1979, au sein duquel il a carte blanche, qu’il imprime fortement sa marque. Une nouvelle écriture, qui privilégie la couleur, l’open flash et la séquence. Se définissant lui-même comme « artiste reporter photographe », il réalise les images, écrit les textes et met en page ses sujets , du témoignage de la violence du monde à la culture underground d’une Nina Hagen. C’est sur cette période, 1977-1982, si florissante et essentielle pour la mise en place du style d’Alain Bizos qu’Aman Iman Publishing décide de concentrer la monographie.

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Fanny Michaëlis / Géante / Editions Cornelius / Lancement & concert

Dimanche 26 mai à partir de 17h, dédicace de Géante de Fanny Michaëlis suivie d’un concert des Fatherkid.

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Géante

L’univers déprimant d’une banlieue ordinaire : des grilles, des barreaux, des dunes de ciment, un Bel Est qui n’est qu’une gare de RER, et pour tout géant, un centre commercial. C’est dans ce dé-cor désolé que des adolescents maladroits, Véra, Agnès et Abel, jouent l’éternel drame du triangle amoureux. Véra voudrait ne plus être une victime. Elle aime-rait se raser la tête, exhiber des cicatrices et puisque les gens aient peur d’elle. Mais dès qu’elle ouvre la bouche, elle rougit et son désir, refoulé, reste désespérément muet. Sur le chemin du lycée, elle croise un homme à capuche qui brandit un couteau et exhibe un long sexe blafard, des amazones inquiétantes qui dansent parmi les collines de béton… Ces person- nages fantasmés la hantent et la tourmentent. La jeune fille avance à tâtons dans un monde où réalité et rêve se superposent et se confondent. Son imaginaire transforme le métro en un souter-rain fantastique et peuple le paysage de vulves et de pénis. Prenant tour à tour des allures de conte pour enfants pas sages et de cauchemar freudien, le récit déploie des images cruelles et mystérieuses, qui évoquent l’esthétique des miniatures orientales ou l’ambiance hypnotique de La Nuit du chasseur. Poursuivant une œuvre singulière et sensible, Fanny Michaëlis signe avec Géante un nouveau conte fantastique inclassable et foisonnant.

Bio

Fanny Michaëlis joue de la batterie. La ressemblance avec Moe Tucker s’arrête là. En 1983, autour de son berceau, c’est un beau pugilat. Les fées se bousculent, des talents plein les bras. Danseuse étoile, prima donna, reine du septième art, grande dame du théâtre, tout est possible ! Fanny commence par brûler les planches puis monte à l’assaut de l’école des Beaux-Arts. De cette aventure, elle sort indemne et bien décidée à tour-ner le dos à un grand avenir de peintre.

En quelques enjambées, ses bottes de sept lieues l’amènent à Bruxelles. Là, Saint-Luc la prend sous sa protection et lui révèle les arcanes et les sortilèges de la bande dessinée. Quand Fanny revient à Paris, elle ramène dans ses bagages un petit peuple de créatures étranges,  échappées du monde des rêves. À Paris, on la voit danser avec les United Dead Artists et mener le sabbat, en frappant caisse claire et cymbales pour Fatherkid. En 2009, elle s’envole pour le Pays Imaginaire des petites filles perdues et met en images le conte cruel de Marion Aubert, Les Orphelines. Puis elleprend par la main une autre enfant triste, Peggy Lee ( chez BD Music ), pour la guider, à travers le miroir, dans son univers feutré et cruel. L’atmosphère magique et inquiétante de ses dessins se répand, telle une fièvre maligne, à travers la presse et l’édition. En 2011, les éditions Cornélius succombent à leur tour…

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Article 11 numéro 12 / Lancement

Samedi 25 mai à partir de 18h, lancement de Article 11 numéro 12 !

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Photos de Lémi et Lou

Dans ce pétaradant 12e numéro, on visitera une usine autogérée argentine qui a su faire la nique à son patron voyou (p. 3) ; on croisera la route de « Giacu », camarade imaginaire du Val de Suse (p. 7) ; on filera un coup de main maladroit aux joyeux défricheurs de la ferme de l’Oseraie (p. 9) ; on évoquera la folie boursière et l’âcre sueur des traders (p. 13) ; on sortira nos masques de chimpanzé pour dire non à la vie synthétique (p. 16) ; on apprendra comment Israël réinvente la guerre en Palestine (p. 26) ; on reviendra dans les territoires occupés, un film sous le bras (p. 28) ; on saluera – une fois n’est pas coutume – la courageuse action de théologiens catholiques en Amérique latine (p. 30) ; on revisitera la Révolution française à l’aune de ses enseignements féministes (p. 34) ; et on se fadera joyeusement la lecture de croustillantes chroniques de société, de passionnants aperçus historiques et de belles envolées littéraires ; quant aux images, elles rythmeront avec allégresse notre lecture (peut-être finiront-elles découpées et punaisées ?) – puis on ira tous guincher comme des damnés en brandissant nos poings bleus ; twist & shout.

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Miguelanxo Prado / Ardalen / Editions Casterman / Lancement et signature

Samedi 25 mai de 14h à 16h, invité au Festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo, Prado sera de passage au Monte-en-l’air pour une rencontre exceptionnelle.

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Chamboulée dans sa vie personnelle et professionnelle, Sabela se rend dans un village des montagnes de Galice, sur les traces d’un ami de sa famille. Mais sur place, sa rencontre amicale avec un vieil homme solitaire, Fidel, va bientôt bouleverser les projets de la jeune femme. En dépit de l’hostilité et de la jalousie de certains villageois alentour, l’un et l’autre en viennent rapidement à s’échanger confidences et souvenirs. Leurs récits s’entremêlent et la mémoire impétueuse de Fidel, qui invoque souvent l’univers coloré de Cuba, semble parfois acquérir la texture du réel : l’évocation de sa fiancée d’autrefois Rosalia, de son ami Ramon disparu dans un naufrage, d’une mystérieuse fée qui lui fait écouter la mer dans un coquillage, et jusqu’à ses visions du chant des baleines, qui lui apparaissent parfois à l’orée de la forêt, poussées par le vent…
Rythmée par des visions oniriques et de nombreuses réminiscences du passé, la relation affectueuse et fusionnelle de Sabela et Fidel gagnera en intensité et en richesse jusqu’à la mort du vieil homme. Sabela, alors, sera devenue pour de bon l’héritière de sa mémoire – et peut-être un peu de ses rêves.
Une méditation poétique et souvent émouvante sur la mémoire – et un roman graphique envoûtant où s’exprime sans retenue la touche unique de Prado.

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Mathilde Monier & François Olislaeger / Mathilde : danser après tout / Editions Denoel / Lancement

Vendredi 24 mai à partir de 18h30, dédicace de François Olislaeger.

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François Olislaeger rencontre Mathilde Monnier. Il voudrait qu’elle lui apprenne à danser. Elle lui propose de faire une bande dessinée. Au fil des planches, une grande chorégraphe offre une surprenante master class.

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Ghérasim Luca / L’extrême-Occidentale / Editions Corti / Lancement

Jeudi 23 mai à 19h,  à l’occasion de la parution de L’extrême-Occidentale de Ghérasim Luca  publié aux éditions Corti, des lectures seront données. Patrick Beurard-Valdoyde lira son texte « Ghérasim après Gherasim ». Brigitte Goffart et Gérald Auclin interprèteront des poèmes de Ghérasim Luca.

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L’extrême-Occidentale Sept rituels illustrés par Jean Arp, Victor Brauner, Max Ernst, Jacques Herold, Wifredi Lam, Matta, Dorothea Tanning-

Écrits en 1954 – peu de temps après l’arrivée en France de Ghérasim Luca et la publication de son recueil Héros Limite au Soleil Noir –, les « sept rituels » qui composent L’extrême-Occidentale sont, quoique méconnus, des textes-clefs dans son œuvre.

C’est en tirage limité qu’ils ont été publiés en 1961 aux Éditions Meyer de Lausanne, chacun illustré par un peintre majeur du surréalisme – sept gravures dont cette édition offre des reproductions regroupées dans un cahier couleur.

Ces textes se présentent comme des arguments de ballets qui décrivent avec minutie, à destination des amoureux, des performances de « culture métaphysique », à la fois sacrées et sacrilèges, pour faire « danser et entrer en transcendance » énergie, formes et corps.

Avec ces sept rituels d’Extrême-Occident – cérémonies proprement alchimiques, érotiques et ésotériques, célébrées dans « la joie de l’égarement » –, Ghérasim Luca invite le lecteur à partager « l’insurrectionnel plaisir de franchir en toute sécurité la distance du signe à l’acte et de réintégrer ainsi, en le réinventant, l’amour à la thaumaturgie ».

Du même auteur chez Corti : Le chant de la carpe ; Héros-limite ; Paralipomènes ; Théâtre de bouche ; La proie s’ombre ; L’inventeur de l’amour ; La Voici la voix silanxieuse ; Levée d’écrou ; CD Ghérasim Luca par Ghérasim Luca (Double CD) ; Comment s’en sortir sans sortir (DVD) ; Sept slogans ontophoniques.

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Frédéric Marais / Ephémère / Editions Les Fourmis rouges / Lancement

Mercredi 22 mai à partir de 19h

fourmis

Insecte fragile et gracieux, l’éphémère n’existe que pour être mangé. Il n’a même pas de bouche : inutile qu’il se nourrisse, juste le temps de se reproduire et c’est l’heure de mourir…

Mais l’un d’entre eux, méprisant les prédateurs tapis dans chaque page, veut prendre en main son destin. On suit ce super-héros éphémère qu’on imagine immortel. Las, la fin nous ramène à la dure réalité de tous les êtres vivants. Mais qu’il est bon de savoir qu’on peut avoir une vie riche et bien remplie en oubliant qu’on finira peut-être… sous une bouse de vache. Une façon bien joyeuse d’aborder les questions existentielles, chères aux enfants, de la mort et du sens de la vie.

Frédéric Marais : né le samedi 1er mai 1965,
il fut élève de la peintre Vera Braun Lengyel de 1973 à 1983, passa un bac histoire de l’art
puis étudia les arts graphiques à l’école Penninghen et à l’ECV (Ecole de Communication Visuelle). Il est directeur artistique
en agence de publicité depuis 1988 et auteur illustrateur depuis quelques mois.

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Koren Shadmi / Abaddon / Edition Ici même / Lancement

Lundi 20 mai à partir de 18h30, dédicace de Abaddon de Koren Shadmi publié aux éditions Ici même.

shadmiUn jeune homme élégant vient visiter une chambre à louer dans un appartement immense et classieux. La chambre est libre, l’affaire est vite conclue avec les autres locataires. Mais le nouvel arrivé découvre bien vite qu’il ne peut plus sortir… pas davantage que les autres occupants. La porte par laquelle il est entré semble condamnée, comme le sont les fenêtres, et toute autre issue. Ainsi commence « Abaddon », roman graphique de Koren Shadmi, jeune New-Yorkais d’origine israélienne, un cauchemar polymorphe, où l’auteur, dans un graphisme très personnel et fascinant, alterne le quotidien emmuré des cinq protagonistes et les cauchemars du héros, hanté par des images de guerre. Est-il victime d’une machination infernale, ou bien en proie à la folie ? Quel est le lien entre ses récurrentes visions guerrières et sanglantes et ses quatre très étranges colocataires, dont aucun ne semble vouloir regagner le monde extérieur ?