Mardi 28 avril à 18h30, dédicace du nouvel album de Marguerite Boutrolle !

Jeudi 23 avril à 19h30, rencontre avec Ghosoun Qtifan et Farah Chami

Nous nous sommes dispersés, et au chaos l’hiver s’est mélangé.
Des appels à l’aide sans réponse,
Sans soin, sans remède, ni médecin.
Dans ce recueil bilingue français-arabe, Ghosoun Qtifan, Gazaouie exilée, porte un message d’espoir et de justice pour la Palestine. Elle met en mots l’extrême de la violence coloniale et génocidaire à l’œuvre, celle de ces deux dernières années mais aussi celle des décennies d’occupation par Israël. Par la puissance et la justesse de sa poésie, elle raconte sa terre et son peuple. Ghosoun Qtifan a dû quitter Gaza et sa famille pour que l’un de ses fils, mutilé par les frappes israéliennes, reçoive des soins essentiels — et c’est aussi depuis cet arrachement qu’elle écrit. La mort, la blessure et la perte apparaissent dans le creux des mots, mais elles s’accompagnent d’une force de vie, d’une résilience et d’une résistance inépuisables et ô combien nécessaires.
Samedi 18 avril à 16 heures lancement dédicace !

Pierre Dawance est né à Paris en 1996. Après des études littéraires, il intègre l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2017. Il fait partie des finalistes du concours Jeunes Talents d’Angoulême en 2019. Diplômé deux ans plus tard, en 2021, il travaille depuis en illustration et en bande dessinée. Pour qui sonne le glas est sa première bande dessinée.
Le soleil tape fort, la pente s’élève. Deux vautours tournent dans le ciel en silence. Un jeune homme, souple et beau comme on l’est à trente ans, suit sans forcer un vieux montagnard. Il sourit comme on sourit à trente ans.
Le jeune homme, c’est Robert Jordan, un jeune Américain enrôlé volontaire dans les rangs républicains pour dynamiter un pont et favoriser une attaque de grande ampleur. Ses chances de réussir sont minces, il le sait et n’en a cure.
À son arrivée au repère des maquisards, une grotte sommairement aménagée à flanc de montagne, la terrible Pilar, femme de leur chef Pablo, l’accueille. Elle a vécu mille vies, vu mille horreurs. Ses mots coulent en cascade dans le soir qui tombe. Mais Robert n’a d’yeux que pour la farouche Maria, pour laquelle il va immédiatement éprouver une passion dévorante. Tout est en place. Le drame peut commencer.
Jeudi 16 avril à 19h30, rencontre avec Olivier Neveux

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas à l’identique de ce qu’il a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux. C’est que l’œuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien Bertolt Brecht (1898-1956), marxiste et antifasciste, fournit de fortes et discutables hypothèses pour intervenir dans la situation présente. C’était ce qu’il souhaitait : être utile.
À partir d’œuvres théâtrales contemporaines (Christiane Jatahy, Tiago Rodrigues, Angelica Liddell, Maguy Marin…), il s’agit, alors, de se demander, avec lui, comment traverser et transformer ces « sombres temps ». Sa contribution est importante : Brecht fournit des outils précieux (« distanciation », « gestus », « réalisme »), ses polémiques contre d’autres « théâtres politiques » peuvent encore orienter, et il expose de façon suggestive l’équation difficile d’un art populaire et combatif, au service du plus grand nombre.
Le relire et le redécouvrir, à contretemps, amène, dès lors, à envisager autrement ce que peut le théâtre pour les luttes. Et à reconsidérer la fonction sociale qu’il occupe : à quoi et à qui doit-il servir ? Pour quelle société ? Avec cet ouvrage, Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, en l’occurrence, la politique est communiste et elle requiert pour ce faire de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la « destruction de l’ordre existant ».
Mardi 14 avril à 19h30, rencontre avec Nicholas Dawson. Rencontre animée par Gabrielle Napoli.

Montréal, 16 juillet 2022. Première entrée dans le journal de l’écrivain Nicholas Dawson. Un journal qui l’accompagnera durant les deux dernières années de la vie de sa sœur Caroline, brutalement emportée par le cancer. Quels mots pour appréhender la peur, pour canaliser l’effroi, pour célébrer la vie ? Au cœur d’une expérience de maladie et de mort, Vida redit la liberté d’une écrivaine partie trop tôt, et la force du lien qui l’unit à son frère.
Je décide aujourd’hui de raconter ce petit récit de ma peur, parce que Caroline, dans un acte de partage courageux et féministe, a rendu sa maladie publique pour inviter les autres à faire partie de son histoire. Ce faisant, elle nous a invité·es à notre tour à raconter nos histoires, qu’elles soient de maladie, de peur, de mort ou de deuil, aussi bien que de joies et de fêtes, pour sortir coûte que coûte d’un silence qui serait, d’après ses dires, un silence de mort.
Lundi 13 avril à 19h30
Ariella Aïsha Azoulay sera l’invitée de la librairie le lundi 13 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Les bijoutiers de la Oumma ; Une histoire potentielle du monde juif musulman » aux éditions Terrasses.
La rencontre sera animée par Sarah Al-Matary.
Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
Dans la continuité du travail de déconstruction des savoirs coloniaux et impérialistes mené par l’autrice et historienne Ariella Aïcha Azoulay (La Résistance des bijoux, Rot-Bo-Krik), cet ouvrage inédit en français propose une plongée intime et politique dans une relecture de la disparition des mondes judéo-musulmans détruits par l’empire français et le sionisme. En adressant des lettres à ses aïeux, à ses enfants et à des penseurs comme Fanon, Kanafani ou Arendt, Ariella Aïcha Azoulay refuse ces dépossessions et la disparition de la vie judéo-musulmane en recomposant patiemment les richesses et les savoirs partagés de la Oumma dans une perspective radicalement anticoloniale.
Dimanche 12 avril à 16 heures

Nous sommes ravi.es de recevoir Vincent Cuvellier (l’auteur de la série Emile, entre autres chefs d’œuvres pour petit.es lecteurices) et l’illustrateur François Maumont, à l’occasion de la parution de leur roman jeunesse 7, rue Mirabelle. L’épopée d’une jeune fille trouvée bébé au pied d’une statue et adoptée par les 7 commerçants de la rue Mirabelle, dans le Paris de Victor Hugo,.
Les auteurs nous préparent une lecture, suivie d’une séance de dédicace. Venez nombreuxses !
Samedi 11 avril à 17h, rencontre animée par Jeanne Bacharach

les dires sont nés d’un projet d’entretiens radiophoniques, avant de devenir une série de poèmes conversationnels. Ils proposent de travailler la parole recueillie comme un matériau, de faire de la poète non pas seulement celle qui parle, mais celle qui écoute, et retranscrit. Dans la retranscription poétique, des paroles se perdent, d’autres se modifient : c’est comme un résidu de paroles, passées au crible de la mémoire. Des traces de dialogues, et de leurs silences. Elles disent leur rapport à la langue maternelle, à la langue étrangère, à leur langue de désir. Elles font l’expérience de l’exil, de la désorientation, de la fragmentation du moi. Un parcours narratif qui se tisse de l’une à l’autre.
Rencontre avec Kev Lambert, mardi 7 avril à 19h30, rencontre animée par Cécile Dazord

Dans Cumul I, Kev Lambert imagine une fiction autour de l’œuvre du même titre de Louise Bourgeois (1911-2010), sculpture hybride de marbre et de bois, dont les formes évoquent aussi bien des phallus que des seins. Et voici donc Alice, qui enseigne l’histoire de l’Art à l’Université, pleine de succès mais tiraillée entre ce qu’elle est et ce qu’elle voudrait être. Ce matin, elle est tracassée par une mauvaise note qu’elle a donnée à un étudiant dont elle a accepté de diriger un travail sur Louise Bourgeois. Cette note la harcèle toute la journée. Elle la met en danger. Elle pense qu’elle manifeste une duplicité en elle. En quoi Alice serait-elle double ? L’angoisse la cerne. Dans le monde violemment opposé aux minorités sexuelles qui vient de se réveiller en rugissant, trouvera-t-elle encore des hormones pour poursuivre son traitement ?
Un bref roman dense, tragique, qui est un éloge de la vulnérabilité.