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Adèle Haenel / Viser juste / Éditions de L’Arche / Rencontre

Mardi 22 septembre à 19h30. Rencontre animée par Kaoutar Harchi.

Viser juste est le livre d’une vie, qui se saisit par l’écriture. Écrire et jouer, pour ressentir à nouveau, se réapproprier l’expérience sensible anéantie dans l’enfance, à travers la double forme d’une enquête et d’une méthode de jeu menée par l’autrice. Dans ce récit, l’autrice mène l’enquête : elle reconstitue des « scènes de crime », mises en perspective par le regard distancié du futur. « Seule mon obsession à comprendre me rappelle que c’est sur ma propre mort que j’enquête. » Depuis le on indifférencié de l’enfance, l’enfant objectivé par le traumatisme, accède peu à peu au je, fait corps avec son être par l’écriture. À travers cette analyse, Adèle Haenel recoud par la réflexion ce qu’elle a perdu
en sensation, pour « redevenir l’habitante légitime de son propre corps », en faire le lieu d’une exploration sensuelle et politique de l’existence.

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Selim Derkaoui / L’arabe du samedi soir / éditions du Seuil / Rencontre

Vendredi 18 septembre à 19h30

Selim Derkaoui sera l’invité de la librairie le vendredi 18 septembre à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « L’arabe du samedi soir » aux éditions du Seuil.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

J’aurais frappé un policier, mais je ne m’en souviens pas. Ce dont je me souviens, ce sont la tentative avortée pour entrer en boîte de nuit, les litres d’alcool ingurgités, et cet after jusqu’au petit matin. Quelques heures plus tard, je me réveille en cellule. Que s’est-il passé ce soir-là ?

Entre le récit intime et l’essai, Selim Derkaoui enquête sur ce qu’il nomme les nuits populaires : aux clubs et free parties, à l’alcool et aux drogues, répondent les contrôles au faciès, les difficiles retours de soirées, les boulots précaires et les corps qui encaissent. De la Normandie aux fêtes parisiennes, l’auteur remonte avec humour le fil de ses virées nocturnes. Il cherche à comprendre comment le capitalisme nous pousse à faire de nos weekends des exutoires – quitte à nous mettre en danger et à rappeler brutalement à l’ordre les minorités politiques. Malgré tout, le samedi soir reste un rituel de survie, de résistance et de dignité ; une véritable conquête sociale arrachée aux dominants.

Selim Derkaoui est journaliste. Il est l’auteur de La guerre des mots (2020, avec Nicolas Framont) et de Rendre les coups (2023), aux éditions Le Passager clandestin, ainsi que de Laisse pas traîner ton fils (2025), paru chez Les Liens qui Libèrent.

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Arya Meroni / C’est la loose finale / éditions La Découverte / Rencontre

Mercredi 16 septembre à 19h30

Arya Meroni sera l’invitée de la librairie le mercredi 16 septembre à 19h30 à l’occasion de la sortie de son ouvrage « C’est la loose finale : Remporter la bataille culturelle ou gagner la guerre politique » aux éditions La Découverte.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Un texte incisif aux prises avec l’actualité qui tente de répondre à une question très importante : pourquoi la gauche n’arrive pas à l’emporter sur l’extrême droite.

Féminisme, antiracisme, luttes écologistes, anticapitalistes et LGBTQIA+… Comment se fait-il que le dynamisme des mouvements sociaux n’entraîne pas de véritables transformations sociales et peine à se traduire politiquement ? Pour lutter contre le fatalisme dans un monde qui bascule à l’extrême droite, Arya Meroni analyse lucidement les échecs du bloc progressiste et appelle à transformer nos luttes.

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Abdellah Taïa/Debout dans tes rêves/Éditions Julliard

Mardi 15 septembre à 19h30 – Rencontre

Années 2000. Majid, un jeune Marocain homosexuel, débarque à Paris pour étudier la littérature française à la Sorbonne. Il mène une vie très précaire, dans un studio minuscule, rue de Belleville, au rythme des convocations à la préfecture de police, où le renouvellement de son titre de séjour n’est jamais assuré. Il finit par accepter un job de baby-sitter pour subvenir à ses besoins. L’agence qui l’a recruté lui confie la garde de Gabriel, un petit garçon de trois ans.
Entre l’enfant de bonne famille et l’immigré marocain, un lien fort va se nouer, des années durant, avec la bienveillance d’Isabelle, la mère de Gabriel. Mais comment rester debout dans ses rêves, quand on est né pauvre, arabe et gay, si étranger dans le regard des autres qu’on est en permanence menacé de le devenir à soi-même ?

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Marijosé Alié/Pont Gueydon/Éditions Mémoire d’encrier/Rencontre

Vendredi 11 septembre à 19h30 – Rencontre

Fort-de-France. Un pont d’une folle élégance sépare deux quartiers de la ville. Belle habite le quartier bourgeois où l’on joue à oublier d’où l’on vient, Jackson Jackson est l’enfant du quartier populaire où l’on fomente les révolutions. Entre eux se tisse une étrange amitié, faite de rêves et de coups montés. Ils viennent de la même histoire, celle de l’esclavage, de la colonisation et de la résistance.

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Caroline Knecht / Ainsi la Cour décide / La Découverte / Rencontre

Jeudi 10 septembre à 19h30, rencontre avec Caroline Knecht et Sandra Lucbert, animée par Zoé Carles.

 » Prendre de front – c’est-à-dire de travers  » : Catabase, un nouveau label de littérature au sein des Éditions La Découverte, dirigé par Sandra Lucbert.

Le livre de Caroline Knecht propose le démontage d’une institution : la Cour nationale du droit d’asile – et des politiques qu’elle fait exister. Le texte procède par courts chapitres où se mêlent narration et collage.

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Catherine Dorion / Le courage et la joie / Lux éditeur / Rencontre

Mercredi 9 septembre à 19h30

«Nous ne sommes pas les animaux d’un zoo. Nous avons le choix. Nous ne sommes pas condamnés à la lâcheté. Notre énergie, notre cerveau, notre volonté, tout cela nous appartient. C’est le seul petit empire qui soit vraiment à nous, quand on y pense. Et il se trouve que ce petit empire est précisément ce dont les fascistes ont besoin pour chauffer leur enfer.»

Alors que des personnalités autoritaires se hissent partout au pouvoir et que les discours de haine se multiplient, nous assistons impuissants à la montée de l’anxiété et nous nous y habituons. Nous vaquons à nos occupations. Car nous n’y pouvons rien, n’est-ce pas? Pourquoi sommes-nous si désemparés? Qu’est-ce que résister veut dire quand l’actualité nous dépasse, quand le pouvoir nous emporte dans son emballement?

Pour répondre à ces questions, Catherine Dorion propose une chronique intimiste de l’année 2025, année de la rupture. Pour tenter d’y voir clair, elle l’entrelace de récits du passé qui témoignent de la vie quotidienne en d’autres temps où, comme aujourd’hui, la démocratie s’est fait prendre à la gorge par l’autoritarisme. Le courage et la joie cherche ainsi dans la vie réelle les amorces de la résistance, les failles par où passe encore et toujours la conscience humaine – et, donc, la lumière.

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Phoebe Hadjimarkos Clarke / La Livre des souterrains / Éditions du sous-sol / Rencontre

Mardi 8 septembre à 19h30. Rencontre animée par Alice Zeniter.

Après son prix Inter reçu en 2024 pour Aliène, Phoebe Hadjimarkos Clarke revient avec le grand roman de nos incertitudes contemporaines. Débridé, génial, revigorant, Le Livre des souterrains confirme qu’elle se tient à l’avant-poste de la littérature.
Marie Marzouk, artiste entre deux âges, disparaît inexplicablement lors d’une performance. Son journal intime retrace, tel un compte à rebours, ses derniers mois. Mais entre les pages du journal ont été glissés de mystérieux feuillets narrant, dans une langue étrange, la fable d’une cité assiégée dont l’ennemi ne se montre pas. Errant dans les rues de la ville, il y a Hyacinthe, qui a décidé de rester sur les lieux et prendre soin d’une volée d’oies.

Le journal et le roman trouvé vont imperceptiblement se mêler, les limites entre la fiction et la réalité s’estomper, et, à travers le monologue d’une artiste perdue entre deux mondes, les temps et les genres s’amalgament pour dessiner une traversée des frontières permanente.

Après Aliène, Phoebe Hadjimarkos Clarke revient avec le grand roman de nos incertitudes contemporaines. Débridé, génial, revigorant, Le Livre des souterrains confirme qu’elle se tient à l’avant-poste de la littérature.

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Jane Sautière / De la Terre des pleurs un grand vent s’éleva / Editions Quidam / Rencontre

Dimanche 6 septembre à 17h. Rencontre animée par Gabrielle Napoli.

Seule la littérature est à même de faire face à l’immensité des désespoirs côtoyés au travers des liens noués avec des exilés et de comprendre que, face à l’immensité de cette mer qui les submerge, la défaite est permanente mais la victoire aussi.
Ce texte est aussi la relation de Jane Sautière à la question de « l’étranger » – elle est née en Iran -, la dette de l’accueil et en quoi celle-ci permet d’établir notre humanité ; le lien plus particulier noué avec une femme exilée et son enfant face aux persécutions qui lui ont été infligées.
Et ce que cet écrit entretient avec ceux de Primo Levi, la nécessité vécue par lui de transmettre à son compagnon de lager quelques vers de Dante – l’un d’eux est le titre du texte – qui contiennent tout de l’espoir lorsque la barbarie s’annonce.

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Amélie Hamad / Les Quelqu’unes / Editions du Gospel / Rencontre

Samedi 5 septembre à 17h. Rencontre animée par Lisa Randin.

Mandy et Insaf ont grandi ensemble dans une ville ouvrière du nord de la France, Les Mourons. Elles sont unies par leurs statuts de parias et leur attirance pour l’ésotérisme mais leur amitié est mise à mal par le départ d’Insaf à Lille pour poursuivre des études de médecine. En son absence, Mandy, qui vit de jobs pénibles, développe une fascination pour un fait divers datant de quelques années auparavant: la disparition inexpliquée d’une femme aux alentours de l’usine désaffectée de la ville. Alors qu’elle commence par enquêter seule, Insaf décide de lui prêter main forte et découvre de sinistres pratiques au sein de la faculté de médecine qu’elle fréquente. Des actes de violences et des morts inexpliquées dirigent le regard des deux jeunes femmes vers l’usine de la ville.