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Sophie Legoubin Caupeil et Alice Charbin / La garde, au cœur du soin / Delcourt / Rencontre

Mercredi 1er avril à 19h30 rencontre et dédicace BD

Le temps d’une garde de 24 heures, les autrices plongent au coeur d’un service pédiatrique. Elles témoignent de la réalité du système de santé et du quotidien des soignants, solidaires malgré la pression constante. À travers leurs histoires, se dessine un portrait saisissant de l’hôpital public, entre le manque de moyens, la responsabilité de sauver des vies et un engagement sans faille.

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Charles Berberian, Mathieu Diez et Jibé / Rencontre autour du Liban

Mercredi 18 mars à 19h30 rencontre suivie de dédicaces.

Nous avons le plaisir de recevoir Charles Berberian pour sa bande dessinée et toi, comment ça va ? écrite également par Michèle Standjofski et publiée aux éditions Casterman, ainsi que Mathieu Diez et Jibé qui publient Tout mais pas Beyrouth aux éditions Delcourt.

A propos de et toi, comment ça va : Amis de longue date, Michèle Standjofski et Charles Berberian confrontent leurs points de vue sur une actualité littéralement bouleversante. La première maintient son activité artistique malgré les secousses et la poussière des bombardements, le second tente de débrouiller par le dessin tout ce qui semble obscurci par le feu continu des passions tristes entretenues par les chaînes d’info et les réseaux sociaux, entre clash, fake news et choc face à la violence de la guerre…

A propos de Tout mais pas Beyrouth : Quand Mathieu Diez part vivre à Beyrouth avec sa famille pour travailler au sein de l’ambassade de France, il découvre une ville dévastée par la crise économique et l’explosion du port, mais pleine d’intensité et passionnante. Entre chronique du quotidien, du travail en ambassade, et de la guerre d’octobre 2024, il brosse un portrait sensible et sincère de Beyrouth et du Liban.

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Nicole Caligaris / Le gogol / Verticales / Rencontre

Mardi 17 mars à 19h30, rencontre animée par Florian Caschera

« J’étais le dernier homme debout, au comptoir du Mar Cantabrico, le dernier gogol à tenir encore sur ses jambes quand tout avait chaviré. Le patron avait baissé le rideau, j’étais encore en train de gueuler, de m’engueuler moi-même, peut-être, c’est possible, mais enfin, le noir était tombé, et j’étais dedans. Le patron avait débloqué un battant, au bout du comptoir, il m’avait poussé dans l’escalier, j’avais attrapé ce manteau au passage. Le temps que je cherche à enfiler mes manches, que je me prenne les pieds dedans, que je réalise qu’il n’était pas à mes mesures, le panneau s’était refermé, je ne pouvais plus remonter. »

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Christophe Granger / Ceci est un canular / éditions La Découverte / Rencontre

Le mercredi 11 mars à 19h30

Christophe Granger sera l’invité de la librairie le mercredi 11 mars à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Ceci est un canular – Les Poldèves, l’extrême droite et la politique du faux » aux éditions La Découverte.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Ce livre part d’un canular et choisit de le prendre au sérieux.
En mars 1929, une lettre parvient à la Chambre des députés. Elle décrit le sort d’un peuple lointain, les Poldèves, victimes d’esclavage, de supplices et de famine, et appelle les élus français à intervenir.
Plusieurs députés de gauche, au nom de la justice et de l’humanité, relayent l’alerte.
Un mois plus tard, la supercherie est révélée : les Poldèves n’existent pas. Ils ont été inventés par l’Action française pour tourner en dérision les engagements humanitaires de leurs adversaires politiques. En revenant sur cet épisode oublié, le livre interroge moins la naïveté de ceux qui se sont laissé prendre que les ressorts politiques d’un scandale fabriqué par l’extrême droite – et ce qu’il dit, hier comme aujourd’hui, du faux et de ses usages en politique.

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Anne Serre / Rêve cette nuit / Verdier / Rencontre

Mardi 10 mars à 19h30, rencontre animée par Feya Dervitsiotis

Anne Serre est arrivée à Paris à dix-sept ans en 1977 pour y faire ses études. C’est à ce moment-là qu’elle a commencé à écrire et à tenir ses carnets.

Il ne s’agit pas d’un journal. Depuis le début, elle note le même genre de choses : des bribes de rêves, le bref récit de détails lus, vus ou entendus, qui, pour des raisons obscures, l’ont particulièrement frappée, des observations à propos de films, des questions, des réflexions, des perceptions… qui concernent souvent l’art et la littérature, mais bien autant l’existence, et en particulier le rapport à autrui.

Rien n’est fait dans un but précis qui serait celui de la « préparation d’un roman ». Ces carnets constituent pourtant son « atelier », dans le sens où ce qu’elle remarque et ce sur quoi elle s’interroge obstinément, se retrouve souvent, ici et là, sous forme de fiction, dans le livre qui sera écrit quelques années après la rédaction des notes.

2002, date à laquelle débutent ces carnets, a constitué une année charnière pour Anne Serre : elle sort alors d’un certain retrait pour s’exposer davantage en publiant chez des éditeurs plus importants, comme le Mercure de France. Ces notes n’ont pas été retouchées (ou seulement pour préciser une référence), mais beaucoup ont été supprimées. Une sorte d’obstination les caractérise : celle d’une écrivaine à saisir l’énigme de la création, l’énigme de l’existence dans toute son étrangeté.

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Gaëlle Marti, Bérénice Hamidi / Faire face aux violences sexistes et sexuelles / PU de Vincennes / Rencontre

Le vendredi 6 mars à 19h30

Bérénice Hamidi et Gaëlle Marti seront les invitées de la librairie le vendredi 6 mars à 19h30 à l’occasion de la sortie du nouvel ouvrage qu’elles ont dirigé « Faire face aux violences sexistes et sexuelles » aux éditions des Presses Universitaires de Vincennes. Ce sera également l’occasion de présenter l’ouvrage « Le viol, notre culture » de Bérénice Hamidi, paru l’année dernière aux éditions du Croquant.

Présentation des ouvrages par la maison d’édition :

Faire face aux violences sexistes et sexuelles :

Un livre essentiel, à la fois témoignage et guide, qui dévoile le continuum des violences sexistes et sexuelles. En croisant les voix de chercheur·es, expert·es, artistes et personnes concernées, il ouvre des pistes concrètes pour comprendre, prévenir et agir collectivement.
Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas l’exception. Elles sont la règle cachée. De la « blague » humiliante aux féminicides, elles forment un continuum soutenu par nos institutions, nos imaginaires et nos silences. Elles touchent toutes les sphères de nos existences – famille, école, travail, culture, etc. Et détruisent des millions de vies. Tant que nous continuerons à les considérer comme des faits divers isolés et non comme une réalité structurelle et protéiforme, les choses ne changeront pas.
Chercheur·es, militant·es, professionnel·les de la justice et du soin, artistes et personnes concernées croisent ici leurs regards et leurs voix, pour comprendre les mécanismes de ces violences et ouvrir des pistes pour changer les représentations et repenser les prises en charge : trouver les mots, construire de nouveaux récits, changer les lois, repenser les dispositifs judiciaires et thérapeutiques, imaginer d’autres formes de justice, de prévention et de réparation.
Car apprendre à voir et à dire ces violences, briser la culture de l’aveuglement et de l’excuse, interroger le rôle clé des témoins et les enjeux de l’impunité massive des agresseurs, ne peut être qu’un effort collectif.

Le viol notre culture :

Depuis #Metoo, une expression a émergé dans le débat public : culture du viol. Souvent mal comprise, elle ne signifie pas que nous vivons dans une société pro-viol. Elle désigne l’ensemble des représentations stéréotypées qui, tout en dénonçant le viol, invisibilisent, normalisent et érotisent des formes de violences dans les rapports sexuels et les relations hommes/femmes. Or, les productions culturelles jouent un rôle non négligeable dans la diffusion de ces représentations. Cet essai interroge donc le rôle des œuvres – toutes les œuvres, les grands classiques comme la pop culture – et explore les diverses stratégies esthétiques, explicites et implicites, qui façonnent nos imaginaires, nos regards et nos désirs. Pour sortir du déni, avec la conviction que de nouveaux modèles de relations sexuelles et affectives sont possibles.

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Maybeline Skvortzoff / Tachycardie / Tanibis / Lancement

Jeudi 5 mars à 19h

Ninon vit avec ses parents dans un pavillon en région parisienne. Avec Eva, son amie de toujours, elles sont à l’âge où on fait le mur pour aller en soirée et où la réputation des filles se joue à action ou vérité. Sa grande soeur, Judith, a déjà quitté le nid familial. Le jour, elle supporte tant bien que mal son travail de vendeuse dans un magasin bio. Le soir, elle tente d’échapper à sa voisine dépressive et à ses angoisses en se défonçant avec son petit ami Charlie, rappeur de pacotille. Cora, la mère des deux soeurs, essaie, quant à elle, de rallumer la flamme avec Arthur, leur père, tandis que lui s’accroche aux souvenirs de sa jeunesse rock’n’roll.

Dans ce récit choral, l’autrice de Roxane vend ses culottes saisit à un tournant de leur vie une galerie de personnages en quête d’amour et de reconnaissance. Toujours au bord du précipice, qu’ils soient possédés par un ver solitaire ou hantés par un nude, trahis par des huîtres douteuses ou par un barbecue vengeur, leurs péripéties s’entremêlent et s’enchaînent avec frénésie.

Avec son noir et blanc tranché et son humour trash, Maybelline Skvortzoff nous tient en haleine et nous fait passer de l’hilarité au malaise, de la compassion à la sidération. D’actions grotesques en rebondissements tragiques, elle porte un regard à la fois cru et tendre sur ces personnages, aux prises avec leurs addictions et leurs désirs inavouables.

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Jasbir K. Puar / Homonationalisme / éditions Amsterdam / Rencontre

Mercredi 04 mars à 19h30, rencontre avec Maxime Cervulle et Gianfranco Rebucini

Dans le monde de l’après-11 Septembre, l’idéologie du « choc des civilisations » se combine à celle d’un « choc des sexualités ». Nous aurions d’un côté le monde occidental, tolérant et libéral, de l’autre le monde musulman, sexiste et homophobe.

Une part non négligeable du mouvement gay états-unien, en quête d’intégration et de respectabilité, s’est ainsi engagée sur la voie d’une normali­sation « homonationaliste » et soutient les guerres « contre le terrorisme ». Parallèlement, la réception américaine des images de torture d’Abu Ghraib met en évidence les difficultés du féminisme et de la pensée queer à penser les questions de race et d’impérialisme.

C’est à l’analyse de cette intrication complexe entre politique des sexualités et projets impérialistes occidentaux, qui fait pendant à la question de l’instrumentalisation du discours féministe par des politiques racistes et impérialistes, qu’est consacré Homonationalisme.

Jasbir K. Puar est professeure au département de Women’s & Gender Studies de l’université de Rutgers. Ses recherches visent à articuler les questions relatives au genre et aux sexualités avec une perspective postcoloniale.

Préface de Gianfranco Rebucini. Traduction de Maxime Cervulle.

Rencontre animée par Cassandre Begous.

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Modestine / Performance, lectures, extraits sonores et causeries

Mardi 3 mars 19h30, Modestine au Monte-en-l’air !

Saperlotte !

Non mais oh mais ça alors !

Une performance inédite faite de lectures, d’extraits sonores et de causeries, quelque part entre la conférence de presse théâtralisée, la séance d’écoute, l’auto-interwiew et la liturgie portative ! Oui !

Mais qu’est-ce que c’est que ça : Modestine ?

Hein ?

Alors (voix docte) :

« Modestine est un patelin mental hanté par :

-Victor Rassov (poète hérmético-burlesque , auteur de L’oiseux et de Morosités, des livres)

– Sing Sing (bien connu des services du Monte-en-l’air pour y avoir fomenté moult soirées de parlure et par ailleurs membre du duo Arlt).

De ce patelin mental où matières terreuses (voire boueuses voire collantes) abondent au milieu des abstractions et autres concepts volatiles, il est question tout au long de l’album Grand dommage (une cassette remplie de chansons poignantes, de micro-tubes étranges et sexy, de collages sonores ultra-bruts et de fanfares colorées).

Au programme : la Nième surprise de l’amour, le mystère des légumes, les probabilités du diable, les lueurs, le gligli.

De ce patelin mental il est question tout autant dans Peur bien, roman choral un peu zutique, un peu paysan, écrit à deux et constitué de proses interrompues, feuilletons versifiées, ruminations théologiques zinzins, rumeurs SF, métaphysique carnavalesque, lyrisme comique, trous.

Les textes sont rythmés par les céramiques convulsives de Mariette Cousty : ce sont des arrosoirs en pierre qui penche, des calvaires aux couleurs d’amygdales, des épis de faitage de cartoon. Tout un art vernaculaire dont on pourrait dire qu’il a franchement mal tourné.

Les lecteurs de Peur bien l’ont comparé qui à Guiraudie ou au Dumont de Ptit Quinquin, qui à la genèse et à Twin Peaks, à l’Apocalypse et au Cadavre Grand m’a raconté d’Ivar Ch’vavar ».

Hé ben !

Venez y voir pour mieux vous rendre compte en vrai !

Ce sera mystérieux, déroutant, excitant, y’aura des gros mots et des miracles !

Ratez pas ou pan !

Ouais !