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Ghosoun Qtifan / Ces ailes qu’on ne brise pas / blast / Rencontre

Jeudi 23 avril à 19h30, rencontre avec Ghosoun Qtifan et Farah Chami

Nous nous sommes dispersés, et au chaos l’hiver s’est mélangé.
Des appels à l’aide sans réponse,
Sans soin, sans remède, ni médecin.

Dans ce recueil bilingue français-arabe, Ghosoun Qtifan, Gazaouie exilée, porte un message d’espoir et de justice pour la Palestine. Elle met en mots l’extrême de la violence coloniale et génocidaire à l’œuvre, celle de ces deux dernières années mais aussi celle des décennies d’occupation par Israël. Par la puissance et la justesse de sa poésie, elle raconte sa terre et son peuple. Ghosoun Qtifan a dû quitter Gaza et sa famille pour que l’un de ses fils, mutilé par les frappes israéliennes, reçoive des soins essentiels — et c’est aussi depuis cet arrachement qu’elle écrit. La mort, la blessure et la perte apparaissent dans le creux des mots, mais elles s’accompagnent d’une force de vie, d’une résilience et d’une résistance inépuisables et ô combien nécessaires.

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Olivier Neveux / Brecht et les mauvais temps nouveaux / La fabrique éditions / Rencontre

Jeudi 16 avril à 19h30, rencontre avec Olivier Neveux

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas à l’identique de ce qu’il a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux. C’est que l’œuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien Bertolt Brecht (1898-1956), marxiste et antifasciste, fournit de fortes et discutables hypothèses pour intervenir dans la situation présente. C’était ce qu’il souhaitait : être utile.

À partir d’œuvres théâtrales contemporaines (Christiane Jatahy, Tiago Rodrigues, Angelica Liddell, Maguy Marin…), il s’agit, alors, de se demander, avec lui, comment traverser et transformer ces « sombres temps ». Sa contribution est importante : Brecht fournit des outils précieux (« distanciation », « gestus », « réalisme »), ses polémiques contre d’autres « théâtres politiques » peuvent encore orienter, et il expose de façon suggestive l’équation difficile d’un art populaire et combatif, au service du plus grand nombre.

Le relire et le redécouvrir, à contretemps, amène, dès lors, à envisager autrement ce que peut le théâtre pour les luttes. Et à reconsidérer la fonction sociale qu’il occupe : à quoi et à qui doit-il servir ? Pour quelle société ? Avec cet ouvrage, Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, en l’occurrence, la politique est communiste et elle requiert pour ce faire de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la « destruction de l’ordre existant ».

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Nicholas Dawson / Vida : journal de la peur / Éditions Remue ménage / Rencontre

Mardi 14 avril à 19h30, rencontre avec Nicholas Dawson. Rencontre animée par Gabrielle Napoli.

Montréal, 16 juillet 2022. Première entrée dans le journal de l’écrivain Nicholas Dawson. Un journal qui l’accompagnera durant les deux dernières années de la vie de sa sœur Caroline, brutalement emportée par le cancer. Quels mots pour appréhender la peur, pour canaliser l’effroi, pour célébrer la vie ? Au cœur d’une expérience de maladie et de mort, Vida redit la liberté d’une écrivaine partie trop tôt, et la force du lien qui l’unit à son frère.

Je décide aujourd’hui de raconter ce petit récit de ma peur, parce que Caroline, dans un acte de partage courageux et féministe, a rendu sa maladie publique pour inviter les autres à faire partie de son histoire. Ce faisant, elle nous a invité·es à notre tour à raconter nos histoires, qu’elles soient de maladie, de peur, de mort ou de deuil, aussi bien que de joies et de fêtes, pour sortir coûte que coûte d’un silence qui serait, d’après ses dires, un silence de mort.

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Ariella Aïsha Azoulay / Les Bijoutiers de la Oumma / éditions Terrasses / Rencontre

Lundi 13 avril à 19h30

Ariella Aïsha Azoulay sera l’invitée de la librairie le lundi 13 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Les bijoutiers de la Oumma ; Une histoire potentielle du monde juif musulman » aux éditions Terrasses.

La rencontre sera animée par Sarah Al-Matary.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Dans la continuité du travail de déconstruction des savoirs coloniaux et impérialistes mené par l’autrice et historienne Ariella Aïcha Azoulay (La Résistance des bijoux, Rot-Bo-Krik), cet ouvrage inédit en français propose une plongée intime et politique dans une relecture de la disparition des mondes judéo-musulmans détruits par l’empire français et le sionisme. En adressant des lettres à ses aïeux, à ses enfants et à des penseurs comme Fanon, Kanafani ou Arendt, Ariella Aïcha Azoulay refuse ces dépossessions et la disparition de la vie judéo-musulmane en recomposant patiemment les richesses et les savoirs partagés de la Oumma dans une perspective radicalement anticoloniale.

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Lénaïg Cariou / Les dires / MF éditions / Rencontre

Samedi 11 avril à 17h, rencontre animée par Jeanne Bacharach

les dires sont nés d’un projet d’entretiens radiophoniques, avant de devenir une série de poèmes conversationnels. Ils proposent de travailler la parole recueillie comme un matériau, de faire de la poète non pas seulement celle qui parle, mais celle qui écoute, et retranscrit. Dans la retranscription poétique, des paroles se perdent, d’autres se modifient : c’est comme un résidu de paroles, passées au crible de la mémoire. Des traces de dialogues, et de leurs silences. Elles disent leur rapport à la langue maternelle, à la langue étrangère, à leur langue de désir. Elles font l’expérience de l’exil, de la désorientation, de la fragmentation du moi. Un parcours narratif qui se tisse de l’une à l’autre.

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Kev Lambert / Cumul 1 / Rencontre

Rencontre avec Kev Lambert, mardi 7 avril à 19h30, rencontre animée par Cécile Dazord

Dans Cumul I, Kev Lambert imagine une fiction autour de l’œuvre du même titre de Louise Bourgeois (1911-2010), sculpture hybride de marbre et de bois, dont les formes évoquent aussi bien des phallus que des seins. Et voici donc Alice, qui enseigne l’histoire de l’Art à l’Université, pleine de succès mais tiraillée entre ce qu’elle est et ce qu’elle voudrait être. Ce matin, elle est tracassée par une mauvaise note qu’elle a donnée à un étudiant dont elle a accepté de diriger un travail sur Louise Bourgeois. Cette note la harcèle toute la journée. Elle la met en danger. Elle pense qu’elle manifeste une duplicité en elle. En quoi Alice serait-elle double  ? L’angoisse la cerne. Dans le monde violemment opposé aux minorités sexuelles qui vient de se réveiller en rugissant, trouvera-t-elle encore des hormones pour poursuivre son traitement  ?
 
Un bref roman dense, tragique, qui est un éloge de la vulnérabilité.

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Bahareh Akrami / Une voix pour la liberté / Delcourt / Rencontre dédicace BD

Le vendredi 10 avril à 19h30 rencontre et dédicace avec Bahareh Akrami autour de sa bande dessinée sur le rappeur iranien Toomaj Salehi

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Ava Weissmann / Là où le ciel tombe & Jean-Marc Royon / Le moineau de la Bastille / Editions Esquif / Lancement

Samedi 4 avril à 19h30

Venez découvrir les deux nouveaux ouvrages des éditions ESQUIF.

* Là où le ciel tombe*
« C’était sûr que j’allais me jeter là où le ciel tombe et que jamais j’en sortirais vivant. Que
j’al- lais être enseveli par la nuit. Mon cadavre serait dévoré par les hyènes et les scorpions,
comme les autres, juste un peu plus loin. Mais ce que j’ai vu, c’était les étoiles grandes et
merveilleuses partout. Elles semblaient toutes proches. »
« Très beau et très puissant. Une écriture qui allège le fracas et un fracas plein de poésie.»
Wajdi Mouawad
« Nécessaire et inoubliable. »
Mathieu Belezi

* Le Moineau de la Bastille *
Le récit s’ouvre le 14 juillet 1789, prise de la Bastille, et nous embarque une année du- rant
dans les pas de Gaspard, un gamin livré à lui-même dans le bouillonnement révolution- naire
qui anime les rues de Paris.
De rencontres en péripéties, Gaspard se confronte à la dureté des temps et, bien vite, depuis le
Carreau des Halles jusqu’au bouil- lonnant Palais-Royal, les « chan-sornettes » du môme futé
le font connaitre sous le nom de Pigasse Moineau.
La petite histoire s’agglomère à la grande dans ce récit riche, palpitant et documenté.
« Il y a des romanciers. Et il y a les écrivains. Jean-Marc Royon est de ceux-là.
Il cherche la langue, la musique, le style.
C’est plutôt rare. Profitez-en.»
Olivier Bordaçarre

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Les auteurices

* Ava Weissmann est le pseudonyme d’une écrivaine française. Ancienne chercheuse en
linguistique, elle signe aux éditions du Tripode son premier roman, La Fiancée de personne,
en 2024. Là où le ciel tombe est son deuxième livre sous cette identité.
* Jean-Marc Royon est né en 1972 à Corbeil-Essonnes. Il est aujourd’hui concierge à
Montmartre. Le reste du temps, il écrit. On lui doit la saga Joblard, Kult, ou Toussaint Noël
(sorti en 2026 aux éditions Denoël). Le Moineau de la Bastille est son huitième livre.

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Elsa Klée / Elsa & the haters / Cambourakis / Lancement

Vendredi 3 avril à 19h30 lancement dédicace du nouvel album d’Elsa Klee !

Elsa Klée est une autrice de BD installée à Marseille. Diplômée en 2018 de la section illustration de la HEAR, elle vit ensuite plusieurs années à Berlin, où elle travaille comme libraire et publie Bibi et Peggy chez Colorama. Elle effectue deux résidences à la Maison des Auteurs d’Angoulême en 2020 et 2021. Passionnée par le fanzinat, elle participe régulièrement à des projets de revues collectives et co-édite l’anthologie Fanatic Female Frustration qui remporte le Prix de la BD alternative au festival d’Angoulême en 2025.

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Julien Magnani & Jean-Baptiste Thoret / Rencontre croisée

Jeudi 2 avril à 19h

Jean-Baptiste Thoret et Julien Magnani discuteront de cinéma et de leurs livres respectifs : Road Movie USA et Manhattan Driver.

A propos de Road Movie USA :

Les États-Unis ont d’emblée eu besoin du cinéma : pour saisir comme dans un miroir grands espaces, ciels bleus et pistes à perte de vue, autant de promesses de trajets initiatiques. Pour s’affirmer, jusqu’à exalter « l’Amérique », comme pays de la liberté. Pour tirer le portrait de tout un peuple d’émigrés venus bâtir une nation. Les États-Unis ont eu besoin du road movie, comme avant lui du western : du Magicien d’Oz à Sailor & Lula, des Raisins de la colère à Bonnie and Clyde, de la fin des Temps modernes à Easy Rider, de New York-Miami à Route One/USA, ce drôle de genre, à la fois natif et tardif, s’est confronté à l’immensité du continent, lieu de tous les fantasmes, de toutes les démesures, de tous les paradoxes. Paradoxe d’une nouvelle « conquête » de l’Ouest qui en passe aussi par les autres points cardinaux (au nombre de sept pour les Indiens cherokees qui ajoutaient le Bas, le Haut et l’Intérieur de soi-même). Paradoxe de voyages qui, en chemin, n’en finissent pas d’exhumer les traces de l’histoire et de sa violence. Paradoxe d’aventures qui se révèlent toutes, pour le meilleur et pour le pire, une expérience intérieure, un aller sans retour, voire une hallucination. Paradoxe de films qui voudraient prendre la mesure d’un pays gigantesque comme une carte rêve de correspondre à son territoire.
D’abord paru en 2011 aux éditions Hoëbeke, Road Movie, USA de Bernard Benoliel et Jean-Baptiste Thoret est réédité aux éditions Magnani 15 ans après, dans une nouvelle édition revue et augmentée, avec une toute nouvelle maquette mettant en majesté le texte de ce livre de référence sur le cinéma américain. Un classique de nouveau disponible.

A propos de Manhattan Driver :

Ancien prodige de la course automobile Johnnie a perdu sa famille adoptive dans un terrible accident. Johnnie refait surface à New York pendant la grande dépression. Il galère en solitaire. Un beau jour, une femme qui tient un resto lui donne sa chance en cuisine, pour cuire des burgers. Un job pour voir venir. Johnnie fait aussi la connaissance d’un grand type charismatique appelé O’Hara ; qui lui offre un nouvel emploi comme taxi driver dans sa petite entreprise. Ainsi Johnnie retrouve le volant, aux côtés du mécano Stumpie, du frimeur Colorado, de la mystérieuse Joey et du vieux sage Doc’.
Notre ancien pilote de course n’est pas venu à New York que pour conduire : Johnnie recherche son père biologique, qui lui a été caché depuis sa naissance. Ce père secret, c’est Master Ford, le plus grand industriel d’Amérique. Un jour, alors que Johnnie gare son taxi en bas du gratte-ciel paternel, une femme blonde monte à bord. Johnnie a le sentiment de déjà la connaître… Au même moment un enfant s’échappe de l’orphelinat fondé par ce même Master Ford. Master Ford, qui veut consacrer les années qui lui restent à retrouver le fils qu’il a perdu il y a longtemps…
Manhattan driver est la nouvelle bande dessinée de Julien Magnani (après « Cinéma Paradis », Sélection Pépites 2024). Passionné par les films américains, Julien Magnani nous invite a retrouvé dans ses livres une Amérique perdue et rêvée ; mêlant ici les genres du mélodrame familial de Francis Ford Coppola (« Le Parrain »), du « mystery movie » d’Hitchcock (« Vertigo »), du Neo-noir automobile de « Drive » de Nicolas Winding Refn ou « Taxi driver » de Martin Scorsese. Julien Magnani est également éditeur indépendant depuis 2011 et anime un ciné-club intitulé « La Nouvelle séance » au cinéma Le Brady (Paris) depuis 2023.