Mardi 23 juin à 19h30, en présence de membres du collectif des Jeunes du Parc de Belleville et de la Coordination 75 des Sans-Papiers
Anne Volery, Martine El Ouardi et des membres du Collectif des jeunes du parc de Belleville et de la Coordination 75 des sans-papiers seront les invité•es de la librairie le 23 juin à 19h30 pour nous parler de leurs luttes et des livres « L’heure est grave ! » paru aux éditions Terres de Feu et « Personne n’est illégal », une auto-édition.
Présentation de « L’heure est grave ! » :
Le Collectif des Jeunes du Parc de Belleville est le nom d’un combat. Après un long périple qui les mène en France, ces mineurs dits « non accompagnés » se retrouvent face à l’État, ses institutions, son silence, sa répression.
Martine El Ouardi, chercheuse en sciences sociales, raconte cette histoire – leur histoire – en les impliquant dans le processus d’écriture. En prenant part aux occupations, dont celles de la Maison des Métallos et de la Gaîté Lyrique, une impressionnante capacité d’auto-organisation se déploie face à l’adversité : négociations avec la mairie, expulsions… mais aussi des victoires pour la dignité, la reconnaissance de leur droit à vivre, à accéder aux soins, à étudier.
Présentation de « Personne n’est illégal » :
Depuis le mouvement des sans-papiers de 1996, qui a vu notamment l’occupation de l’église Saint-Bernard, le mouvement s’est structuré au sein de collectifs et de coordinations de collectifs. Leurs revendications : la régularisation de tous les sans-papiers, la liberté de circulation et la liberté d’installation. Ce qui les pousse à agir : sortir de l’aliénation du travail au noir, échapper à l’arbitraire des préfectures et à la peur des contrôles policiers.
A travers les photographies et la parole des délégués de la CSP75 et de l’Intercollectif Ile-de-France, ce livre donne à voir et à entendre une lutte continue pour des droits mais aussi les acteur.ice.s de cette lutte. Les photographies, exclusivement prises en manifestations entre 2020 et 2025, permettent de voir évoluer un collectif formé d’individualités ; elles montrent la nécessité de la lutte qui se lit dans les regards, et la force que donne l’action collective. Les entretiens permettent de comprendre cette lutte et ses enjeux actuels.