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Joseph Kai / Beau comme tu changes / Casterman / Lancement

Mardi 1er septembre à 18h30

La métamorphose amoureuse et personnelle d’un jeune artiste libanais exilé en France.

Nour et ses ami.e.s vivent en exil à Paris depuis quelques années. Un soir, lors d’une house party, Nour rencontre Laurent. Leurs échanges sont profonds et réveillent chez Nour des questionnements sur Sol, son partenaire, et sur ses désirs. Cette rencontre ouvre une petite porte vers un monde mis en suspens : celui où l’on peut croire aux légendes, se métamorphoser ou simplement être soi. Autour de Nour gravitent aussi Kenza, Rebecca et Sol qui cherchent, iels aussi, à habiter autrement leurs désirs et leurs corps dans un monde qui bascule face à la violence et l’injustice.

Beau comme tu changes est une exploration de l’entre-deux, de ce déséquilibre où l’on habite l’inconfort sans forcément chercher de réponses. Un roman graphique sur la beauté du trouble et la force de ne pas savoir où l’on va.

Les non-dits, la marginalisation et la sexualité sont des thèmes de prédilection du travail de Joseph Kai. Il est surtout connu pour sa ligne délicate et son ton introspectif empruntés tantôt à la BD traditionnelle, tantôt aux nouvelles tendances beyrouthines. En 2010, il rejoint le collectif de BD Samandal et y édite plusieurs ouvrages collectifs et individuels dont 3000 en 2020. Joseph a participé à de nombreux festivals et expositions à Paris, Berlin, Beyrouth, Bruxelles et ailleurs. Il publie chez Casterman ses romans graphiques personnels et au long cours, L’Intranquille (2021) et Beau comme tu changes (2026).

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Tarmasz / L’école à la maison / Glénat / Lancement

Samedi 29 juillet de 11h à 13h

« L’école n’est pas obligatoire, c’est l’instruction qui l’est »

Originaire d’Alsace, Faustine a découvert tardivement les salles de classe… Pendant dix ans, sa classe, c’était la cuisine, la salle de jeux, un coin de table, un musée, un jardin, un combi Volkswagen ou la plage d’Oléron. Sa professeure ? Sa mère : une institutrice passionnée, inventive, parfois épuisante mais toujours déterminée à offrir à ses enfants une enfance riche, libre et ouverte sur le monde. Dans cette histoire vraie, on découvre les coulisses de l’instruction en famille, bien loin des clichés avec des cahiers de vie rédigés au quotidien, des expériences scientifiques bricolées et des sorties improvisées. La mère de Faustine redouble d’imagination face à ses quatre enfants, qui vont tous faire l’expérience de cette pratique rare en France. Au milieu de ce joyeux chaos on ne rate pas la visite de l’inspecteur, les débats sur la pédagogie, les critiques, les doutes mais aussi la créativité, la curiosité, l’humour et la tendresse qui tissent le quotidien de cette fratrie. À travers les yeux d’une enfant, cet album plein d’humour soulève des questions de fond : peut-on apprendre sans école ? Comment grandit-on hors du cadre ? Comment se socialise-t-on ? Qu’est-ce que cela change dans une famille et dans la vie ?

Entre récit intime, chronique familiale et plongée documentaire, cette drôle de BD raconte l’école à la maison comme on ne l’a jamais vue : imparfaite, passionnée… et profondément humaine. Avec un dessin faussement naïf et des couleurs qui flashent, Tarmasz entre au catalogue Glénat avec un album irrésistible qui aborde la question de « l’école à la maison ». Un témoignage unique et sensible accompagné d’archives qui nous plongent dans ces années de rires et d’apprentissage. Une expérience sur 10 ans d’un « chaos éducatif maîtrisé », qui pourrait bien changer votre regard sur la question…

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Collectif Modulore /Atelier d’écriture et scène ouverte autour de la fan fiction et des écritures de Sam Cohen et Carmen Maria Machado

Samedi 27 juin – atelier à 14h30, scène ouverte à 17h30

Modulore prendra ses quartiers au Monte-en-l’air pour un atelier d’écriture inédit. On s’attardera ensemble sur la question de la fan-fiction en littérature; ce genre qui rend aux lecteurices et aux admirateurices leur agentivité secrète. Drabble*, ships**, slice-of-life*** – à travers l’écriture de Sam Cohen et Carmen Maria Machado, nous explorerons ce vocabulaire nouveau, aux tropes inconnus.

L’atelier sera suivi d’une scène ouverte, avec priorité aux participant·es de l’atelier et aux textes sur la fan-fiction ! Pour vous inscrire à la scène ouverte et/ou à l’atelier, vous pouvez envoyer un mail à ateliermodulore@protonmail.com, quelques places seront réservées pour les personnes voulant s’inscrire le jour même.

*microfiction de moins de 1000 signes **fanfiction centrée sur une relationship entre deux personnages ***tranche-de-vie, mais en anglais

ModuLore est un atelier d’écriture créative, pensé et animé par Laure Mathieu-Hanen et Laurane Travagli-Chanal, deux autrices nerd, queer et féministes, à partir de leurs obsessions littéraires. ModuLore peut être le lieu de votre premier ou votre millième texte : c’est un espace ouvert à toustes, sans aucun pré-requis. 
Il est à prix libre : vous pouvez donner de 0 à ∞.

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Willy Ohm / Umami / Dargaud / Lancement

Vendredi 26 juin à 18h

Umami nous plonge dans le bouillon fantasmagorique du japon des années 80. Des robots tiennent des bars malfamés, des gorilles font office de yakuzas et des calamars circulent en scooter ! C’est dans cet univers pop et loufoque que Tabako, détective privé, minable et fauché, devra tenter de percer le secret d’une soupe de Ramen mortelle… Willy Ohm, créateur de personnages pour « The amazing world of Gumball » nous révèle sa passion pour cette fameuse cinquième saveur japonaise. Un polar délirant dont l’esthétique ronde et acidulée cache une noirceur digne d’une sauce soja bien fermentée… Itadakimasu !

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Victor Guégan & Nolwenn Maudet / La Fabrique d’Élise Gay & Kévin Donnot / B42 / Lancement

Mercredi 24 juin à 19h30

Élise Gay & Kévin Donnot sont associés au sein de l’atelier E+K, spécialisé dans les projets éditoriaux sur papier ou à l’écran. Ensemble, ils envisagent la diversité des supports de façon perméable et intègrent au besoin des processus algorithmiques à leurs productions imprimées. Alors que la chaîne graphique est aujourd’hui constituée d’applications monolithiques généralistes provenant toutes du même éditeur, leur démarche s’inscrit dans la recherche d’un rapport critique aux logiciels dits « de création ». Ils défendent une approche décloisonnée et mobilisent, au besoin, des langages de programmation et technologies variés dans le cadre de leur travail.

Dans le cadre de projets d’édition, ils interrogent la diversité des formes typographiques, l’influence du machine learning sur le langage, et questionnent la notion de code, à la fois comme programme vecteur d’instructions et comme outil d’encodage de données sémantiques. Chaque projet constitue ainsi l’occasion d’expérimenter de nouvelles « façons de faire » numériques en développant des programmes pour produire des formes singulières, à la croisée des beaux-arts et de la culture digitale.

La Fabrique d’Élise Gay & Kévin Donnot, sixième volume de la collection Prisme, est constitué d’entretiens menés par Victor Guégan et Nolwenn Maudet.

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Olivier Neveux / Brecht et les mauvais temps nouveaux / La Fabrique / Rencontre

Jeudi 25 juin à 19h30, rencontre avec Olivier Neveux animée par Marina Buyse

Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas identique à ce qu’il a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux.

C’est que l’œuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien Bertolt Brecht (1898-1956) engage le théâtre dans la lutte antifasciste et anticapitaliste. Brecht a forgé pour cela des outils (« distanciation », « gestus », « réalisme »…) et travaillé à l’élaboration d’un art populaire et combatif au service du plus grand nombre. À partir d’oeuvres théâtrales contemporaines, demandons-nous donc, avec lui, comment traverser et transformer nos « sombres temps ».

Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, la politique est communiste et elle requiert de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la « destruction de l’ordre existant ».

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Martine, El Ouardi, Anne Volery, Intercollectif des Sans-Papiers d’Ile-de-France / L’heure est grave ! ; Personne n’est illégal / éditions Terres de Feu / Rencontre

Mardi 23 juin à 19h30, en présence de membres du collectif des Jeunes du Parc de Belleville et de la Coordination 75 des Sans-Papiers

Anne Volery, Martine El Ouardi et des membres du Collectif des jeunes du parc de Belleville et de la Coordination 75 des sans-papiers seront les invité•es de la librairie le 23 juin à 19h30 pour nous parler de leurs luttes et des livres « L’heure est grave ! » paru aux éditions Terres de Feu et « Personne n’est illégal », une auto-édition.

Présentation de « L’heure est grave ! » :

Le Collectif des Jeunes du Parc de Belleville est le nom d’un combat. Après un long périple qui les mène en France, ces mineurs dits « non accompagnés » se retrouvent face à l’État, ses institutions, son silence, sa répression.
Martine El Ouardi, chercheuse en sciences sociales, raconte cette histoire – leur histoire – en les impliquant dans le processus d’écriture. En prenant part aux occupations, dont celles de la Maison des Métallos et de la Gaîté Lyrique, une impressionnante capacité d’auto-organisation se déploie face à l’adversité : négociations avec la mairie, expulsions… mais aussi des victoires pour la dignité, la reconnaissance de leur droit à vivre, à accéder aux soins, à étudier.

Présentation de « Personne n’est illégal » :

Depuis le mouvement des sans-papiers de 1996, qui a vu notamment l’occupation de l’église Saint-Bernard, le mouvement s’est structuré au sein de collectifs et de coordinations de collectifs. Leurs revendications : la régularisation de tous les sans-papiers, la liberté de circulation et la liberté d’installation. Ce qui les pousse à agir : sortir de l’aliénation du travail au noir, échapper à l’arbitraire des préfectures et à la peur des contrôles policiers.

A travers les photographies et la parole des délégués de la CSP75 et de l’Intercollectif Ile-de-France, ce livre donne à voir et à entendre une lutte continue pour des droits mais aussi les acteur.ice.s de cette lutte. Les photographies, exclusivement prises en manifestations entre 2020 et 2025, permettent de voir évoluer un collectif formé d’individualités ; elles montrent la nécessité de la lutte qui se lit dans les regards, et la force que donne l’action collective. Les entretiens permettent de comprendre cette lutte et ses enjeux actuels.

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Louise Janet / Donne-moi ton cœur / L’Employé du moi / Lancement

Samedi 20 juin à 17h

Loulou passe ses vacances dans la maison familiale à Crapéou, dans le Bugey. Un petit village tout aussi enclavé que déserté par les jeunes. C’est la dernière fois qu’elle y séjourne, car le bien est sur le point d’être vendu. Ses grands-parents vieillissants souhaitent s’installer en ville proche de toutes les commodités. Ce sera donc un été tout particulier.

Comme il faut bien dire qu’on s’ennuie ferme dans ce bled, Loulou passe ses journées à lire. Ce mois à la campagne, elle l’envisage d’abord comme une retraite sentimentale. La solution pour oublier Timtim, son idylle à sens unique rencontrée sur les bancs de la fac. Pourtant, il se pourrait bien que la jeune femme reporte son béguin sur Guy et Léo, mais ces deux-là n’ont d’yeux que pour Joanna. Elle va devoir sortir de sa zone de confort et remettre en question la vision idéalisée de l’amour qu’elle a construite au fil de ses lectures.

C’est le récit d’un passage, celui qui mène des fragilités de l’adolescence à la maturité, le moment où il faut faire le deuil de certaines choses qui sont arrivées ou qui pourraient encore advenir. Donne-moi ton cœur dépeint une réalité familière qui rencontre un romantisme lumineux. Avec ses couleurs franches au crayon, Louise Janet installe sa première bande dessinée dans une ruralité douceâtre et trace le portrait de personnages en léger décalage émotionnel avec le monde qui les entoure.

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Clément Bouynet / Condat le géant de papier / Editions Fanlac.

Jeudi 18 juin 19h30, rencontre avec Clément Bouynet auteur de CONDAT, LE GÉANT DE PAPIER publié aux éditions Fanlac.

Le Monte-en-l’air entretient un lien fort à avec le papier !

L’histoire de la papeterie Condat en Dordogne est symptomatique d’un savoir-faire, d’une histoire industrielle sociale et politique et des ravages de la mondialisation.

Condat, le géant de papier

Les papeteries de Condat, installées le long des rives de la Vézère au Lardin-Saint-Lazare, à un jet de silex des grottes de Lascaux, ont longtemps été le plus gros pourvoyeur d’emplois privés en Dordogne. Clément Bouynet propose dans cet ouvrage de raconter l’aventure d’un fleuron industriel en pleine ruralité à travers ses multiples facettes, qu’elles soient historiques, sociales, économiques ou politiques ; les textes de l’historien Olivier Deloignon et de l’économiste Jean De Beir viennent compléter ce tour d’horizon avec un autre regard.

Entrer à Condat, c’était intégrer une certaine aristocratie ouvrière : de l’usine sortait le papier fabriqué pour imprimer les prix Goncourt et des magazines de prestige. Les grandes cheminées crachaient en permanence de la fumée tandis qu’une odeur de chou inondait tout le village ; c’était l’odeur de la prospérité.

Retracer cette odyssée du papier, esquisser ce portrait collectif, c’est rappeler que l’histoire de Condat ne s’arrête pas aux frontières du département mais que cette usine est bien le symbole d’un savoir-faire, d’une histoire et des ravages de la mondialisation. Clément Bouynet propose ici de raconter l’aventure d’un fleuron industriel en pleine ruralité à travers ses multiples facettes, qu’elles soient historiques, sociales, économiques ou politiques ; les textes de l’historien Olivier Deloignon et de l’économiste Jean De Beir viennent compléter ce tour d’horizon avec un autre regard.

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William S. Merwin / traductrice Françoise Palleau-Papin / Rencontre

Jeudi 18 juin 19h30 rencontre autour de l’oeuvre du grand auteur et poète William S. Merwin avec sa traductrice Françoise Palleau-Papin

WILLIAM S. MERWIN est publié aux éditions Fanlac.

Il est né à New York en 1927. Grand traducteur de poésie (Neruda, Follain, Dante, Mandelstam et bien d’autres), auteur depuis le début des années 1950 de nombreux recueils de poèmes ainsi que de récits et d’essais en prose, William S. Merwin reçut deux fois, chose rare, le prix Pulitzer de Poésie : en 1971 pour The Carrier of Ladders (il fit don de la récompense à la cause anti-guerre du Vietnam) et en 2009 pour The Shadow of Sirius. En 2010, il est nommé « Poet Laureate » aux États- Unis. Au début des années cinquante, il avait acheté une vieille bâtisse à moitié en ruines dans le causse du Haut Quercy – ce qu’il appela « l’autre pôle de ma vie » – où il rédigea une partie de son œuvre. Michel Edo, libraire à la librairie Les Lucioles de Vienne, dit de Merwin dans le Quercy : « Il y a une telle douceur, une telle humanité chez William S. Merwin que l’on ressent physiquement l’amour qui l’a attaché à ce lieu tel qu’il l’a trouvé. » (Lire le monde, Initiales magazine n°20, p. 13)

Françoise Palleau-Papin

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, Françoise Palleau-Papin est professeure de littérature anglophone à l’université Sorbonne Paris Nord. Elle est l’auteur d’une monographie sur David Markson (Ceci n’est pas une tragédie, ENS-Éditions, 2007, traduite en anglais pour Dalkey Archive Press, 2011), d’ouvrages sur My Ántonia, de Willa Cather, sur Carpentaria, d’Alexis Wright, et sur Wittgenstein’s Mistress, de David Markson (Atlande, 2016, 2021 et 2023).

Traductrice des récits Le foie gras du comte d’Allers (Fanlac, 2025) et Bergers (Fanlac, 2023), elle explore l’univers de Merwin, dans sa prose comme dans sa poésie. Elle a publié des articles sur ses nouvelles et sur The Folding Cliffs (1998), un long poème narratif qui retrace un épisode historique de la résistance des autochtones à Hawaï au XIXème siècle, et qui oppose aux archives coloniales une contre-archive en vers libres.