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Willy Ohm / Umami / Dargaud / Lancement

Vendredi 26 juin à 18h

Umami nous plonge dans le bouillon fantasmagorique du japon des années 80. Des robots tiennent des bars malfamés, des gorilles font office de yakuzas et des calamars circulent en scooter ! C’est dans cet univers pop et loufoque que Tabako, détective privé, minable et fauché, devra tenter de percer le secret d’une soupe de Ramen mortelle… Willy Ohm, créateur de personnages pour « The amazing world of Gumball » nous révèle sa passion pour cette fameuse cinquième saveur japonaise. Un polar délirant dont l’esthétique ronde et acidulée cache une noirceur digne d’une sauce soja bien fermentée… Itadakimasu !

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Victor Guégan & Nolwenn Maudet / La Fabrique d’Élise Gay & Kévin Donnot / B42 / Lancement

Mercredi 24 juin à 19h30

Élise Gay & Kévin Donnot sont associés au sein de l’atelier E+K, spécialisé dans les projets éditoriaux sur papier ou à l’écran. Ensemble, ils envisagent la diversité des supports de façon perméable et intègrent au besoin des processus algorithmiques à leurs productions imprimées. Alors que la chaîne graphique est aujourd’hui constituée d’applications monolithiques généralistes provenant toutes du même éditeur, leur démarche s’inscrit dans la recherche d’un rapport critique aux logiciels dits « de création ». Ils défendent une approche décloisonnée et mobilisent, au besoin, des langages de programmation et technologies variés dans le cadre de leur travail.

Dans le cadre de projets d’édition, ils interrogent la diversité des formes typographiques, l’influence du machine learning sur le langage, et questionnent la notion de code, à la fois comme programme vecteur d’instructions et comme outil d’encodage de données sémantiques. Chaque projet constitue ainsi l’occasion d’expérimenter de nouvelles « façons de faire » numériques en développant des programmes pour produire des formes singulières, à la croisée des beaux-arts et de la culture digitale.

La Fabrique d’Élise Gay & Kévin Donnot, sixième volume de la collection Prisme, est constitué d’entretiens menés par Victor Guégan et Nolwenn Maudet.

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Olivier Neveux / Brecht et les mauvais temps nouveaux / La Fabrique / Rencontre

Jeudi 25 juin à 19h30, rencontre avec Olivier Neveux animée par Marina Buyse

Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas identique à ce qu’il a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux.

C’est que l’œuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien Bertolt Brecht (1898-1956) engage le théâtre dans la lutte antifasciste et anticapitaliste. Brecht a forgé pour cela des outils (« distanciation », « gestus », « réalisme »…) et travaillé à l’élaboration d’un art populaire et combatif au service du plus grand nombre. À partir d’oeuvres théâtrales contemporaines, demandons-nous donc, avec lui, comment traverser et transformer nos « sombres temps ».

Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, la politique est communiste et elle requiert de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la « destruction de l’ordre existant ».

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Martine, El Ouardi, Anne Volery, Intercollectif des Sans-Papiers d’Ile-de-France / L’heure est grave ! ; Personne n’est illégal / éditions Terres de Feu / Rencontre

Mardi 23 juin à 19h30, en présence de membres du collectif des Jeunes du Parc de Belleville et de la Coordination 75 des Sans-Papiers

Anne Volery, Martine El Ouardi et des membres du Collectif des jeunes du parc de Belleville et de la Coordination 75 des sans-papiers seront les invité•es de la librairie le 23 juin à 19h30 pour nous parler de leurs luttes et des livres « L’heure est grave ! » paru aux éditions Terres de Feu et « Personne n’est illégal », une auto-édition.

Présentation de « L’heure est grave ! » :

Le Collectif des Jeunes du Parc de Belleville est le nom d’un combat. Après un long périple qui les mène en France, ces mineurs dits « non accompagnés » se retrouvent face à l’État, ses institutions, son silence, sa répression.
Martine El Ouardi, chercheuse en sciences sociales, raconte cette histoire – leur histoire – en les impliquant dans le processus d’écriture. En prenant part aux occupations, dont celles de la Maison des Métallos et de la Gaîté Lyrique, une impressionnante capacité d’auto-organisation se déploie face à l’adversité : négociations avec la mairie, expulsions… mais aussi des victoires pour la dignité, la reconnaissance de leur droit à vivre, à accéder aux soins, à étudier.

Présentation de « Personne n’est illégal » :

Depuis le mouvement des sans-papiers de 1996, qui a vu notamment l’occupation de l’église Saint-Bernard, le mouvement s’est structuré au sein de collectifs et de coordinations de collectifs. Leurs revendications : la régularisation de tous les sans-papiers, la liberté de circulation et la liberté d’installation. Ce qui les pousse à agir : sortir de l’aliénation du travail au noir, échapper à l’arbitraire des préfectures et à la peur des contrôles policiers.

A travers les photographies et la parole des délégués de la CSP75 et de l’Intercollectif Ile-de-France, ce livre donne à voir et à entendre une lutte continue pour des droits mais aussi les acteur.ice.s de cette lutte. Les photographies, exclusivement prises en manifestations entre 2020 et 2025, permettent de voir évoluer un collectif formé d’individualités ; elles montrent la nécessité de la lutte qui se lit dans les regards, et la force que donne l’action collective. Les entretiens permettent de comprendre cette lutte et ses enjeux actuels.

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Louise Janet / Donne-moi ton cœur / L’Employé du moi / Lancement

Samedi 20 juin à 17h

Loulou passe ses vacances dans la maison familiale à Crapéou, dans le Bugey. Un petit village tout aussi enclavé que déserté par les jeunes. C’est la dernière fois qu’elle y séjourne, car le bien est sur le point d’être vendu. Ses grands-parents vieillissants souhaitent s’installer en ville proche de toutes les commodités. Ce sera donc un été tout particulier.

Comme il faut bien dire qu’on s’ennuie ferme dans ce bled, Loulou passe ses journées à lire. Ce mois à la campagne, elle l’envisage d’abord comme une retraite sentimentale. La solution pour oublier Timtim, son idylle à sens unique rencontrée sur les bancs de la fac. Pourtant, il se pourrait bien que la jeune femme reporte son béguin sur Guy et Léo, mais ces deux-là n’ont d’yeux que pour Joanna. Elle va devoir sortir de sa zone de confort et remettre en question la vision idéalisée de l’amour qu’elle a construite au fil de ses lectures.

C’est le récit d’un passage, celui qui mène des fragilités de l’adolescence à la maturité, le moment où il faut faire le deuil de certaines choses qui sont arrivées ou qui pourraient encore advenir. Donne-moi ton cœur dépeint une réalité familière qui rencontre un romantisme lumineux. Avec ses couleurs franches au crayon, Louise Janet installe sa première bande dessinée dans une ruralité douceâtre et trace le portrait de personnages en léger décalage émotionnel avec le monde qui les entoure.

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Clément Bouynet / Condat le géant de papier / Editions Fanlac.

Jeudi 18 juin 19h30, rencontre avec Clément Bouynet auteur de CONDAT, LE GÉANT DE PAPIER publié aux éditions Fanlac.

Le Monte-en-l’air entretient un lien fort à avec le papier !

L’histoire de la papeterie Condat en Dordogne est symptomatique d’un savoir-faire, d’une histoire industrielle sociale et politique et des ravages de la mondialisation.

Condat, le géant de papier

Les papeteries de Condat, installées le long des rives de la Vézère au Lardin-Saint-Lazare, à un jet de silex des grottes de Lascaux, ont longtemps été le plus gros pourvoyeur d’emplois privés en Dordogne. Clément Bouynet propose dans cet ouvrage de raconter l’aventure d’un fleuron industriel en pleine ruralité à travers ses multiples facettes, qu’elles soient historiques, sociales, économiques ou politiques ; les textes de l’historien Olivier Deloignon et de l’économiste Jean De Beir viennent compléter ce tour d’horizon avec un autre regard.

Entrer à Condat, c’était intégrer une certaine aristocratie ouvrière : de l’usine sortait le papier fabriqué pour imprimer les prix Goncourt et des magazines de prestige. Les grandes cheminées crachaient en permanence de la fumée tandis qu’une odeur de chou inondait tout le village ; c’était l’odeur de la prospérité.

Retracer cette odyssée du papier, esquisser ce portrait collectif, c’est rappeler que l’histoire de Condat ne s’arrête pas aux frontières du département mais que cette usine est bien le symbole d’un savoir-faire, d’une histoire et des ravages de la mondialisation. Clément Bouynet propose ici de raconter l’aventure d’un fleuron industriel en pleine ruralité à travers ses multiples facettes, qu’elles soient historiques, sociales, économiques ou politiques ; les textes de l’historien Olivier Deloignon et de l’économiste Jean De Beir viennent compléter ce tour d’horizon avec un autre regard.

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William S. Merwin / traductrice Françoise Palleau-Papin / Rencontre

Jeudi 18 juin 19h30 rencontre autour de l’oeuvre du grand auteur et poète William S. Merwin avec sa traductrice Françoise Palleau-Papin

WILLIAM S. MERWIN est publié aux éditions Fanlac.

Il est né à New York en 1927. Grand traducteur de poésie (Neruda, Follain, Dante, Mandelstam et bien d’autres), auteur depuis le début des années 1950 de nombreux recueils de poèmes ainsi que de récits et d’essais en prose, William S. Merwin reçut deux fois, chose rare, le prix Pulitzer de Poésie : en 1971 pour The Carrier of Ladders (il fit don de la récompense à la cause anti-guerre du Vietnam) et en 2009 pour The Shadow of Sirius. En 2010, il est nommé « Poet Laureate » aux États- Unis. Au début des années cinquante, il avait acheté une vieille bâtisse à moitié en ruines dans le causse du Haut Quercy – ce qu’il appela « l’autre pôle de ma vie » – où il rédigea une partie de son œuvre. Michel Edo, libraire à la librairie Les Lucioles de Vienne, dit de Merwin dans le Quercy : « Il y a une telle douceur, une telle humanité chez William S. Merwin que l’on ressent physiquement l’amour qui l’a attaché à ce lieu tel qu’il l’a trouvé. » (Lire le monde, Initiales magazine n°20, p. 13)

Françoise Palleau-Papin

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, Françoise Palleau-Papin est professeure de littérature anglophone à l’université Sorbonne Paris Nord. Elle est l’auteur d’une monographie sur David Markson (Ceci n’est pas une tragédie, ENS-Éditions, 2007, traduite en anglais pour Dalkey Archive Press, 2011), d’ouvrages sur My Ántonia, de Willa Cather, sur Carpentaria, d’Alexis Wright, et sur Wittgenstein’s Mistress, de David Markson (Atlande, 2016, 2021 et 2023).

Traductrice des récits Le foie gras du comte d’Allers (Fanlac, 2025) et Bergers (Fanlac, 2023), elle explore l’univers de Merwin, dans sa prose comme dans sa poésie. Elle a publié des articles sur ses nouvelles et sur The Folding Cliffs (1998), un long poème narratif qui retrace un épisode historique de la résistance des autochtones à Hawaï au XIXème siècle, et qui oppose aux archives coloniales une contre-archive en vers libres.

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Manuel Esposito discute Gramsci / Que faire face au fascisme ?/ éditions de la variation / Rencontre

Mercredi 17 juin à 19h30

Manuel Esposito sera l’invité de la librairie le mercredi 17 juin à 19h30 pour discuter des ouvrages « Que faire face au fascisme ? » et « Combattre le fascisme », deux anthologies de textes de Gramsci sur… le fascisme, publiées aux éditions de la variation, et dont il est le traducteur, éditeur et postfacier.

Présentation des ouvrages par la maison d’édition :

Que faire face au fascisme ?
Dans un article de 1923, Gramsci reprend la question lancée par Lénine : « Que faire ? » Dans les textes qui composent le présent volume – des articles écrits entre 1920 et 1923, accompagnés de trois extraits des Cahiers de prison, ainsi que d’une lettre de 1933 adressée à Tatiana Schucht – Gramsci analyse les transformations que connaît la société italienne : il ne cesse, sous diverses formes, de relancer cette question : « Que faire face au fascisme ? » Cette question, nous la relançons à notre tour, aujourd’hui en donnant à lire les textes de Gramsci, un penseur dont l’oeuvre est décisive pour comprendre les formes renouvelées d’autoritarisme qui caractérisent notre présent

Combattre le fascisme
Il est possible, à partir de l’oeuvre de Gramsci, de penser l’émergence du fascisme historique de manière à mieux reconnaître ses nouveaux variants et mieux le combattre aujourd’hui. Étant donnée la situation politique actuelle – en France et en Europe – il n’est peut-être pas de lecture plus urgente que celle de ces textes. Ce volume réunit des articles, parus pour la plupart dans L’Ordine Nuovo, ainsi que des extraits des Cahiers de prison d’Antonio Gramsci. Il est structuré de manière à donner un aperçu de la pensée politique du philosophe et surtout d’aborder un point urgent : le fascisme, qui ne cesse de revenir, partout en Europe et dans le monde, sous des formes diverses, nouvelles, au moins en apparence.

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Corentin Garrido & Eric Schwarz / Lectures de Bédé cœur

Dimanche 14 juin à 17h30

Corentin Garrido / Le Bonheur

Quand Jan, simple mortel tombe amoureux de Guerre, l’un des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, on pourrait s’attendre au pire. Et pourtant… Dans un monde de désolation où toute trace de vie à disparu, prend forme la plus douce et paisible des histoires d‘amour. Au cœur d’un univers aux limites inconnues, deux amants partent à la découverte de leur intimité naissante, comme une graine qu’on plante et qui s’épanouit loin du tumulte. De la destruction à la renaissance, l’amour vécu pleinement réhabilite tout et apaise pour l’éternité. Corentin Garrido nous a déjà montré sa virtuosité dans Astroboy (La 5e Couche) et Tout va bien (Fidèle). Avec Le Bonheur, il nous fait découvrir des talents dignes d’un sculpteur de la renaissance… On pourrait presque toucher les corps de ses personnages tant la chair est incarnée ! Mais les références de ce récit fantastique sont bien contemporaines et se situent plus autour de la série Twilight ou de Colourful days de Gengoroh Tagame. À travers cette romance aussi belle qu’improbable, Corentin s’interroge sur la finalité d’une histoire d’amour, fût-elle douce et légère. Que désirent Jan, l’humain, et Guerre, l’immortel ? Et nous, que cherchons-nous ? La réponse est peut-être dans le titre…

Eric Schwarz / Wolf moon

Dans la famille des amours impossibles je demande le berger et le loup… Bonne pioche ! Pour le cinquième volume de la collection Bédé cœur, Eric Schwarz joue la carte de la fable pastorale : Un jeune pâtre tombe sous le charme d’un loup terriblement séduisant et s’attire les foudres de sa famille, un patriarche et ses deux fils fermement opposés à cette union contre-nature. Mais l’amour peut déplacer des montagnes et pour vivre libre il faut parfois quitter le troupeau ou du moins ce qu’il en reste, son amant a les dents longues et un fort bel appétit. Bien plus qu’une histoire d’amour, Wolf Moon est une ode à la liberté, un hurlement qui vient du fond du cœur.

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Collectif / Eros macabre / éditions Goater / Rencontre

Samedi 13 juin à 17h, rencontre avec les autrices Morgane Stankiewiez, Ahtenaïs, Karine Médrano, Claire-Marie Bordo et Léa Mignon Triomphe

Exprimer un désir, un érotisme féminin et queer demeure une véritable transgression. Celle-là même qui, jadis, valait aux femmes le bûcher des chasses aux sorcières. Cette anthologie accueille les désirs les plus radicaux : textes incarnés, troublants, terrifiants ou marginaux, qui auraient autrefois signé notre condamnation. Cris chtoniens, appels à la subversion, révoltes littéraires. Cannibalisme, vampirisme, sacrifices, nécrophilie, chimères, interdits sociaux et religieux : seules comptent la force narrative et la qualité d’écriture. Dirigée par Morgane Stankiewiez, autrice et éditrice, cette anthologie réunit des autrices et personnes minorisées de genre en non-mixité choisie.