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Virginie Poitrasson / Le livre des débords / Éditions de L’Attente / Rencontre

Mercredi 2 décembre à 19h30 animée par Jeanne Bacharach.

Ce livre puissant inscrit la rencontre amoureuse dans le lit des rivières, au creux des prairies, dans le flux des marées et l’étendue du ciel. Il approche au plus près ce quelque chose d’autre qui vient à nous, déplie à l’infini ce mouvement venu d’ailleurs qui nous meut intrinsèquement. Dans un paysage de trop-pleins et d’affolements, une langue atmosphérique s’invente et révèle le vertige mouvant et imprévisible des affects. Des pages lumineuses et féministes, où le désir des corps se dit sans honte, dans une forme d’allégresse.
Par son écriture singulière où le dehors et les corps dialoguent sans relâche, l’autrice s’inscrit contre l’époque, en faisant un éloge du vivant qui ne peut que toucher le lectorat d’aujourd’hui. La voix féminine et poétique du « nature writing ».
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Bertrand Belin et Maryline Heck / Chicanes et lignes droites / Editions La Baconnière / Rencontre

Samedi 28 novembre 19h30, rencontre avec Bertrand Belin et Maryline Heck

Bertrand Belin est un artiste aux talents multiples, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, parfois aussi comédien pour le théâtre et le cinéma, et dessinateur à ses heures perdues. Depuis son premier album paru en 2005 et son premier roman, Requin, en 2015, son oeuvre s’est constamment renouvelée. Il s’est aujourd’hui imposé comme l’une des grandes voix de la scène musicale française, et comme un écrivain singulier.

Ce livre, le premier consacré à son œuvre, fait la part belle à la voix de l’artiste: dans un entretien au long cours, Bertrand Belin retrace son parcours et la manière dont il s’est noué avec sa vie; il évoque la fabrique de ses chansons et celle de ses récits, ses admirations littéraires et sa manière d’habiter le monde. Ce volume dévoile aussi des textes et des dessins inédits de l’auteur. Enfin, il recueille des textes d’artistes, d’écrivains et de chercheurs, qui proposent autant de voies d’approche originales de son œuvre. C’est un HyperBelin qu’on compose ici, à l’image de son univers foisonnant.

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Sonia Chiambretto / À nos enfants glorieux / Éditions de l’Arche / Discussion et lectures

Mardi 24 novembre 19h30

À l’écoute de la jeunesse des campagnes, À nos enfants glorieux entremêle récits et témoignages, et les voix d’une adolescence tout à la fois libre et enfermée dans les représentations qu’on lui assigne. Mais de cette jeunesse rurale, que sait-on réellement ? s’interroge Sonia Chiambretto. Ancrée dans un travail de terrain, sa démarche documentaire déploie des espaces de fictions, organise des battles poétiques, fait s’élever le chant des oiseaux, déplie des solitudes sur TikTok ou Snapchat, comme des langues laboratoires d’imaginaires sociaux puissants. Avec vitalité et humour, son regard vient habiter leur monde, pour espérer d’autres futurs possibles.

Sonia Chiambretto est l’autrice d’une œuvre poétique qui décloisonne les genres littéraires. Façonnant une langue brute et musicale, elle dit écrire des « langues françaises étrangères ». Chargés d’une puissante oralité, ses textes sont montés par des chorégraphes et metteurs en scène, et également performés par l’autrice dans des centres d’art, théâtres et lieux alternatifs.

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L. Bigorra et Mickaël Tempête : Ecriture pédées

Soirée pédée le 18 novembre à 19h30

L Bigorra, 19 minutes, éditions Terrasse

L. Bigòrra poursuit son exploration du temps contemporain pédé avec 19 minutes, deuxième opus d’une trilogie initiée avec le premier roman 28 jours, prix du roman gay 2021. Dans le même souffle poétique et radical qui continue sa recherche d’un langage des hommes qui aiment les hommes, L. Bigòrra met en mots la sexualité-désir et ses limites en puisant dans l’autofiction les forces des vérités confrontées à la praxis. Depuis les réalités des marges pédées et ses traversées en amours-désirs chemsex se profilent les pistes d’une culture à (re)construire pour dire le monde Homo autrement que par la violence héritière du patriarcat capitaliste.

Mickael Tempête, Les grandes puissances de mon cœur, éditions Trou noir

Pas marrante, la vie de la classe moyenne supérieure homosexuelle. À moins qu’on ne s’appelle Mathieu Gerfaut, qu’on dirige un grand magazine gay et qu’on soit épié par une bande de twinks terroristes ! Sous la surface de sa vie quotidienne, la violence circule : économique, intime, politique. Les voix s’entrechoquent, le temps se dérègle, la paranoïa s’installe. Quand la mécanique cède, il ne reste plus qu’un homme ordinaire face à ce qu’il a contribué à produire. Entre satire sociale, dérives fantasmatiques et tension grandissante, ce roman entend mener la normalisation gay au bord de la rupture.

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Elodie Shanta / Soja et Pinot pensent trop / BD Coeur / Lancement

Samedi 14 novembre à 17h30 dédicace d’Elodie Shanta

Déjà que la vie Soja la montreuse d’oies n’est pas facile tous les jours, si en plus elle est amoureuse d’un clown, quel cirque ! Sous le grand chapiteau de l’amour, les duettistes Soja et Pinot entrent en piste pour un périlleux numéro d’équilibristes sur la corde raide des sentiments. Il faut dire que les passions naissantes sont souvent difficiles à dompter d’autant plus quand vos amis s’en mêlent. Seulement voilà, l’amour est un numéro de haute voltige et les plus impressionnants sont ceux qu’on réalise sans filet. Approchez Mesdames et Messieurs !

L’épatante Élodie Shanta, très à l’aise dans son costume de Monsieur Loyal à brandebourgs pastels, vous présente un merveilleux numéro de fun en bulles qui ravira les petits et les grands romantiques.

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Baptiste Lignel / Mythos / The Eriskay Connection / Lancement & rencontre

Vendredi 13 novembre à 19h30

Baptiste Lignel, photographe et Marie Robert, commissaire photo du Musée d’Orsay seront en dialogue vendredi 13 novembre pour la présentation du livre Mythos. Un livre qui parle de violence sexuelle, mais en portant son attention sur leurs représentations dans les musées de Beaux-Arts. Le travail photographique est complété par de contributions d’experts qui racontent le contexte de naissance des oeuvres, l’évolution de leur signification et les enjeux que représentent aujourd’hui leur exposition au public. Quand l’histoire de l’art rencontre l’activisme.

Pour cette rencontre sera proposée à la dégustation la cuvée « Les oiseaux » de Ben et Laure Yvernay, installés dans le Sud Beaujolais.

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Anne-Sarah Huet / Ecrire sans tuer / éditions Zoème / Rencontre

Mercredi 11 novembre à 19h30, rencontre avec Anne-Sarah Huet animée par Lydia Amarouche.

Écrire sans tuer est un recueil de douze textes mêlant plusieurs registres, du poème à la fiction de genre, dont l’ambition est de ramener à la vie poétique des personnages qui ont été éliminés pour préserver l’ordre racial.
Le livre se construit notamment autour de la figure de Jeem Bon (Jim Bond), personnage biracial martyrisé dans Absalon, Absalon! de Faulkner. L’hypothèse qu’Anne-Sarah Huet met au travail est la suivante : parce que les personnages biraciaux appartiennent à des groupes sociaux antagonistes et représentent une ambiguïté qui trouble les représentations, leurs auteurs les font souffrir ou les tuent. Écrire sans tuer serait ainsi un titre programmatique, puisqu’il s’agit ici de formuler des représentations métisses qui échapperaient à la cruauté. Ce livre s’inscrit dans la lignée des réécritures contemporaines du canon, tout en déplaçant les imaginaires de la littérature gothique du sud des États-Unis vers un contexte socio-historique et littéraire franco-algérien.
Bien que située à la croisée d’héritages algériens militants et coloniaux français, l’autrice ne construit pas son texte autour de son vécu. Elle préfère plutôt mettre en relation des histoires sociales et littéraires issues de différents contextes marqués par des formes de stratification raciale. En s’appuyant à la fois sur l’oeuvre romanesque de Kateb Yacine, sur des écrits issus de la communauté des free people of color – de Jean Toomer à Alice Dunbar Nelson -, tout en dialoguant avec des ouvrages récents comme Toutes les époques sont dégueulasses de Laure Murat, Écrire sans tuer parvient à transformer un large corpus théorique en matière fictionnelle. Le livre montre ainsi que la littérature peut produire de la pensée sans renoncer à la complexité. Plus encore, l’invention littéraire, en faisant varier les formes, les points de vue, les personnages et les énonciations, permet d’approcher au plus près ce qui fait la spécificité des histoires biraciales.

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Nicole Miquel / Chez Nicole / Hystériques & Associé.es / Rencontre

Mardi 10 novembre à 19h, rencontre avec Nicole Miquel

Alors les filles !, El Scandalo, Les Scandaleuses, le Boobsbourg : autant de noms qui résonnent dans l’histoire contemporaine des nuits lesbiennes à Paris. Dans chacun de ces bars, Nicole Miquel est derrière le comptoir. Armée de ses souvenirs et de son appareil photo, elle revient sur les années qu’elle a consacrées à ces lieux. À travers les portraits de figures marquantes qui les ont fréquentés, elle questionne à la fois le passé et le présent de ces vies lesbiennes. La photographe et ex-tenancière donne à voir la force des liens communautaires qui se tissent sous les lumières de la nuit et esquisse une histoire collective au sein de laquelle chacun·e occupe une place singulière.

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Antoine Marchalot / I.E.U.F. / Atrabile / Lancement

Vendredi 6 novembre à 18 heures, lancement et signature.

Antoine Marchalot est un auteur français né en France à la fin du XXe siècle. Antoine Marchalot est le créateur d’une
flopée de fanzines et d’une poignée d’ouvrages parmi les plus drôles de tous les temps, comme Leumonde.fr (Arbitraire),
Histoires croûtes et Une vie de famille agréable (tous deux chez les Requins Marteaux). Antoine Marchalot est un riftia
pachyptila aux couleurs bigarrées, que l’on peut trouver jusqu’à 10 000 mètres de profondeur. Antoine Marchalot est un
magicien capable de tout transformer en barres de rire. Antoine Marchalot est un des plus grands savants que la Terre a
portés depuis Jean Pic de la Mirandole. Antoine Marchalot est un érudit qui sait absolument tout sur tout. D’ailleurs, dans son nouveau livre, I.E.U.F., Antoine Marchalot partage sa grande érudition avec générosité, et ceci pour le bonheur des petits comme des grands : Comment est né Christophe Dechavanne ? Est-il possible de mettre tous ses doigts dans son nez ? Comment faire pour ajouter de la sucrosité dans vos recettes ? Qui est ce jeune con qui skie encore sur le toit ? Tant de questions dont la réponse est à retrouver dans I.E.U.F.. Ou pas. Et donc : Antoine Marchalot sort son nouveau livre chez Atrabile et fait le lancement au Monte-en-l’air et grâce à ça, 2026 sera nettement moins moche.
Merci, Antoine Marchalot.

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[ANNULÉ] Rasheed Araeen / Notes préliminaires pour un manifeste noir : Arts et postcolonialisme / Les Presses du Réel / Rencontre

Jeudi 5 novembre, rencontre avec Wilson Tarbox et Charlotte Gould

Première traduction d’un des textes fondateurs pour une décolonisation de l’art.

Les Notes sont l’une des premières analyses à mettre en lumière le rôle central de l’art et de la culture dans la perpétuation des rapports de domination entre les pays du Nord et ceux du Sud. Publié avant L’Orientalisme d’Edward W. Saïd, le texte dénonce l’idéologie coloniale qui a contribué à la richesse des empires européens tout en reléguant les artistes du Sud aux marges de l’histoire. Il constitue également un appel à la collaboration artistique et démocratique afin de construire de nouvelles plateformes de réflexion, de recherche et de contestation de l’ordre établi, au service d’un monde (de l’art) plus juste et égalitaire. Pour la première fois traduit vers le français, ce document majeur continue d’offrir des outils critiques à celles et ceux qui souhaitent faire de leur pratique une force de transformation sociale.
À son arrivée à Londres en 1964, l’artiste pakistanais Rasheed Araeen découvre une scène artistique foisonnante de radicalité créatrice et d’ouverture internationale, toutefois marquée par le conservatisme des institutions et un climat politique hostile aux personnes migrantes. Confronté à ces blocages, il s’engage au sein du British Black Panther Movement et d’Artists for Democracy, avant de rédiger en 1975 les Notes préliminaires d’un manifeste noir.

Rasheed Araeen (né en 1935 à Karachi, Pakistan) est un artiste, activiste, écrivain, éditeur et curateur. En 1964, il s’installe au Royaume-Uni, où il suit d’abord une formation d’ingénieur civil. Araeen est reconnu comme le père de la sculptureminimaliste britannique des années 1960, mais sa pratique englobe également la performance, la photographie et la peinture. Tout au long des années 1970 à 1990, l’artiste défie l’eurocentrisme de l’establishment artistique britannique et défend le rôle des artistes issus des minorités, en particulier ceux originaires d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes. Rasheed Araeen devient également un activiste politique au sein d’organisations comme les Black Panthers et Artists for Democracy, et fonde les revues critiques Black Phoenix, Third Text et Third Text Asia. En 1989, il organise l’exposition phare « The Other Story: Afro-Asian Artists in Post-War Britain » au Southbank Centre à Londres.