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La vie même pas peur / Maya Angelou traduite par Lisette Lombé, Julie Lombe et Joelle Sambi / éd. Cotcotcot / Lancement

Mardi 19 mai – 19h30 – Rencontre

Lancement de La vie, même pas peur de Maya Angelou & Jean-Michel Basquiat

avec Lisette Lombé, Julie Lombe & Joëlle Sambi

en présence de l’éditrice Odile Flament

Lisette Lombé, Julie Lombe et Joëlle Sambi ont traduit ensemble le poème La vie, même pas peur de Maya Angelou, qui apparait aux côtés des peintures de Basquiat dans un livre inédit, publié à la mi-mai aux éditions CotCotCot. Stimulant et nécessaire, ce petit chef-d’œuvre de la littérature jeunesse américaine invite à affronter ses propres peurs et à les dépasser. Il s’adresse ainsi aussi bien aux enfants, qu’aux adultes et aux adolescent·es.

À l’occasion de cette sortie, les trois poétesses donneront une lecture de l’album avant de s’entretenir avec la fondatrice et directrice éditoriale de CotCotCot, Odile Flament. Ensemble, elles reviendront sur l’expérience de cette traduction collective et échangeront sur la langue de Maya Angelou, son héritage, son lien à la scène et la façon dont sa poésie trouve aujourd’hui écho dans les peintures de Basquiat.

La rencontre se clôturera par une séance de dédicaces et un verre de l’amitié.

*Maya ANGELOU (1928-2014) est une romancière, poète, dramaturge, essayiste de premier plan. Militante, elle s’est engagée auprès de Malcom X et de Martin Luther King pour les droits civiques des Afro-Américains. L’œuvre poétique de Maya Angelou est riche et puissante, explorant des thèmes variés tels que la lutte, la résilience, la fierté noire, la force féminine et la justice sociale avec une musicalité inspirée du spoken word et des chants spirituels. Ses poésies sont faites pour être « performées ».

Jean-Michel BASQUIAT (1960-1988) est un artiste peintre d’avant-garde, né à Brooklyn de parents d’origine haïtienne et portoricaine. Il a fait partie de la scène underground new-yorkaise des années 1980, au côté d’Andy Warhol notamment. Ses œuvres, exposées dans les plus grands musées à travers le monde, ont élevé le street art au rang des beaux‑arts. Il est mort tragiquement à l’âge de 27 ans seulement.

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Collectif GARE / La colère nous appartient / Trou noir / Rencontre

Vendredi 15 mai à 19h30, rencontre avec des membres du collectif GARE

Que faire quand le ton monte entre vos voisins ? Quand le pilier de bar du coin ne contrôle pas ses mains baladeuses ? Ou quand l’ex-compagne d’un ami sonne à la porte pour raconter son viol ? Appeler la police ou porter plainte, c’est s’engager dans un processus long, coûteux, souvent stérile, avec son propre lot d’abus. Pourtant, face aux violences, en particulier sexuelles, d’autres façons de faire justice s’inventent. Certaines de ces expérimentations recourent à des méthodologies instituées, comme la justice transformatrice ou la socianalyse, d’autres sont bricolées par les personnes concernées. Toutes nous aident à construire, depuis nos colères, une justice qui nous appartient.

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Sarah Fila-Bakabadio / Etre une femme noire en France / éditions du Seuil / Rencontre

Mercredi 13 mai à 19h30

Sarah Fila-Bakabadio sera l’invitée de la librairie le mercredi 13 mai à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Etre une femme noire en France » aux éditions éditions du Seuil.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

« Madame, comment faites-vous en tant que femme noire ? » Cette question est celle de Maëlys, l’une de mes étudiantes. Elle est le point de départ et la raison d’être de cette enquête sur la condition des femmes noires en France.
Ce livre mêle ma voix d’universitaire, femme noire métisse, à celles de quatre autres femmes noires, Ayana, Marie-Anne et Pélagie en plus de Maëlys. Chacune m’a raconté son quotidien : le poids du patriarcat, le racisme, mais aussi la diversité des mondes afro, la beauté du corps, la sororité et l’émancipation.
Les femmes noires sont souvent invisibles, et leur parole est empêchée. Pourtant, elles incarnent une double modernité, au croisement du genre et de la race, dans une intersectionnalité qu’elles vivent concrètement. Garantes d’une expérience cruciale, elles sont aujourd’hui au coeur des débats et des contradictions de notre société. S. F.-B.


Sarah Fila-Bakabadio est maîtresse de conférences à CY Cergy Paris Université. Historienne de l’Atlantique noir, elle travaille sur les circulations intellectuelles, culturelles et politiques des Africains-Américains et des Afro-descendants aux XXe et XXIe siècles.

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Placid / Périgueux d’après nature / Ouïe/Dire / Lancement

Mardi 12 mai à 18h30

Comment réaliser le portrait d’une ville autrement ? Périgueux, capitale du Périgord,
est connue pour sa gastronomie riche et calorique, sa cathédrale, son centre ancien
et son quartier gallo-romain. Cette bourgade est le parfait exemple d’une ville dite
moyenne, avec ses vieilles pierres, son histoire locale et ses traditions.
Mais ce qui intéresse Placid est ailleurs. Parti en vadrouille avec ses pinceaux et ses
tubes de gouache sur les quartiers les plus excentrés de la ville, l’artiste va choisir de
peindre des motifs simples. Il traverse la ville à la recherche de l’infra-ordinaire.
Parti sur les traces du dessinateur, Marc Pichelin retrouve chacun de ses points de
vue. Il se pose sur les lieux et rédige un texte sur le moment, décrivant l’instant,
observant les micros-événements.
Cet ouvrage prend en compte la ville pour ce qu’elle est, avec ses défauts, ses
aspérités, ses banalités, mais aussi avec ses originalités et ses petites merveilles
cachées.

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Clémence Sauvage et Anne-Fleur Multon / Entre deux rives / Seuil Jeunesse / Dédicace

Samedi 9 mai à 16 heures lecture en musique et dédicace de Clémence Sauvage et Anne-Fleur Multon !

Un jour, une fillette découvre un petit trou dans sa maison qui chaque jour, s’agrandit. Le plus embêtant c’est quand des choses tombent dedans. Mais pourquoi Ma’ et Moune font comme si elles ne le voyaient pas ? Et surtout pourquoi ne le réparent-elles pas ?

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Liza Hammar / Le hijab, leur obsession et nous / éd. Daronnes / Rencontre

Mercredi 6 mai à 19h30, rencontre avec Liza Hammar animée par Marc Jahjah

Partout, on assiste à une radicalisation de l’islamophobie, avec ses contours virilistes et complotistes et son nationalisme acerbe, souvent violent, voire génocidaire. Contre le fantasme essentialiste visant la domination des corps et des pensées des femmes musulmanes, Liza Hammar oppose l’exercice du libre arbitre et d’agentivité dont elles disposent déjà. Pour cela, elle puise autant dans son expérience intime que dans une littérature riche, aussi bien sur le plan spirituel et religieux que social et politique.

Ancré entre la France et le Québec, cet essai mêle rigueur académique et récit personnel pour interroger l’obsession politique sur le hijab. Liza Hammar, chercheuse féministe et musulmane, propose une lecture matérialiste des violences systémiques visant les femmes portant le voile. Elle explore la foi, les logiques de domination, ainsi que les impensés du féminisme et du progressisme.

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Bye Bye Binary N°EU / Surfaces Utiles / Lancement

Mardi 5 mai à 19h30, rencontre avec des membres de la collective Bye Bye Binary pour le lancement du second numéro de la revue

La typothèque Bye Bye Binary rassemble et diffuse une collection de caractères typographiques post-binaires réalisés au sein de la collective et au-delà, pour les usages du plus grand nombre. À la différence d’une fonderie dont la propriété est le socle, la collective BBB propose cet espace comme un lieu d’accueil et de diffusion pour ses adelphes dessinateur·ices de caractères désireux·ses de publier leurs fontes en communauté de pensée. BBB n’a pas pour seul but le dessin de caractères mais, plus largement, d’alimenter le débat sur la charge politique du design graphique, du langage, des représentations des corps et des identités. La collective Bye Bye Binary adopte une position de recherche militante et communautaire, c’est-à-dire par et avec des personnes concernées, à travers un prisme féministe, queer, trans*, pédé·e, bi·e, gouin·e.

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Manon Him-Aquilli / Prendre la parole sans prendre le pouvoir / éditions du commun / Rencontre

Le jeudi 30 avril à 19h30

Manon Him-Aquilli sera l’invitée de la librairie le jeudi 30 avril avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Prendre la parole sans prendre le pouvoir : une histoire des assemblées antiautoritaires » aux éditions du commun.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Comment s’organiser de manière horizontale quand les rapports de pouvoir sont omniprésents, y compris dans les milieux antiautoritaires ? Depuis la fin du XIXème, ce paradoxe a mis au travail les discours et les pratiques politiques des anarchistes et des autonomes.

L’autrice de ce livre retrace l’histoire de ces débats, depuis les premiers congrès de l’internationale antiautoritaire de Bakounine jusqu’aux AG de lutte contre le contrat premier embauche de 2006. Elle montre comment cette histoire continue de produire des effets aujourd’hui : aussi bien sur la forme qu’il faut donner à ces rencontres pour atteindre l’horizontalité, que sur les relations que les militant·es y tissent. Elle analyse en détail des échanges qui ont eu lieu lors d’assemblées militantes des années 2010, et observe comment le dispositif des tours de parole passe sous silence le fait qu’une prise de parole est toujours aussi une prise de risque. Elle se demande finalement pourquoi un discours tenu en assemblée fait, ou non, autorité.

À la question « faut-il parvenir à supprimer les rapports d’autorité pour être réellement antiautoritaire ? », l’autrice répond qu’il s’agit plutôt de savoir embrasser cette inhérente contradiction, et d’aller voir ce que celle-ci nous pousse à trouver comme moyens pour
toujours tenter de la résoudre.

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Ghosoun Qtifan / Ces ailes qu’on ne brise pas / blast / Rencontre

Jeudi 23 avril à 19h30, rencontre avec Ghosoun Qtifan et Farah Chami

Nous nous sommes dispersés, et au chaos l’hiver s’est mélangé.
Des appels à l’aide sans réponse,
Sans soin, sans remède, ni médecin.

Dans ce recueil bilingue français-arabe, Ghosoun Qtifan, Gazaouie exilée, porte un message d’espoir et de justice pour la Palestine. Elle met en mots l’extrême de la violence coloniale et génocidaire à l’œuvre, celle de ces deux dernières années mais aussi celle des décennies d’occupation par Israël. Par la puissance et la justesse de sa poésie, elle raconte sa terre et son peuple. Ghosoun Qtifan a dû quitter Gaza et sa famille pour que l’un de ses fils, mutilé par les frappes israéliennes, reçoive des soins essentiels — et c’est aussi depuis cet arrachement qu’elle écrit. La mort, la blessure et la perte apparaissent dans le creux des mots, mais elles s’accompagnent d’une force de vie, d’une résilience et d’une résistance inépuisables et ô combien nécessaires.