Mardi 26 mai à 19h30, rencontre croisée avec Camille Hazoumé et Jane Sautière animée par Feya Dervitsiotis

Camille Hazoumé, J’en ai pas, éditions Gallimard
Camille va avoir 36 ans. Depuis qu’elle a expliqué à son compagnon, Boris, qu’elle n’aurait pas d’enfants, elle rêve toutes les nuits qu’elle en trouve un sur le trottoir, tout fait, tout habillé. Devant sa détresse, Boris l’encourage à « aller voir quelqu’un ». Elle ira consulter un psychologue choisi sans grande conviction, chaque mardi, avant sa visite hebdomadaire à sa grand-mère qui vit dans un EHPAD. Car c’est Camille qui s’occupe de cette vieille dame atteinte d démence, la lave, l’observe retomber en enfance.
Ce roman aborde, sur un ton léger et de plus en plus émouvant, la question du non-désir d’enfant, et le doute profond qu’il peut susciter. Une ironie tendre, un regard vif sur la société émaillent cette interrogation toute contemporaine.
Jane Sautière, Nullipare, éditions Verticales
«Je voudrais interroger l’ahurissant mystère de ne pas avoir d’enfant comme on interroge l’ahurissant mystère d’en avoir.»
Jane Sautière, Tout ce qui nous était à venir, éditions Verticales
« Il m’a semblé que vieillir n’était ni un naufrage, ni une performance à accomplir, mais le simple, délicat et doux refuge qu’il nous fallait construire. Une cathédrale de brindilles, ouvrage commun d’un « nous » qui nous tienne ensemble, parfaitement inclusif, hommes et femmes, attaché·e·s à cette œuvre ultime. Ici, pas de bilan, rien d’une vie n’est compté, pas même le temps, et la mélancolie elle-même finit par être suave. »