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Diaty Diallo / Darya & Dounya / Éditions du Seuil / Atelier d’écriture et rencontre

Vendredi 04 septembre – Atelier d’écriture à 16h et rencontre à 19h30

Atelier à 16h, le 04.09 : Avant la rencontre, pour fêter la parution de son nouveau roman, Diaty Diallo proposera, un atelier d’écriture « Lettres 2 haine », à celleux dont les épaules sont lourdes ces derniers temps, de venir – à l’instar de Darya & Dounya qui écrivent les choses pour ne plus avoir à les penser – se délester du seum qui les consume et ainsi d’affronter, l’espace-temps d’une page, leur boss de fin. 

Dounya semble tout faire à l’envers depuis qu’elle est entrée dans la trentaine. Elle se sépare de son amoureux, le Mec-qui-vivait-déjà-là, doit quitter l’appartement qu’il et elle partageaient, et se fait virer de son boulot dans l’associatif. L’heure est au bilan.

En faisant ses cartons, Dounya ordonne ses archives et renoue ainsi le lien avec Darya, la jeune fille rêveuse, farfelue et nonchalante qu’elle a été. Celle qu’elle croit avoir sacrifié en devenant adulte. À travers une mémoire fragmentée, elle lui raconte — et se raconte — les moments clés, les ratés, et les détours qui l’ont construite.

Et c’est par l’écriture qu’elle décide de revenir à ceux qui l’ont abîmée : une série de lettres, dures et drôles, adressées aux hommes croisés sur son chemin, dresse un inventaire sans concession du masculinisme ordinaire.

Il était temps de leur river le clou et de remettre l’héroïne au centre de sa propre histoire. Ce roman le fait magistralement. Avec férocité, dérision et tendresse.

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Iman Ahmed / Abdallah Superstar / Éditions Actes Sud / Rencontre

Jeudi 03 septembre à 19h30 – Rencontre

Lorsqu’elle se décide à réactiver la chaîne YouTube de son père, deux ans après sa mort, Iman ne se doute pas qu’elle va faire émerger un monde englouti. Sous ses yeux défilent des dizaines de vidéos, tournées pendant les années 1990 à Djibouti, le pays de son enfance. Des concerts et des clips dans lesquels elle découvre, incrédule, l’existence de Dinkara, un groupe mythique de pop djiboutienne dont la superstar se nomme Abdallah. La musique est électronique, l’ambition est immense… Et si celui qu’elle croyait avoir connu, ce père rapatrié en France après un accident cérébral, cet homme silencieux et ingénieux dans son appartement de Poitiers, avait quelque chose à voir avec cette folle épopée ?

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Lætitia Faure / Possédés / La librairie du XXIème siècle / Rencontre

Mercredi 2 septembre à 19h30. Animation Gabrielle Napoli.

Comment une enfant, née à Cannes, vivant dans une villa cossue au sein d’une famille bourgeoise, en vient-elle à se rebeller ? Dans une série de courts chapitres, la narratrice raconte son enfance et son adolescence sous le sceau de la religion, mêlant expérience intime et contexte socioculturel des années 1980 à aujourd’hui. Adulte, elle fait état de son égarement dans les promesses du développement personnel.
Laetitia Faure explore l’emprise des croyances, le poids des convenances, le contrôle et ses excès. Elle énonce, sans fard, ce que le pouvoir fait au corps social comme au corps des femmes.
Récit d’une violence longtemps étouffée en elle, Possédés est aussi une échappée et une libération.
Laetitia Faure est née en 1981. Après des études de langues et littératures étrangères à Milan, elle travaille dans le secteur de la communication aux États-Unis puis en France. Possédés est son premier roman, l’émergence d’une voix profondément singulière.

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Joseph Kai / Beau comme tu changes / Casterman / Lancement

Mardi 1er septembre à 18h30

La métamorphose amoureuse et personnelle d’un jeune artiste libanais exilé en France.

Nour et ses ami.e.s vivent en exil à Paris depuis quelques années. Un soir, lors d’une house party, Nour rencontre Laurent. Leurs échanges sont profonds et réveillent chez Nour des questionnements sur Sol, son partenaire, et sur ses désirs. Cette rencontre ouvre une petite porte vers un monde mis en suspens : celui où l’on peut croire aux légendes, se métamorphoser ou simplement être soi. Autour de Nour gravitent aussi Kenza, Rebecca et Sol qui cherchent, iels aussi, à habiter autrement leurs désirs et leurs corps dans un monde qui bascule face à la violence et l’injustice.

Beau comme tu changes est une exploration de l’entre-deux, de ce déséquilibre où l’on habite l’inconfort sans forcément chercher de réponses. Un roman graphique sur la beauté du trouble et la force de ne pas savoir où l’on va.

Les non-dits, la marginalisation et la sexualité sont des thèmes de prédilection du travail de Joseph Kai. Il est surtout connu pour sa ligne délicate et son ton introspectif empruntés tantôt à la BD traditionnelle, tantôt aux nouvelles tendances beyrouthines. En 2010, il rejoint le collectif de BD Samandal et y édite plusieurs ouvrages collectifs et individuels dont 3000 en 2020. Joseph a participé à de nombreux festivals et expositions à Paris, Berlin, Beyrouth, Bruxelles et ailleurs. Il publie chez Casterman ses romans graphiques personnels et au long cours, L’Intranquille (2021) et Beau comme tu changes (2026).

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Sandrine Martin / Le sel des jours / Éditions Misma / Dédicace

Dimanche 30 aout à 17h

Une exploration de l’intimité de la vie de couple ainsi que de ce qui donne du sens à la vie à travers des illustrations aux crayons de couleur et des métaphores graphiques poétiques.

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Gaëlle Obiégly / Rien à voir / Éditions Verticales / Rencontre

Samedi 29 août à 19h30. Rencontre animée par Flora Moricet.

«De quoi ça parle, sinon ? D’une exposition commandée à un artiste plasticien. Il s’exécute mais, finalement, il n’y a rien à voir dans l’exposition. Comment ça se fait ? Qui a osé faire disparaître les oeuvres ? L’artiste lui-même. Il s’efface, de son fait, derrière un conteur. Car plutôt que de montrer ses oeuvres, il demande à quelqu’un de les raconter. Il y a une histoire, donc, à la place des objets.» Tour à tour joueur, digressif et émouvant, le roman de Gaëlle Obiégly ne cesse de nous surprendre et d’interroger le désir d’art qui traverse nos vies.

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Tarmasz / L’école à la maison / Glénat / Lancement

Samedi 29 août de 11h à 13h

« L’école n’est pas obligatoire, c’est l’instruction qui l’est »

Originaire d’Alsace, Faustine a découvert tardivement les salles de classe… Pendant dix ans, sa classe, c’était la cuisine, la salle de jeux, un coin de table, un musée, un jardin, un combi Volkswagen ou la plage d’Oléron. Sa professeure ? Sa mère : une institutrice passionnée, inventive, parfois épuisante mais toujours déterminée à offrir à ses enfants une enfance riche, libre et ouverte sur le monde. Dans cette histoire vraie, on découvre les coulisses de l’instruction en famille, bien loin des clichés avec des cahiers de vie rédigés au quotidien, des expériences scientifiques bricolées et des sorties improvisées. La mère de Faustine redouble d’imagination face à ses quatre enfants, qui vont tous faire l’expérience de cette pratique rare en France. Au milieu de ce joyeux chaos on ne rate pas la visite de l’inspecteur, les débats sur la pédagogie, les critiques, les doutes mais aussi la créativité, la curiosité, l’humour et la tendresse qui tissent le quotidien de cette fratrie. À travers les yeux d’une enfant, cet album plein d’humour soulève des questions de fond : peut-on apprendre sans école ? Comment grandit-on hors du cadre ? Comment se socialise-t-on ? Qu’est-ce que cela change dans une famille et dans la vie ?

Entre récit intime, chronique familiale et plongée documentaire, cette drôle de BD raconte l’école à la maison comme on ne l’a jamais vue : imparfaite, passionnée… et profondément humaine. Avec un dessin faussement naïf et des couleurs qui flashent, Tarmasz entre au catalogue Glénat avec un album irrésistible qui aborde la question de « l’école à la maison ». Un témoignage unique et sensible accompagné d’archives qui nous plongent dans ces années de rires et d’apprentissage. Une expérience sur 10 ans d’un « chaos éducatif maîtrisé », qui pourrait bien changer votre regard sur la question…

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Douce Dibondo / Le Mouvement / Éditions Rivages / Rencontre

Vendredi 28 août à 19h30 – Rencontre

Après la mort de sa soeur jumelle, une jeune femme refuse le silence et l’impunité. L’homme mis en cause appartenait au même milieu qu’elle : celui des militants de la cause féministe, queer et décoloniale. Rien ne le désignait comme un bourreau. Alors, avec ses amies, elle décide d’agir. Elles traquent. Elles confrontent. Elles frappent. Mais ce geste ne s’arrête pas là. De la vengeance naît un mouvement artistique, politique, collectif – qui déborde ses propres origines et invente d’autres formes de justice, d’autres manières d’habiter le monde.
Dans une langue vive, traversée d’oralité et d’éclats poétiques, Le Mouvement raconte une génération qui ne croit plus aux cadres existants et cherche, dans le risque et la création, une voie pour transformer la réalité.

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Polina Panassenko / A voix haute / Editions de L’Olivier / Rencontre

Jeudi 27 aout à 19h30/ Animation Jeanne Bacharach.

Elle a vingt ans et veut devenir actrice. Après avoir grandi en France, elle retourne en Russie chez son grand-père, pour entrer à l’École du Théâtre National de Moscou. Mais à l’École comme dans sa famille, quelque chose résiste.

Pendant qu’on répète Les Trois Sœurs de Tchekhov, la réélection de Vladimir Poutine déclenche des manifestations. Le soir, le grand-père commente les informations. Sa petite-fille l’interroge sur le passé. En guise de réponse, il pose parfois sous ses yeux une photo, un vêtement, une pièce de monnaie qui a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père. Voilà, c’est à toi. Des objets qui vont se transformer en éléments d’enquête.

Quels secrets cachent les photos de l’album vert ? Pourquoi ne faut-il pas parler près de la porte d’entrée ? Pour découvrir ce qu’on ne lui dit pas, la narratrice devra apprendre à écouter les silences et à poser des questions, à voix haute.

Dans ce roman extraordinaire, voyage au bout de la mémoire, Polina Panassenko plonge dans l’héritage d’un pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet d’une génération à l’autre.

Un pays dans lequel subsiste, malgré tout, l’espoir de liberté et de justice.

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Louise Chennevière / Faire la peau / Éditions POL / Rencontre

Mercredi 26 août à 19h30, rencontre animée par Gabrielle Napoli.

Faire la peau, le quatrième livre de Louise Chennevière, est peut-être le plus intime mais aussi le plus abouti. C’est le récit d’une enfance sous l’emprise maternelle, du désir sauvage de s’émanciper. La narratrice, âgée de 30 ans, décide de rompre avec la lignée de femmes qui l’a engendrée, condamnées depuis toujours à la reproduction de la violence. Commence le récit d’une relation mère-fille, déconstruisant les souvenirs de l’enfance et de l’adolescence. Elle parle et lutte : contre les fantasmes, les interdits, les lois, pour écrire le récit, sacrilège, tabou, du meurtre symbolique : tuer sa mère. Et contre elle-même aussi, la petite fille qu’elle est encore et qui voudrait préserver l’image idéale d’une mère qui ne l’a jamais été. Le livre lui permet d’aller au bout de ce geste, non seulement pour lui permettre d’advenir enfin comme subjectivité libre et puissante, mais aussi pour pouvoir aimer. C’est un récit de deuil et de désir, troué de multiples souvenirs et hanté par des questions qui ne trouveront jamais de réponses. C’est aussi, par la littérature, une déclaration de liberté – celle que l’on peut conquérir en osant enfin regarder les choses telles qu’elles sont, dépouillées des mythes et des histoires.