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Roxane vend ses culottes / Maybelline Skvortzoff / Tanibis / Dédicace

Jeudi 6 octobre à 18h

Roxane, jeune fêtarde fauchée, enchaîne les beuveries et les après-midi d’ennui. Pour arrondir ses fins de mois et pimenter son quotidien, elle décide de vendre ses sous-vêtements sur internet.

Roxane vend ses culottes retrace ses premiers pas, de la création de son profil coquin aux rendez-vous avec des client·e·s aux pratiques plus ou moins excentriques… On suit également Roxane dans sa vie quotidienne, faite de soirées arrosées avec sa colocataire, d’histoires d’amour avortées et de repas interminables avec une mère envahissante. Mais sa nouvelle activité confronte bientôt Roxane à un monde étrange, bien différent du sien. Dans quel engrenage a-t-elle mis le doigt ?

Enchaînant les séquences tour à tour gênantes, hilarantes, glauques ou touchantes, Roxane vend ses culottes donne à réfléchir sur les limites de la prostitution, la notion de consentement ou encore les rapports de domination économique dans un monde où tout se vend et se négocie.

Armée de son style expressif et d’un sens du détail certain, Maybelline Skvortzoff revisite avec un humour trash et féroce les codes du soap opera et dresse le portrait d’une jeune femme à la fois paumée et déterminée qui peut rappeler la série Fleabag de Phoebe Waller-Bridge par son humour grinçant et sa liberté de ton.

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Lucie Taïeb / Capitaine Vertu / L’Ogre / Rencontre

Mercredi 5 octobre à 19h30, rencontre organisée en partenariat avec En attendant Nadeau.

Après plus de dix années de service acharné, Laure Vertu, capitaine de police exemplaire et enquêtrice hors pair, démissionne brutalement et sans aucune raison apparente, de son poste au sein de la brigade anti-fraude.

Cette démission constitue le premier geste d’une série de refus, que la capitaine Vertu, sorte de Bartleby au féminin, choisit d’opposer au monde tel qu’il est, à ses violences, ses dénis, ses faux espoirs, ses injonctions.

Dans ce roman, Lucie Taïeb met en scène avec beaucoup de justesse et de délicatesse un personnage qui, au carrefour de ses identités multiples – femme, policière et fille d’immigré –, cherche, quoi qu’il en coûte, à échapper à l’aliénation.

Avec Capitaine Vertu, elle s’empare du genre de l’enquête, et dans une grande économie de moyen, déroule une quête haletante d’un destin, du rôle que nous pouvons jouer dans une société ou toute idée de justice semble avoir disparu.

Lucie Taïeb nous place devant cette question très actuelle : Comment supporter la violence du monde, et notre terrible impuissance, quand les seules options qui restent sont : enquêter, rêver, disparaître. Sa réponse est d’une grande justesse. Avec un soupçon d’ironie, elle mène son héroïne à sa perte, dans un élan à la fois tendre et cruel, drôle souvent.

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Artistes-chercheur·es, chercheur·es-artistes – Performer les savoirs / Lancement

Dimanche 3 octobre à partir de 17h

Les hybridations inédites entre recherche, création (théâtre et performance) et pédagogie.

La scène pense. Mais encore ?
Elle engage des rapports aux savoirs qui lui sont propres et qui ne sauraient exister autrement. Qu’il s’agisse de conférences performées, de spectacles documentaires ou de recherche-création, le théâtre et la performance affichent aujourd’hui une prédilection pour la recherche. Mais qu’est-ce que déployer un processus de recherche sur un plateau, dans un studio ou une salle de classe lorsque l’on est artiste, chercheur·e ou… un peu des deux ? Quels sont les enjeux des pratiques actuelles de recherche et de création qui performent des savoirs ? Quels sont les gestes critiques, les dispositifs sensibles, les corps et les voix qui permettent de générer ces expériences de pensée singulières ?
Cet ouvrage propose de mettre en partage quelques-uns des outils heuristiques et expérientiels mobilisés par celles et ceux qui inventent des hybridations inédites entre recherche, création et pédagogie. Il réunit des témoignages d’artistes et de chercheur·es qui interrogent, voire mettent en crise, le cheminement de leur pensée ainsi que la forme et le contenu de leurs savoirs, que ce soit dans les façons de faire recherche ou dans les modalités de transmission imaginées. À travers une grande diversité d’écritures, de l’essai théorique à la provocation polémique, de la partition au protocole de performance, en passant par le récit d’expérience ou la trace d’un atelier, c’est la force épistémique et épistémologique de l’acte théâtral et performatif que ce livre postule et examine.

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Simon Arbez / Vomir / Le Sabot / Lancement

Vendredi 30 septembre à 18h30

Lancement avec Simon Arbez pour la sortie de son livre « Vomir » aux éditions du Sabot.

VOMIR est une overdose.
VOMIR se cogne à la drogue.
VOMIR est allongé dans un lit d’hôpital.
On y rencontre des soignants
qui réaniment, des organes qui
dysfonctionnent et un sexe mutilé.
On y trouve une vie branchée
à des machines, des réflexions
sur la dépendance et des
considérations sur le genre.
On y croise un chat ambigu,
de l’amour, des vikings, de l’électro
minimaliste transhumanisée
et un vampire en forme de juke-box.
VOMIR est une tentative pour survivre.

Ce récit est le témoignage d’un jeune homme ayant survécu à une prise mortelle de drogues. Sous forme de journal intime, il nous plonge dans les semaines qui suivent cet évènement. La rencontre entre l’autodestruction et les espaces du soin devient le cadre propice à des réflexions poétiques et politiques.

~ l’auteur ~
Simon Arbez est né en 1995 et il est musicien. Il participe à de nombreux projets musicaux : films, studios, concerts. Vomir est son premier texte.

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Fête autour de la transmission des éditions Corti

Mercredi 28 septembre à 19h30

Voilà une des soirées à venir qui nous tient le plus à cœur, parce qu’en ces temps de tourments, il est terriblement réconfortant de savoir que dans l’édition, alors que la monstrueuse machine des groupes et des rachats opère et broie, des éditeurs historiques font le choix de la transmission, et aujourd’hui, transmettre relève d’un geste politique fort, qu’il nous semble important de souligner et de fêter.

En 1925, José Corti ouvre une librairie avec sa femme, Nicole, au 6 rue de Clichy à Paris. À la même époque, il édite ou diffuse la plupart des auteurs surréalistes. En 1938, c’est au 11 rue Médicis que se fixe la librairie, dont Julien Gracq pousse la porte. Il restera fidèle à Corti puis à ses successeurs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, José Corti diffuse des textes clandestins et marque son opposition au nazisme en publiant notamment des auteurs juifs et anglais. Après la guerre, il édite des textes poétiques, des textes critiques d’universitaires novateurs dans la collection « Les essais » (Georges Blin, Jean Rousset, Georges Poulet, Charles Mauron, Gilbert Durand) et publie aussi des classiques méconnus du romantisme européen (Beckford, Blake, Maturin, de Maistre, Walpole) comme des précurseurs du surréalisme (Lautréamont).

Bertrand Fillaudeau travaille avec les Corti de 1980 à 1984. Ils le choisissent pour prendre la suite. En même temps qu’il conserve l’esprit de Corti, il développe largement les collections « Domaine romantique » et « Les Essais », il crée les collections « Ibériques » et « En lisant en écrivant », et accueille de nouveaux auteurs français (dont Ghérasim Luca, Christian Hubin, Éric Faye, Georges Picard, Claude Louis-Combet, Pierre Chappuis…) et étrangers (dont Léonid Andreïev, Hermann Hesse, Emily Dickinson, Miklos Szentkuthy, Robert Burton…).

Fabienne Raphoz, écrivain et poète, le rejoint en 1996 et crée les collections « Merveilleux » et « Biophilia » ainsi que la « Série américaine ». Elle accueille également de nouveaux auteurs de langue française (dont Denis Grozdanovitch, Caroline Sagot Duvauroux, Julie Mazzieri, Tatiana Arfel, Marc Graciano, Aurélie Foglia, Jean-Christophe Cavallin, Bruno Remaury…).

Reprenant à leur tour le geste de José et Nicole Corti 39 ans auparavant, Fabienne Raphoz et Bertrand Fillaudeau ont choisi de passer, en 2023, le flambeau des éditions à Marie de Quatrebarbes et Maël Guesdon. Ce geste est celui, particulièrement précieux aujourd’hui, du choix de l’indépendance, dans un contexte où la diversité (celle du monde de l’édition comme du vivant) est plus que jamais mise en danger. C’est ce choix, constamment reconduit depuis 85 ans, que cette soirée fêtera, en proposant, autour de quelques lectures d’amis, auteurs, artistes et traducteurs, un cheminement dans le catalogue hors normes des éditions Corti.

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Olivier Marbœuf / Suites décoloniales / Editions du commun / Rencontre

Mardi 27 septembre à 19h30

Entre fables, interpellations et récits spéculatifs, Conteur nous entraîne, nuit après nuit dans sa fuite de la plantation. Africain par détour, le personnage d’Olivier Marboeuf a l’œil grand ouvert et la langue bien pendue. Il a les Antilles banlieusardes et déparlantes. Il tisse, de la cale à la cave, des histoires de bouleversement et perce avec malice les écrans de fumée de la fiction coloniale. Son chant dessine des chemins fragiles vers des parcelles habitables.

Au travers de ce travail, l’auteur nous plonge dans les ressorts d’une décolonisation de façade qui trouvent une prise particulière dans les institutions culturelles françaises. Pratiques de contrebande et d’errance, collections de gestes de refus et de ruse, grève d’une peau qui ne veut pas être le nouvel habit de l’économie néolibérale, « Suites décoloniales » est un manifeste pour des nouvelles scènes politiques de l’art.

Olivier Marboeuf est auteur, poète, performeur, commissaire d’exposition indépendant et producteur de films. Fondateur avec Yvan Alagbé des éditions Amok (aujourd’hui Frémok), il a été de 2004 à 2018, directeur artistique de l’Espace Khiasma, centre d’art visuel et de littérature vivante aux Lilas (93).

A l’occasion de cette rencontre au Monte-en-l’air, il partagera cet essai spéculatif sous la forme d’une conversation avec Seumboy Vrainom :€, apprenti chamane numérique, fondateur de la chaîne Histoires Crépues et Mawena Yehouessi, artiste et curatrice. On parlera de transmission intergénérationnelle, de défaire et refaire l’histoire et des figures fugitives d’un imaginaire afro-descendant décolonial.

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Alessandro Pignocchi / Ethnographies des mondes à venir / Seuil / Rencontre

Vendredi 23 septembre à 19h30

Au cours d’une conversation très libre, Alessandro Pignocchi, auteur de BD écologiste, invite Philippe Descola, professeur au Collège de France, à refaire le monde.

Si l’on veut enrayer la catastrophe écologique en cours, il va falloir, nous dit-on, changer de fond en comble nos relations à la nature, aux milieux de vie ou encore aux vivants non-humains. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Dans quels projets de société cette nécessaire transformation peut-elle s’inscrire ? Et quels sont les leviers d’action pour la faire advenir ?

En puisant son inspiration dans les données anthropologiques, les luttes territoriales et les combats autochtones, ce livre esquisse la perspective d’une société hybride qui verrait s’articuler des structures étatiques et des territoires autonomes dans un foisonnement hétérogène de modes d’organisation sociale, de manières d’habiter et de cohabiter.

Des planches de BD, en contrepoint de ce dialogue vif, nous tendent un miroir drôlissime de notre société malade en convoquant un anthropologue jivaro, des mésanges punks ou des hommes politiques nomades et anthropophages en quête de métamorphoses.

Alessandro Pignocchi, ancien chercheur en sciences cognitives et philosophie, s’est lancé dans la bande dessinée avec son blog Puntish. Ses romans graphiques sont inspirés des travaux de Philippe Descola : Anent. Nouvelles des Indiens Jivaros et les trois tomes du Petit traité d’écologie sauvage (Steinkis, 2016 et 2020).

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Virginie Despentes/ Cher connard / Grasset / RENCONTRE ANNULEE

Jeudi 22 septembre à 19h30

« Cher connard,
J’ai lu ce que tu as publie sur ton compte Insta. Tu es comme un pigeon qui m’aurait chie sur l’épaule en passant. C’est salissant, et très désagréable. Ouin ouin ouin je suis une petite baltringue qui n’intéresse personne et je couine comme un chihuahua parce que je rêve qu’on me remarque. Gloire aux réseaux sociaux : tu l’as eu, ton quart d’heure de gloire. La preuve : je t’écris. »

Après le triomphe de sa trilogie Vernon Subutex, le grand retour de Virginie Despentes avec ces Liaisons dangereuses ultra-contemporaines.
Roman de rage et de consolation, de colère et d’acceptation, où l’amitié se révèle plus forte que les faiblesses humaines…