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Rémi Pépin / Requiem pour un keupon / Le Castor astral / Lancement

Vendredi 2 octobre à 18h30

Les 9, 10 et 11 novembre 1989, le groupe Bérurier Noir se sabordait en public, remplissant trois Olympia et mettant un terme symbolique à une épopée incendiaire : la saga du rock alternatif en France. Le premier de ces trois soirs, le mur de Berlin s’effondre inaugurant la lente dissolution du bloc de l’est.
 
Une douzaine d’années auparavant, un soir de septembre 1977, Bruno et ses potes prennent le punk rock en pleine tête lors d’un concert de Clash au Bataclan. Pour eux, rien ne sera plus jamais comme avant. Dans la foulée de la première vague punk, à la toute fin des années 1970, c’est toute une génération qui tente au travers de réseaux d’autoproduction, de concerts sauvages, d’alliances de circonstances avec la mouvance autonome ou les squatters des quartiers déshérités, de construire une contre-culture vivante et radicale basée sur un rock violent et en rupture avec le modèle dominant.
 
Comme toutes les belles histoires, celle-ci est ponctuée de bruit et de fureur, d’espoirs et d’échecs, de loyauté et d’embrouilles. On croise, au fil de ce récit générationnel, de nombreux groupes de l’époque tels que Bérurier Noir, les Wampas, la Mano Negra, les Satellites, les VRP, les Garçons bouchers ou encore Pigalle.
 
L’effondrement du bloc communiste et le triomphe de l’ultralibéralisme marqueront la fin d’une aventure qui aura formé une génération à la politique, la contre-culture et, bien entendu, au meilleur du rock’n’roll.

 

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Stéphanie Besson / Trouver refuge / Glénat

Jeudi 1er octobre à 19h30

 

Devenues un lieu de passage pour de nombreux migrants, les Alpes frontalières défrayent régulièrement la chronique. Ce livre retrace l’histoire de ces rencontres entre ceux qui ont fait un long chemin et ceux qui, attachés à leurs montagnes, ont décidé d’ouvrir leurs portes. Trouver refuge met en lumière le parcours bouleversant de personnes pleines d’espoir et de souffrances, d’exilés, de déracinés qui se retrouvent dans le Briançonnais par hasard, après s’être mis en danger pour arriver en France. Voici l’histoire incroyable et pourtant banale d’un territoire et de plusieurs poignées de personnes qui comprennent qu’accueillir l’autre, c’est ici et maintenant. Stéphanie Besson est cofondatrice de l’association Tous Migrants.

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Arno Calleja et Amélie Lucas-Gary / Editions Vanloo / Rencontre et lectures

Mercredi 30 septembre à 19h30, rencontre et lectures avec Amélie Lucas-Gary et Arno Calleja, soirée animée par Florian Cashera.

La mesure de la joie en centimètre, Arno Calleja
C’est le début de l’été. Une fuite d’eau inexpliquée se déclare dans un studio, au dernier étage d’un immeuble du centre-ville de Marseille, et commence à inonder tous les appartements.

L’habitant du studio s’appelle Benoit. Il entend des voix qu’il consigne méticuleusement dans des cahiers. Leur présence quotidienne, insistante, fait du jeune homme un spirite malgré lui.

L’inondation empire. Les locataires montent. On tape à la porte de Benoit. Benoit n’ouvre pas. Benoit est occupé. Il entend, il note. Il va se passer quelque chose. C’est d’ailleurs déjà là. Les cahiers le disent. Benoit sait que quelque chose est en train de se passer.

Grotte, Amélie Lucas-Gary

Il est un lieu de toute éternité.

La Grotte.

Le public ne la visite plus, les peintures s’effaceraient.

Seuls quelques privilégiés en ont le droit : un abbé, deux documentaristes, la femme du président, un terroriste célèbre, des électrosensibles, un animateur radio, un membre de la secte des Irrités, un authentique peintre pariétal, des jumeaux scientifiques, un extraterrestre, le père du gardien, des animaux.

Chacun vient en ce creux voir où l’homme s’est inventé.

Le gardien leur fait la visite. C’est son récit qu’on lit ici.

Suite effrénée de rencontres loufoques, satire politique et jeu de société préhistorique, Grotte est le premier roman d’Amélie Lucas-Gary.

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« On est là » / Serge d’Ignazio / Adespote

Vendredi 25 septembre à 19h30

Serge D’Ignazio a photographié tous les cortèges parisiens des gilets jaunes depuis le premier rassemblement, le 17 novembre 2018. Son travail, par sa qualité photographique et son humanisme, est un document sans équivalent. Serge D’Ignazio fait ce que font les grands photographes selon Henri Cartier-Bresson : « Mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. »

Ce livre rassemble cent cinquante de ses photos en noir et blanc. Elles sont accompagnées d’une dizaine de textes – récits ou commentaires – d’acteurs et d’actrices de ce mouvement historique.

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Cédric Durand / Technoféodalisme / Zones / Rencontre

Jeudi 24 septembre à 19h30

feodal

Au début des années 2020, le consensus de la Silicon Valley se délite. Inégalités folles, stagnation de la productivité, instabilité endémique… la nouvelle économie n’est pas advenue. Les algorithmes sont omniprésents, mais ce n’est pas pour autant que le capitalisme s’est civilisé. Au contraire.

La thèse de ce livre est qu’avec la digitalisation du monde se produit une grande régression. Retour des monopoles, dépendance des sujets aux plateformes, brouillage de la distinction entre l’économique et le politique : les mutations à l’œuvre transforment la qualité des processus sociaux et donnent une actualité nouvelle au féodalisme.

Cédric Durand est économiste à l’université Sorbonne Paris-Nord. Ses recherches portent sur la mondialisation, la financiarisation et les mutations du capitalisme contemporain.

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Anne Steiner / Révolutionnaire et dandy / L’Echappée / Rencontre

Mercredi 23 septembre à 19h30

dandy

Premier sur la liste des « principaux révolutionnaires de Paris » dressée en 1911 par les services de la Sûreté, Miguel Almereyda, né Eugène Bonaventure Vigo, a connu la prison dès ses 16 ans.

Anarchiste puis blanquiste, on le retrouve au cœur de toutes les mobilisations politiques de la « Belle Époque ». Maniant la titraille comme de la dynamite, il fait de La Guerre sociale le journal subversif le plus lu de son temps.

Anne Steiner est maître de conférences en sociologie à l’université de Paris Ouest-Nanterre. Elle a travaillé sur les mouvements de lutte armée des années 1970, la fonction sociale du café dans les anciens quartiers populaires, et enfin sur le mouvement individualiste anarchiste (Les En-dehors, L’échappée).

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Valentine GOBY / L’Anguille / Lecture musicale

Samedi 19 septembre à 17h,
Camille est née sans bras. Avant son déménagement cela ne posait de problème à personne mais dans ce nouveau collège, le regard des autres ne la quitte plus. C’est vrai qu’elle est impressionnante avec sa bouche et ses pieds d’une rare dextérité. Quand ils la voient nager comme un poisson, ses camarades n’en croient pas leurs yeux. Enfin, acceptée, l’enthousiasme de Camille l’anguille va gagner Halis, cet élève que l’on chahute à cause de son poids.
Une magnifique réécriture de Murène par Valentine Goby qui traite du handicap et de la différence avec humour et intelligence.
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Aphra Behn Punk & Poetess, Aline César, Supernova

Vendredi 18 septembre à 18h

aphra

Venez célébrer avec nous Aphra Behn le 18 septembre à partir de 18h à la librairie Le Monte en L’Air grâce au texte singulier et poignant d’Aline César issu de sa pièce de théâtre éponyme. C’est une histoire de passeuses, de mise en lumière, une histoire de courage que nous avons hâte partager avec vous.

Dans un poème célèbre, Aphra Behn s’inquiète de sa postérité et demande qu’on « accorde à ses vers l’immortalité ». Pourtant la poétesse et dramaturge anglaise Aphra Behn (1640 -1689) a eu beau être reconnue et avoir du succès en son temps, elle n’en fut pas moins oubliée et dédaignée jusqu’à ce que Virginia Woolf puis les féministes anglo-saxonnes des années 70 rendent hommage à cette pionnière. Espionne aux Pays-Bas, aventurière, savante, voyageuse, elle rencontre les Amérindiens d’Amazonie et assiste à une révolte d’esclaves au Surinam.

Aphra Behn est surtout l’une des premières écrivaines à vivre de sa plume et à s’imposer sur la scène théâtrale londonienne. Ce succès lui coûta entre autres un libellé sarcastique qui la qualifie de « pute et poétesse » (‘Punk and Poetess’), rappelant ainsi qu’une femme qui s’exprime sur la scène publique était aussi perçue comme une femme publique.

__ »Libre, indépendante, contestataire et féministe avant l’heure, Aphra Behn n’est pas seulement pour moi une épigone singulière, elle pose aussi la question de la légitimité, de la possibilité de créer et de la nécessité de se positionner parfois à la marge des courants idéologiques dominants. C’est pourquoi je mène un travail d’écriture et de mise en scène autour d’Aphra Behn, c’est pourquoi je pourrais aussi revendiquer cette épithète ‘Punk and Poetess’. » Aline César

__extrait de la postface d’Edith Girval* :
« Vous n’imaginez pas combien de fois on m’a demandé pourquoi je m’intéressais à cette dramaturge du XVIIème siècle à demi célèbre. On me regardait comme une bête curieuse, un rat de bibliothèque sans doute détachée des réalités de son époque.
Alors, quand Aline César est venue me trouver pour faire de Behn un spectacle, lui redonner cette vie populaire et publique dont elle rêvait, la gloire littéraire qu’elle s’était tuée à revendiquer pour être l’égale de ses camarades d’écriture masculins – j’ai bien entendu sauté sur l’occasion.
Ne vous méprenez pas – non, non, non, non. Je vous arrête tout de suite. Il ne s’agissait pas de « dépoussiérer » Aphra Behn, loin de là. Bien malheureusement pour nous, le féminisme d’Aphra Behn n’a pas pris une ride en trois siècles.
Comment ça ?
Nous avons bien gagné le droit d’écrire et de publier des livres (dans une petite partie du monde, et si on a reçu l’éducation suffisante pour savoir le faire). Le droit de vote (pas encore partout). L’égalité ? Non, pas encore.
Alors Aphra Behn, pour moi, pour Aline, pour Virginia Woolf, et pour toutes les femmes du monde, c’est une voix familière, une amie irrévérencieuse et gaie qui nous rappelle que personne n’est moins que les autres. Que nous avons le droit de crier avec elle. Une voix que l’on entend malgré les siècles comme si elle était la nôtre. »

ALINE CESAR :
Lire la biographie en entier : https://www.supernovaeditions.com/aline-cesar/

Autrice, metteuse en scène, historienne de formation et chargée de cours à l’Institut d’Etudes Théâtrales de Paris III —Sorbonne Nouvelle, Aline César a continué en parallèle la recherche universitaire sous la direction de Josette Féral en s’intéressant en particulier au rapport entre réel et fiction.

En 2004, elle fonde la Compagnie Asphalte (compagnieasphalte.com), une compagnie à l’identité urbaine, à l’image du territoire sur lequel la compagnie grandit en Ile de France : «— Asphalte ? Vous écrivez ça comment ? — Comme le bitume.».

A partir de 2013 elle commence le «Projet Aphra Behn» en allant à la rencontre de son œuvre et de sa vie par l’écriture. Elle développe un triptyque traversé par des interrogations communes : la place d’une artiste femme, libre et contestataire,la révolte et le basculement vers une société réactionnaire. Aphra Behn, Punk and Poetess est le premier volet, suivi d’Oroonoko, le prince esclave, inspiré du roman éponyme de Behn. Elle prépare actuellement le dernier opus, Le troisième soir, une fiction sur la réaction et la transgression qui nous plongera dans les dix dernières années de la vie de l’écrivaine.

*Edith Girval est traductrice et autrice d’une thèse sur L’esthétique de la curiosité dans les fictions d’Aphra Behn (Université Paris III-Sorbonne Nouvelle, sous la direction de Line Cottegnies, 2013) publiée récemment sous le titre Le Défi de l’équivoque. Fiction et curiosité chez Aphra Behn (Classiques Garnier, 2018).

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Noël Mamère et Raphaelle Macaron / Les Terrestres / Editions du Faubourg / Lancement

Jeudi 17 septembre à 19h

terrestres

Nous vous convions au lancement de la première bande dessinée des Éditions du Faubourg, « Les Terrestres », en présence de Noël Mamère et Raphaelle Macaron.

Ensemble, le moustachu le plus célèbre de la galaxie verte et la jeune artiste libanaise ont pris la route : de Langouët en passant par le Béarn, ils sont allés à la rencontre de celles et ceux qui ont fait du combat pour la planète un mode de vie.

Nous vous attendons à la librairie Le Monte-en-l’air le jeudi 17 septembre pour une séance de dédicace et un pot.

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Police & Gazer, mutiler, soumettre / La Fabrique / David Dufresne & Paul Rocher / Rencontre

Mercredi 16 septembre à 19h30

gazer

La librairie accueille une discussion croisée entre David Dufresne et Paul Rocher, autour des ouvrages Gazer, mutiler, soumettre et Police.

Présentation des deux ouvrages :

Nuages lacrymogènes, grenades de désencerclement, LBD 40… Des ZADs aux campus, des quartiers populaires aux cortèges syndicaux, manifester en France expose aujourd’hui à la violence des armes non létales. Les forces de l’ordre dégainent à la moindre occasion et la liste des blessés et mutilés s’allonge de mois en mois. Que signale cette escalade ?
Face à ce qu’il perçoit comme une crise du maintien de l’ordre, l’État attise la brutalité de sa police en la dotant d’un arsenal militaire toujours plus puissant et fourni – au grand bonheur des marchands d’armes. Démontant la rhétorique humanitaire de ses défenseurs, Paul Rocher montre que le recours massif aux armes non létales est la marque d’un étatisme autoritaire de plus en plus intolérant à toute contestation dans une période de recul social majeur. Conçues comme des armes « défensives », elles forment dans la pratique l’artillerie de l’offensive néolibérale en cours, rappelant, à quiconque entreprend d’y résister, la nécessité de l’autodéfense populaire.
Paul Rocher est économiste et diplômé en science politique de Sciences-Po Paris.

On pense qu’elle a toujours existé et qu’elle existera toujours, mais non : la police telle que nous la connaissons est récente et les événements actuels mettent mondialement son existence même « en question ». On trouvera dans l’ouvrage collectif des constats, des propos théoriques et des histoires vécues. L’ensemble est inquiétant mais cette inquiétude active est salutaire face à une institution de plus en plus militaire et violente.
David Dufresne est écrivain et réalisateur. Il est l’un des contributeurs à l’ouvrage collectif « Police ».