Vendredi 24 janvier à 19h, rencontre autour du cinéaste Jean-Daniel Pollet à l’occasion de la parution de Machine Pollet, ouvrage collectif et restitution d’un projet de recherche de trois ans mené au sein de quatre écoles d’art françaises.
Mercredi 22 janvier à 19h30. Rencontre animée par Alain Nicolas.
De Marseille à Alger, Marie Cosnay nous emmène sur les traces de Mohamed Bellahouel, un homme sans histoire, dont la destinée trouble dessine les contours d’un exil et d’une Algérie mythifiés.
En construisant une enquête fictionnelle et historique, Marie Cosnay poursuit l’élaboration d’une écriture documentaire unique, marquée par la poésie. Elle interroge notre rapport intime et politique à l’Algérie et propose de « mettre en corps » l’Histoire. Tout en soulignant l’impossibilité d’un grand récit ou d’une épopée, elle confronte le lecteur à la complexité et l’ambiguïté de sa place dans l’Histoire.
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« J’avais dix ans, je lisais Le Comte de Monte-Cristo, il y était question des fils qui payent pour les pères, des fils qui payent éternellement, les fils des pères qui avaient fait les salauds payaient, tout jeunes les fils pouvaient en mourir, c’est ce qui arrivait au petit Villefort, il mourait empoisonné, les familles s’empoisonnaient. »
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L’enquête, que ce soit dans ses écrits romanesques ou ses écrits militants, est au cœur de l’œuvre littéraire de Marie Cosnay. L’enquête, c’est-à-dire cette absence de ligne droite, ces errements, et, surtout, cette tentative toujours vouée à l’échec de rendre compte de la complexité du réel, est ce qui permet à Marie Cosnay de refuser la simplification, de rendre aux corps leur centralité dans la narration, y compris historique.
Cette entreprise de redensification du réel, qui passe avant tout par la poésie, ou du moins par une certaine torsion de la langue, nous arme politiquement, au sens où il nous immunise contre les histoires simplificatrices, contre les valeurs qui essayent de se faire passer pour des faits.
Mardi 21 janvier à 19h.
Après l’arrivée des Géants à bord de leurs étranges paquebots, après que les humains les aient rencontrés un peu partout sur Terre, après leur départ ; les enfants n’ont plus jamais été comme avant. Tout a commencé très doucement, les enfants n’ont d’abord plus
prononcé une parole, plus montré aucune émotion. Puis, les enfants ont disparu, tous, des nouveaux nés dans les maternités jusqu’aux étudiants dans les lycées. Tous les enfants, petits et grands, se sont volatilisés. Il n’est resté sur Terre pendant une période que
des adultes, que nous. Jusqu’au jour où ils sont revenus pour tuer, tuer tout le monde, par vagues successives, attaques éclair, guet-apens et massacres en séries. Le monde des adultes ne riposte pas contre ces enfants qui tuent, ce qu’il reste du monde des adultes va tenter de survivre à ce qui apparaît très vite comme l’extinction des humains, ou plutôt des anciens humains, de l’ancien monde. Personne n’avait prédit que la n du monde, la n de notre monde se produirait ainsi, de la main des enfants.
Dans ce premier roman, Julie Boudillon nous plonge dans un monde postapocalyptique, entre Rencontres du Troisième Type, La Nuit des Mortsvivants et Le Village des Damnés. Julie Boudillon écrit un livre fascinant à la beauté obscure et tragique, en liation avec le récit populaire d’épouvante fantastique de Stephen King qui nous surprend et nous tient en haleine, et le roman moderne de Virginia Woolf qui délaisse une intrigue et une progression dramatique trop classiques pour libérer la rêverie, les états d’âme et les pensées contradictoires, voire dérangeantes pour mieux nous interroger et nous bouleverser en tant que lecteurs.
Une introduction de 8 pages dessinée par Eugène Riousse précède le roman.
Vendredi 17 janvier à 19h
Les plateaux de fruits de mer sont morts, exécutés sur l’autel des fêtes de fin d’année, il ne reste qu’à oublier la chose et célébrer le mot – PLATEAU – à la librairie le Monte-en-l’air qui nous ouvre ses portes.
Venez donc découvrir autour d’un verre le dernier numéro de Papier Machine, avec sa couverture toute rose de nouveau-né, ses cinq nouvelles rubriques et ses vingt-trois contributions d’or et de laiton.
Au programme, des lectures-barrées de :
– Frédéric Fiolof, en goguette sur les plateaux de téléréalité
– Hugues Leroy, en prête-voix d’un service après-vente dont vous êtes les hérosines
– Florian Targa, en perdition dans les méandres de mille et unes traductions des Mille et une nuits
– Ségolène Thuillart, en quête de sens dans un univers du travail trop petit
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AU SOMMAIRE DE CE NUMÉRO :
Une plongée dans l’univers obscur d’un plateau de téléréalité, un entretien éclairant sur le bon usage qu’on peut faire de ses émotions, de grandes routes, des têtes coupées, des idées avortées, des cercles de couleurs qui font rêver, des terroristes sortis du chapeau, de la poésie montée sur ressort, des circuits de résistance détaillés par le menu, des objets qui voyagent (presque) tout seul, des gens empilés, des illusions d’optiques et d’autres enjeux identitaires, un un service après-vente dont vous serez l’anti-hérosine, des cartes du monde et des désirs d’emprise et des données, des tas de données.
Mis en page et en données par Claire Allard (klar.graphics).
AVEC LES CONTRIBUTIONS DE :
Hugues Leroy, Raquel Santana de Morais, Frédéric Fiolof, Hervé Laurent, Dorothée Richard, Antonin Crenn, Valeria Scricco, Nicolas Fong, Vincent Puente, Laura Quiñonez, Antoine-Toussaint Casanova, Édouard Cour, Coucou Magazine (Matthieu Cauchy et Romain Cavaillin), Margaux Frasca, Ségolène Thuillart et Harold Mollet, Axel Houillier, Mehani Patrigeon, Benoît Piret pour le Raoul Collectif, Aurélie Jeantet, Adrien Giraud, l’ARER (l’Axosociété Royale de l’Entohmologie de la Résistance), Vitalia Samuilova, Leïla Sebbar, Boris Hennion et Florian Targa.