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Mathieu Rigouste / La guerre globale contre les peuples / La Fabrique / Rencontre

Mardi 22 avril à 19h30

Mathieu Rigouste sera l’invité de la librairie le mardi 22 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « La guerre globale contre les peuples : Mécanique impériale de l’ordre sécuritaire » aux éditions La Fabrique.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Des premières doctrines contre-insurrectionnelles à la «guerre contre le terrorisme», via d’incessants allers-retours entre champs de bataille coloniaux et métropolitains, les méthodes militaires ont été généralisées pour gouverner et dominer les peuples.
Ce livre retrace l’histoire des machines de guerres et de contrôle qui voient le jour dans le sillage du capitalisme conquérant et se perfectionnent à l’ère des empires pour mater les révoltes. Après 1945, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, bientôt rejoints par Israël, forment le noyau dur d’une « internationale antisubversive » dont les théoriciens, qui s’inspirent de la «bataille d’Alger» et des opérations secrètes de la CIA, prônent la guerre «dans la population civile». Les dictatures en Amérique du Sud, la Palestine, l’Irlande du Nord et les quartiers populaires des grandes villes occidentales deviennent ses terrains d’expérimentation privilégiés. Le retour des soulèvements au XXIe siècle, au premier rang des nouvelles «menaces» contre l’ordre mondial, justifie aujourd’hui le recours «préventif» à la guerre contre les peuples qui accélère la néofascisation sécuritaire tout autour du globe.

Au terme de deux décennies d’enquête, Mathieu Rigouste propose une indispensable cartographie de la contre-révolution contemporaine et documente son rôle dans la formation des prisons, des polices et des complexes militaro-industriels. Il en dévoile aussi les failles, quand ses fantasmes de toute-puissance se heurtent au réel des luttes qui lui résistent.

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Collection Poésie Commune / Editions MF / Lectures

Dimanche 20 avril, rencontre et lectures en terrasse de 17h à 20h pour fêter la nouvelle collection « poésie commune » des éditions MF avec Séverine Daucourt, Florence Jou, Gabrielle Schaff, Camille Sova, mais également Lenaïg Cariou, Frédérique Cosnier et Laure Gauthier

« poésie commune » est un espace éditorial dédié aux voix poétiques contemporaines. Il témoigne du bouillonnement d’une pratique plurielle qui dépasse les vieilles antinomies entre lyrisme et formalisme, individu et société, langue « ordinaire » et langue « poétique », au profit d’une écriture où ces termes sont mis en interaction, en tension, en question.

Dire la poésie commune, c’est affirmer qu’elle produit du commun, un commun où trouver la force de se réfugier mais aussi se rebiffer, en inventant des lieux d’énonciation irréductibles. Dire la poésie commune, c’est affirmer que le poème éprouve et pense, dit je, tu, nous, on, peut être drôle, émouvant, grave, virulent, bref invente des formes-sujets sans formalisme. Il déraille, tempête, joue, fait l’expérience du monde sans jamais se complaire ni dans le biographisme ni dans la complainte ou l’affectation – de l’intime impersonnel, du choral non assignable.
L’expérience poétique qui s’y joue est inséparable du lieu-milieu d’où elle s’énonce, spéculaire, insoumise, prémonitoire. Elle affirme un continu des expériences de vie et de langage, qui s’inventent en s’écrivant les unes par les autres.

Quatre nouveaux livres paraîtront chaque printemps avec, pour 2025, Poudreuse de Séverine Daucourt, Xixi de Florence Jou, Veules-les-Roses de Garbielle Schaff et les branches des autres de Camille Sova.

En complément de ces quatre ouvrages, un livret contenant extraits et commentaires est distribué gratuitement (pour tout achat de deux livres).

« Poésie commune » est également un collectif, composé des personnes suivantes : Patrice Blouin, Elsa Boyer, Lénaïg Cariou, Frédérique Cosnier, Séverine Daucourt, Bastien Gallet, Laure Gauthier et Elke de Rijcke.

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Benoît Erwann / On s’arrête là pour aujourd’hui : journal de psychanalyse / Apéro-dédicace

Dimanche 13 avril de 17h à 20h, apéro-dédicace en compagnie de Benoît Erwann pour fêter la publication de « On s’arrête là pour aujourd’hui : journal de psychanalyse » publié aux Presses universitaires de Montréal dans la collection Les salicaires.

En séance avec Karl, Victor découvre la planète de son inconscient et lutte avec des forces d’attraction addictives, dont il désire s’extraire avant d’immigrer au Québec, pour y rejoindre son futur mari et y renaître comme artiste. Sans cet espace de répétitions, sans cette danse de l’écoute et de la parole, il aurait tué son père. Ou peut-être l’a-t-il fait, sur une autre planète.

Né en France, émancipé en Inde, exilé à New York et au Maroc, Benoît Erwann est peintre, photographe et ébéniste. Il vit à Montréal depuis 2020. On s’arrête là pour aujourd’hui est son premier livre.

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La théorie féministe au défi du handicap / Cambourakis / Rencontre

Vendredi 18 avril à 19h30

La théorie féministe au défi du handicap – Recueil de textes des feminist disability studies
Rencontre en compagnie de Mathéa Boudinet et Célia Bouche ayant participé à la coordination de l’ouvrage.

* La rencontre aura lieu en extérieur sur la terrasse de la librairie (sauf météo défavorable), librairie accessible PMR par une rampe d’accès, places assises limitées mais toujours possibles sur demande, distribution de masques FFP2 sur place, pas de traduction en LSF. *

Comment intégrer le handicap dans les réflexions féministes ? Ce recueil élaboré et préfacé par un collectif d’universitaires et de militantes handi-féministes propose de chercher les réponses dans le champ théorique méconnu des feminist disability studies, à la croisée des études sur le handicap et des études féministes.
Les textes fondateurs anglo-saxons présentés, écrits entre 1981 et 2006, explorent les thèmes du care, de la prise en compte de l’intime dans la définition du handicap, des enjeux validistes du droit à l’avortement, ou encore de l’altérité des corps féminins et handicapés.
Un ouvrage important pour nous aider à réfléchir théoriquement et politiquement aux rapports de pouvoir et aux luttes collectives à mener.

Une anthologie coordonnée par Célia Bouchet, Mathéa Boudinet, Maryam Koushyar et Gaëlle Larrieu, avec le soutien du collectif Les Dévalideuses.

Textes de Michelle Fine et Adrienne Asch, Susan Wendell,
 Jenny Morris, Carol Thomas, Rosemarie Garland-Thomson
 et Eva Feder Kittay.

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Adèle Yon et Alexandra Boilard-Lefebvre / Silenciation des femmes / Rencontre croisée

Mercredi 16 avril à 19h30, rencontre avec Adèle Yon et Alexandra Boilard-Lefebvre animée par Gabrielle Napoli

A la lecture des ces deux livres fabuleux, qui par de minutieuses enquêtes donnent à entendre les voix de leurs ancêtres silenciées parce qu’elles étaient femmes, on s’est dit que faire se rencontrer Adèle Yon et Alexandra Boilard-Lefebvre serait une belle soirée. Ce sera le 16 avril prochain lors du passage en France d’Alexandra (qui vient du Québec).

Adèle Yon, Mon vrai nom est Élisabeth, éditions Sous-Sol

Une chercheuse craignant de devenir folle mène une enquête pour tenter de rompre le silence qui entoure la maladie de son arrière-grand-mère Elisabeth, dite Betsy, diagnostiquée schizophrène dans les années 1950. La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Une maison qui prend feu. Des grossesses non désirées. C’est à peu près tout. Les enfants d’Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n’en parlent pas à leurs enfants qui n’en parlent pas à leurs petits-enfants. “C’était un nom qu’on ne prononçait pas. Maman, c’était un non-sujet. Tu peux enregistrer ça. Maman, c’était un non-sujet.”

Mon vrai nom est Elisabeth est un premier livre poignant à la lisière de différents genres : l’enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l’essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l’hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d’une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets.

Alexandra Boilard-Lefebvre, Une histoire silencieuse, éditions La Peuplade

Thérèse, sur les photographies, semble ailleurs, le regard absent. On dirait qu’elle retient son souffle, protégeant un secret ou ravalant un cri. Depuis plus d’un demi-siècle, Thérèse Lefebvre, née Larin, est disparue et on n’a plus jamais reparlé de tout ça. Alexandra Boilard-Lefebvre, sa petite-fille, souhaite pourtant redonner corps à cette femme qu’elle n’a pas connue, la matérialiser. Elle enquête, elle retrace, elle enregistre et retranscrit, pour remplir les trous de l’histoire. Elle écrit les joies et le drame de cette jeune femme qui, comme tant d’autres housewives des décennies d’après-guerre, a vu ses aspirations englouties dans le confort de banlieues uniformes.

Une histoire silencieuse est l’aboutissement d’un attentif travail de mémoire au plus près des surgissements fantomatiques du passé, et la silhouette de Thérèse apparaît progressivement parmi les mots et les souvenirs, dans la scansion des voix et la blancheur des images.

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Hubert Guillaud / Les algorithmes contre la société / éditions La Fabrique / Rencontre

Jeudi 10 avril à 19h30

Hubert Guillaud sera l’invité de la librairie le jeudi 10 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Les algorithmes contra la société » aux éditions La Fabrique.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

La grande transformation numérique de nos sociétés est en passe de s’achever avec le triomphe de l’intelligence artificielle, promettant de conclure l’interconnexion des machines, des données et des calculs. Elle n’a pourtant produit aucun progrès social et pour cause : appliqués au social, les calculs sont profondément défaillants et problématiques. De la CAF à Pôle Emploi, de Parcoursup aux logiciels d’embauches automatisés, des applications de consommation à celles qui permettent la collusion des monopoles… nous sommes cernés par des calculs déficients, opaques, discriminatoires et autoritaires. Imprégnés par les recettes néolibérales, ces outils qui visent une improbable « efficacité maximale » nous empêchent de produire d’autres logiques et de mettre en oeuvre d’autres politiques économiques et sociales.

Hubert Guillaud ne se contente pas d’exposer au grand jour l’impéritie des systèmes qui gouvernent les politiques publiques au quotidien, il nous invite aussi à réinventer le numérique pour éviter le piège qu’il nous tend : en reconstruisant le service public, en inventant des métriques de gauche… et surtout en remettant de la démocratie et de la justice dans les décisions techniques.

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Noah Truong / Et pourtant / Paulette Editrice / Rencontre

Mercredi 9 avril à 19h30

Après Manuel pour changer de corps (éd. Cambourakis), Noah Truong s’aventure dans une «biographie de genre».
Par accumulation poétique, l’auteur expose les paradoxes de nos identités. La première partie du texte dépeint un je aux actions et pensées lues comme «masculines» : héroïsme, agressivité, possessivité. Puis, tout à fait central, un immense «et pourtant». S’ouvre alors une seconde partie, dans laquelle je se maquille, a peur, hésite, séduit, bref se comporte en accord avec les codes féminins inculqués par la société.
Qui est ce je qui nous déroule cette liste? Et quel miroir nous renvoie-t-il? L’auteur nous présente un mystère voué à rester insoluble, une invitation à penser le soi hors de la binarité. Cette énigme poétique dans un imaginaire pop est un conte unique et universel qui ne craint pas l’autodérision.

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Milena Jesenská / La Voie de la Simplicité (1926) / Mater Editions / Rencontre

Mardi 8 avril à 19h30, rencontre à l’occasion de la publication de « La Voie de la Simplicité » de Milena Jesenská (1896-1944), publié en Tchécoslovaquie en 1926. Traduction de Barbara Faure.

Avec cette publication, Mater Editions investit sa mission de redonner vie à des voix oubliées, offrant un éclairage contemporain sur les œuvres de femmes du passé et invite les journalistes et écrivaines Barbara Krief et Alice Pfeiffer à parler de leur pratique de la chronique littéraire, politique et mode, cent ans après Milena.

Édité à 300 exemplaires en français et 300 en anglais, en hommage à l’édition originale de 1926, également tirée à 300 exemplaires numérotés et signés. Format 12 x 19 cm,128 pages, conçu en collaboration pour la traduction avec Barbara Faure (traduction française), Dan Solbach (design graphique), et la version anglaise a été relue et révisée par Sarah Lolley, traduction initiale en français par Babora Faure.

La voie de la simplicité, Milena Jesenská (1896-1944), traduction de Barbara Faure.

Milena Jesenská : une figure méconnue de la littérature féministe et critique du XXème siècle
Journaliste, écrivaine, traductrice et résistante tchécoslovaque, Milena Jesenská (1896-1944) est notamment connue pour avoir été la destinataire des célèbres lettres de Franz Kafka. Mais au-delà de cette correspondance, elle s’impose comme pionnière d’une écriture féministe moderne et d’une critique sociale incisive. Son style, mêlant profondeur intellectuelle et approches intimes et sensibles, fait d’elle l’une des grandes voix littéraires de l’entre-deux-guerres.

Milena dénonçait la domination masculine, soulignant par exemple que la galanterie servait souvent à maintenir les femmes dans une position subalterne. Elle mettait en lumière le travail invisible des mères, essentiel mais ignoré, « il faut neuf mois à une femme pour mettre un enfant au monde alors que l’homme n’a besoin que de quelques instants pour l’engendrer », tout en appelant à une véritable reconnaissance sociale des femmes, au-delà du droit de vote obtenu en 1920 en Tchécoslovaquie. Elle plaidait également pour une solidarité féminine, essentielle pour dépasser les rivalités imposées par le patriarcat, et imaginait une société fondée sur l’égalité réelle et la valorisation des rôles féminins.

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Raphaël Perrin & Aurore Koechlin / Le choix d’avorter / Agone / Rencontre

Vendredi 4 avril à 19h30, rencontre avec Raphaël Perrin, animée par Aurore Koechlin, pour la sortie du livre « Le choix d’avorter » aux éditions Agone.

Comprendre comment les médecins perpétuent les obstacles et l’inégalité dans l’accès à l’avortement, et comment s’opposer à ce contrôle.

« Elle a appris, au cours de ses études, à être médecin. C’est-à-dire non pas seulement à ausculter et à opérer, mais aussi à occuper une position de pouvoir. L’expertise des médecins, le monopole du contrôle de l’accès aux soins que confie l’État à cette profession ainsi que la situation de vulnérabilité des patientes (maladie, blessure ou grossesse, désirée ou non) créent une dépendance des secondes envers les premiers. Non sans ressemblance avec le pouvoir des parents sur leurs enfants, c’est cette dépendance qui fonde la domination médicale : celle-ci ne s’exerce pas gratuitement – la médecine n’est pas tyrannique – mais bien en contrepartie d’un soin, ce qui lui donne sa force. »

À partir de plusieurs années d’enquête combinant observation du travail médical dans des centres d’IVG, enquête statistique et entretiens menés auprès de professionnelles et professionnels de santé, ce livre éclaire les causes et les mécanismes de l’asymétrie de la relation entre les patientes et le corps médical.

Pourquoi l’avortement reste un parcours de la combattante alors que la loi n’a cessé de le libéraliser ? En interrogeant l’évolution du rapport des médecins à l’avortement, l’auteur montre que la réponse à cette question se trouve du côté de la pratique médicale, et de la manière dont celle-ci varie en fonction des avortantes. Toutes les demandes d’avortement ne se valent pas : selon leur classe sociale, leur couleur de peau, leur langue, leur âge, leurs comportements sexuels et procréatifs, selon les médecins qu’elles consultent, les femmes accèdent plus ou moins facilement à l’avortement. En montrant comment le consentement « libre et éclairé » n’est le privilège que de quelques-unes, l’auteur révèle le rôle que joue la médecine dans la production des inégalités et, à l’instar de l’école, de l’Église ou de la justice, dans l’institution et le maintien de l’ordre social.

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Raphaël Laforgue / L’île de Clipperton / Éditions Notabilia / Apéro de lancement

Samedi 29 mars de 17h à 20h, apéro de lancement en terrasse de la librairie pour fêter la sortie de « L’île de Clipperton » de Raphaël Laforgue publié aux éditions Noir sur Blanc (collection Notabilia)

Magda voudrait lire « L’île de Clipperton ». C’est de son âge ! Sur l’île de Clipperton, ce texte anonyme est incontournable ; on l’aborde à la fin de l’école élémentaire, après les lectures préparatoires homologuées par le Ministère. Les meilleures écriveuses rêvent de l’avoir écrit. Mais aujourd’hui, « L’île de Clipperton » sème le trouble. Certains voudraient le voir interdit, d’autres sont prêts à le défendre de leur vie. L’année s’annonce difficile.

Quelques générations plus tôt, pour échapper aux terribles dictatures des Engrais et des Trentenaires, trois femmes intrépides, accompagnées d’une bande de laissés-pour-compte, ont rejoint à la nage l’île de Clipperton. Une île-refuge où tout était à écrire, à construire – l’île de tous les possibles.

Voilà que Clipperton vit à nouveau des heures sombres. Tandis qu’une insurrection gronde, que les disputes littéraires dégénèrent en guerre civile, la petite Magda doit prendre la fuite.

Nous la suivrons dans sa course folle, portés par sa langue inventive, drôle, émouvante et ludique. À ses côtés, nous dévorerons les textes qui nous tombent sous la main, révélant peu à peu une histoire familiale et politique inattendue. Happés, nous sonderons le mystère de l’île, découvrirons les récits concurrents d’un passé équivoque, et les secrets que dissimulent leurs silences.

Une tendre épopée qui nous plonge dans la littérature même, son pouvoir, sa capacité à modeler la vie, à changer notre idée du réel, et à le transfigurer.