Mercredi 8 octobre à 19h30, rencontre avec les poètes Christophe Manon (Elégies mineures, éditions Nous) et Victor Rassov (Morosités, éditions du Cadran Ligné)
Rencontre animée par Florian Caschera.

Rencontre avec Léa Hobson mardi 7 octobre à 19h30. Rencontre animée par Jade Lindgaard.

Chaque seconde, 150 tonnes de béton sont coulées dans le monde. Pas de béton sans ciment, dont la production émet près de trois fois plus de CO2 que le transport aérien. Pas de béton sans sable, deuxième ressource naturelle à être pillée, après l’eau. Pas de bétonisation sans artificialisation des sols, fatale pour la biodiversité et qui dévore les terres agricoles. C’est un fait, le béton est une arme de destruction massive du vivant. Malgré ces constats alarmants, pointés depuis une décennie, il continue de couler à flots.
La question devient urgente : comment faire tomber le béton ? Alors que fleurissent des mobilisations contre les projets polluants et imposés, cet ouvrage − ponctué de récits de luttes − décortique la filière, expose le rôle actif des bétonneurs français et pointe les liaisons dangereuses tissées entre industriels et pouvoir d’État. Ce livre est aussi une invitation à renouer avec le sensible et à regarder le sol sous nos pieds. Au-delà de la dénonciation d’un système patriarcal et bétonné, il s’agit de repenser l’acte de «bâtir», pour ré-habiter la terre. Prendre soin de ce qui est déjà là. Réparer, repolitiser l’architecture. Habiter autrement. Organiser la résistance pour démanteler le béton et son monde.
Léa Hobson est architecte, scénographe, militante écologiste et membre du mouvement les Soulèvements de la Terre.
Rencontre avec Maud Simonet lundi 6 octobre à 19h30.

Critiquant l’idéalisation du discours officiel autour des JO de Paris 2024, la sociologue Maud Simonet révèle le travail dissimulé derrière l’image idyllique. À partir d’une enquête de 18 mois, elle explore les conflits liés au statut des 45 000 bénévoles et les mobilisations écologiques et syndicales qui en ont émergé. Elle met en lumière la dimension politique du bénévolat, souvent un travail invisibilisé.
Dimanche 5 octobre de 17h à 20h, viens pimper ta 404 avec Fanny Quément pour fêter la publication de Partir en 404 aux éditions Othello.

Partir en 404 est un voyage en 404 étapes à destination du pays de l’erreur. Un pays où l’on n’est jamais sûr d’arriver.
Pour en finir avec la pureté de la langue, yel collectionne tout ce qui fait tache, conjugue ses textes à l’imparfait, écrit au feutre effaceur et traque les coquilles d’imprimerie, les faux amis, les lapsus… clamant sa déviance à chaque point de
cette quête en zigzag.
Fanny Quément est travailleuse du texte et ingénieuse en littératures et langages. Elle se risque à tous les genres et traduit, entre autres, Virginia Woolf et Ellen Willis. Elle a obtenu son permis de conduire alors qu’elle le passait pour la cinquième fois.
Dédicace de K. O’Neill le samedi 4 octobre à partir de 17 heures.

Découvrez le nouveau roman graphique fantasy de Kay O’Neill, l’autrice de la série à succès La Trilogie des Dragons-Thé (Prix Eisner 2018 – 15 000 exemplaires vendus en France ) !
Une aventure et une quête personnelle sur la question de l’identité et aussi sur la place de l’humanité au sein de la nature, sublimée par les illustrations de magnifiques paysages sauvages.
Rencontre avec Marie Boisson et Laurie Agusti le vendredi 3 octobre à 19h30

A propos de La vérité sur l’affaire D.B. Cooper :
Ce récit est inspiré d’un fait réel : un détournement d ’avion au-dessus des États-Unis en 1971. Un dénommé D.B. Cooper réussit à soutirer une somme colossale, puis sauta de l’avion en parachute sans jamais être retrouvé. Si la réelle identité de ce mystérieux pirate des airs reste à ce jour inconnue, Marie Boisson se dit qu’il pourrait tout aussi bien s’agir d’une femme. À partir de cette affaire irrésolue, elle crée le personnage de Dolores et lui invente une vie, un passé et une bonne raison de vouloir disparaître de la surface de la Terre.
A propos de Rouge Signal :
Marley, Clara, Lulu et Evi sont « nail artists » dans une onglerie.
Elles sont quatre, elles sont amies, elles discutent de tout, de relations, de sexe, de couleurs et du monde qui les entoure.
Alexandre est commercial dans une société de matériel artistique. Enfermé dans un quotidien morne et solitaire, il ne regarde plus le monde qu’à travers son téléphone ; il ne sait pas comment aborder Nour ; il ne sait plus comment contenir sa colère.
En ligne, manuels de drague et modes d’emploi dégradants le confortent dans son ressentiment ; il commence à fréquenter d’autres incels, embrasse leurs discours virilistes. Depuis sa fenêtre, il regarde avec un dégoût grandissant la boutique qui se trouve de l’autre côté de la rue ; à l’intérieur, quatre femmes discutent en travaillant.
Jeudi 02 octobre, 19h30
Stéphanie Hennette Vauchez et Antoine Vauchez seront les invités de la librairie le jeudi 02 octobre à 19h30 à l’occasion de la sortie de leur nouvel ouvrage « Des juges bien trop sages » aux éditions du Seuil.
Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
Alors que les coups de boutoir contre l’État de droit se multiplient, y compris du côté du pouvoir exécutif, peut-on compter sur le Conseil d’État et Conseil constitutionnel, les deux juges censés en être les premiers garde-fous ? Sont-ils aujourd’hui les gardiens vigilants de nos droits et libertés ?
Tout semble indiquer qu’ils ont baissé la garde, enrôlés dans les principaux tournants de l’action publique ces dernières décennies, du grand marché européen aux politiques sécuritaires. N’ont-ils pas en effet accompagné, plus que limité, la mise en place des deux états d’urgence (terroriste et sanitaire) ? Ne jouent-ils pas un rôle décisif en tenant à distance, ici, le droit de la non-discrimination et en entérinant, là, la montée en puissance des libertés économiques ? Et pourtant, ils sont placés en première ligne des défis les plus pressants de nos sociétés – l’urgence écologique, les revendications d’égalité et la préservation des espaces de la contestation et du dissensus.
Parce que les droits et libertés meurent de ne pas être défendus, et parce qu’ils sont une condition existentielle de nos démocraties, ce livre est autant un inventaire qu’une exhortation à la remobilisation de tous les pouvoirs publics, juges en tête.
Rencontre avec SMITH, Violaine Sautter, Romain Bertrand, Eric Valette, Frédéric Keck, Mathieu Potte-Bonneville et Charlène Dinhut mercredi 1er octobre à 19h30.

Que nous apprennent sur notre condition planétaire une plage au nord de l’Écosse, le volcan Aso au Japon ou la façade d’une église florentine ? Que voit-on de notre monde commun depuis Macao, Dieppe ou Fukushima? Quels nouveaux récits de la Terre propose un géographe qui la scrute depuis l’espace, ou une danseuse qui l’éprouve sous ses pas ? De 2020 à 2025, le cycle Planétarium du Centre Pompidou a convié chaque mois des figures majeures des sciences humaines et du monde de l’art à croiser leurs regards sur les transformations que le réchauffement climatique, les mutations technologiques et les tensions globales impriment aux territoires que nous habitons. De l’urgence environnementale à la transition numérique, des pandémies aux traumatismes mémoriels, les autrices et auteurs réunis dans cet ouvrage scrutent la mutation des espaces de vie et d’action, mobilisant anthropologie, philosophie, histoire, performance, arts visuels ou cinéma. Rythmé par les illustrations foisonnantes d’Eric Valette, ce parcours dresse à la fois un atlas de lieux remarquables où se dessine notre avenir, et un inventaire des outils que recherche et création forgent pour cartographier le monde qui vient. Alternant chapitres et portfolios, Planétarium fait dialoguer pensée critique et formes sensibles pour offrir un regard neuf sur les enjeux planétaires de notre époque.
Rencontre avec Céline Minard, mardi 30 septembre à 19h30. Rencontre animée par Florian Caschera

Avec Tovaangar, Céline Minard nous offre une version lumineuse du monde d’après. Si la civilisation humaine n’est plus, ses vestiges demeurent, énigmatiques et insistants. Les règnes de la matière et du vivant s’enchevêtrent avec de nouvelles lois, de nouveaux codes, un nouveau langage dont on devine qu’il est pour l’autrice une subtile déconstruction du nôtre.
Autour de ce qui reste d’une ville, Los Angeles, renommée Hidden, dont la géographie est omniprésente, elle campe un univers d’êtres insolites et fascinants.
Au cœur de l’œuvre brillent la figure de Paayme Paxaayt, rivière de l’Ouest, et l’esprit d’aventure d’Amaryllis Swansun et de ses cœquipiers lancés dans une singulière « expédition ».
Des déserts aux canyons, en passant par les forêts et le cours de l’eau, ils découvriront une faune et une flore luxuriantes, mais aussi des cultures ayant tissé un lien inédit avec leur environnement. Porté par une écriture à la croisée des genres et à l’ampleur inégalée, ce roman au souffle épique nous emporte dans une aventure littéraire inouïe.
Dans ce grand récit démiurgique, Céline Minard nous livre, dans la lignée du Dernier Monde et de Faillir être flingué, une fable philosophique et écologique sur le réenchantement du monde.
Rencontre avec Laurent Mauduit, vendredi 26 septembre à 19h30.

Une partie des élites économiques françaises tisse depuis quelques années des liens avec l’extrême droite, jusqu’à s’y rallier parfois ouvertement. Depuis la dissolution de l’Assemblée en juin 2024, ce mouvement s’accélère : des chefs d’entreprise, grands et petits, renoncent au « barrage républicain » et se préparent à collaborer avec le RN et ses alliés.
Laurent Mauduit lève le voile sur ces complicités qui, discrètes hier encore, sont aujourd’hui de plus en plus souvent assumées. Rencontres en coulisse, alliances d’intérêts, fascination pour le capitalisme autoritaire et libertarien promu par Trump, Musk ou Milei… L’auteur décrypte cette dynamique inquiétante où les milieux d’affaires trouvent dans l’extrême droite une opportunité pour imposer leur agenda.
Si les positions de Bernard Arnault, Charles Beigbeder, Vincent Bolloré ou Pierre-Édouard Stérin sont désormais publiques, nombre d’autres patrons, plus discrets, mus par des intérêts purement mercantiles, leur emboîtent le pas et participent aujourd’hui activement à la montée d’un projet politique raciste et liberticide.
Dans cette enquête inédite, Laurent Mauduit nous entraîne des salons feutrés de l’ouest parisien, où évoluent les grands patrons, jusqu’aux PME de province, dévoilant un processus en cours qui fait écho aux heures les plus sombres de notre histoire. Comment ne pas penser, comme le montre l’auteur, aux années 1930, lorsque le patronat, déjà, jouait un rôle majeur dans l’accession au pouvoir des régimes fascistes et nazi ? Aujourd’hui, alors que le capitalisme traverse une crise prolongée, les milieux d’affaires sont à nouveau des acteurs pleinement engagés dans la montée de l’extrême droite.