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Margaux Meissonnier / Seumwère / Editions Magnani / lancement

Mercredi 7 mai à 19h30

« Seumwère » est un recueil d’histoires courtes en noir et blanc. Ces histoires se situent dans la ville imaginaire de Seumwère, et mettent en pages une galerie de personnages excentriques et attachants : Ploris Pierre, le chat Frodon, Erni, la mystérieuse divinité Dieu Soua Louet, le Cerf-Volant et le Cerf-Marchant.
Margaux Meissonnier atteint encore plus d’aisance dans son art de la narration mettant en pages le quotidien, la mélancolie et l’absurde, avec son humour doux amer. En pratiquant pour la première fois, sur « Seuwère », une bande dessinée entirèrement en noir et blanc, le trait de l’autrice de « Pharoewère » et « Erstein Costis » évolue et gagne une nouvelle dimension, en filiation avec Dali, Remi Charlip, et le dessin surréaliste.

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Arno Calleja et Jean-Philippe Chabot / Vanloo et Le Quartanier / Lecture et rencontre

Mardi 6 mai à 19h30, rencontre avec Arno Calleja et Jean-Philippe Chabot animée par Florian Caschera

Arno Calleja, Trois personnes dans un groupe de parole.

Blandine, au sein de Le deuil à vivre, écoute chaque semaine les histoires des participants et les apprend par coeur. Olivier, l’oeil recouvert d’un énorme pansement, dernier entrant du groupe Expérience du surnaturel, lui aussi, chaque semaine, écoute. Mais aujourd’hui, c’est à leur tour de parler.

Le troisième groupe est plus mystérieux, abstrait. Il n’a pas de nom. On n’y parle pas, pourtant les membres s’y réunissent chaque jour, depuis le fond des temps. Mais voilà que quelqu’un se lève, une femme. Non-humaine, elle peut tout de même se faire entendre. Violente, provocante, elle s’est longtemps retenue et, poussée par une étrange pulsion, a aujourd’hui beaucoup à dire.


Jean-Philippe Chabot, Voyage à la villa du jardin secret, éditions Le Quartanier
Audrey-Ann vit avec l’ataxie de Friedreich, une maladie neuromusculaire dégénérative qui altère sa proprioception, cause des douleurs et l’a mise au fauteuil roulant. Elle veut incarner une joie pure, mais il n’y a plus de rêves sur sa liste. Elle a trente ans et elle pense à mourir. Je lui propose un dernier voyage, pour éviter l’hiver. L’histoire commence à la Secret Garden Villa, entre les bananiers, alors qu’on lit une partie de ce livre au sujet de notre rencontre. Mais le voyage tourne mal et un retour précipité impose des questions cruelles, qui réorientent la vie et ce récit.

Voyage à la villa du jardin secret esquisse le portrait d’une amitié en s’interrogeant sur le handicap, le soin, l’enseignement et le sens de la littérature.

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Xavier-Gilles Néret / Stu Mead, l’Indomptable / Éditions Or Bor / Lancement

Samedi 3 mai à 17h

“Stu Mead, l’Indomptable” est une invitation à défendre “la liberté de création des artistes, précieuse dans une société prétendument ouverte et vivante, contre toute tentative d’instauration d’une police de l’imaginaire.” Il est né du désir de Xavier-Gilles Néret (l’auteur), et d’Annabelle Dupret (l’éditrice) d’exposer et de situer en vingt-quatre pages l’œuvre de Stu Mead, afin que sa verve picturale et poétique continue à s’abreuver de son “imaginaire indomptable” et que son œuvre puisse continuer à se multiplier, au-delà des attentes, sans que vienne l’accabler toute tentative de la confiner à une interprétation univoque. »

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Mina Kavani / Dé-rangée / Éditions du Faubourg / Rencontre

Mercredi 30 avril à 19h30

Rencontre animée par Asal Bagheri

« Comment abandonner tout ce qu’on a été un jour pour devenir une autre personne ? Oublier notre vie d’avant, comme si c’était un rêve ? Mais cette autre vie est restée cachée dans toutes mes cellules, comme des champignons, dans tout mon corps, dans toute mon âme.

Je deviens double. Il y a ma vie d’avant, et celle d’après. Mon moi d’avant, et mon moi d’après. Et nous sommes en permanence ensemble… Mon rapport au temps, aux lieux et aux êtres a changé. Je suis hantée, hantée par les odeurs, par les couleurs, par les êtres… Je n’arrive pas à construire ma vie comme un être normal, mais au moins j’ai su réinventer ma réalité.

Je ne me suis pas laissée pourrir dans mes rêves et mes désirs inachevés, je ne me suis pas laissée devenir le produit fait par leurs mains, et mourir dans le désespoir. Je suis celle qui a fui et qui a raison d’avoir fui. »

Dans ce texte sous forme d’incantation issu de son monologue I’m deranged, Mina Kavani raconte son enfance en Iran, son amour du théâtre, son choix forcé de l’exil, sa solitude, l’envie inassouvie de rentrer. Un récit universel, porté par l’énergie d’une comédienne magnétique, qui signe ici son premier livre.

Préface : Jean-Pierre Thibaudat
Postface : Jean-Damien Barbin.

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Lucile Corbeille / Abîmes / Delcourt / Lancement

Vendredi 25 avril à 18h

Lucile a la sensation de jouer la partition d’une vie qui n’est pas la sienne. Si elle ne trouve pas la porte de sortie, elle finira par y laisser sa peau, comme son père. Alors qu’elle plonge dans les albums photos de son enfance, d’anciennes blessures bien plus lointaines remontent à la surface. Abîmes est un voyage introspectif qui se confronte aux ravages de la lutte des classes et du patriarcat. 

Le mystérieux chemin d’un retour à soi. 

Lucile Corbeille, vit à Montpellier. Diplômée de l’École Supérieure d’Arts Dramatiques de Paris (ESAD), elle débute sa carrière comme comédienne au théâtre avant de bifurquer vers la photographie. Elle explore différentes techniques d’impression et découvre un procédé hybride mêlant photo et aquarelle. Cette approche singulière donne naissance à son premier roman graphique Abîmes (Delcourt, 2025). Ce livre rassemble des images d’archives familiales et des photos d’un quotidien mis en scène. 

www.lucilecorbeille.com

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Jean Rochard, Pierre Tenne / Le Jazz en 101 citations / éditions i / Rencontre

Le jeudi 24 avril à 19h30

Jean Rochard et Pierre Tenne seront les invités de la librairie le jeudi 24 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de leur nouvel ouvrage « Le Jazz en 101 citations » aux éditions i.

La rencontre sera animée par ellyne.m.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Musique sensiblement attachée à sa mémoire et à son histoire jusque dans ses plus intimes contradictions, le jazz est parlé à travers une chronologie dont le sens ne peut être reconstruit autrement. Le choix a été fait d’ordonner les 101 citations selon un ordre chronologique, sans s’interdire des désordres temporels momentanés.
L’histoire du jazz porte en elle tous les désordres qu’elle peut contenir et qui constitueront autant de thèmes organisant le propos :
-Géographie qui suit le fil des esclaves africains déportés en Amérique du Nord, le jazz s’est répandu distribuer ensuite dans le monde entier et particulièrement l’Europe, dès la fin de la Première Guerre mondiale. Cette histoire qu’on fait par légende débuter avec Buddy Bolden à la Nouvelle Orléans, ou bien dans la « touche espagnole » que Jelly Roll Morton lie aux Caraïbes, ou bien dans les work songs des plantations, ou bien dans les spirituals des Églises noires.
-Modes diverses où le jazz incarne une modernité hédoniste, révoltée, érotique, dansante, noire, intellectuelle, libre. Entre le Harlem Renaissance et le Bal Nègre de Paris, entre les romans de Claude McKay et le monde intellectuel parisien du Saint-Germain-des-Prés d’après-guerre, ou peut-être entre les quatre pieds des Nicholas Brothers, le jazz est aussi un thème à la mode.
-Politiques du jazz marquées par le sceau du racisme étatsunien, qui fournirent en retour les moyens de nombreuses révolutions sonores et sensibles. Des héros : Malcolm X ou Huey Newton, dont des musiciens européens se firent aussi les défenseurs. Le goût des révolutions : swing, be-bop, free jazz, puis free music européenne, qui s’harmonisèrent parfois à d’autres élans révolutionnaires – révoltes dans les prisons, émeutes raciales, un certain mois de mai. Basses politiques du jazz, aussi, jusqu’à son apothéose actuelle où la quête des subventions publiques a remplacé, en France du moins, toute idée de séduction publique.
-Images du jazz, des photographes (Art Kane, Francis Wolff, Guy Le Querrec, Valerie Wilmer, Caroline Forbes, Horace) aux pochettes des disques, des tableaux inspirés par cette musique (d’Henri Matisse à Basquiat en passant par l’hommage à Sidney Bechet de Nicolas de Staël) à la bande dessinée ou encore aux films de Cassavetes, Vadim ou Skolimovski.
-Vies du jazz, (souvent ancrées dans une réalité plus complexe), pétries des clichés, de cats insouciants et éventuellement drogués, entourés peut-être malgré eux de mafieux et d’une aristocratie sensible et unique en son genre (le Jazz Age de Francis Scott Fitzgerald mais aussi la baronne Pannonica de Koenigswarter).
-Jazz dit par d’autres musiques : le hip-hop qui s’y éprouve et s’y affilie souvent, les musiques classiques ou dites savantes qui projettent sur lui la liberté totale du nouveau comme parfois le mépris souverain pour le vulgaire, la chanson qui n’en épuise jamais l’inspiration et puis toutes les musiques cousines, soul, funk, rhythm & blues, qu’il a nourries et dont il se nourrit désormais, etc.
-Ruptures européennes avec le jazz étatsunien et les relations amour/haine qui n’en finissent jamais.
-Les orientations spirituelles et politiques du jazz et leurs implications directes dans le discours musical.
-Les influences des musiques orientales et africaines sur le jazz et en retour les influences du jazz sur les nouvelles musiques populaires africaines.
-Jazz, musique marquée par une domination masculine dans laquelle pourtant de nombreuses femmes ont exprimé d’autres sensibilités, parfois radicales dès le commencement de cette musique jusqu’au moment charnière du Feminist Improvising Group.
-Jazz dit par lui-même, bien sûr, d’abord par les musiciens et musiciennes, mais aussi par les producteurs, organisateurs de festival, critiques, philosophes, écrivains, publics…
En suivant l’ordre chronologique, ces 101 citations racontent en filigrane une même histoire, ce sont tous ces regards sur le jazz qui apparaissent dans leur communauté d’intérêt pour une même musique, et pour toutes celles et tous ceux qu’elle a d’une manière ou d’une autre fait vivre plus intensément.

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Karen Finley / Je n’étais pas censée être talentueuse / Seuil / Rencontre et lectures

Mercredi 23 avril à 19h30, soirée autour de l’autrice américaine Karen Findley avec Chloé Delaume, son éditrice francaise et Malik Boutebal son traducteur.

Karen Finley est une artiste, performeuse et poétesse féministe de New-York. Son travail, protéiforme et cathartique, est une violente et lucide charge antipatriarcale, irradiée par une énergie punk et un humour acide.
Florilège de ses écrits de jeunesse, ce recueil révèle l’ADN de son œuvre, qui dès ses débuts a fait entendre la voix des personnes ensilencées : celles emportées par l’épidémie du sida comme celles victimes de violences sexistes et sexuelles. Pionnière sur les questions de culture du viol, de trauma et de santé mentale, Karen Finley, pour la première fois traduite en France, frappe par sa langue incendiaire et son regard d’une redoutable acuité.

Née en 1956, Karen Finley est une référence de la scène artistique, par sa radicalité, son sens de la provocation et sa dénonciation de la condition des femmes. Elle continue de multiplier performances, pratique de l’art visuel, installations et publications, tout en enseignant à Tisch School of the Arts.

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Mathieu Rigouste / La guerre globale contre les peuples / La Fabrique / Rencontre

Mardi 22 avril à 19h30

Mathieu Rigouste sera l’invité de la librairie le mardi 22 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « La guerre globale contre les peuples : Mécanique impériale de l’ordre sécuritaire » aux éditions La Fabrique.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Des premières doctrines contre-insurrectionnelles à la «guerre contre le terrorisme», via d’incessants allers-retours entre champs de bataille coloniaux et métropolitains, les méthodes militaires ont été généralisées pour gouverner et dominer les peuples.
Ce livre retrace l’histoire des machines de guerres et de contrôle qui voient le jour dans le sillage du capitalisme conquérant et se perfectionnent à l’ère des empires pour mater les révoltes. Après 1945, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, bientôt rejoints par Israël, forment le noyau dur d’une « internationale antisubversive » dont les théoriciens, qui s’inspirent de la «bataille d’Alger» et des opérations secrètes de la CIA, prônent la guerre «dans la population civile». Les dictatures en Amérique du Sud, la Palestine, l’Irlande du Nord et les quartiers populaires des grandes villes occidentales deviennent ses terrains d’expérimentation privilégiés. Le retour des soulèvements au XXIe siècle, au premier rang des nouvelles «menaces» contre l’ordre mondial, justifie aujourd’hui le recours «préventif» à la guerre contre les peuples qui accélère la néofascisation sécuritaire tout autour du globe.

Au terme de deux décennies d’enquête, Mathieu Rigouste propose une indispensable cartographie de la contre-révolution contemporaine et documente son rôle dans la formation des prisons, des polices et des complexes militaro-industriels. Il en dévoile aussi les failles, quand ses fantasmes de toute-puissance se heurtent au réel des luttes qui lui résistent.

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Collection Poésie Commune / Editions MF / Lectures

Dimanche 20 avril, rencontre et lectures en terrasse de 17h à 20h pour fêter la nouvelle collection « poésie commune » des éditions MF avec Séverine Daucourt, Florence Jou, Gabrielle Schaff, Camille Sova, mais également Lenaïg Cariou, Frédérique Cosnier et Laure Gauthier

« poésie commune » est un espace éditorial dédié aux voix poétiques contemporaines. Il témoigne du bouillonnement d’une pratique plurielle qui dépasse les vieilles antinomies entre lyrisme et formalisme, individu et société, langue « ordinaire » et langue « poétique », au profit d’une écriture où ces termes sont mis en interaction, en tension, en question.

Dire la poésie commune, c’est affirmer qu’elle produit du commun, un commun où trouver la force de se réfugier mais aussi se rebiffer, en inventant des lieux d’énonciation irréductibles. Dire la poésie commune, c’est affirmer que le poème éprouve et pense, dit je, tu, nous, on, peut être drôle, émouvant, grave, virulent, bref invente des formes-sujets sans formalisme. Il déraille, tempête, joue, fait l’expérience du monde sans jamais se complaire ni dans le biographisme ni dans la complainte ou l’affectation – de l’intime impersonnel, du choral non assignable.
L’expérience poétique qui s’y joue est inséparable du lieu-milieu d’où elle s’énonce, spéculaire, insoumise, prémonitoire. Elle affirme un continu des expériences de vie et de langage, qui s’inventent en s’écrivant les unes par les autres.

Quatre nouveaux livres paraîtront chaque printemps avec, pour 2025, Poudreuse de Séverine Daucourt, Xixi de Florence Jou, Veules-les-Roses de Garbielle Schaff et les branches des autres de Camille Sova.

En complément de ces quatre ouvrages, un livret contenant extraits et commentaires est distribué gratuitement (pour tout achat de deux livres).

« Poésie commune » est également un collectif, composé des personnes suivantes : Patrice Blouin, Elsa Boyer, Lénaïg Cariou, Frédérique Cosnier, Séverine Daucourt, Bastien Gallet, Laure Gauthier et Elke de Rijcke.

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Benoît Erwann / On s’arrête là pour aujourd’hui : journal de psychanalyse / Apéro-dédicace

Dimanche 13 avril de 17h à 20h, apéro-dédicace en compagnie de Benoît Erwann pour fêter la publication de « On s’arrête là pour aujourd’hui : journal de psychanalyse » publié aux Presses universitaires de Montréal dans la collection Les salicaires.

En séance avec Karl, Victor découvre la planète de son inconscient et lutte avec des forces d’attraction addictives, dont il désire s’extraire avant d’immigrer au Québec, pour y rejoindre son futur mari et y renaître comme artiste. Sans cet espace de répétitions, sans cette danse de l’écoute et de la parole, il aurait tué son père. Ou peut-être l’a-t-il fait, sur une autre planète.

Né en France, émancipé en Inde, exilé à New York et au Maroc, Benoît Erwann est peintre, photographe et ébéniste. Il vit à Montréal depuis 2020. On s’arrête là pour aujourd’hui est son premier livre.