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RITA la revue / Lancement

Mercredi 11 juin à 18h

Rita est une revue-fanzine volontairement hétéroclite où se côtoient, se confrontent, se répondent les vastes mondes de la bd, de l’illustration, de la littérature, de la poésie… Elle a l’ambition de mêler les disciplines, les générations, les pros, les pas pros, dans une sorte de melting-pot graphique qui se double d’évènements variés, de la simple dédicace lors de RitaTours (France, Belgique), à des expérimentations téméraires, via des scénographies bricolées effrontément ambitieuses et des fresques géantes participatives. Rita mixe le tout dans une aventure foncièrement joyeuse teintée de ce curieux sentiment d’après-Apocalypse.

Avec, pour la saison 2024-2025 le Rita Ivresse, le Supplément Sexuel, La République Poétique, la bière IPA BièRita, et -on l’espère- Postado, le Rita punk !

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Djamila Ribeiro – Ta magie m’a menée jusque ici : lettres à ma grand-mère – Editions Anacaona- Rencontre

10 juin 2025 à 19h30

Dans le plus personnel de ses livres, la philosophe Djamila Ribeiro, référence sur le féminisme et l’antiracisme au Brésil, évoque les épisodes difficiles de sa vie – l’atmosphère raciste et machiste délétère de son enfance et son adolescence – mais également les lectures qui ont façonné sa personnalité, l’amour, la musique, le militantisme, et la maternité. Avec une certitude : la mémoire des luttes et des réalisations des femmes qui nous ont précédées est la force qui nous permet d’aller de l’avant. Sous la forme de lettres complices à sa grand-mère Antônia, affectueuse et aimante, connaisseuse des herbes médicinales, les souvenirs d’enfance de Djamila Ribeiro ont la saveur aigre-douce de la mangue verte et la force silencieuse des femmes de sa famille. Djamila Ribeiro participe à des conférences dans le monde entier, a été professeure invitée à la New York University, et a préfacé Angela Davis et Toni Morrison. Elle a été nommée Immortelle à l’Académie des lettres de São Paulo.

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Le droit, allié ou ennemi de nos luttes ? Table ronde autour de la collection « Le mot est faible »

Samedi 07 juin à 18h00

Le samedi 7 juin à 18h00, nous débattrons autour d’une question contemporaine particulièrement complexe : le droit est-il un allié ou un ennemi de nos luttes ?

Pour se faire nous recevrons 4 autrices ayant publié dans la collection « Le mot est faible » aux éditions Anamosa :

  • Stéphanie Hennette Vauchez, professeure de droit public à l’Université Paris Nanterre, directrice du Credof (Centre de recherche et d’études sur les droits fondamentaux), et autrice de « Laïcité » dans la collection « Le mot est faible » ;
  • Sarah Mazouz, sociologue, chargée de recherche au CNRS, autrice de « Race » et de « Nation » dans la collection « Le mot est faible » ;
  • Eugénie Mérieau, maîtresse de conférence à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheuse à l’Institut des sciences juridiques et philosophiques de la Sorbonne, enseignante et chercheuse associée à Sciences Po Pariss, et autrice de « Constitution » dans la collection « Le mot est faible » ;
  • Karine Parrot, professeure de droit à l’Université de Cergy et membre du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigréEs), autrice de « Etranger » dans la collection « Le mot est faible ».

Cette rencontre sera animée par Pierre Tenne.

Présentation de la collection « Le mot est faible », dirigée par Christophe Granger, par la maison d’édition :

« Comment lutter dans un monde qui n’aime rien tant que décréter le bouleversement de tout ? C’est bien simple : même les mots paraissent devoir perdre leur sens. La « révolution » est devenue l’étendard des conservateurs, la régression se présente sous les atours du « progrès », les progressistes sont les nouveaux « réactionnaires », le salaire est un coût, le salariat une entrave, la justice une négociation et le marché une morale. Tout ce travestissement n’est pas le travail secret d’une propagande. Il appartient à la dérégulation générale dont vit l’ordre d’aujourd’hui, qui vide les mots de leur sens et prend appui sur les ombres creuses qu’il met à leur place. Pour aller contre ce monde, il n’est alors peut-être pas de meilleur moyen que de le prendre aux mots, que de refuser, comme disait Orwell, de capituler devant eux.
C’est toute l’ambition de cette série d’ouvrages courts et incisifs, animés d’un souffle décapant : chaque fois il s’agit de s’emparer d’un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l’arracher à l’idéologie qu’il sert et à la soumission qu’il commande pour le rendre à ce qu’il veut dire. »

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Tienstiens / Koko n’aime pas le capitalisme à la plage / Editions Bandes détournées / Dédicace

Vendredi 6 juin à 19h30

Tienstiens reprend ses crayons de couleur pour une nouvelle série de strips absurdo-politico-humoristiques, au détour desquels on croisera Mary Poppins, Philippe Etchebest, Buffy, Arlette Laguiller, Chucky, ou encore un rare spécimen de mésange azurée en plumage nuptial. Au fil des pages, aux interstices des strips, on suivra la rencontre de Koko avec Paul le poulpe, pieuvre de gauche extra-lucide, qui partagera avec la gorille ses visions de lendemains qui chantent…

De quoi enclencher un processus révolutionnaire ? Sait-on jamais…

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Collectif / Terres et Liberté / Les Liens qui Libèrent / Rencontre

Jeudi 05 mai à 19h30

Omar Alsoumi, Shela Sheikh, un.e membre de l’association A4 et un.e membre du collectif Vietnam Dioxine seront les invité-es de la librairie le mardi 5 juin à 19h30 pour une discussion autour de l’ouvrage « Terres et libertés : manifeste antiraciste pour une écologie de la libération » (éditions Les Liens qui Libèrent), dans lequel iels ont contribué.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Comment se défaire des inégalités et des dominations héritées des colonisations modernes ? Terre et liberté.Manifeste pour une écologie de la libération pose un regard sur les inégalités écologiques et matériellesenvisagées en tant que continuum de l’histoire coloniale. Un livre-manifeste qui repense les fondements del’écologie politique avec un horizon renouvelé : celui de l’égale dignité humaine. Avec Norman Ajari, Myriam Bahaffou, Amzat Boukari, Arturo Escobar, Malcom Ferdinand, Yala Nadia Kisukidi, Maya Mihindou, Shela Sheikh, Omar Alsoumi, le collectif Vietnam Dioxin et l’association A4.

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Philippe Katerine / Mes dessins mignonistes / Helium / Rencontre

Mercredi 4 juin à 19h30, rencontre avec Philippe Katerine à l’occasion de la publication de Mes dessins mignonistes publié aux éditions Hélium. Rencontre animée par Florian Caschera

Une sélection de dessins par un artiste hors-normes à la renommée singulière pour aborder des questions et des problématiques intimes ou contemporaines.

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Antoine Mouton et Antoine Boute / Rencontre

Mardi 3 juin à 19h30, rencontre avec Antoine Mouton et Antoine Boute. Animation
Gabrielle Napoli.

Antoine Mouton, Nom d’un animal, éditions La Contre Allée

Dans un texte à la fois critique et poétique, Antoine Mouton ne manque pas d’humour pour interroger le mot travail sous toutes ses coutures. Nourri cette fois de multiples rencontres à propos de cette activité souvent honnie, il poursuit une réflexion personnelle déjà à l’œuvre dans Chômage monstre (La Contre Allée, 2020).
Récit, documentaire, enquête, journal de rencontres… Nom d’un animal est un texte qui se joue des formes à l’image de la diversité des paroles entendues ici et là, mêlant ainsi subtilement le singulier au collectif. Les trouvailles langagières questionnent l’absurdité de certaines situations tout autant qu’elles viennent réactiver notre imaginaire et notre sens critique.
Dans Chômage monstre, Antoine Mouton nous avait déjà montré comment retrouver sa propre langue en quittant son travail. Il s’intéresse ici aux trajectoires de vies : de l’enfance à l’âge adulte, de nos héritages à nos constructions personnelles.

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Antoine Boute, Siestes pilotes, éditions Backland

« Sieste pilotes est un texte farfelu où tout rentre à la fois l’adresse universelle propre à l’auteur, un travail de la langue, une écriture qui porte son retour à l’oralité, j’allais dire à une forme de communion, c’est une sorte de manuel d’hypnoses pour nous débarrasser de nos maux, comme un Chaman s’adresserait à nous. Tel un guide de connaissances pour les  »nuls » ou les simples mais sans aucun jugement, comme pouvait être les conversations de Pangloss et de Candide. Extrait : «  »J´ai une technique de micro-sieste qui permet de vivre des aventures. Je dérive en apnée, je ne pilote plus mon corps, un vent démissionnaire gronde dans le monde pilotesque, pilotique, il faut siester, rien de tel avant de mourir, rien de tel avant de passer à autre chose : une pause s´impose, offrons me dis-je, des siestes, aux pilotes chamboulés et à leurs passagères personnes en situation désespérée, je flotte tête en bas bras ballants, je suis en apesanteur, je sieste en apnée je survole le monde, je suis une mouche, je suis une mouche qui a le projet d´hypnotiser ces monstrueux anges à trompettes qui vrombissent, grognent le paysage. »

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Revue Closet / Rencontre et lectures

Mercredi 28 mai à 19h30

Closet est une revue graphique, politique et poétique. Elle propose un espace d’expérimentations plastiques et littéraires pour des artistes queer. Ce troisième numéro qui explore la disparition en tant que stratégie de résistance et de survie face aux injonctions et aux violences, nous plonge dans les univers singuliers d’artistes qui se débattent et parfois jouent. Situations inhérentes aux vies queer, qu’est ce qu’implique le fait de choisir sa disparition ? Comment exister dans les blancs, les vides et les absences ? Si ce n’est de disparaître, comment apparaître là où ne s’y attend pas ? Entre jeu de piste et évasions, Closet tisse une constellation d’expériences avec un point de vue queer.

13 artistes et auteurices par ordre d’apparition : Julie Lamidieu, Valentine Cotte, Narcissæ Salò, camille mati, Martin Duthey, Alexiane Trapp, Enz@ Le Garrec, Zoé Laulanie, Johana Blanc, Lulma Guit, Côme Champeau, Angélin Girard, Zoé Grel. 

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Alessandro Pignocchi / Perspectives terrestres / éditions du Seuil / Rencontre

Mardi 27 mai à 19h30

Alessandro Pignocchi sera l’invité de la librairie le mardi 27 mai à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Perspectives terrestres : scénario pour une émancipation écologiste » aux éditions du Seuil.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Ce manifeste, mi-essai mi-BD, avance un scénario optimiste pour les décennies à venir. Entre crise écologique et fascisation du monde, l’exercice n’est pas simple.
L’une des clés consiste à réveiller la puissance, enfouie par la modernité, de nos relations aux vivants non humains – plantes, animaux et milieux de vie. Cette piste invite à mêler réformisme et renversement révolutionnaire dans une perspective nouvelle : construire progressivement une cohabitation mouvante entre des États et des fédérations de territoires autonomes.
Avec l’aide d’une outarde sceptique, de politiciens devenus animistes et d’un anthropologue jivaro passionné par la Seine-et-Marne, on comprend comment des terres libérées permettraient d’explorer d’autres manières de faire monde tout en constituant un contre-pouvoir à la hauteur des enjeux de l’époque.

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Violette Chalier / Traverser les orties / Éditions du Bunker / Rencontre et lecture

Samedi 24 mai à 17h

Certains mots ne pourront être dits que plus tard. Lorsqu’il sera temps de les adresser à celui qui ne peut plus les entendre, qui n’a jamais pu les écouter, qui les savait déjà peut-être.

C’est l’heure d’écrire au père, d’écrire le père, tout ce qui reste coincé entre les mots. Il ne pourra pas couper court. Une parole enfin possible, sortie d’une zone d’attente, se réapproprier l’initiative.

Cinq ans de maladie pour récolter une mémoire anxieuse d’être retenue, chaque geste anodin et précieux, chaque pièce habitée. Les échos de l’enfance qui feront route jusqu’ici, au présent.

Traverser les orties est un monologue pour deux corps, celui qui se meurt et celui qui le veille, c’est la voix qui permet le passage du passé, les retrouvailles au creux du deuil.

Violette Chalier pose, dans une écriture limpide, lumineuse et pudique, toute la sagesse du regard de la fille qu’elle est vers le père et l’homme qu’elle raconte, dans ses paradoxes et ses contradictions, et à travers lui un peu de tous les pères, de tous les hommes, fantômes errants eux aussi dans leurs rôles, comme dans ce jardin sauvage.

Au milieu des ronces, il y a toujours des mûres et parfois de la tendresse.

Traverser les orties est la première création de l’autrice, qui vit et travaille à Saint-Denis. Le texte a été sélectionné par le théâtre de La Colline dans le cadre du dispositif Aux Singuliers à l’automne 2024.