Mardi 3 mars 19h30, Modestine au Monte-en-l’air !
Saperlotte !
Non mais oh mais ça alors !
Une performance inédite faite de lectures, d’extraits sonores et de causeries, quelque part entre la conférence de presse théâtralisée, la séance d’écoute, l’auto-interwiew et la liturgie portative ! Oui !

Mais qu’est-ce que c’est que ça : Modestine ?
Hein ?
Alors (voix docte) :
« Modestine est un patelin mental hanté par :
-Victor Rassov (poète hérmético-burlesque , auteur de L’oiseux et de Morosités, des livres)
– Sing Sing (bien connu des services du Monte-en-l’air pour y avoir fomenté moult soirées de parlure et par ailleurs membre du duo Arlt).
De ce patelin mental où matières terreuses (voire boueuses voire collantes) abondent au milieu des abstractions et autres concepts volatiles, il est question tout au long de l’album Grand dommage (une cassette remplie de chansons poignantes, de micro-tubes étranges et sexy, de collages sonores ultra-bruts et de fanfares colorées).
Au programme : la Nième surprise de l’amour, le mystère des légumes, les probabilités du diable, les lueurs, le gligli.
De ce patelin mental il est question tout autant dans Peur bien, roman choral un peu zutique, un peu paysan, écrit à deux et constitué de proses interrompues, feuilletons versifiées, ruminations théologiques zinzins, rumeurs SF, métaphysique carnavalesque, lyrisme comique, trous.
Les textes sont rythmés par les céramiques convulsives de Mariette Cousty : ce sont des arrosoirs en pierre qui penche, des calvaires aux couleurs d’amygdales, des épis de faitage de cartoon. Tout un art vernaculaire dont on pourrait dire qu’il a franchement mal tourné.
Les lecteurs de Peur bien l’ont comparé qui à Guiraudie ou au Dumont de Ptit Quinquin, qui à la genèse et à Twin Peaks, à l’Apocalypse et au Cadavre Grand m’a raconté d’Ivar Ch’vavar ».
Hé ben !
Venez y voir pour mieux vous rendre compte en vrai !
Ce sera mystérieux, déroutant, excitant, y’aura des gros mots et des miracles !
Ratez pas ou pan !
Ouais !