Le vendredi 6 mars à 19h30
Bérénice Hamidi et Gaëlle Marti seront les invitées de la librairie le vendredi 6 mars à 19h30 à l’occasion de la sortie du nouvel ouvrage qu’elles ont dirigé « Faire face aux violences sexistes et sexuelles » aux éditions des Presses Universitaires de Vincennes. Ce sera également l’occasion de présenter l’ouvrage « Le viol, notre culture » de Bérénice Hamidi, paru l’année dernière aux éditions du Croquant.
Présentation des ouvrages par la maison d’édition :
Faire face aux violences sexistes et sexuelles :
Un livre essentiel, à la fois témoignage et guide, qui dévoile le continuum des violences sexistes et sexuelles. En croisant les voix de chercheur·es, expert·es, artistes et personnes concernées, il ouvre des pistes concrètes pour comprendre, prévenir et agir collectivement.
Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas l’exception. Elles sont la règle cachée. De la « blague » humiliante aux féminicides, elles forment un continuum soutenu par nos institutions, nos imaginaires et nos silences. Elles touchent toutes les sphères de nos existences – famille, école, travail, culture, etc. Et détruisent des millions de vies. Tant que nous continuerons à les considérer comme des faits divers isolés et non comme une réalité structurelle et protéiforme, les choses ne changeront pas.
Chercheur·es, militant·es, professionnel·les de la justice et du soin, artistes et personnes concernées croisent ici leurs regards et leurs voix, pour comprendre les mécanismes de ces violences et ouvrir des pistes pour changer les représentations et repenser les prises en charge : trouver les mots, construire de nouveaux récits, changer les lois, repenser les dispositifs judiciaires et thérapeutiques, imaginer d’autres formes de justice, de prévention et de réparation.
Car apprendre à voir et à dire ces violences, briser la culture de l’aveuglement et de l’excuse, interroger le rôle clé des témoins et les enjeux de l’impunité massive des agresseurs, ne peut être qu’un effort collectif.
Le viol notre culture :
Depuis #Metoo, une expression a émergé dans le débat public : culture du viol. Souvent mal comprise, elle ne signifie pas que nous vivons dans une société pro-viol. Elle désigne l’ensemble des représentations stéréotypées qui, tout en dénonçant le viol, invisibilisent, normalisent et érotisent des formes de violences dans les rapports sexuels et les relations hommes/femmes. Or, les productions culturelles jouent un rôle non négligeable dans la diffusion de ces représentations. Cet essai interroge donc le rôle des œuvres – toutes les œuvres, les grands classiques comme la pop culture – et explore les diverses stratégies esthétiques, explicites et implicites, qui façonnent nos imaginaires, nos regards et nos désirs. Pour sortir du déni, avec la conviction que de nouveaux modèles de relations sexuelles et affectives sont possibles.
