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Joëlle Sambi / et vos corps seront caillasses / L’Arche / Rencontre

Mercredi 14 février rencontre avec Joëlle Sambi, rencontre animée par Lisette Lombé.

« Je ne peux concevoir l’art en dehors d’un ancrage politique, je le pratique et l’accompagne donc toujours d’une réflexion qui m’amène à douter de tout, à déconstruire constamment, à creuser de nouveaux idéaux et à chercher le lieu de l’apaisement. La paix est un luxe, il n’y a pas d’accalmie. » dit Joëlle Sambi à l’endroit de sa pratique artistique, au croisement des formes et des luttes.

Quand le slam ou poésie « faite pour être dite à haute voix » s’écrit sur le papier, se compose de manière évidente et quasi organique un écrit pour la parole. La poésie de Joëlle Sambi est un flow rugueux, né à Kinshasa, qui érode la rime traditionnelle et râpe les conventions sociales, dérape et décape. Déconstruit les héritages dominants et asphyxie les violences, raciales, sexistes et homophobes. Scalpant la métrique classique pour un mètre libre et nourri d’autres héritages culturels et musicaux, sa poésie est une parole performée, à dire, toujours vivante, en métamorphose.

« Nous ne sommes pas vos copines noires et brunes et pas assez blanches / Nous ne sommes pas celles qui peuplent vos solitudes / Pas celles qui fortifient vos châteaux / Nous ne sommes pas celles que vous violez, exotisez, insultez, désirez, haïssez, frappez, rejetez / Poétesses / Nous ne sommes rien / Nous ne sommes rien / Et ce rien peuplera vos rêves hantés »

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Vincent Vanoli & Anne Baraou / Yuna / L’Association / Lancement

Samedi 10 février à 17h

C’est l’automne dans une ville de taille moyenne. Un policier dort mal, sa femme est inquiète, Yuna se méfie de lui. Sont-ils à même de s’entraider, au-delà de l’idée qu’ils se font les uns des autres ? Des bureaux d’un commissariat à l’intimité d’un foyer en passant par un campement à l’extérieur de la ville, Yuna se déroule dans un univers à la fois familier et insolite où s’introduit le surnaturel. Car même les mal-aimés et les exclus ont des rêves, voire des visions. Que fait la société de leurs rêves ? Qui est repoussé en marge, en périphérie ? Ces questions ont-elles des réponses ? Nous sommes si facilement définis en quelques lettres : Rom, flic, trans, plouc, prof, chef, mytho, vieille, loser, mort… Si bien que nous échappons les uns aux autres. Ou que nous nourrissons l’espoir de nous évader.

Dans un noir et blanc intense aux contrastes exacerbés, caractéristique du style de Vincent Vanoli, évoluent des personnages touchants et légèrement grotesques. Sa première collaboration avec Anne Baraou nous propose un savoureux mélange d’affaires classées, d’émancipation et de fantastique.

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Omar Benlaâla / D’en bas on voit mieux le ciel / Rencontre

Vendredi 9 février à 19h30, rencontre avec Omar Benlaâla

« Qui ne souffre pas ne m’engage pas. » C’est par cette phrase que Darius, au service de la haute-société, résume son activité à Omar, l’écrivain qui lui propose de faire son portrait.
Au fil des pages et des confidences se dessine un être complexe qui garantira le succès du livre mais enfermera son auteur dans un terrible dilemme.

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Soirée de lancement – Numéro annuel 2024 !

Jeudi 8 février à 19h30 chez nos voisins du Lieu-Dit 6, rue Sorbier, fête de lancement du numéro 2024 de Frustration magazine : magnifique revue papier de 160 pages, sans publicité, au ton cash et affirmé, réalisée avec les éditions Les Liens qui Libèrent.

Il s’intitule « Et maintenant, on fait quoi ? »

Les équipes du magazine et de LLL seront présentes. Nous présenterons le numéro, répondrons à vos questions et célèbreront la sortie de ce premier opus d’un nouveau format autour d’un verre.

Cet évènement est en partenariat avec le Lieu Dit et nos ami.e.s de la librairie Le Monte en l’air.

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Fabrice Riceputi / Le Pen et la torture / éditions le Passager Clandestin / Rencontre

Mercredi 7 février à 19h30

Décembre 1956, le jeune député Jean-Marie Le Pen est à Alger. Engagé volontaire, il participe aux premiers mois de l’opération militaro-policière visant à éradiquer le nationalisme algérien connue sous le nom de « bataille d’Alger ». A-t-il alors pratiqué la torture ?

Lui-même le revendiquera à son retour en France pour ensuite, dès ses premiers succès électoraux, le nier et poursuivre en diffamation quiconque osera exhumer ce passé.

Fabrice Riceputi réunit pour la première fois l’ensemble d’un dossier historique particulièrement accablant mais resté jusqu’ici dispersé. Récits de victimes et de témoins, rapports de police, enquêtes journalistiques et archives militaires : il examine la crédibilité des sources qui accusent et de celles qui tentent de dédouaner ce lieutenant pas tout à fait comme les autres. Il reconstitue ainsi une chronologie et une géographie de son séjour algérien et met en lumière les racines idéologiques colonialistes trop souvent négligées d’un parti politique aujourd’hui aux portes du pouvoir.

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Emmy Hennings / La flétrissure / Editions Monts Métallifères

Mardi 6 février à 19h30, soirée autour de L’oeuvre de Emmy Hennings avec les éditions Monts metallifères à l’occasion de la publication de Prison en poche et de La flétrissure. Traduction de Sacha Zilberfarb.

Après la dissolution de sa troupe de théâtre, la jeune Dagny (alter-ego de Hennings) se retrouve à Cologne, une ville qu’elle ne connait pas, seule, sans le sou, ni aucune perspective d’avenir. Elle y croise par hasard un ancien ami comédien, devenu souteneur, qui l’introduit dans un « café » de la ville. Pour Dagny, artiste idéaliste, naïve et pétrie de religiosité, c’est le début d’une plongée brutale dans un monde dominé par les hommes, où tout s’offre et se paie, à commencer par le corps des femmes.

Publié en 1920, La flétrissure a récemment été réédité en Allemagne, où il a aussitôt acquis le statut de classique. D’une modernité folle, il décrit avec précision la vie des prostituées et des comédiennes au début du 20e siècle. Mais c’est aussi le cri d’angoisse, de colère et d’amour d’Emmy Hennings, une artiste et une personnalité hors de commun, égérie de l’expressionnisme et fondatrice du mouvement dada, qui finira mystique, ermite et oubliée dans un village des Alpes.

Après Prison, paru en janvier 2021, nous poursuivons notre entreprise de redécouverte de cette voix majeure du 20e siècle.

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Juliette Le Roux / Bêtes et cons. Bestiaire de l’origine du monde / Le Monte-en-l’air / Lancement

Vendredi 2 février à 18h30

Le Monte-en-l’air est heureux de vous convier au lancement de son nouveau livre : « Bêtes et cons. Bestiaire de l’origine du monde » par la très talentueuse Juliette Le Roux.

Saviez-vous que chatte, mot vulgaire communément utilisé pour désigner le sexe d’une femme en français, devient lapin en Espagne et escargot en Allemagne? C’est mue par le désir à la fois de découvrir comment se nommait dans d’autres pays du monde cette partie du corps féminin et de redonner aux animaux leur part de beauté sauvage que Juliette Le Roux a réalisé ce bestiaire. En associant un dessin réaliste d’une grande douceur agrémenté de broderies à un court texte descriptif pour chaque animal, elle retourne le stigmate en faisant revivre le lien puissant femme-animal. Grâce à ce petit livre instructif, vous verrez les cons sous un autre jour. Il est temps de changer nos représentations et pourquoi pas, nos insultes!

Extraits: https://montenlair.fr/livre/betes-et-cons/ 

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Ryoko Sekiguchi / L’appel des odeurs / POL / Rencontre

Jeudi 1er février 19h30, rencontre avec Ryoko Sekiguchi animée par Jeanne Bacharrach.

Des histoires et contes oniriques réunis dans un carnet d’odeurs, dont chaque récit est ancré dans l’espace et le temps. La narratrice évoque l’odeur comme un personnage à part entière, doté d’une présence, d’un langage. Elle expérimente aussi l’anosmie, la perte de l’odorat, qui l’exile du monde.

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Maude Veilleux et Maud Joiret / Lectures-performances

Mercredi 31 janvier à 19h30, performances poétiques de l’autrice québécoise Maude Veilleux et belge Maud Joiret

Maude Veilleux, Last call les murènes et Une sorte de lumière spéciale
Rupture, ennui, solitude, colère, espoirs déçus et rêve en attente. La vie, juste ça… Celle d’une fille de la Beauce, quelque part dans le Québec des rednecks, des gros chars et de l’alcool. Une vie simple, pas si simple.

Maude Veilleux
Maude Veilleux est une poète et performeuse québécoise née à Saint-Victor-de-Beauce. Elle a écrit des recueils de poésie, des romans dont un roman-web. Au fil des années, ses textes sont aussi parus dans diverses revues au Québec, en France et en Belgique. Elle développe plus particulièrement une pratique aux frontières de l’écriture, la littérature numérique et la performance. Elle vit et travaille à Montréal.

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Maud Joiret, Marées vaches

La langue de Maud Joiret oscille entre rage et férocité pour capter les pulsations des corps, leurs flux et l’environnement dans lequel ils se déploient.

J’étouffe si on ne me menace pas de perdre la tête / de quitter la terre / de me damner / de foutre le feu à mes paquebots d’allumettes.

Associant les pulsations du chaos intérieur et extérieur, Maud Joiret traque les indices des voix féminines et féministes pour lutter contre l’ insensibilité du réel. Arpentant les villes, les galeries, les bars, les supermarchés, sa poésie traduit l’urgence du réel et l’impossibilité de le fuir.

Sa langue oscille entre rage et férocité pour capter les pulsations des corps, leurs flux et l’environnement dans lequel ils se déploient.

Ses interludes marins rythment le recueil et fonctionnent comme un choeur tragique qui cible le quotidien pour le mettre en pièce.

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Johnny Ryan à Paris ! Rencontre exceptionnelle !

Mardi 30 janvier à 18h30

Véritable star de l’underground mondial, Johnny Ryan s’attèle depuis des années à salir l’amérique puritaine via des illustrations totalement folles et on ne peut plus corrosives (voire dégueulasses). Avec un style cartoon à la Hanna Barbera, Johnny mélange humour pipi-caca et genre gore-SF-horror movie. Le résultat est indécent, obscène, cruel, à tel point que ça en est à mourir de rire ! On lit ça avec le même plaisir puéril et primitif qui nous poussait à griffonner des teubs sur nos cahiers d’école ou sur les portes des toilettes…