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Marc-Louis Questin / Anthologie de la poésie gothique + Florence Tollstoff / Nouvelles et Chroniques parisiennes / Editions Unicité

Dimanche 8 févier à partir de 17h

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Anthologie de la poésie gothique

L’Anthologie de la poésie gothique présente un florilège de cinquante-cinq auteurs contemporains de langue française. Un semblable travail de rassemblement de la sensibilité gothique et de son expression poétique n’avait jamais encore été entrepris. Bien que la poésie gothique n’hésite guère à explorer les plus sombres facettes de la réalité, elle n’en reste pas moins profondément sentimentale, lyrique, baroque et romantique. L’essence première de la pensée gothique touche à l’intempo- rel. Une étude attentive de ces textes permet de retrouver le parfum oublié des légendes et des mythes, les anti-cipations post-industrielles, les nostalgiques évocations d’un immémorial univers fantastique. Exorciser le mal par le mal n’est pas la moindre des vertus de cette littérature friande de paradoxes et de mondes parallèles souvent magiques et ténébreux.
Digne héritière du romantisme en sa tension prométhéenne, la poésie gothique est emplie de noblesse, de raffinement et de sacré. La lumière transfigure les ténèbres de l’âme et le doute s’affranchit des contraintes du réel. La poésie est une musique qui investit les paysages de la vision supra-mentale. Travaillant en sourdine dans les cryptes de l’être, les subtils créateurs de l’univers gothique ressuscitent les vertus d’un ancien ro-mantisme, les antiques traditions du regard et du geste, l’ex- ploration hallucinée de nos abîmes et de nos rêves.

Nouvelles et Chroniques parisiennes

Brillant sous les feux de la ville comme des papillons nocturnes à la lanterne, des âmes naissent, évoluent, se croisent, se rencontrent, espèrent, aiment, se perdent, se retrouvent, se consument ou s’envolent au travers des artères de Paris.
Les cœurs qui battent dans ces poitrails pourraient être les vôtres ou ceux des personnes que vous côtoyez régulièrement ou dont vous avez partagé des moments en commun. Ces scènes prennent place dans les rues de la Capitale aux mille aspects, dans des appartements sans doute proches de chez vous, à deux pas de votre bureau, des endroits que vous connaissez sûrement, des cafés, devant des façades oubliées par le regard des passants empruntés et distraits, des monuments.
Les personnes ayant vécu ces histoires (extraordinaires ou juste origi-nales), ces craintes et ces joies, se présentent à vous comme des anonymes au quotidien lorsque vous les rencontrez l’espace d’un court instant, sur un trottoir, un quai de station, au restaurant du coin, chez le boulanger ou ailleurs… Cependant, ces silhouettes éphémères et furtives portent en elles les stigmates d’expériences uniques et profondes, des souvenirs fabuleux ou tristes ; actrices ou témoins, elles vous offrent la clé de leur intimité.
Paris vous livre le récit de ses murs au travers de bribes de vies, mosaïque d’histoires sur fond de pierres, de tuiles, de lumières et de bitume.

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Ma mère ne m’a jamais donné la main / Francis Jolly & Thierry Magnier / Éditions Le bec en l’air

Mercredi 4 février à partir de 18h30, rencontre avec Francis Jolly & Thierry Magnier à l’occasion de la parution de Ma mère ne m’a jamais donné la main aux éditions Le bec en l’air.

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Un homme doit retourner sur les lieux de son enfance pour y régler une succession patrimoniale. Accompagné de son meilleur ami, il débarque dans un pays lointain dont on comprend qu’il a été le théâtre d’événements meurtriers. Il retrouve la grande maison qu’il a quittée précipitamment après un accident ayant coûté la vie à son père. C’est là qu’il vivait, dans le faste d’un décor colonial, partageant ses jeux avec Carole, sa sœur jumelle dont il n’a plus de nouvelles. Bientôt ce voyage va raviver les cicatrices du passé. Saisi par l’inquiétante étrangeté des ruines de sa maison, il entre dans le monde des fantômes qui le mènera au bout de ses obsessions.

Thierry Magnier s’appuie sur les photographies oniriques de Francis Jolly pour plonger le lecteur dans un univers aux confins du réel.

Thierry Magnier a été enseignant puis libraire avant de devenir auteur pour la jeunesse et de fonder en 1998 la maison d’édition qui porte son nom. Depuis 1997, il est également directeur du pôle jeunesse d’Actes Sud. En 2002, il publie son premier roman, La Gâche-Vie (collection Folies d’encre, Eden). Son métier d’éditeur ne lui laisse guère le temps de prolonger l’expérience et ce sont les images de Francis Jolly qui l’aident aujourd’hui à poursuivre dans cette voie.

Francis Jolly conjugue depuis toujours création et transmission. Après avoir commencé son parcours en tant que photographe, il a été conseiller Arts visuels au ministère de l’Éducation nationale pendant dix ans. Depuis 2011, il occupe le poste de directeur adjoint à la Maison du geste et de l’image, à Paris. Il travaille régulièrement avec plusieurs institutions et festivals (la Maison européenne de la photographie, le Centquatre-Paris, le musée du Jeu de Paume, Circulations…), organise stages et formations, notamment aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles. Il est aussi professeur à l’EPSAA, école d’art graphique de la Ville de Paris.

Francis Jolly est représenté par le studio Hans Lucas : hanslucas.com/fjolly/photo

Avec Jeanne Benameur, Francis Jolly est à l’origine de la collection jeunesse PhotoRoman aux éditions Thierry Magnier.

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Grégoire Korganow / Prisons – 67 065

Vendredi 30 janvier à 18h30, rencontre avec Grégoire Korganow à l’occasion de la publication de Prisons – 67 065 publié aux éditions [Neus]

prisonsAu 1er janvier 2014, la France comptait 67 065 détenus incarcérés, répartis dans 191 prisons, pour une capacité d’hébergement d’un peu plus de 57 000 places. En 2013, la durée moyenne de détention était de 11,5 mois.
Comment photographier la prison ? Comment restituer en image l’enfermement, la contrainte, la séparation, l’arbitraire ? Au-delà des barreaux, des cellules exiguës et sombres, des couloirs interminables, des cours de promenade austères, la réalité de la prison relève de la sensation : odeurs, bruit permanent, monotonie, ennui, violence…
La prison nourrit le fantasme. Parfois la réalité est plus banale qu’on ne l’imagine. L’horreur de l’incarcération se joue sur d’infimes petites choses, transformant le quotidien en cauchemar : les portes fermées des cellules en permanence, la solitude, la peur de la promenade où tout peut arriver, le temps passé à ne rien faire, des journées, des semaines, des mois vides.
C’est cette réalité de l’enfermement que Grégoire Korganow photographie, loin des clichés, des images chocs. Il veux saisir l’indicible, le temps qui s’arrête, la vie qui rétrécit, qui s’efface.

Grégoire Korganow a photographié les prisons françaises pour le Contrôleur Général des Lieux de Privations de Libertés de janvier 2011 à janvier 2014. Avec un accès total, il livre ici sa vision de la prison, de nos prisons.

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L’ Enfant Inattendue / Marguerite van Cook & James Romberger / editions ça et Là

Mercredi 28 janvier à 18h30, soirée avec Marguerite van Cook & James Romberger à l’occasion de la sortie de L’ Enfant Inattendue publié aux éditions ça & là.

L’ Enfant Inattendue est le portrait croisé d’une mère et de sa fille dans l’Angleterre de la deuxième moitié du XXe siècle en cinq tableaux retraçant des moments forts de leur vie, de la seconde guerre mondiale à 1968.

marguAnnées 1940, Portsmouth, ville du sud de l’Angleterre, Hetty Martin adopte une petite fille alors que son mari est au front. A la fin du conflit, Hetty apprend que son mari est mort au combat. Elle va convaincre les autorités qu’elle peut s’occuper de la petite June alors qu’elle est veuve et sans revenus. Dix ans plus tard, Hetty donne naissance à Marguerite suite à une liaison cachée avec un homme marié. Cette situation est très mal acceptée dans un pays encore très conservateur. Hetty doit aller plaider sa cause au tribunal qui veut lui retirer la garde de la petite. Marguerite, élevée en ville, découvre la compagne anglaise à travers des séjours chez des amis de la famille et se passionne pour la faune et la flore. A l’approche de l’adolescence, elle séjourne en Normandie chez une amie française, les deux filles s’intéressent de près à la gent masculine…

Ce récit autobiographique de Marguerite van Cook, magnifiquement mis en images par James Romberger, raconte l’histoire d’une enfant non désirée, mais aimée, dans une société réactionnaire, voire prédatrice envers les femmes, mais c’est également un hymne à la nature et à la sensualité.

Née en Angleterre, Marguerite Van Cook est une artiste, poétesse, musicienne, danseuse et réalisatrice de courts métrages. Elle a été l’une des figures de la scène punk londonienne et a notamment fait la première partie de la tournée « Give ‘Em Enough Rope/Sort it Out » des Clash, avec son groupe The Innocents. Elle est depuis trente ans l’une des actrices incontournables de la scène artistique de l’East Village à New York. Ses travaux pluridisciplinaires (photo, vidéo, peinture) sont exposés dans de nombreuses galeries et expositions d’art contemporain dans le monde entier. Elle a réalisé la mise en couleur du roman graphique « Seven Miles A Second », paru en 1994 aux États-Unis et en 2011 en France. « L’Enfant Inattendue » (The Late Child, 2014) est son premier livre en tant que scénariste.

Né en 1958 aux États-Unis, James Romberger est un artiste américain connu pour ses représentations du Lower East Side de New York. Ses dessins au pastel figurent dans de nombreuses collections publiques et privées, ainsi que dans des musées (dont le Metropolitan Museum of Art). Ses expositions solo et collectives ont été montrées dans de nombreuses galeries, dont Ground Zero NY, la galerie Grace Borgenicht, Gracie Mansion, ainsi qu’au New Museum of Contemporary Art. Romberger est auteur de BD depuis le début des années 1980. Il a travaillé pour les principaux éditeurs américains, Marvel Comics, Image Comics et DC Comics. Ses deux derniers ouvrages parus sont Aaron and Ahmed (écrit par Jay Cantor), publié en 2011 chez DC Comics/Vertigo, et Post York, écrit et dessiné par Romberger sur une musique de Crosby (Uncivilized Books, 2012). « L’Enfant Inattendue » parait en 2014 simultanément aux États-Unis et en France.

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Jimmy Beaulieu / Les aventures : planches à la première personne / Éditions Impressions Nouvelles

Mardi 27 janvier à 18h30, rencontre avec Jimmy Beaulieu à l’occasion de la sortie de Les aventures : planches à la première personne aux éditions Les Impressions Nouvelles.

jimmyDes carnets qui deviennent par surprise une autobiographie… Les aventures. Planches à la première personne nous font entrer dans la vie de Jimmy Beaulieu, de 1998 à aujourd’hui.

De Québec à Montréal, de la librairie Pantoute au Festival d’Angoulême, Jimmy Beaulieu dessine ses rencontres avec des filles de rêve (avec qui il ne se passe rien), ses doutes, sa passion pour la bande dessinée, sa conscience politique qui s’aiguise, ses souvenirs familiaux… Au terme de ces Aventures, on aura rencontré un artiste et vu un jeune homme devenir – presque – un adulte. On aura aussi l’impression d’avoir écouté un ami nous parler de désir, d’amour, de fortune et d’infortune, de jeunesse, de mort, d’errance, et de la douce ivresse d’être vivant.

L’auteur

Figure importante de la bande dessinée canadienne francophone, Jimmy Beaulieu est né à l’Île d’Orléans (Québec) en 1974. Il vit à Montréal depuis 1998. Auteur (Le moral des troupes, Ma voisine en maillot, Quelques pelures, etc.), il a fait presque tous les métiers de la bande dessinée : libraire, animateur de revue, professeur, critique et éditeur. Il est surtout connu des lecteurs de BD francophone pour l’adaptation en langage québécois de la série Magasin général de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp et pour sa Comédie sentimentale pornographique (Delcourt, 2011). Aux Impressions Nouvelles, il a publié À la faveur de la nuit (2010) et Le temps des siestes (2012).

Les aventures. Planches à la première personne regroupe l’ensemble des œuvres autobiographiques de Jimmy Beaulieu ainsi qu’une soixantaine de pages inédites. Les lecteurs pourront enfin découvrir ou redécouvrir sous la même jaquette : Quelques Pelures, Résine de synthèse et Le Moral des troupes.

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Guillaume Rannou & David Poullard / Usuel de Locutions ordinaires / Éditions Le Monte-en-l’air / Lancement en avant-première

Vendredi 19 décembre à 19h30, lancement en fanfare et en avant première de L’USUEL de LOCUTIONS ORDINAIRES « tentative d’étirement du français figé » publié aux éditions Le Monte-en-l’air avec des sacs en tissus et même des sérigraphies de locutions.

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L’Usuel de locutions ordinaires présente une sélection de 100 locutions choisies avec soin. Elles appartiennent toutes à l’usage le plus courant, le plus banal de la langue, française en l’occurrence.
Ce livre propose au lecteur de se réapproprier le plus concrètement du monde ces locutions en les détachant pour les recoller sur de nouveaux supports (murs, enveloppes, distributeurs de billets, frigidaires, vitrines, vitres, chiens, chats, etc.), afin de leur offrir de nouveaux sens liés à ces nouveaux contextes.
L’idée est venue comme ça. En écoutant. En répétant des mots à l’envi. En réécrivant, mot à mot. En questionnant l’évident. En découvrant que « du reste » peut être lu comme une revendication, « dites donc » comme une injonction, en lisant « toujours est-il » comme une vraie question…
Ce livre est un hommage au courant, au banal, au simple. Un changement d’échelle. Un zoom sur le bout de la langue. Une pause sur le fil de la parole, commune.

Précisions

Chaque page de l’ouvrage est pré-découpée : le lecteur peut ainsi détacher l’une des locutions ordinaires présente dans la page, et ainsi la faire vivre, à sa guise, en dehors du livre. En fin d’ouvrage est présent un index regroupant l’ensemble des locutions collectées par les auteurs (dont celles présente dans l’ouvrage). Cet index propose, outre un classement alphabétique habituel, un regroupement selon diverses familles inventées. Un tableau, plié et encarté en fin d’ouvrage, présente cette classification.

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Luigi Serafini / Codex seraphinianus / Rencontre et dédicace

Dimanche 7 décembre à 17h, rencontre avec Luigi Serafini l’auteur du mythique Codex Seraphinianus, suivie d’une séance de dédicace dans sa langue si particulière.

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Léo Favier / Comment, tu ne connais pas Grapus ? / Editions Spector Books / Lancement et exposition

Jeudi 4 décembre, 18h30,  soirée autour de la la sortie Comment, tu ne connais pas Grapus ? publié chez Spector Books, Leipzig.

grapus

Grapus est un collectif de graphistes français fondé après les mouvements étudiants de mai 1968 à Paris. Dès sa création, le groupe affirme son intention de changer la vie et développe dans une même dynamique recherche graphique et engagement politique, social et culturel. Si au départ, Grapus dessine des affiches pour des fédérations locales de la CGT ou pour le Parti Communiste Français, vingt ans plus tard, il réalise l’identité visuelle du parc de la Villette et du Louvre. à la fin des années 1980, les temps prolifiques du travail collectif arrivent à leur fin. Durant des années, le groupe a attiré des dizaines de graphistes français et étrangers. Après avoir reçu le Grand prix national des arts graphiques, Grapus décide de se séparer en 1990.

Léo Favier est parti à la recherche des personnes ayant composé ce collectif. Ce livre raconte à travers vingt-six entretiens la création de cette utopie et les nombreuses péripéties qui s’en sont suivies.

Avec les entretiens d’Alain Le Quernec, Pierre-Laurent Thève, Anne Gallet, François Fabrizi, Pierre di Sciullo, Thierry Sarfis, Jacques Dupont, Malte Martin, Vincent Perrottet, Thomas Hirschhorn, Anette Lenz, François Mairey, François Miehe, Dirk Behage, Évelyne Deltombe, Gildas Bourdet, François Barré, Martine Loyau, Pierre Bernard, Jean-Louis Cohen, Maria Arnold, Gérard Paris-Clavel, Simone Christ, Nadia Monteggia, Alain Weill, Alex Jordan et Marc Dumas.