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Mathieu Lefèvre & Jérémy Piningre / Tonic / L’Association / Lancement

Vendredi 27 février à 18h30, rencontre avec Mathieu Lefèvre & Jérémy Piningre à l’occasion de la publication de Tonic à l’Association.

tonicTonic aime à grande vitesse. Amoureux pressant et éconduit, accompagné de son ami Fail, il poursuit sa bien-aimée qui n’a de cesse de s’échapper. Dans ce récit virevoltant et enlevé qui emprunte l’esthétique des jeux d’arcades, les planches s’enchaînent à vive allure, à chaque fois ponctuées par l apparition de cette fameuse fille qui joue à « suis moi, je te fuis ». Jérémy Piningre et Mathieu Lefèvre, diplômés des Arts Décoratifs de Strasbourg et que l’on a pu déjà apercevoir dans la revue Belles Illustrations, signent un récit haletant qui ne devrait pas manquer de marquer les esprits.

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Revue Papier n° 5 / Lancement avec plein d’auteurs

Vendredi 20 février à 18h30, à l’occasion de la parution du numéro 5 de la revue Papier, rencontre festive et exceptionnelle au Monte-en-l’air avec une partie non négligeable des contributeurs.papier

 

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La guerre d’Algérie à l’écran : entre cinéma, livre et photo par Federico Rossin

Jeudi 19 février à 18h30, lecture/­projection croisée de L’Algérie de Dirk Alvermann et de Algérie en Flamme de René Vautier par Federico Rossin.

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Est-ce qu’on peut projeter un livre de photos comme si c’était un film? Est-­ce qu’on
peut formuler l’hypothèse que la mise en pages par le photographe soit l’équivalent du
montage au cinéma par le réalisateur ? Est­-ce qu’on peut penser la chambre noire comme l’homologue de la table du montage ? Est-­ce qu’on peut comparer un livre de photos avec des images en mouvement ?

Le protest photo book de Dirk Alvermann L’Algérie (1960) est une tentative réussie de création de l’image d’un peuple en lutte. Alvermann n’avait que dix-­huit ans quand il réussi à passer la frontière tunisienne pour rejoindre l’Armée de libération algérienne, avec l’idée de documenter les événements en cours pour dynamiter une fois pour toutes le photo­journalisme européen asservi à la France colonialiste. Son livre n’est pas un recueil d’images mais une narration cinématique dans laquelle le montage occupe une place de choix, dans une mise en page moderne, sans texte ni légende explicative.

Alvermann, construisant l’ouvrage en séquences et répétitions, donne enfin un visage au peuple algérien et pas seulement à son armée : hommes, femmes, personnes âgées et enfants sont les protagonistes d’une insurrection générale qui affecte l’ensemble de la société et ses classes : un livre­-outil, un vrai livre-­molotov.

À coté de ce livre magnifique on voudrait rendre hommage à un homme qui a lutté toute sa vie pour le peuple algérien : René Vautier, les plus grand cinéaste militant français, qui nous a quitté en début d’année. Son film Algérie en flamme vient d’être finalement édité en dvd dans un coffret d’importance historique. Vivement ces films, après soixante ans de censure…

Dirk Alvermann, L’Algérie, Steidl, 2012
René Vautier en Algérie. 15 films 1954­1988, Les Mutins de Pangée, 2014

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Anne de Loisy / Bon appétit ! Quand l’industrie de la viande nous mène en barquette / Editions Les Presses de la Cité

Mercredi 18 février à 19h, à l’occasion de la sortie de Bon appétit ! Quand l’industrie de la viande nous mène en barquette de Anne de Loisy, rencontre-discussion entre l’auteur Anne de Loisy et Frédéric Freund, directeur de l’œuvre d’assistance aux bêtes des abattoirs (OABA).anne Manger de la viande : un risque ou un plaisir ? Une enquête approfondie sur un sujet encore largement tabou…

Depuis la crise de la vache folle, notre pays se targue d’avoir l’une des meilleures viandes au monde et d’être à la pointe de la sécurité alimentaire. Le message des industriels de la viande se veut clair et rassurant : « La viande est tracée et contrôlée de la fourche à la fourchette. » Les Français peuvent savourer en paix. Cela tombe bien, nous consommons en moyenne 84 kilos de viande par personne et par an. L’envers du décor est beaucoup moins idyllique. Depuis quelques années, plusieurs rapports des inspecteurs vétérinaires européens, du ministère de l’Agriculture ou encore de la Cour des comptes tirent la sonnette d’alarme. Abattoirs non conformes, carcasses contaminées, prédominance de l’abattage halal et casher pour des raisons économiques, diminution du nombre d’inspections vétérinaires, absence de sanctions. Conséquences ? Des tromperies à répétition, des intoxications alimentaires et des maladies qui peuvent affecter gravement jeunes enfants et personnes âgées

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Bendik Kaltenborn / Avec style / Éditions Atrabile / Exposition

Vendredi 13 février à 18h30, vernissage de l’exposition de Bendik  Kaltenborn à l’occasion de la publication de  Avec style aux éditions Atrabile.

bendikBendik Kaltenborn est un insatiable pourfendeur de la bêtise humaine, surtout quand elle se pare d’une cravate voyante, qu’elle débite des calembours vaseux à la chaîne et qu’elle sent un peu la mauvaise bière. Bendik Kaltenborn traque donc sans relâche ce qui rend l’homo sapiens si insupportable et énervant, son incroyable inclinaison à faire le mauvais choix, à se vautrer dans le pathétique, à se complaire dans l’erreur. Il réalise le tout avec une virtuosité insolente, une aisance graphique aussi bien dans le bon que le mauvais goût; tant de qualités qui ont permis à ses dessins de voyager et d’être publiés aux quatre coins du monde.  On le sait depuis son précédent livre, Bendik Kaltenborn vous veut du bien, et ce nouveau recueil affirme un peu plus le style unique de Kaltenborn, mélange rare d’humour absurde et d’un dessin allant d’une sophistication pleine de classe au dépouillement le plus total.

«Je ne me lasse pas des histoires mettant en scène les déceptions et les cauchemars des gens. Et de préférence, racontées par Bendik Kaltenborn.» Joost Swarte

«J’ai hurlé de rire en lisant les histoires de Kaltenborn, grâce à son utilisation des mots, et au jeu des ses personnages. J’adore son travail !» Jim Woodring

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Clément C. Fabre & Olivier Milhaud / Explicite, carnet de tournage / Éditions Delcourt

Mercredi 11 février à 18h30

explicite 0Le défi relevé par Olivier Milhaud : intégrer le tournage d’un film X en tant qu’unique acteur habillé. Séances de porno amateur, concurrence entre les actrices, difficulté de la trentenaire à trouver sa place parmi les jeunettes de vingt ans, dialogues trash version off au petit déjeuner… Autant de scènes de tournage qui donnent vie à ce reportage immersif. Un récit hilarant et original !

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Marc-Louis Questin / Anthologie de la poésie gothique + Florence Tollstoff / Nouvelles et Chroniques parisiennes / Editions Unicité

Dimanche 8 févier à partir de 17h

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Anthologie de la poésie gothique

L’Anthologie de la poésie gothique présente un florilège de cinquante-cinq auteurs contemporains de langue française. Un semblable travail de rassemblement de la sensibilité gothique et de son expression poétique n’avait jamais encore été entrepris. Bien que la poésie gothique n’hésite guère à explorer les plus sombres facettes de la réalité, elle n’en reste pas moins profondément sentimentale, lyrique, baroque et romantique. L’essence première de la pensée gothique touche à l’intempo- rel. Une étude attentive de ces textes permet de retrouver le parfum oublié des légendes et des mythes, les anti-cipations post-industrielles, les nostalgiques évocations d’un immémorial univers fantastique. Exorciser le mal par le mal n’est pas la moindre des vertus de cette littérature friande de paradoxes et de mondes parallèles souvent magiques et ténébreux.
Digne héritière du romantisme en sa tension prométhéenne, la poésie gothique est emplie de noblesse, de raffinement et de sacré. La lumière transfigure les ténèbres de l’âme et le doute s’affranchit des contraintes du réel. La poésie est une musique qui investit les paysages de la vision supra-mentale. Travaillant en sourdine dans les cryptes de l’être, les subtils créateurs de l’univers gothique ressuscitent les vertus d’un ancien ro-mantisme, les antiques traditions du regard et du geste, l’ex- ploration hallucinée de nos abîmes et de nos rêves.

Nouvelles et Chroniques parisiennes

Brillant sous les feux de la ville comme des papillons nocturnes à la lanterne, des âmes naissent, évoluent, se croisent, se rencontrent, espèrent, aiment, se perdent, se retrouvent, se consument ou s’envolent au travers des artères de Paris.
Les cœurs qui battent dans ces poitrails pourraient être les vôtres ou ceux des personnes que vous côtoyez régulièrement ou dont vous avez partagé des moments en commun. Ces scènes prennent place dans les rues de la Capitale aux mille aspects, dans des appartements sans doute proches de chez vous, à deux pas de votre bureau, des endroits que vous connaissez sûrement, des cafés, devant des façades oubliées par le regard des passants empruntés et distraits, des monuments.
Les personnes ayant vécu ces histoires (extraordinaires ou juste origi-nales), ces craintes et ces joies, se présentent à vous comme des anonymes au quotidien lorsque vous les rencontrez l’espace d’un court instant, sur un trottoir, un quai de station, au restaurant du coin, chez le boulanger ou ailleurs… Cependant, ces silhouettes éphémères et furtives portent en elles les stigmates d’expériences uniques et profondes, des souvenirs fabuleux ou tristes ; actrices ou témoins, elles vous offrent la clé de leur intimité.
Paris vous livre le récit de ses murs au travers de bribes de vies, mosaïque d’histoires sur fond de pierres, de tuiles, de lumières et de bitume.

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Ma mère ne m’a jamais donné la main / Francis Jolly & Thierry Magnier / Éditions Le bec en l’air

Mercredi 4 février à partir de 18h30, rencontre avec Francis Jolly & Thierry Magnier à l’occasion de la parution de Ma mère ne m’a jamais donné la main aux éditions Le bec en l’air.

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Un homme doit retourner sur les lieux de son enfance pour y régler une succession patrimoniale. Accompagné de son meilleur ami, il débarque dans un pays lointain dont on comprend qu’il a été le théâtre d’événements meurtriers. Il retrouve la grande maison qu’il a quittée précipitamment après un accident ayant coûté la vie à son père. C’est là qu’il vivait, dans le faste d’un décor colonial, partageant ses jeux avec Carole, sa sœur jumelle dont il n’a plus de nouvelles. Bientôt ce voyage va raviver les cicatrices du passé. Saisi par l’inquiétante étrangeté des ruines de sa maison, il entre dans le monde des fantômes qui le mènera au bout de ses obsessions.

Thierry Magnier s’appuie sur les photographies oniriques de Francis Jolly pour plonger le lecteur dans un univers aux confins du réel.

Thierry Magnier a été enseignant puis libraire avant de devenir auteur pour la jeunesse et de fonder en 1998 la maison d’édition qui porte son nom. Depuis 1997, il est également directeur du pôle jeunesse d’Actes Sud. En 2002, il publie son premier roman, La Gâche-Vie (collection Folies d’encre, Eden). Son métier d’éditeur ne lui laisse guère le temps de prolonger l’expérience et ce sont les images de Francis Jolly qui l’aident aujourd’hui à poursuivre dans cette voie.

Francis Jolly conjugue depuis toujours création et transmission. Après avoir commencé son parcours en tant que photographe, il a été conseiller Arts visuels au ministère de l’Éducation nationale pendant dix ans. Depuis 2011, il occupe le poste de directeur adjoint à la Maison du geste et de l’image, à Paris. Il travaille régulièrement avec plusieurs institutions et festivals (la Maison européenne de la photographie, le Centquatre-Paris, le musée du Jeu de Paume, Circulations…), organise stages et formations, notamment aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles. Il est aussi professeur à l’EPSAA, école d’art graphique de la Ville de Paris.

Francis Jolly est représenté par le studio Hans Lucas : hanslucas.com/fjolly/photo

Avec Jeanne Benameur, Francis Jolly est à l’origine de la collection jeunesse PhotoRoman aux éditions Thierry Magnier.

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Grégoire Korganow / Prisons – 67 065

Vendredi 30 janvier à 18h30, rencontre avec Grégoire Korganow à l’occasion de la publication de Prisons – 67 065 publié aux éditions [Neus]

prisonsAu 1er janvier 2014, la France comptait 67 065 détenus incarcérés, répartis dans 191 prisons, pour une capacité d’hébergement d’un peu plus de 57 000 places. En 2013, la durée moyenne de détention était de 11,5 mois.
Comment photographier la prison ? Comment restituer en image l’enfermement, la contrainte, la séparation, l’arbitraire ? Au-delà des barreaux, des cellules exiguës et sombres, des couloirs interminables, des cours de promenade austères, la réalité de la prison relève de la sensation : odeurs, bruit permanent, monotonie, ennui, violence…
La prison nourrit le fantasme. Parfois la réalité est plus banale qu’on ne l’imagine. L’horreur de l’incarcération se joue sur d’infimes petites choses, transformant le quotidien en cauchemar : les portes fermées des cellules en permanence, la solitude, la peur de la promenade où tout peut arriver, le temps passé à ne rien faire, des journées, des semaines, des mois vides.
C’est cette réalité de l’enfermement que Grégoire Korganow photographie, loin des clichés, des images chocs. Il veux saisir l’indicible, le temps qui s’arrête, la vie qui rétrécit, qui s’efface.

Grégoire Korganow a photographié les prisons françaises pour le Contrôleur Général des Lieux de Privations de Libertés de janvier 2011 à janvier 2014. Avec un accès total, il livre ici sa vision de la prison, de nos prisons.