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Omar Benlaala / La barbe / Editions du Seuil

Samedi 17 janvier à 18h30, rencontre avec Omar Benlaala, auteur de La barbe publié aux éditions du Seuil dans la collection Raconter la vie.

barbeOmar retrace dans ce livre un itinéraire précurseur, le sien : comment, jeune Français d’origine algérienne, il est devenu, au milieu des années 1990, l’un des premiers « barbus ». Il raconte les étapes successives de sa quête d’identité : décrochage scolaire, apprentissage accéléré de l’islam dans les mosquées de la région parisienne, voyages initiatiques à travers le monde, puis défonce sur les pistes de danse. Au terme de ces expériences, il trouve finalement son équilibre dans une pratique spirituelle apaisée. Il y a dix ans, alors qu’un nombre croissant de jeunes font le choix de l’islamisme, Omar coupe sa barbe et redevient invisible. Commence alors pour lui une nouvelle quête, ne visant plus ni l’absolu ni la distinction, celle du calme intérieur. Le parcours singulier d’Omar aide à comprendre celui d’autres jeunes qui, aujourd’hui, se cherchent dans la religion.

N’ayant jamais mis les pieds dans une mosquée, je ne savais pas ce que j’allais y trouver. Mais parfaitement ce que je fuyais.

Avec La Barbe, la collection accueille pour la première fois un auteur du site raconterlavie.fr.

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Laure Limongi / L’Hospitalité : Fabrice Midal / Simplement être là, le coeur grand ouvert / Editions Grand du Est / Rencontre

Lundi 12 janvier à 19h, dans le cadre de sa résidence à la librairie Le Monte-en-l’air, nommée L’Hospitalité, Laure Limongi reçoit FABRICE MIDAL, l’une des voix les plus pertinentes de la méditation en Occident. Le nom de cette pratique ancestrale est devenu familier, souvent associée aux pratiques de développement personnel ; or ses origines sont tout autres et ses implications tellement plus profondes et amples qu’une simple activité d’hygiène psychique… C’est à ce retour aux sources que s’attachera cette soirée.

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Culture commune « Images, dépression, société » / Exposition collective / Vernissage

Du 08 au 25 janvier 2015. Vernissage le jeudi 8 janvier à 18h30 en présence d’une bonne partie des artistes.

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« Mais qui a dessiné ces décors ? Ils ne respectent pas… la loi sur les publications destinées à la jeunesse ! »

Raymond Pettibon.

Réalisés pour l’essentiel en sérigraphie à un tirage les vouant rapidement à l’extinction, les ouvrages de Culture Commune entendent cultiver l’idiotie, la grotesque et témoigner des pratiques de l’underground graphique actuel, collages ou simples images trouvées, bad painting, dessins mal faits. Tout ce que la paresse intellectuelle et le mauvais esprit peuvent produire d’images déprimées, entre spiritisme et désordre organique, plaisir régressif et mauvais rêve.

Dans ces livres – partage ironique d’une culture commune de la laideur, du mauvais goût -, il est question de la mort, celle des chiens, des institutrices, mais aussi d’ombre, d’amour, de jardins et de fontaines. Autant dire de n’importe quoi.

Nous avons d’autres projets, l’aplanissement de toutes les montagnes, de nouveaux livres, des expositions.

L’exposition « Images, société, dépression » présente la dizaine d’artistes édités l’an passé par Culture Commune, micro-label d’édition de livres et d’estampes créé au printemps 2013 par Guillaume Soulatges, à savoir :Nadia AgnoletNoémie Barsolle, Jean-Michel Bertoyas,GéraudDav GuedinJean KristauLéo QuiévreuxOlivier TexierYann TréhinVéro et Passenger of Shit (dont un livre-disque est à paraître en 2015 en collaboration avec le label BRK).

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Fanzine Les Culottes n°1 / Lancement

LesculottesMercredi 7 janvier de 18h à 21h

Lancement du premier numéro des Culottes.

Au programme:
_ apéro
_ appel à la participation pour le numéro 2
_ dessin collectif

La liste des participants :
Vincent Rouzière, Kevin Roualland, Edgar Anselme, Anh Le, Louise Larger Thiercelin, Veronica Comin, Perrine Honoré, Léna Gibert, Thomas Rouzière, Mikaël Moune, Clément Fourment, Maëlle Foix, Mathilde Ernst, Camille Gobourg, Nicolas Verdier

Le prix des fanzines est fixé à 5€

https://www.facebook.com/lesculotteslefanzine

les-culottes-fanzine.tumblr.com

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Benoît Grimalt / Photos-souvenirs / Poursuite éditions / Lancement

Samedi 06 décembre à partir de 18h00, à l’occasion de la parution de PHOTOS-SOUVENIRS, lancement en présence de Benoit Grimalt

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72 pages I 15 x 21 cm I Relié, marquage or
500 exemplaires I décembre 2014
ISBN : 978-2-918960-80-5

« Benoît Grimalt s’impose un jeu : reconstituer par le dessin la dernière photographie d’une pellicule avant son développement. Plusieurs tentatives dessinées permettent de saisir ses doutes, ses hésitations, ses oublis. Si la photo fixe une situation, le dessin permet des ajustements : un cadrage un peu différent, une autre position. Le dessin montre ainsi ce que l’image aurait pu être quelques instants plus tard (…).
Avec ce travail, Benoît Grimalt questionne le rapport de l’image à la mémoire. La photographie contribue à la construction de cette dernière, avec ces images qui livrent le témoignage d’instants oubliés (…). En recourant au dessin, il affine encore davantage les motifs dont il souhaite se souvenir, délaissant le superflu et les inévitables scories. Un jour, un visiteur a dit à l’artiste que c’était certainement « l’image plus que la photographie » qui l’intéressait. Sans doute n’avait-il pas tort : à travers la photographie ou le dessin, Benoît Grimalt enrichit avant tout une collection personnelle, un album idéal d’images vouées aux belles choses. »

Marylène Malbert

Extraits de l’article « Benoît Grimalt, le photographe et ses crayons », paru dans la revue Facettes, novembre 2014.

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Paf & Hencule 2 / L’Ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne / Lancements

Vendredi 5 décembre à partir de 18h30, à l’occasion de la parution de « Paf & Hencule 2 » aux éditions Même pas mal et de « L’Ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne » aux éditions Vedrana, rencontre et signature avec Goupil Acneique, Abraham Kadabra, Dav Guedin, Pole Ka, Claire Carré et Luca Villani

PafHencule
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Paf & Hencule 2

De délicatesse, de bienveillance et d’empathie, Paf et son comparse Hencule en sont totalement dénués. Vous ne trouverez pas une once de bonté ou de courtoisie dans ce livre, bien au contraire. Mais, ayant lu leurs premières aventures en cachette, vous le saviez déjà. Odieux – un euphémisme dans le cas qui nous concerne ici -, Paf et Hencule n’en sont pas moins en colère. Et les motifs ne manquent pas : l’abnégation, la probité et la tolérance contaminent leurs contemporains comme un virus. Et pour palier à la pandémie, nos héros ont décidé de prendre les mesures qui s’imposent. Les blouses de médecins hospitaliers ne suffisant plus, ils endossent maintenant les uniformes de l’armée, de la police nationale et de la Justice. Ils torturent par plaisir. Ils humilient par charters entiers. Ils pratiquent la bavure par principe. Cette fois, c’est sûr, l’humanisme ne passera pas.
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L’Ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne

Ce livre est un recueil d’expressions illustrées, tantôt populaires (Philomène251, Dav Guedin, Claire Carré, Fhöbik), tantôt anciennes (Pole Ka), tantôt inventées (Laura Schneider, Albert Foolmoon).

Ce florilège d’expressions nous permet de découvrir l’univers trash et décalé des excellents illustrateurs qui y ont participé.

On y retrouve Dav des Frères Guedin, et sa couverture nous rappelant Les Crados, ainsi que son interprétation toute personnelle d’ Avoir les cheveux en bataille et Avoir de la merde dans les yeux pour exemples.

Albert Foolmoon (illustrateur et sérigraphe lillois) et Laura Schneider (une jeune diplômée très talentueuse qui a un style réaliste) le rejoignent avec des expressions qu’ils ont imaginé : La jalousie est comme une pieuvre autour du coeur, Mentir à en saigner des dents et Se manger une salade de phalanges suivi d’Avoir le cerveau qui baigne dans la confiture de coing.

Luca Villani nous ouvre les portes de son univers sombre avec des images noirâtres de Diable et de Péchés Capitaux.

Tandis que Pole Ka nous surprend avec des expressions anciennes Avoir un poil de sec et Tomber sur quelqu’un à bras rallongés.

Claire Carré nous trouble et hypnotise par sa vision torturée de l’anatomie humaine avec Sans queue ni tête et Avoir la tête ailleurs.

Fhöbik, une excellente illustratrice et tatoueuse, nous en met plein les yeux avec des images simples, efficaces et symboliques.

Et Philomène251 a gratté ses cartes plusieurs jours pour obtenir de sublimes images représentant Avoir la tête dans les nuages et Avoir le coeur gros.

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Vente à la criée / Salon du livre et de la presse jeunesse 2014

Depuis 5 ans maintenant, le Salon du livre et de la presse Jeunesse, qui fêtera du 26 novembre au 1er décembre ses 30 ans, organise une vente d’illustrations d’artistes prenant part à la manifestation.

Cette vente se tiendra le vendredi 28 novembre de 20h à 22h, lors de la nocturne, sur la grande scène littéraire.

Le Salon a confié cette année au Monte-en-l’air l’organisation de l’événement. Les œuvres seront vendues soit à prix fixe, soit au enchères.

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Cet article sera mis à jour au fur et à mesure de la réception des œuvres.

Sont annoncés pour le moment :

Albertine, Thomas Baas, Emmanuelle Bastien, Carole Chaix, Clotilde Perrin, Delphine Chedru, Guillaume Trouillard, Aurore Petit, Kris di Giacomo, Janik Coat, Princesse Camcam, Delphine Perret, Claire Franek, Marc Daniau, Katy Couprie, Dorothée de Monfreid…

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Jean-Michel Rabeux / La petite soldate américaine / Lectures par Eram Sobhani

Le mardi 25 novembre à 18h30, lecture d’extrait du texte La petite soldate américaine qui sera joué du 2 au 7 décembre à La maison des metallos de Jean-Michel Rabeux par le comédien Eram Sobhani.

Les personnes présentes à la lecture pourront venir voir le spectacle joué à la Maison des métallos, sur la date de leur choix, au tarif à 10€ (au lieu de 14).

« C’est l’histoire d’une petite soldate américaine qui chante très bien les belles chansons américaines. Mais un jour, hop, elle perd sa voix. Elle part à la guerre, et un jour, en faisant les horreurs de la guerre, hop, elle retrouve sa voix. Elle est contente, alors elle chante sans s’arrêter. Mais à trop vouloir chanter, elle est punie par ses victimes, elle est même punie par ses chefs qui la condamnent à mort, non pas parce qu’elle a fait les horreurs que la guerre lui demandait, mais parce qu’elle les a photographiées et que le monde entier les a vues de trop près. Alors elle chante. Hop. Le but c’est que quelqu’un de très proche raconte une histoire plutôt pas très rigolote, et que bizarrement on rigole, une histoire plutôt dure, mais avec une telle douceur qu’on soit saisi de tremblements. Du théâtre vous dis-je. » Jean-Michel Rabeux

« C’est ce qu’on appelle un spectacle coup de poing.[…] Le déroulement du conte est saisissant, dans un magnifique équilibre entre la violence du texte et la recevabilité de sa langue poétique. Ce conte qui fait des boucles dans une langue simple et forte fait naître de la colère et jamais de l’accablement, il a du souffle et du sens. »
Le Monde diplomatique, Marina Da Silva, 22 septembre 2014

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Les Situationnistes, une avant-garde totale / Eric Brun / Débat avec Shige Gonzalvez

Samedi 15 novembre à 18h30.

A l’occasion de la parution de l’ouvrage « Les Situationnistes, une avant-garde totale » (CNRS Editions), Shige Gonzalvez recevra Eric Brun.

les-situationnistes.jpgIl y sera aussi question de la publication de Raoul Vaneigem et Gérard Berréby, « Rien n’est fini, tout commence » (Editions Allia), ainsi que d’Andrew Hussey qui publie « Guy Debord, La Société du spectacle et son héritage punk » (Éditions Globe).

L’Internationale situationniste naît en 1957 de la rencontre entre plusieurs collectifs d’artistes européens, avant de se transformer au cours des années 1960 en groupe révolutionnaire. Elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des dernières incarnations du modèle des « avant-gardes historiques ». Son principal penseur, Guy Debord (1931-1994), a été intronisé après sa disparition comme l’une des figures majeures des arts et de la philosophie politique des années 1950-1960.

Première analyse sociologique du mouvement situationniste, cette histoire éclaire les parcours croisés des acteurs qui l’ont animé, décrypte leur relation à l’art et aux institutions artistiques, à la pensée marxiste et aux intellectuels, à la politique et au militantisme. En prenant parti pour une mise au jour lucide des pratiques et idées situationnistes, Éric Brun renouvelle notre connaissance des avantgardes, de leurs formes de politisation et d’internationalisation, et engage une réflexion sur les apports et limites de ce courant subversif qui n’ambitionnait rien moins que d’établir une nouvelle civilisation. Une contribution majeure pour comprendre le rôle des artistes dans la contestation révolutionnaire et celui des « situs » en Mai-Juin 1968.

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Clémentine Mélois & Stéphane Trapier / Cent titres & Tarzan contre la vie chère / Editions Grasset & Editions Matière / Vernissage & Dédicace

Vendredi 31 octobre, vernissage de l’exposition de Clémentine Mélois à l’occasion de la publication de Cent titres aux éditions Grasset +

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Vernissage de l’exposition de Clémentine Mélois à l’occasion de la publication de Cent titres aux éditions Grasset + dédicace de Stéphane Trapier à l’occasion de la publication de Tarzan contre la vie chère aux éditions Matière.

Cent titres, Clémentine Mélois

Voici une étonnante bibliothèque. Clémentine Mélois y pastiche par l’image les classiques de la littérature. Lirons-nous aujourd’hui Maudit Bic, d’Herman Melville, ou Père et Gay, de Léon Tolstoï ? Au fait, quel philosophe a-t-il écrit le Crépuscule des idoles des jeunes ? Pour décrypter les anagrammes, contrepèteries, homophonies, permutations et autres astuces de ces cent titres, on passera de la culture classique à la culture populaire, puisant dans des souvenirs de lectures, de chansons, de publicités ou de films.
Ce jeu est aussi une façon de s’interroger sur l’esthétique d’une couverture, qui porte une double histoire, celle de l’œuvre et de son destin, et aussi celle de l’édition.

Clémentine Mélois est née en 1980 (le 15 juin, comme Jean-Philippe Smet). Elle a grandi à La Ferté-Milon (ville natale de Jean-Racine), est allée au collège à Villers-Cotterêts (où est né Alexandre Dumas), et a fait ses études aux beaux-arts de Paris (comme Nicolas Poussin). Son travail d’artiste s’articule autour des notions de multiple et de «chose imprimée». Il se compose de détournements d’images, de références décalées, d’appropriations visuelles, de clins d’œil et de glissements sémantiques.

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Tarzan contre la vie chère, Stépahne Trapier

Avec Tarzan contre la vie chère, Stéphane Trapier rejoue les cow-boys et les Indiens, il refait l’attaque de la diligence, les duels au soleil, les règlements de compte, les capes et les épées, les ors et les perruques, la flibuste et les mystères de la jungle. Ouvrir Tarzan contre la vie chère, c’est retrouver à chaque page les scènes initiatiques du cinéma du dimanche soir : les baisers, la sauvagerie, les corps à corps, l’héroïsme, la trahison, le crime… Mais les retrouver comme suspendues par le dessin, comme figées hors de leur temps, irrémédiablement arrachées à notre enfance.

Car ni les cow-boys, ni les belles marquises, ni les centurions ne parlent plus la langue, si niaise, si sentencieuse et si profonde, que nous leur connaissions jadis. Que leur est-il arrivé ? Ont-ils regardé la télé à leur tour ? Ont-ils fréquenté en cachette la machine à café du bureau ? Ont-ils lu 20 Minutes avant d’enfiler leur costume ? Comment expliquer sinon leur soudaine préoccupation pour les RTT, la dette souveraine, le mariage pour tous ou le bilan carbone ?

Il faut se rendre à l’évidence, Stéphane Trapier a tenté ici le reboot ultime : faire parler aux héros d’autrefois le langage de notre époque — les petits dialectes politiques, économiques, publicitaires et managériaux que Trapier excelle à capter et à restituer. D’ailleurs, chez Trapier les héros ne sont jamais fatigués de bavarder. À preuve Tarzan lui-même, singeant l’élu écoresponsable pour épater sa fidèle compagne : « Tu verras, Cheetah, un jour nos pagnes seront fabriqués dans des pays où le coût du travail est dérisoire, et nous les achèterons dans des enseignes aux prix alléchants… J’appellerai ça la mondialisation positive ! »

Et puis de toutes façons, l’ouvrage est précédé d’un « Almanach 2007 des trucs sympas » qui justifie à lui seul sa présence en tête de gondole