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Adèle Yon et Alexandra Boilard-Lefebvre / Silenciation des femmes / Rencontre croisée

Mercredi 16 avril à 19h30, rencontre avec Adèle Yon et Alexandra Boilard-Lefebvre animée par Gabrielle Napoli

A la lecture des ces deux livres fabuleux, qui par de minutieuses enquêtes donnent à entendre les voix de leurs ancêtres silenciées parce qu’elles étaient femmes, on s’est dit que faire se rencontrer Adèle Yon et Alexandra Boilard-Lefebvre serait une belle soirée. Ce sera le 16 avril prochain lors du passage en France d’Alexandra (qui vient du Québec).

Adèle Yon, Mon vrai nom est Élisabeth, éditions Sous-Sol

Une chercheuse craignant de devenir folle mène une enquête pour tenter de rompre le silence qui entoure la maladie de son arrière-grand-mère Elisabeth, dite Betsy, diagnostiquée schizophrène dans les années 1950. La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Une maison qui prend feu. Des grossesses non désirées. C’est à peu près tout. Les enfants d’Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n’en parlent pas à leurs enfants qui n’en parlent pas à leurs petits-enfants. “C’était un nom qu’on ne prononçait pas. Maman, c’était un non-sujet. Tu peux enregistrer ça. Maman, c’était un non-sujet.”

Mon vrai nom est Elisabeth est un premier livre poignant à la lisière de différents genres : l’enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l’essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l’hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d’une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets.

Alexandra Boilard-Lefebvre, Une histoire silencieuse, éditions La Peuplade

Thérèse, sur les photographies, semble ailleurs, le regard absent. On dirait qu’elle retient son souffle, protégeant un secret ou ravalant un cri. Depuis plus d’un demi-siècle, Thérèse Lefebvre, née Larin, est disparue et on n’a plus jamais reparlé de tout ça. Alexandra Boilard-Lefebvre, sa petite-fille, souhaite pourtant redonner corps à cette femme qu’elle n’a pas connue, la matérialiser. Elle enquête, elle retrace, elle enregistre et retranscrit, pour remplir les trous de l’histoire. Elle écrit les joies et le drame de cette jeune femme qui, comme tant d’autres housewives des décennies d’après-guerre, a vu ses aspirations englouties dans le confort de banlieues uniformes.

Une histoire silencieuse est l’aboutissement d’un attentif travail de mémoire au plus près des surgissements fantomatiques du passé, et la silhouette de Thérèse apparaît progressivement parmi les mots et les souvenirs, dans la scansion des voix et la blancheur des images.

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Hubert Guillaud / Les algorithmes contre la société / éditions La Fabrique / Rencontre

Jeudi 10 avril à 19h30

Hubert Guillaud sera l’invité de la librairie le jeudi 10 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Les algorithmes contra la société » aux éditions La Fabrique.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

La grande transformation numérique de nos sociétés est en passe de s’achever avec le triomphe de l’intelligence artificielle, promettant de conclure l’interconnexion des machines, des données et des calculs. Elle n’a pourtant produit aucun progrès social et pour cause : appliqués au social, les calculs sont profondément défaillants et problématiques. De la CAF à Pôle Emploi, de Parcoursup aux logiciels d’embauches automatisés, des applications de consommation à celles qui permettent la collusion des monopoles… nous sommes cernés par des calculs déficients, opaques, discriminatoires et autoritaires. Imprégnés par les recettes néolibérales, ces outils qui visent une improbable « efficacité maximale » nous empêchent de produire d’autres logiques et de mettre en oeuvre d’autres politiques économiques et sociales.

Hubert Guillaud ne se contente pas d’exposer au grand jour l’impéritie des systèmes qui gouvernent les politiques publiques au quotidien, il nous invite aussi à réinventer le numérique pour éviter le piège qu’il nous tend : en reconstruisant le service public, en inventant des métriques de gauche… et surtout en remettant de la démocratie et de la justice dans les décisions techniques.

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Noah Truong / Et pourtant / Paulette Editrice / Rencontre

Mercredi 9 avril à 19h30

Après Manuel pour changer de corps (éd. Cambourakis), Noah Truong s’aventure dans une «biographie de genre».
Par accumulation poétique, l’auteur expose les paradoxes de nos identités. La première partie du texte dépeint un je aux actions et pensées lues comme «masculines» : héroïsme, agressivité, possessivité. Puis, tout à fait central, un immense «et pourtant». S’ouvre alors une seconde partie, dans laquelle je se maquille, a peur, hésite, séduit, bref se comporte en accord avec les codes féminins inculqués par la société.
Qui est ce je qui nous déroule cette liste? Et quel miroir nous renvoie-t-il? L’auteur nous présente un mystère voué à rester insoluble, une invitation à penser le soi hors de la binarité. Cette énigme poétique dans un imaginaire pop est un conte unique et universel qui ne craint pas l’autodérision.

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Milena Jesenská / La Voie de la Simplicité (1926) / Mater Editions / Rencontre

Mardi 8 avril à 19h30, rencontre à l’occasion de la publication de « La Voie de la Simplicité » de Milena Jesenská (1896-1944), publié en Tchécoslovaquie en 1926. Traduction de Barbara Faure.

Avec cette publication, Mater Editions investit sa mission de redonner vie à des voix oubliées, offrant un éclairage contemporain sur les œuvres de femmes du passé et invite les journalistes et écrivaines Barbara Krief et Alice Pfeiffer à parler de leur pratique de la chronique littéraire, politique et mode, cent ans après Milena.

Édité à 300 exemplaires en français et 300 en anglais, en hommage à l’édition originale de 1926, également tirée à 300 exemplaires numérotés et signés. Format 12 x 19 cm,128 pages, conçu en collaboration pour la traduction avec Barbara Faure (traduction française), Dan Solbach (design graphique), et la version anglaise a été relue et révisée par Sarah Lolley, traduction initiale en français par Babora Faure.

La voie de la simplicité, Milena Jesenská (1896-1944), traduction de Barbara Faure.

Milena Jesenská : une figure méconnue de la littérature féministe et critique du XXème siècle
Journaliste, écrivaine, traductrice et résistante tchécoslovaque, Milena Jesenská (1896-1944) est notamment connue pour avoir été la destinataire des célèbres lettres de Franz Kafka. Mais au-delà de cette correspondance, elle s’impose comme pionnière d’une écriture féministe moderne et d’une critique sociale incisive. Son style, mêlant profondeur intellectuelle et approches intimes et sensibles, fait d’elle l’une des grandes voix littéraires de l’entre-deux-guerres.

Milena dénonçait la domination masculine, soulignant par exemple que la galanterie servait souvent à maintenir les femmes dans une position subalterne. Elle mettait en lumière le travail invisible des mères, essentiel mais ignoré, « il faut neuf mois à une femme pour mettre un enfant au monde alors que l’homme n’a besoin que de quelques instants pour l’engendrer », tout en appelant à une véritable reconnaissance sociale des femmes, au-delà du droit de vote obtenu en 1920 en Tchécoslovaquie. Elle plaidait également pour une solidarité féminine, essentielle pour dépasser les rivalités imposées par le patriarcat, et imaginait une société fondée sur l’égalité réelle et la valorisation des rôles féminins.

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Raphaël Perrin & Aurore Koechlin / Le choix d’avorter / Agone / Rencontre

Vendredi 4 avril à 19h30, rencontre avec Raphaël Perrin, animée par Aurore Koechlin, pour la sortie du livre « Le choix d’avorter » aux éditions Agone.

Comprendre comment les médecins perpétuent les obstacles et l’inégalité dans l’accès à l’avortement, et comment s’opposer à ce contrôle.

« Elle a appris, au cours de ses études, à être médecin. C’est-à-dire non pas seulement à ausculter et à opérer, mais aussi à occuper une position de pouvoir. L’expertise des médecins, le monopole du contrôle de l’accès aux soins que confie l’État à cette profession ainsi que la situation de vulnérabilité des patientes (maladie, blessure ou grossesse, désirée ou non) créent une dépendance des secondes envers les premiers. Non sans ressemblance avec le pouvoir des parents sur leurs enfants, c’est cette dépendance qui fonde la domination médicale : celle-ci ne s’exerce pas gratuitement – la médecine n’est pas tyrannique – mais bien en contrepartie d’un soin, ce qui lui donne sa force. »

À partir de plusieurs années d’enquête combinant observation du travail médical dans des centres d’IVG, enquête statistique et entretiens menés auprès de professionnelles et professionnels de santé, ce livre éclaire les causes et les mécanismes de l’asymétrie de la relation entre les patientes et le corps médical.

Pourquoi l’avortement reste un parcours de la combattante alors que la loi n’a cessé de le libéraliser ? En interrogeant l’évolution du rapport des médecins à l’avortement, l’auteur montre que la réponse à cette question se trouve du côté de la pratique médicale, et de la manière dont celle-ci varie en fonction des avortantes. Toutes les demandes d’avortement ne se valent pas : selon leur classe sociale, leur couleur de peau, leur langue, leur âge, leurs comportements sexuels et procréatifs, selon les médecins qu’elles consultent, les femmes accèdent plus ou moins facilement à l’avortement. En montrant comment le consentement « libre et éclairé » n’est le privilège que de quelques-unes, l’auteur révèle le rôle que joue la médecine dans la production des inégalités et, à l’instar de l’école, de l’Église ou de la justice, dans l’institution et le maintien de l’ordre social.

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Raphaël Laforgue / L’île de Clipperton / Éditions Notabilia / Apéro de lancement

Samedi 29 mars de 17h à 20h, apéro de lancement en terrasse de la librairie pour fêter la sortie de « L’île de Clipperton » de Raphaël Laforgue publié aux éditions Noir sur Blanc (collection Notabilia)

Magda voudrait lire « L’île de Clipperton ». C’est de son âge ! Sur l’île de Clipperton, ce texte anonyme est incontournable ; on l’aborde à la fin de l’école élémentaire, après les lectures préparatoires homologuées par le Ministère. Les meilleures écriveuses rêvent de l’avoir écrit. Mais aujourd’hui, « L’île de Clipperton » sème le trouble. Certains voudraient le voir interdit, d’autres sont prêts à le défendre de leur vie. L’année s’annonce difficile.

Quelques générations plus tôt, pour échapper aux terribles dictatures des Engrais et des Trentenaires, trois femmes intrépides, accompagnées d’une bande de laissés-pour-compte, ont rejoint à la nage l’île de Clipperton. Une île-refuge où tout était à écrire, à construire – l’île de tous les possibles.

Voilà que Clipperton vit à nouveau des heures sombres. Tandis qu’une insurrection gronde, que les disputes littéraires dégénèrent en guerre civile, la petite Magda doit prendre la fuite.

Nous la suivrons dans sa course folle, portés par sa langue inventive, drôle, émouvante et ludique. À ses côtés, nous dévorerons les textes qui nous tombent sous la main, révélant peu à peu une histoire familiale et politique inattendue. Happés, nous sonderons le mystère de l’île, découvrirons les récits concurrents d’un passé équivoque, et les secrets que dissimulent leurs silences.

Une tendre épopée qui nous plonge dans la littérature même, son pouvoir, sa capacité à modeler la vie, à changer notre idée du réel, et à le transfigurer.

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Thomas Hochmann / « On ne peut plus rien dire… » : Liberté d’expression, le grand détournement / éditions Anamosa / Rencontre

Jeudi 27 mars à 19h30

Thomas Hochmann sera l’invité de la librairie le jeudi 27 mars à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage (« On ne peut plus rien dire… » : Liberté d’expression, le grand détournement) aux éditions Anamosa.


Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

 » On ne peut plus rien dire…  » La complainte de celles et ceux qui dénoncent la  » censure  » s’étire à longueur de journée sur les plateaux télévisés. Il semblerait que la réaction se soit approprié la liberté d’expression pour mieux la dévoyer. Comment en est-on arrivé là ? Comment récupérer cette liberté fondamentale en démocratie ? Voilà l’enjeu de ce texte incisif.
 » On ne peut plus rien dire…  » La complainte de celles et ceux qui dénoncent la  » censure « , à l’instar d’un Donald Trump, s’étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d’intolérance  » woke « . Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd’hui brocardé comme une atteinte à  » liberté d’expression « . Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l’expression publique, loin d’être en contradiction avec la liberté d’expression, lui sont consubstantielles.
Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d’expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l’appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l’extrême droite

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Alessandra Pierini / La cuisine des maisons de plaisir italiennes / Editions de L’Epure / Rencontre

Mercredi 26 mars à 19h30, rencontre avec Alessandra Pierini animée par Lauren Malka.

« La cuisine des maisons de plaisir italiennes » est un trésor éditiorial découvert il y a deux ans chez un bibliomane italien à Forlimpopoli. L’édition limitée à 138 exemplaires numérotés, d’une vingtaine de pages, a été réalisée d’après le carnet d’une tenancière qui officiait en 1929, et découvert en 2000 par Giuseppe Zanasi, libraire-éditeur bolonais. La mise en page, d’une sobriété monacale, est interrompue par une grande frise érotique en couleurs encartée en 2 plis portefeuille.
À qui pouvait bien s’adresser ce recueil de recettes italiennes.

Alessandra Pierini s’est lancée dans la traduction de ce livre et a fouillé dans les méandres de ce monde aussi déroutant que captivant. Au travers de ces pages, elle nous invite à passer derrière les façades discrètes et les lourds rideaux pour une visite insolite au sein des maisons de plaisir en Italie. Mais attention ce sont dans leurs humbles cuisines que nous nous aventurons et non dans les salons opulents ou dans les chambres feutrées. On y découvre des recettes simples de terroir qui réchauffent les corps, des plats nourrissants, destinés aux travailleuses de ces lieux et non des plats voluptueux, capables de charmer les esprits et d’enflammer les cœurs…
L’histoire nous dira aussi comment ce livre s’est retrouvé mêlé aux maisons de plaisir françaises, en revélant des personnalités emblématiques de la prostitution parisienne de l’époque, ce qui ajoute une touche d’in trigue à cette aventure absolument passionnante. Un accès inédit à un pan méconnu de notre passé, révélant la dimension humaine et parfois brutale d’un monde souvent fantasmé, où la nourriture joue un rôle qui n’est pas forcément celui du plaisir. Il était aussi indispensable d’aborder l’évolution de la cuisine italienne au début du fascisme et d’éclairer le contexte historique dans lequel l’Italie se trouvait à cette époque.

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La sexualité qui vient / Collectif / La Découverte / Rencontre

Le 25 mars à 19h30

Rencontre avec Marie Bergström et les contributeurices du livre « La sexualité qui vient » publié aux éditions de la Découverte.

En matière de sexualité, des changements récents et profonds ont redéfini le champ des possibles avec une diversification des relations intimes et l’émergence de nouvelles identifications sexuelles et de genre. La jeunesse est un véritable laboratoire pour observer ces mutations. Reposant sur une enquête inédite et de grande ampleur, à l’heure du numérique et de #MeToo, ce livre dessine un grand portrait de la jeunesse, sous le prisme de ses relations intimes, où le couple se voit désormais concurrencé par les « sexfriends », « plans culs », « coups d’un soir » et « amitiés avec un plus », tandis que l’hétérosexualité perd du terrain en faveur de la bisexualité et la pansexualité.

Quelle est cette nouvelle sexualité qui se dessine ? L’incompréhension face aux mutations en cours donne lieu à des discours radicalement opposés : d’un côté une « génération Tinder » qui enchaînerait les rencontres et ferait exploser les tabous d’antan, d’un autre côté une « génération no sex » prude et pudique qui se désintéresserait de la sexualité. Ces lectures, aussi contradictoires qu’erronées, résultent de la tentative vaine de lire les pratiques d’aujourd’hui avec les lunettes d’hier. Les cadres de la sexualité ont changé. Il faut changer de regard pour les voir.

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Revue Invendable & Serge Hastom / Pisser dans les cours d’eau / Editions du Faubourg / Lancement

Jeudi 20 mars à 19h30

« Mon copain Shérif m’avait prévenu, deux jours avant le départ. « Les gens qui travaillent, t’as compris, ils n’aiment pas les glandeurs. Ils vont se demander pourquoi tu voyages, pourquoi t’es là alors que, eux, ils n’ont pas l’argent, pas le temps. Si tu dis que t’es écrivain, là, d’accord, ils vont pas avoir envie de te taper dessus. Les gens — comment t’expliquer ? —, ils n’aiment pas les journalistes mais ils respectent les écrivains, voilà. Ils vont se dire : Ben merde, écrivain, et ils te raconteront leurs histoires. » »

En autostop d’un bout à l’autre de la Russie en guerre, de la frontière mexicaine aux réserves sioux du Dakota pendant la campagne présidentielle américaine, aux six coins de la France écartelée comme une peau de vache l’été de la dissolution, Serge traîne, seul ou en meute, glanant des morceaux de vie au hasard de la route. Les récits qu’il rapporte nous donnent à voir des bouts du monde. Le monde tel qu’il est, non tel qu’il devrait être.