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Robert Coover / Hommage / Nicole Caligaris et Stéphane Vanderhaeghe

Mercredi 29 janvier à 19h30

Mascarade de Robert Coover
Un penthouse tout en haut d’un gratte-ciel de Manhattan. S’y tiennent d’étranges festivités mais à quoi, ou à qui, tous ces convives piochés au hasard d’une Amérique aussi arrogante que ridicule, livrée à ses caprices et désirs les plus débridés, à ses lubies de grandeur et de pouvoir, de luxe et de stupre, doivent-ils l’honneur d’avoir été invités ?
oeuvre iconoclaste, Mascarade concentre toute la verve comique et grinçante de Robert Coover en un texte carnavalesque et rabelaisien qui, dans le sillage de L’escroc à la confiance d’Herman Melville, cité en exergue, interroge la vanité humaine.
Magistralement construit de manière virale, le récit à une première personne changeante mêle expérimentation formelle et satire sociale. L’occasion pour Coover, dans ce roman testamentaire, d’interroger l’écriture et toute pratique artistique authentique face à la voracité de la mort et à l’insignifiance de l’existence.

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Clémentine Hugol-Gential / Corps, alimentation, réseaux-sociaux / éditions du Murmure / Rencontre

Le mardi 28 janvier à 19h30

Clémentine Hugol-Gential sera l’invitée de Lauren Malka (Mangeuses, éditions Pérégrines) à la librairie Le Monte-en-l’air, le mardi 28 janvier à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Corps, alimentation, réseaux sociaux » aux éditions du Murmure.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
« Comment les images que nous voyons en ligne influencent-elles nos comportements alimentaires et notre image du corps ? Quels sont les défis et les opportunités pour une alimentation et une image corporelle apaisées dans ces espaces numériques qui cultivent les tensions ? Pour les utilisateurs actifs des réseaux sociaux ou pour les observateurs attentifs, ce livre vise à expliciter les liens complexes entre corps, alimentation et médias sociaux, révélant ainsi ce qu’implique de vivre en permanence avec un écran-miroir connecté dans notre poche. »

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Adrien Durand / Bret Easton Ellis, le privilège de la subversion / Playlist Society / Rencontre

Jeudi 23 janvier à 19h30

Depuis son entrée fracassante en littérature au début des années 1980, Bret Easton Ellis n’a cessé de mettre en scène l’Amérique des élites et ses comportements hors limites. Icône controversée, archétype du cool de la fin du XXe siècle, dandy provocateur et critique acerbe des évolutions sociétales, il incarne mieux que personne la figure de l’écrivain rock star qui a fait entrer les lettres dans la pop culture. C’est aussi dans les frontières très floues entre sa personne publique et ses protagonistes amoraux qu’il a cultivé une science du scandale et du débat polarisant. Des bancs du très secret Bennington College aux fêtes flamboyantes du New York des années 1980, du choc d’American Psycho à la création d’un double monstrueux sur Twitter, en passant par Hollywood et l’Amérique de Trump, Bret Easton Ellis, le privilège de la subversion explore l’oeuvre d’un artiste qui a bousculé et réinventé les codes de la littérature. Un monument parfois vacillant, dont les romans résonnent avec les dernières décennies de notre monde chamboulé par une guerre économique et culturelle permanente.

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Lancement des éditions Migrana & de Pornoterrorisme de Diana J. Torres / Rencontre

Vendredi 24 janvier à 19h30

Lancement de la toute nouvelle maison d’édition Milgrana & du livre « Pornoterrorisme » de Diana J. Torres en présence de Wendy Delorme, préfacière, et de Jeanne Godard-Davant, éditeur.ice et traducteur.ice

« Ce livre est un manifeste hybride et impertinent, qui gicle et qui dérange. Entre impulsion vitale et répertoire de réflexions nées des fantasmes et de la rage existentielle de son autrice envers un système castrateur. Moralisme fétide, tyrannie du patriarcat, censure bourgeoise, voilà le portrait qu’elle dresse de notre société, grâce à une écriture percutante. Elle nous incite à nous rebeller contre tous’tes celleux qui voudraient nous voir soumis’es et silencieux’ses : jouissons du politiquement incorrect, terrorisons les normes qui séquestrent les corps et entravent notre émancipation. Le travail de Diana J. Torres peut vous mettre en feu, vous ouvrirez ce livre à vos risques et périls. »

Préface de Wendy Delorme, Annie Sprinkle, Beth Stephens, Sayak Valencia. Postface d’Itziar Ziga.

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Editions de L’Ogre / Lancement de la collection Ogresses

Mercredi 22 janvier à 19h30 lancement de la collection Ogresses des éditions de L’Ogre avec le tout premier titre Terreur de Ariane Jousse

Ogresses, c’est quoi ?
Les ogresses sont ces fictions vivantes, joueuses et palpitantes, ancrées dans notre époque, qui se nourrissent de l’imaginaire contemporain pour créer des mythes et des archétypes nouveaux. Ce sont des fictions badasses à l’image des romans de Gabriela Cabezón Cámara ou de Céline Minard.

Terreur d’Ariane Jousse
Quand elle apprend la disparition de l’actrice M.V. à la veille d’un festival de cinéma, la narratrice sent quelque chose d’étrange germer en elle. Une obsession la pousse à fuir son quotidien étouffant pour se rendre sur le lieu de tournage de Terreur, le dernier film de la comédienne. Elle s’apaise lorsqu’elle découvre que la réalisatrice menait un combat en faveur du female gaze.

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Arnaud Idelon / Boum Boum, Politiques du Dancefloor / éditions Divergences / Rencontre

Mardi 21 janvier à 19h30.

La rencontre se fera en présence et avec la participation de Gorge Bataille et sera animée par Aurélie Faure.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
« La fête est politique. Ce slogan peine à convaincre aujourd’hui. Le dancefloor, investi par le capitalisme, s’édulcore dans son devenir ambiance. Le pouvoir mobilise la puissance de la fête pour célébrer une identité nationale fantasmée, et réprime en même temps ceux et celles qui lui échappent. Pourtant, il survit dans la fête contemporaine une politique en mode mineur : espace de réinvention de soi, géométries sociales alternatives, formes éphémères de communs et terreau de joie pour les luttes. De l’intime au collectif, ce livre est autant la cartographie de ces paradoxes festifs d’une ode de la fête comme zone à défendre contre la colonisation par le jour de nos sociabilités. »

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Bertrand Belin / La figure / Editions POL / Rencontre

Vendredi 17 janvier à 19h30.

Rencontre avec Bertrand Belin, animée par Florian Caschera.

Depuis la périphérie maritime d’un appartement familial empoisonné par la toute-puissance d’un chef de famille, en compagnie de La Figure, autant guide fictif, acolyte picaresque (« Un jour mon Sancho Panza, un autre ma tempête intérieure ») que double indispensable, le narrateur témoigne du difficile combat d’une émancipation personnelle. Comment il faudra en finir avec l’appétit de vengeance qui sait si bien le tenir droit. Dans la matière de sa mémoire, et ses refuges imaginaires, il installe son chantier de fouille. Le texte, comme un tunnelier piloté par un clown ou un toréro, s’enfonce dans le passé avec obstination, pour ressurgir ici et là. Drôle, tragique, poème de gravas, de haine, de fracas, poème d’amour et de doutes, et surtout, avant tout, chant pour la mère.

Bertrand Belin livre un formidable récit pudique et joueur, qui détourne l’aveu autobiographique dans un langage fracassant. Avec cette confidence ultime et poignante : « Mais peut-être que je fanfaronne. De toute évidence, je ne crois pas à la possibilité de mon récurage.

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Alex Tamecylia / Les féministes t’encouragent à quitter ton mari,…/ Le Nouvel Attila / Rencontre

Vendredi 10 janvier à 19h30

Rencontre avec Alex Tamecylia pour la sortie de son livre « Les féministes t’encouragent à quitter ton mari, tuer tes enfants, pratiquer la sorcellerie, détruire le capitalisme et devenir trans-pédé-gouine » publié aux éditions Le Nouvel Attila.

« Combien de féministes faut-il pour changer une ampoule ? – Quatre. Une qui fait le job, et trois pour retenir le mec de lui expliquer comment faire. »
Nouveau Scum manifesto, ce texte aborde sans compromis (mais avec un humour libératoire) la violence, le militantisme, l’amour, la sexualité, la création… C’est une charge anti-patriarcale, qui interroge aussi le féminisme et les us et coutumes du milieu queer et lesbien de l’intérieur.

alex Tamécylia a 37 ans. Autrice, poétexsse et performeureuse, ielle anime à Paris les ateliers d’écriture féministe Langue de Lutte dans divers lieux dont La Mutinerie et la librairie Violette and Co ; ielle a confié son manuscrit au Nouvel Attila par admiration pour Michelle Lapierre-Dallaire.

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Guillaume Soulatges / Porn for pigs / Lancement

Le jeudi 9 janvier à 19h30

Il est question, dans ce modeste ouvrage muet, mais en couleurs, d’égyptologie, de fluides corporels, de ferrivopathie et de consommation de viande. Il montre, entre autres, une vue de la gare de Fontenay-sous-Bois au début du vingtième siècle, plusieurs cadavres et un policier lubrique. On y trouvera donc, comme on dit, « à boire et à manger », à condition toutefois de n’avoir pas le palais trop délicat. 

Fruit d’une collaboration avec le sérigraphe Frank Margerie, « Porn for pigs » marque le retour de Guillaume Soulatges à l’auto-production après une série d’ouvrages publiés ces dernières années par le Dernier Cri et les éditions Adverse. Le livre présente un ensemble de dessins qui abordent certaines des thématiques récurrentes de l’auteur, comme le grotesque, l’obscène et le morbide. Un astucieux système de pliage le rend heureusement difficile à ouvrir.

« Porn for pigs », 32 pages, sérigraphie 3 couleurs sur papier Old Mill 250 g, 21×21 cm, 100 exemplaires numérotés et soigneusement emballés. Ouvrage destiné à un public majeur et averti. 

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Geoffroy de Lagasnerie / Par-delà le principe de répression / Flammarion / Rencontre

Mercredi 8 janvier à 19h30 rencontre avec Geoffroy de Lagasnerie à l’occasion de la parution de « Par-delà le principe de répression. Dix leçons sur l’abolitionnisme pénal » publié aux éditions Flammarion.

«Tout interroger, tout bousculer, tout refonder, et produire, à partir de là, quelque chose comme une désorientation générale de nos sens, une transformation des affects que nous sommes souvent conduits à éprouver lorsque nous sommes victimes ou témoins d’une agression, d’une scène de violence ou d’une injustice : tel serait le projet que j’aimerais accomplir ici. Comme une entreprise de destruction de nos repères culturels et de construction d’une nouvelle morale, qui se situerait au-delà du principe de répression – qui serait débarrassée, enfin, de l’emprise que les notions de crime, de responsabilité, de plainte et de punition exercent sur notre appréhension des actions humaines et de leur régulation. En un sens, je conçois ce livre comme une sorte d’expérimentation radicale, qui testerait la capacité de la réflexion d’être plus forte que les impulsions premières et les impensés sociaux. Sommes-nous capables d’être affectés par un raisonnement au point de remanier complètement nos manières de percevoir et donc aussi de nous comporter individuellement et politiquement ? Et si non, à quoi sert la philosophie ?»