Samedi 6 avril à 17h à 20h, Adrien Chignard et Vaïnui de Castelbajac seront en dédicace pour la sortie de l’album jeunesse La petite goutte d’eau qui s’en voulait d’avoir fait déborder le vase.
Un livre pour que les parents puissent enfin expliquer le burn-out à leurs enfants.
C’est l’histoire d’une petite goutte d’eau tellement passionnée par son travail qu’un jour elle finit par s’épuiser et fit déborder le vase de jolies fleurs dont elle s’occupait si bien. Épuisée, triste, elle pensa alors que tout était sa faute et décida de partir à l’aventure pour retrouver ses forces et sa joie de vivre.
Père de deux enfants et ayant vécu un burn-out, Adrien Chignard propose de construire avec son enfant une compréhension mutuelle d’un sujet délicat, amenant une issue heureuse dans l’histoire.
Adrien Chignard est psychologue du travail, spécialiste du bien-être au travail et de la prévention du burn-out. Il collabore avec Psychologies Magazine, Capital, Management et la Harvard Business Review. En 2023, il été élu par le réseau Linkedin Top Voice du « Bien-être au travail ».
Illustratrice de renom, Vaïnui de Castelbajac met son univers coloré et humoristique au service de la presse, l’édition, ou la communication. Elle est également autrice de bandes dessinées.
Lancement des deux derniers titres de la Collection BDCul en présence de Coco et d’Agathe Halais, accompagnées de Salomé Lahoche pour Ernestine, son dernier livre publié par les éditions Même pas mal.
Jeudi 4 avril à 19h30, rencontre avec Jane Sautière pour fêter le numéro de la revue La Femelle du requin dont elle est l’invitée et la publication de « tout ce qui nous était à venir » aux éditions Verticales.
tout ce qui nous était à venir Il m’a semblé que vieillir n’était ni un naufrage, ni une performance à accomplir, mais le simple, délicat et doux refuge qu’il nous fallait construire. Une cathédrale de brindilles, ouvrage commun d’un « nous » qui nous tienne ensemble, parfaitement inclusif, hommes et femmes, attaché·e·s à cette œuvre ultime. Ici, pas de bilan, rien d’une vie n’est compté, pas même le temps, et la mélancolie elle-même finit par être suave. J. S.
Jane Sautière est l’autrice aux Éditions Verticales de Fragmentation d’un lieu commun (« Minimales », prix Arald 2003 ; prix Lettres frontière 2004) et de cinq récits dont Nullipare (2008), Dressing (2013), Mort d’un cheval dans les bras de sa mère (2018) et Corps flottants (2022, Grand Prix SGDL de la Fiction 2023).
L’utopie du punk rock alternatif français des années 80 – préface de LORAN, Bérurier Noir.
L’histoire du rock alternatif français des années 80, reflet d’une société en mutation, racontée à travers les destins croisés de musiciens de l’époque. L’histoire de ces groupes français qui ne ressemblaient qu’à eux, Bérurier Noir, Mano Negra, Négresses vertes, les Garçons Bouchers… un récit choral, mettant en scène des personnages clefs de la scène : Loran et François du groupe Bérurier noir, Didier Wampas (The Wampas), François Hadji-Lazaro (Les Garçons bouchers, Pigalle), Helno (Négresses vertes) sont ainsi suivis à travers leurs aventures de l’époque, superposant le temps de l’action et celui du recul et des leçons tirées. On s’intéresse aux destins croisés des uns des autres, révélateur des espérances, des illusions et des désillusions, des réussites et des échecs du « mouvement ».
Mais cette histoire se distingue des autres aventures purement musicales parce que cette scène fut aussi le précis témoin de son époque, de ses turbulences politiques et sociétales. Née avec l’élection de François Mitterand et achevée la même année que la chute du mur de Berlin, elle épouse l’histoire sociale et politique de la décennie, de l’arrivée de la gauche au pouvoir au tournant de la rigueur, de la cohabitation et des années Pasqua à la création des Restos du cœur, de la marche des Beurs de 1983 au score du Front National aux Européennes de 84, des attentats d’Action Directe à la mort de Malik Oussekine. Chaque événement impacte l’histoire du rock alternatif et conditionne la suite de son odyssée. Dans ce contexte, l’explosion de la popularité du groupe Bérurier Noir, qui est un des ressorts puissants du mouvement, est de première importance : ses disques se vendent par dizaines de milliers, se passent sous le manteau dans les lycées et dans les collèges : c’est un véritable phénomène sociologique, emblématique des tensions et des aspirations de la jeunesse de l’époque. Un groupe politisé, qui politise son public. En guise d’adieu, le groupe, miné par les contradictions internes liées au succès, à la pression médiatique et policière, remplit trois soirs de suite l’Olympia, et une foule de jeunes scande et chante, le majeur levé : « La jeunesse emmerde le Front national ». La dissolution des Bérus marque un échec ou la fin d’un rêve, au moment où la Mano Negra, autre groupe emblématique, signe son deuxième album sur Virgin, signant symboliquement l’arrêt de mort d’une certaine innocence, d’une certaine utopie, d’une certaine époque, et d’une certaine jeunesse.
Après Underground (2021) Arnaud Le Gouëfflec et Nicolas Moog nous proposent une plongée dans l’histoire du punk rock alternatif français des années 80. A travers divers entretiens et les destins croisés de musiciens, ce livre documentaire se fait le témoin d’une des plus belles utopies de la fin du 20ème siècle en France. Un ouvrage musical et social puissant.
La logique génocidaire à son point d’incandescence : l’infanticide. Un questionnement sur la place des femmes dans les massacres à l’occasion de la commémoration des trente ans du génocide. En 1994, le génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda n’épargne pas les relations les plus intimes. Dans certaines familles » mixtes « , des grands-parents, des oncles, des tantes, des cousins, des maris, et même des pères ou des mères, s’en prennent à leurs proches. Ainsi de Béata Nyirankoko et Patricie Mukamana. Après plusieurs semaines de massacres sur tout le territoire, ces deux paysannes hutu se résignent à tuer les enfants qu’elles ont eus avec leur maris tutsi.
À partir d’entretiens, d’archives judiciaires et d’observations, cette enquête donne à entendre les voix des deux mères et celles de différents membres de leur famille, accusés ou rescapés. Interrogeant le rôle des femmes et des rapports de genre dans les tueries, elle dévoile certains rouages essentiels du retournement des liens affectifs et sociaux à l’œuvre durant un génocide commandité par l’État, mais massivement exécuté par la population.
Rencontre avec Nicole Caligaris mardi 26 mars à 19h30
En juin 2019 pendant toute une semaine se tint au Monte-en-l’air un petit festival remuant, baptisé Tremble parlure. Florian Caschera, auteur et musicien, notamment chanteur du groupe Arlt y invitait chaque soir une poignée de romancier.es et de poètes à parler avec lui de l’enfance, de l’ivresse et de la folie considérés comme instruments du langage, territoires mentaux, accélérateurs de parole ou zones érogènes dans la littérature. En cette année 2024, Tremble parlure revient, sous une forme feuilletonesque, à raison d’un rendez-vous par mois. Ainsi, de Février à Juin, Florian Caschera invitera au Monte-en-l’air 4 autrices et 1 auteur à présenter leurs lectures, à dire en quoi les livres des autres informent leur propre écriture et en quoi ces livres éclairent, définissent, augmentent ou délimitent leur conception de la littérature.
Avec, dans l’ordre d’apparition : Anne Serre Nicole Caligaris Stéphane Bouquet Marie-Hélène Voyer
Nicole Caligaris écrit des romans qui sont des deltas, des automobiles, de véhémentes pièces musicales trépignant parfois à deux phalanges de l’harmolodie. Le monde y bruisse incessamment mais tenu hors tout naturalisme par une langue érectile et mouvementée, des géographies polymorphes, pas mal de swing et de vraoum, beaucoup de bonheur aussi dans la dissonance. Nicole Caligaris écrit des romans dont on peut dire qu’ils sonnent VRAIMENT. C’est aussi une lectrice qui ne manque ni de curiosité ni d’estomac et une passeuse de premier plan. On aime presque autant ce qu’elle a dit de Mervyn Peake, de Gilbert Sorrentino, de Jean-Pierre Martinet ou d’Emmanuel Bove qu’on les aime, eux.
Nous sommes heureux de la recevoir au Monte-en-l’air pour l’écouter lancer quelque giboulée de livres forcément gesticulants choisis par elle pour l’occasion.
Face au dérèglement climatique, pour éviter que les scénarios les plus sombres ne se réalisent, il y a urgence à bifurquer, à opérer un virage à 180 degrés dans les modes de production. Le marché seul ne le pourra pas. Une telle transition requiert une politique de planification écologique ambitieuse. Ce livre en expose les principes.
Après des décennies de fantasmes néolibéraux sur les vertus autorégulatrices du marché, les gouvernants reparlent aujourd’hui de « planification » face à l’urgence climatique. Au-delà des affichages, en quoi consisterait une authentique politique de planification écologique ?
Pour le comprendre, ce livre propose de revenir sur l’histoire de cette notion au XXe siècle, entre économies de guerre et expériences socialistes, de revisiter les débats classiques ayant opposé les adeptes du « signal prix » et de ceux du « calcul en nature », mais aussi de montrer en quoi la situation actuelle change la donne, à commencer par les nouveaux outils numériques, porteurs de capacités inédites pour gouverner la production par les besoins.
Tant qu’ils resteront pris dans le carcan du « libre marché », les écogestes de consommateurs responsabilisés seront impuissants à opérer la transition nécessaire pour réduire drastiquement les émissions carbone. Face à ce défi, ce livre tente de poser les piliers d’un programme de planification écologique ambitieux fondé sur la décroissance dans l’exploitation des ressources naturelles, la relocalisation de l’économie, la justice environnementale et la démocratie économique.
« Après Le temps est rond, Juliette Binet et Victoria Kaario proposent un nouvel album pour les tout petits. Dans L’amour géométrique, la petite Céleste va avoir un petit frère. Son arrivée imminente pourrait la réjouir mais Céleste s’inquiète : quand le bébé sera là, y aura-t-il assez de place pour tout le monde à la maison? »
Double dédicace en présence de Juliette Binet et Victoria Kaario autour des albums Le temps est rond et L’amour géométrique aux éditions du Rouergue.
Nous avons vu l’État s’attaquer au mouvement écologiste après avoir démantelé des associations anti-racistes musulmanes et contestataires. Nous avons vu les manifestations interdites et l’antiterrorisme maintenir l’ordre. Nous avons vu un ministre menacer la plus ancienne organisation de défense des Droits de l’Homme. L’objectif de ce régime n’est pas de susciter l’adhésion mais la soumission, pas de provoquer l’action mais l’apathie. Dissoudre tout ce qui fait commun. Alors que l’horizon se rétrécit, cet essai propose une histoire des procédures de dissolutions et la manière dont elles incarnent désormais la gouvernementalité contemporaine. Mais surtout, il se demande comment faire face.