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Lucile Corbeille / Abîmes / Delcourt / Lancement

Vendredi 25 avril à 18h

Lucile a la sensation de jouer la partition d’une vie qui n’est pas la sienne. Si elle ne trouve pas la porte de sortie, elle finira par y laisser sa peau, comme son père. Alors qu’elle plonge dans les albums photos de son enfance, d’anciennes blessures bien plus lointaines remontent à la surface. Abîmes est un voyage introspectif qui se confronte aux ravages de la lutte des classes et du patriarcat. 

Le mystérieux chemin d’un retour à soi. 

Lucile Corbeille, vit à Montpellier. Diplômée de l’École Supérieure d’Arts Dramatiques de Paris (ESAD), elle débute sa carrière comme comédienne au théâtre avant de bifurquer vers la photographie. Elle explore différentes techniques d’impression et découvre un procédé hybride mêlant photo et aquarelle. Cette approche singulière donne naissance à son premier roman graphique Abîmes (Delcourt, 2025). Ce livre rassemble des images d’archives familiales et des photos d’un quotidien mis en scène. 

www.lucilecorbeille.com

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Jean Rochard, Pierre Tenne / Le Jazz en 101 citations / éditions i / Rencontre

Le jeudi 24 avril à 19h30

Jean Rochard et Pierre Tenne seront les invités de la librairie le jeudi 24 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de leur nouvel ouvrage « Le Jazz en 101 citations » aux éditions i.

La rencontre sera animée par ellyne.m.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Musique sensiblement attachée à sa mémoire et à son histoire jusque dans ses plus intimes contradictions, le jazz est parlé à travers une chronologie dont le sens ne peut être reconstruit autrement. Le choix a été fait d’ordonner les 101 citations selon un ordre chronologique, sans s’interdire des désordres temporels momentanés.
L’histoire du jazz porte en elle tous les désordres qu’elle peut contenir et qui constitueront autant de thèmes organisant le propos :
-Géographie qui suit le fil des esclaves africains déportés en Amérique du Nord, le jazz s’est répandu distribuer ensuite dans le monde entier et particulièrement l’Europe, dès la fin de la Première Guerre mondiale. Cette histoire qu’on fait par légende débuter avec Buddy Bolden à la Nouvelle Orléans, ou bien dans la « touche espagnole » que Jelly Roll Morton lie aux Caraïbes, ou bien dans les work songs des plantations, ou bien dans les spirituals des Églises noires.
-Modes diverses où le jazz incarne une modernité hédoniste, révoltée, érotique, dansante, noire, intellectuelle, libre. Entre le Harlem Renaissance et le Bal Nègre de Paris, entre les romans de Claude McKay et le monde intellectuel parisien du Saint-Germain-des-Prés d’après-guerre, ou peut-être entre les quatre pieds des Nicholas Brothers, le jazz est aussi un thème à la mode.
-Politiques du jazz marquées par le sceau du racisme étatsunien, qui fournirent en retour les moyens de nombreuses révolutions sonores et sensibles. Des héros : Malcolm X ou Huey Newton, dont des musiciens européens se firent aussi les défenseurs. Le goût des révolutions : swing, be-bop, free jazz, puis free music européenne, qui s’harmonisèrent parfois à d’autres élans révolutionnaires – révoltes dans les prisons, émeutes raciales, un certain mois de mai. Basses politiques du jazz, aussi, jusqu’à son apothéose actuelle où la quête des subventions publiques a remplacé, en France du moins, toute idée de séduction publique.
-Images du jazz, des photographes (Art Kane, Francis Wolff, Guy Le Querrec, Valerie Wilmer, Caroline Forbes, Horace) aux pochettes des disques, des tableaux inspirés par cette musique (d’Henri Matisse à Basquiat en passant par l’hommage à Sidney Bechet de Nicolas de Staël) à la bande dessinée ou encore aux films de Cassavetes, Vadim ou Skolimovski.
-Vies du jazz, (souvent ancrées dans une réalité plus complexe), pétries des clichés, de cats insouciants et éventuellement drogués, entourés peut-être malgré eux de mafieux et d’une aristocratie sensible et unique en son genre (le Jazz Age de Francis Scott Fitzgerald mais aussi la baronne Pannonica de Koenigswarter).
-Jazz dit par d’autres musiques : le hip-hop qui s’y éprouve et s’y affilie souvent, les musiques classiques ou dites savantes qui projettent sur lui la liberté totale du nouveau comme parfois le mépris souverain pour le vulgaire, la chanson qui n’en épuise jamais l’inspiration et puis toutes les musiques cousines, soul, funk, rhythm & blues, qu’il a nourries et dont il se nourrit désormais, etc.
-Ruptures européennes avec le jazz étatsunien et les relations amour/haine qui n’en finissent jamais.
-Les orientations spirituelles et politiques du jazz et leurs implications directes dans le discours musical.
-Les influences des musiques orientales et africaines sur le jazz et en retour les influences du jazz sur les nouvelles musiques populaires africaines.
-Jazz, musique marquée par une domination masculine dans laquelle pourtant de nombreuses femmes ont exprimé d’autres sensibilités, parfois radicales dès le commencement de cette musique jusqu’au moment charnière du Feminist Improvising Group.
-Jazz dit par lui-même, bien sûr, d’abord par les musiciens et musiciennes, mais aussi par les producteurs, organisateurs de festival, critiques, philosophes, écrivains, publics…
En suivant l’ordre chronologique, ces 101 citations racontent en filigrane une même histoire, ce sont tous ces regards sur le jazz qui apparaissent dans leur communauté d’intérêt pour une même musique, et pour toutes celles et tous ceux qu’elle a d’une manière ou d’une autre fait vivre plus intensément.

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Karen Finley / Je n’étais pas censée être talentueuse / Seuil / Rencontre et lectures

Mercredi 23 avril à 19h30, soirée autour de l’autrice américaine Karen Findley avec Chloé Delaume, son éditrice francaise et Malik Boutebal son traducteur.

Karen Finley est une artiste, performeuse et poétesse féministe de New-York. Son travail, protéiforme et cathartique, est une violente et lucide charge antipatriarcale, irradiée par une énergie punk et un humour acide.
Florilège de ses écrits de jeunesse, ce recueil révèle l’ADN de son œuvre, qui dès ses débuts a fait entendre la voix des personnes ensilencées : celles emportées par l’épidémie du sida comme celles victimes de violences sexistes et sexuelles. Pionnière sur les questions de culture du viol, de trauma et de santé mentale, Karen Finley, pour la première fois traduite en France, frappe par sa langue incendiaire et son regard d’une redoutable acuité.

Née en 1956, Karen Finley est une référence de la scène artistique, par sa radicalité, son sens de la provocation et sa dénonciation de la condition des femmes. Elle continue de multiplier performances, pratique de l’art visuel, installations et publications, tout en enseignant à Tisch School of the Arts.

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Mathieu Rigouste / La guerre globale contre les peuples / La Fabrique / Rencontre

Mardi 22 avril à 19h30

Mathieu Rigouste sera l’invité de la librairie le mardi 22 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « La guerre globale contre les peuples : Mécanique impériale de l’ordre sécuritaire » aux éditions La Fabrique.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Des premières doctrines contre-insurrectionnelles à la «guerre contre le terrorisme», via d’incessants allers-retours entre champs de bataille coloniaux et métropolitains, les méthodes militaires ont été généralisées pour gouverner et dominer les peuples.
Ce livre retrace l’histoire des machines de guerres et de contrôle qui voient le jour dans le sillage du capitalisme conquérant et se perfectionnent à l’ère des empires pour mater les révoltes. Après 1945, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, bientôt rejoints par Israël, forment le noyau dur d’une « internationale antisubversive » dont les théoriciens, qui s’inspirent de la «bataille d’Alger» et des opérations secrètes de la CIA, prônent la guerre «dans la population civile». Les dictatures en Amérique du Sud, la Palestine, l’Irlande du Nord et les quartiers populaires des grandes villes occidentales deviennent ses terrains d’expérimentation privilégiés. Le retour des soulèvements au XXIe siècle, au premier rang des nouvelles «menaces» contre l’ordre mondial, justifie aujourd’hui le recours «préventif» à la guerre contre les peuples qui accélère la néofascisation sécuritaire tout autour du globe.

Au terme de deux décennies d’enquête, Mathieu Rigouste propose une indispensable cartographie de la contre-révolution contemporaine et documente son rôle dans la formation des prisons, des polices et des complexes militaro-industriels. Il en dévoile aussi les failles, quand ses fantasmes de toute-puissance se heurtent au réel des luttes qui lui résistent.

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Collection Poésie Commune / Editions MF / Lectures

Dimanche 20 avril, rencontre et lectures en terrasse de 17h à 20h pour fêter la nouvelle collection « poésie commune » des éditions MF avec Séverine Daucourt, Florence Jou, Gabrielle Schaff, Camille Sova, mais également Lenaïg Cariou, Frédérique Cosnier et Laure Gauthier

« poésie commune » est un espace éditorial dédié aux voix poétiques contemporaines. Il témoigne du bouillonnement d’une pratique plurielle qui dépasse les vieilles antinomies entre lyrisme et formalisme, individu et société, langue « ordinaire » et langue « poétique », au profit d’une écriture où ces termes sont mis en interaction, en tension, en question.

Dire la poésie commune, c’est affirmer qu’elle produit du commun, un commun où trouver la force de se réfugier mais aussi se rebiffer, en inventant des lieux d’énonciation irréductibles. Dire la poésie commune, c’est affirmer que le poème éprouve et pense, dit je, tu, nous, on, peut être drôle, émouvant, grave, virulent, bref invente des formes-sujets sans formalisme. Il déraille, tempête, joue, fait l’expérience du monde sans jamais se complaire ni dans le biographisme ni dans la complainte ou l’affectation – de l’intime impersonnel, du choral non assignable.
L’expérience poétique qui s’y joue est inséparable du lieu-milieu d’où elle s’énonce, spéculaire, insoumise, prémonitoire. Elle affirme un continu des expériences de vie et de langage, qui s’inventent en s’écrivant les unes par les autres.

Quatre nouveaux livres paraîtront chaque printemps avec, pour 2025, Poudreuse de Séverine Daucourt, Xixi de Florence Jou, Veules-les-Roses de Garbielle Schaff et les branches des autres de Camille Sova.

En complément de ces quatre ouvrages, un livret contenant extraits et commentaires est distribué gratuitement (pour tout achat de deux livres).

« Poésie commune » est également un collectif, composé des personnes suivantes : Patrice Blouin, Elsa Boyer, Lénaïg Cariou, Frédérique Cosnier, Séverine Daucourt, Bastien Gallet, Laure Gauthier et Elke de Rijcke.

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Benoît Erwann / On s’arrête là pour aujourd’hui : journal de psychanalyse / Apéro-dédicace

Dimanche 13 avril de 17h à 20h, apéro-dédicace en compagnie de Benoît Erwann pour fêter la publication de « On s’arrête là pour aujourd’hui : journal de psychanalyse » publié aux Presses universitaires de Montréal dans la collection Les salicaires.

En séance avec Karl, Victor découvre la planète de son inconscient et lutte avec des forces d’attraction addictives, dont il désire s’extraire avant d’immigrer au Québec, pour y rejoindre son futur mari et y renaître comme artiste. Sans cet espace de répétitions, sans cette danse de l’écoute et de la parole, il aurait tué son père. Ou peut-être l’a-t-il fait, sur une autre planète.

Né en France, émancipé en Inde, exilé à New York et au Maroc, Benoît Erwann est peintre, photographe et ébéniste. Il vit à Montréal depuis 2020. On s’arrête là pour aujourd’hui est son premier livre.

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La théorie féministe au défi du handicap / Cambourakis / Rencontre

Vendredi 18 avril à 19h30

La théorie féministe au défi du handicap – Recueil de textes des feminist disability studies
Rencontre en compagnie de Mathéa Boudinet et Célia Bouche ayant participé à la coordination de l’ouvrage.

* La rencontre aura lieu en extérieur sur la terrasse de la librairie (sauf météo défavorable), librairie accessible PMR par une rampe d’accès, places assises limitées mais toujours possibles sur demande, distribution de masques FFP2 sur place, pas de traduction en LSF. *

Comment intégrer le handicap dans les réflexions féministes ? Ce recueil élaboré et préfacé par un collectif d’universitaires et de militantes handi-féministes propose de chercher les réponses dans le champ théorique méconnu des feminist disability studies, à la croisée des études sur le handicap et des études féministes.
Les textes fondateurs anglo-saxons présentés, écrits entre 1981 et 2006, explorent les thèmes du care, de la prise en compte de l’intime dans la définition du handicap, des enjeux validistes du droit à l’avortement, ou encore de l’altérité des corps féminins et handicapés.
Un ouvrage important pour nous aider à réfléchir théoriquement et politiquement aux rapports de pouvoir et aux luttes collectives à mener.

Une anthologie coordonnée par Célia Bouchet, Mathéa Boudinet, Maryam Koushyar et Gaëlle Larrieu, avec le soutien du collectif Les Dévalideuses.

Textes de Michelle Fine et Adrienne Asch, Susan Wendell,
 Jenny Morris, Carol Thomas, Rosemarie Garland-Thomson
 et Eva Feder Kittay.

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Adèle Yon et Alexandra Boilard-Lefebvre / Silenciation des femmes / Rencontre croisée

Mercredi 16 avril à 19h30, rencontre avec Adèle Yon et Alexandra Boilard-Lefebvre animée par Gabrielle Napoli

A la lecture des ces deux livres fabuleux, qui par de minutieuses enquêtes donnent à entendre les voix de leurs ancêtres silenciées parce qu’elles étaient femmes, on s’est dit que faire se rencontrer Adèle Yon et Alexandra Boilard-Lefebvre serait une belle soirée. Ce sera le 16 avril prochain lors du passage en France d’Alexandra (qui vient du Québec).

Adèle Yon, Mon vrai nom est Élisabeth, éditions Sous-Sol

Une chercheuse craignant de devenir folle mène une enquête pour tenter de rompre le silence qui entoure la maladie de son arrière-grand-mère Elisabeth, dite Betsy, diagnostiquée schizophrène dans les années 1950. La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Une maison qui prend feu. Des grossesses non désirées. C’est à peu près tout. Les enfants d’Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n’en parlent pas à leurs enfants qui n’en parlent pas à leurs petits-enfants. “C’était un nom qu’on ne prononçait pas. Maman, c’était un non-sujet. Tu peux enregistrer ça. Maman, c’était un non-sujet.”

Mon vrai nom est Elisabeth est un premier livre poignant à la lisière de différents genres : l’enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l’essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l’hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d’une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets.

Alexandra Boilard-Lefebvre, Une histoire silencieuse, éditions La Peuplade

Thérèse, sur les photographies, semble ailleurs, le regard absent. On dirait qu’elle retient son souffle, protégeant un secret ou ravalant un cri. Depuis plus d’un demi-siècle, Thérèse Lefebvre, née Larin, est disparue et on n’a plus jamais reparlé de tout ça. Alexandra Boilard-Lefebvre, sa petite-fille, souhaite pourtant redonner corps à cette femme qu’elle n’a pas connue, la matérialiser. Elle enquête, elle retrace, elle enregistre et retranscrit, pour remplir les trous de l’histoire. Elle écrit les joies et le drame de cette jeune femme qui, comme tant d’autres housewives des décennies d’après-guerre, a vu ses aspirations englouties dans le confort de banlieues uniformes.

Une histoire silencieuse est l’aboutissement d’un attentif travail de mémoire au plus près des surgissements fantomatiques du passé, et la silhouette de Thérèse apparaît progressivement parmi les mots et les souvenirs, dans la scansion des voix et la blancheur des images.

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Hubert Guillaud / Les algorithmes contre la société / éditions La Fabrique / Rencontre

Jeudi 10 avril à 19h30

Hubert Guillaud sera l’invité de la librairie le jeudi 10 avril à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Les algorithmes contra la société » aux éditions La Fabrique.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

La grande transformation numérique de nos sociétés est en passe de s’achever avec le triomphe de l’intelligence artificielle, promettant de conclure l’interconnexion des machines, des données et des calculs. Elle n’a pourtant produit aucun progrès social et pour cause : appliqués au social, les calculs sont profondément défaillants et problématiques. De la CAF à Pôle Emploi, de Parcoursup aux logiciels d’embauches automatisés, des applications de consommation à celles qui permettent la collusion des monopoles… nous sommes cernés par des calculs déficients, opaques, discriminatoires et autoritaires. Imprégnés par les recettes néolibérales, ces outils qui visent une improbable « efficacité maximale » nous empêchent de produire d’autres logiques et de mettre en oeuvre d’autres politiques économiques et sociales.

Hubert Guillaud ne se contente pas d’exposer au grand jour l’impéritie des systèmes qui gouvernent les politiques publiques au quotidien, il nous invite aussi à réinventer le numérique pour éviter le piège qu’il nous tend : en reconstruisant le service public, en inventant des métriques de gauche… et surtout en remettant de la démocratie et de la justice dans les décisions techniques.

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Noah Truong / Et pourtant / Paulette Editrice / Rencontre

Mercredi 9 avril à 19h30

Après Manuel pour changer de corps (éd. Cambourakis), Noah Truong s’aventure dans une «biographie de genre».
Par accumulation poétique, l’auteur expose les paradoxes de nos identités. La première partie du texte dépeint un je aux actions et pensées lues comme «masculines» : héroïsme, agressivité, possessivité. Puis, tout à fait central, un immense «et pourtant». S’ouvre alors une seconde partie, dans laquelle je se maquille, a peur, hésite, séduit, bref se comporte en accord avec les codes féminins inculqués par la société.
Qui est ce je qui nous déroule cette liste? Et quel miroir nous renvoie-t-il? L’auteur nous présente un mystère voué à rester insoluble, une invitation à penser le soi hors de la binarité. Cette énigme poétique dans un imaginaire pop est un conte unique et universel qui ne craint pas l’autodérision.