Mardi 8 avril à 19h30, rencontre à l’occasion de la publication de « La Voie de la Simplicité » de Milena Jesenská (1896-1944), publié en Tchécoslovaquie en 1926. Traduction de Barbara Faure.

Avec cette publication, Mater Editions investit sa mission de redonner vie à des voix oubliées, offrant un éclairage contemporain sur les œuvres de femmes du passé et invite les journalistes et écrivaines Barbara Krief et Alice Pfeiffer à parler de leur pratique de la chronique littéraire, politique et mode, cent ans après Milena.
Édité à 300 exemplaires en français et 300 en anglais, en hommage à l’édition originale de 1926, également tirée à 300 exemplaires numérotés et signés. Format 12 x 19 cm,128 pages, conçu en collaboration pour la traduction avec Barbara Faure (traduction française), Dan Solbach (design graphique), et la version anglaise a été relue et révisée par Sarah Lolley, traduction initiale en français par Babora Faure.
La voie de la simplicité, Milena Jesenská (1896-1944), traduction de Barbara Faure.
Milena Jesenská : une figure méconnue de la littérature féministe et critique du XXème siècle
Journaliste, écrivaine, traductrice et résistante tchécoslovaque, Milena Jesenská (1896-1944) est notamment connue pour avoir été la destinataire des célèbres lettres de Franz Kafka. Mais au-delà de cette correspondance, elle s’impose comme pionnière d’une écriture féministe moderne et d’une critique sociale incisive. Son style, mêlant profondeur intellectuelle et approches intimes et sensibles, fait d’elle l’une des grandes voix littéraires de l’entre-deux-guerres.
Milena dénonçait la domination masculine, soulignant par exemple que la galanterie servait souvent à maintenir les femmes dans une position subalterne. Elle mettait en lumière le travail invisible des mères, essentiel mais ignoré, « il faut neuf mois à une femme pour mettre un enfant au monde alors que l’homme n’a besoin que de quelques instants pour l’engendrer », tout en appelant à une véritable reconnaissance sociale des femmes, au-delà du droit de vote obtenu en 1920 en Tchécoslovaquie. Elle plaidait également pour une solidarité féminine, essentielle pour dépasser les rivalités imposées par le patriarcat, et imaginait une société fondée sur l’égalité réelle et la valorisation des rôles féminins.








