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Nouvel arrivage : les merveilles de chez Lubok
Les merveilles de chez Lubok enfin disponibles au Monte-en-l’air !
Plus d’infos là.
Soirée autour des éditions Al Dante
Samedi 24 novembre à 18h30
• Présentation de la revue Attaques ainsi que des nouveautés al dantiennes
• Lectures d’Amandine André (revue Attaques) ; d’Oscarine Bosquet (Mum is down) ; de Bernard Desportes (L’Éternité) et de Jérôme Bertin (Le patient & revue Attaques)
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Annabelle Buxton / Le tigre blanc / Editions Magnani / Lancement
Vendredi 23 novembre à 18h30, nous fêterons la sortie du Tigre blanc d’Annabelle Buxton.
Un petit garçon se dispute avec ses parents et se change en tigre pour les dévorer. Il fuit sa maison et se retrouve à errer de plus en plus loin de chez lui. Il va se retrouver confronté à toutes sortes d’obstacles et de dangers qu’il tentera chaque fois de surmonter en ayant recours à ses métamorphoses : se changeant tour à tour en oiseau, chien et souris ! Hélas pour lui, chaque transformation l’amène toujours vers des nouveaux ennuis… Confronté à la solitude et à l’éloignement, il se rend compte qu’il est encore trop jeune pour s’affranchir de ses parents. Débarrassé de leur autorité, il se retrouve surtout privé de leur amour et de son foyer. Il finit par accepter de simplement redevenir lui-même.
Diplômée de l’école Estienne et des Arts Décoratifs de Strasbourg, Annabelle Buxton a réalisé son premier livre illustré, « Le Tigre blanc », aux éditions Magnani. L’auteur met en pages les métamorphoses animalières d’un enfant qui se retrouve précipité dans un monde étrange et semé d’embuches. Il est urgent de découvrir le travail de ce nouvel auteur : constructions géométriques de l’image, personnages en gravures, assemblages composites… l’écriture d’Annabelle Buxton est en invention perpétuelle.
Matthias Picard / Jim curious / Editions 2024 / Lancement
Jeudi 22 novembre à 18h30, chaussez vos lunettes et plongez dans l’univers de Jim Curious !
Bien calé dans son scaphandre, Jim Curious plonge explorer les fonds marins. Dès son passage sous l’eau, l’image s’enrichit du relief grâce à des lunettes 3D.
Jim descend, descend, descend, et nous l’accompagnons dans les profondeurs, où il croise poissons, monstres, et autres bêtes de plus en plus étranges… Mais rien ne l’arrête ! il descend toujours, remontant le temps à mesure qu’il chute dans les profondeurs : épaves de la seconde guerre mondiale, vestiges d’un galion, cité perdue de l’Atlantide… jusqu’à découvrir les formes de vie les plus primitives, méduses étranges et monstres en tous genres…
Jim Curious est une histoire muette destinée à un public de 7 à 77 ans. Deux paires de lunettes 3d sont glissées dans chaque livre permettant à l’enfant de lire le livre avec un parent. À mi-chemin entre bande-dessinée et livre illustré, ce livre au graphisme et à la facture rappelant les ouvrages de Jules Verne, disposera d’une double-page de fin déployable en quatre volets.
Suzanne Arhex & Julie Staebler / Biscoto / Lancement
Mercredi 21 novembre, double évènement pour fêter en avant première le tout premier numéro de Biscoto, le journal plus fort que costaud : à 11h le matin un atelier pour les enfants à partir de 5 ans ; à 18h30 un coup à boire pour les plus grands.
Biscoto, créé par Suzanne Arhex & Julie Staebler, est un mensuel d’illustration, de bandes dessinées et de jeux pour enfants dès 6 ans. Un vrai journal, comme les grands, mais sans mauvaises nouvelles dedans !
Dans Biscoto, on trouve plein de rubriques ; des histoires illustrées, des strips à la pelle, du bricolage, des jeux et des blagues, une nouvelle en feuilleton, un poster à accrocher, de la bonne humeur à revendre et surtout, une vitrine sur la nouvelle création visuelle. Imprimé sur papier journal, le dessin est mis à l’honneur pour sensibiliser les enfants à l’image et former de futurs lecteurs curieux.
Ils y participent :
Aiphix, Iris Alexandre, Nicolas André, Jonathan Blezard, Florent Barat, La Baronne de la Tête en Gelée, Laure Boutaud, Aurélien Cantou, Charline Collette, Guillaume Deloizon, Jérôme Dubois, Erik Escoffier, Romain Lamy, Oriane Lassus, Juliette Leveillé, Paul Loubet, Camille Louzon, Léna Mazilu, Esther Megard, Nicolas Pinet, Salsky Jr, Catherine Staebler, Camille Trolle et Baptiste Virot.
En savoir plus ici.
Jérôme-David Suzat-Plessy / Collège / Lancement
Dimanche 18 novembre à 17h.
Lancement de « Collège » : un recueil de poésie écrit par Jérôme-David Suzat-Plessy et publié aux éditions Bruit Blanc, en présence de l’auteur, Le Crut, Corinne Jullien, Alex Rossi, Anne M & Duncan, jOUjOU (Benjamin Colin & Agnès Pinaqui).
jOUjOU un dimanche au Monte-en-l’air (Benjamin Colin & Agnès Pinaqui)
Sylvain Essayan Paris / Volcano versicolore / Editions de la 5ème couche / Lancement
Samedi 17 novembre à 18h30
Volcano versicolore est un livre de bande dessinée pictural perfonarratif dans lequel innuit siniswichi, le personnage, traverse les univers visuels de Koloro Koro. Le texte, écrit avec Javier Kronauer, d’essence poétique, n’est jamais là où on l’attend.
Sylvain Essayan Paris sont plasticiens et performeurs. Ils sont deux même s’ils ne font qu’un. Son corps est à la fois pinceau et support. Volcano Versicolore est la trace plastique et narrative des performances d’Essayan Paris, mise en page par innuit siniswichi et éditée par Koloro Koro et la 5c. Voilà pour les présentations et une attribution des rôles. Nous verrons qu’il(s) n’aime(nt) pas ça.
Les plus éminents théoriciens du média avaient déjà montré, s’il le fallait, qu’il n’y avait pas de « hors champ » en bande dessinée, le dessinateur plaçant à l’envi les éléments dans les limites étriquées de la case. Voilà qu’advient tout à coup un « hors bulle ». S’il laisse vide le phylactère, il n’est pas pour autant du silence. Il se fait matière, matériau sonore et plastique. Ainsi, comme les images sortent volontiers des cases, en débordent jusqu’à tout recouvrir, le texte à son tour fuit les bulles, recouvre tout, devient motif ou trame de fond.
On sait, au moins depuis Magritte et Foucault, que dessins et textes n’ont pas toujours la place qu’on voudrait leur assigner: le texte peut se faire trait, le dessin écriture. Il arrive ainsi que des phylactères laissés vides, exhibant le néant, un néant communiquant, escamotent le texte peint. La structure de la bande dessinée demeure, mais les statuts s’échangent, l’infra devient super, hyper, meta. Le supra se fait infra.
Sylvain Paris, alias innuit siniswitchi, alias Koloro Koro, Sylvain et Ssayan, Sylvain Essayan aime(nt) brouiller les pistes. A l’instar de l’appendice caudal de l’homme au masque d’éléphant, la confusion qu’il(s) produi(sen)t ferait le cauchemar de Lyotard ou Finkielkraut. Rien que pour cette raison, Volcano mérite qu’on s’y abîme, avec ou sans sandales.
Sylvain Ssayan bousculent les codes de la langue, de la bande dessinée, de la conjugalité. La dimension érotique, voire érotomane, de Volcano ne doit pas surprendre. Érections-éruptions-éjaculations. C’est que tout est dans tout: Innuit et ssayan font un joyeux « bordel » où s’abolissent les dualités, où la forme et le fond fusionnent dans des rapports bipolaires, où le même et l’opposé se superposent vaillamment, s’emboîtent et finalement copulent.
Nous découvrons aussi l’éditeur Xavier Löwenthal peindre sur le corps de son auteur. Ce livre est une traversée graphique et picturale dans l’univers de la performance, du body-painting et de l’art contemporain. Pierre Sterckx écrit dans la postface : » la pulsion qui domine est franchement schizoïde, dans la mesure où l’entrelacs couvre la surface simultaneïsant toutes les figures et chaque intensité. Cela donne une espèce de réel plus dense que la réalité. »
Javier Kronauer, au texte, n’est ni une émanation, ni un avatar d’innuit. Derrière ce nom postexotique se masque l’auteur d’ouvrages parus aux éditions Le Quartanier, Imho et Al Dante. Javier écrit puis attend que le texte passe et trépasse à la moulinette innuit. Ce dernier procède par appropriation, distorsion, recadrage, manipulation: le texte devient graphe, le texte devient signe. L’écrit se découvre de nouvelles affinités avec la matière picturale, intégré dans un processus performatif. Le texte se fait coulée, dans un paysage en mutation, ou déflagration, dans une scène de combat. Tant de savoir-faire pyrotechnique peut certes troubler la lecture. Les mots ne sont plus ancrage du sens, mais émancipation: leitmotive musico-visuels, échos fantasmatiques d’un monde enfin débridé… « Volcano Versicolore » doit se lire à l’oeil nu, comme on dit à mains nues, et s’aborder comme un véritable corps à corps. Le lecteur doit lui aussi mettre la main à la pâte picturale, dans le cambouis et la cendre de Volcano, pour comprendre comme il pourra un texte qui ne cesse de le fuir.
Nine Antico / I love Alice / Editions Les Requins marteaux / Lancement
Vendredi 16 novembre à 18h30, lancement du nouveau livre de la collection BD CUL !
BDCUL a décidé de faire rimer effort et réconfort dans ce nouvel opus de la collection réalisé par Nine Anticul, pardon Antico. Alice, une jeune citadine fraîchement débarquée, tente de s’intégrer dans ce petit village de province en rejoignant l’équipe de rugby féminine de son lycée. Des joueuses plutôt cool et plus connues pour leurs courbes généreuses que pour leurs résultats, toujours catastrophiques. Alice a bien du mal à comprendre ce sport, mais elle ne ménage pas ses efforts pour bien jouer et surtout pour se faire apprécier de ses nouvelles copines. Après un match encore perdu, Fahra leur coach adorée, est remplacée par un entraineur à la réputation de fer. Folles de rages, les jeunes filles ne mouilleront pas que leurs maillots. Elles feront preuve d’une imagination des plus vicieuses et des plus perverses pour faire renvoyer ce nouvel ennemi désigné. Quant à Alice, elle est de plus en plus populaire. Elle devient non seulement la favorite de l’entraîneur, mais également la reine de bien curieuses 3ème mi-temps… Toujours en 1ère division, Nine Antico continue sa trajectoire vers les firmaments. Avec I love Alice, elle s’offre même le luxe de réconcilier les amateurs de mêlées avec les amoureuses de belles chandelles !
Nine Antico est née en 1981. Pour alimenter les pages de son fanzine Rock This way, elle dessine des comptes-rendus de concerts, entrecoupés de saynètes autobiographiques. Après quelques collaborations avec Discobabel (Minimum Rock’n Roll, la Carte du Tendre), Nova Magazine, Trax et les soirées Panik, Nine (re)découvre les crayons de couleurs, renouant ainsi avec ses premières amours : dessiner des filles et les habiller de vêtements qu’elle aimerait bien porter. Elle y ajoute un zeste de mauvais esprit, amusée par le terrain propice aux jeux de regards, jalousies et autres petites perversités qu’offre l’univers féminin. Des coiffures aux gammes de couleurs, son dessin particulièrement épuré baigne dans une ambiance délicieusement rétro. Un univers qui n’est pas sans rappeler celui des illustrations de la Fantômette « pop » des années 70 et plus généralement de la presse girlie de cette époque. Son travail s’est récemment affiché dans les pages de Rendez Vous Magazine, Double, Jhon et Never Ending. Côté BD, elle publie une chronique mensuelle dans Muteen et son premier album Le goût du paradis paru en 2008 chez Ego comme X, puis aux Requins Marteaux, a enthousiasmé la critique spécialisée avant de faire partie de la sélection 2009 du festival d’Angoulême. Coney Island Baby, une biographie librement inspirée des vies de Betty Page et Linda Lovelace est éditée en mars 2010 à L’Association. Son album Tonight vient tout juste de paraître chez Glénat.
Nadja / Coeur sanglant de la réalité / Editions L’Apocalypse / Exposition
Jeudi 15 novembre à 18h30, lancement du livre et vernissage de l’exposition.
Le parcours de Nadja vers la Bande Dessinée est atypique : venue de l’illustration jeunesse et de la peinture, son premier langage est avant tout la matière : gouache, huile, pinceaux. L’envie de la narration séquentielle arrive tard dans son cheminement, et, singularité appréciable, elle y reste résolument peintre dans son approche.
Le Coeur sanglant de la réalité creuse la veine la plus autobiographique de Nadja, inaugurée avec Comment ça se fait (Cornélius, 2006). L’alter ego de l’auteure et son environnement parisien ou breton sont toujours représentés par une population d’ours, symbolisant une humanité primitive jetée par erreur dans une modernité qui lui échappe. Jamais Nadja n’a creusé plus loin les affres de la création, ici picturale ; et les rapports ambigus du milieu de l’Art. Réalisé avec maestria à la gouache noire et blanche, le rouge fait sporadiquement des apparitions sanglantes dans cette réalité, en faisant le livre le plus intimiste et le plus touchant de Nadja.