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Pierre Plottu, Maxime Macé / Pop Fascisme / éditions Divergences / Rencontre

Jeudi 26 septembre à 19h30, rencontre avec Pierre Plottu et Maxime Macé, journalistes (Libération, StreetPress), autour de leur nouvel ouvrage : « Pop Fascisme : Les influenceurs d’extrême droite ont-ils gagné ?  » publié aux éditions Divergences.

« Une nouvelle forme d’extrême droite, dont l’essor passe essentiellement par internet, séduit une partie de la jeunesse « connectée ». S’enracinant dans la « dissidence », la nouvelle droite ou la pensée identitaire, elle répand ses idées sur les réseaux sociaux, les médias alternatifs et les forums avec une vitalité qu’on ne lui connait pas dans la rue. De l’influenceuse lifestyle au dessinateur de BD, de l’humoriste au lanceur d’alerte, elle s’appuie sur des stratégies diverses pour séduire hors du cadre de la politique traditionnelle. Ce livre propose une enquête immersive sur ces figures influentes du web, sur leurs moyens de diffusion et de subsistance. L’extrême droite a-t-elle gagné la bataille culturelle en ligne ? »

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Déborah Costes / Reprendre corps / Éditions Globe / Rencontre

Mercredi 25 septembre à 19h30, rencontre avec Déborah Costes à l’occasion de la publication de Reprendre corps aux éditions Globe. Rencontre animée par Bérénice Hamidi.

À vingt et un ans, épuisée après des années de lutte contre la maladie, Déborah doit interrompre ses études. Elle retourne vivre chez son père où elle fait face à une extrême précarité. Elle décide alors de devenir camgirl. Mais très vite, cette activité ne suffit pas pour survivre financièrement. Elle sort de l’écran et devient escort puis dominatrice.

Alors que la parole des travailleuses du sexe reste un angle mort de la pensée post-MeToo, Déborah Costes dit ce qui ne se raconte pas : le travail du sexe dans toute sa complexité, la honte et le tabou imposés par les regards extérieurs, les clients que cette culture du silence protège, la famille négligente, le père qui sait et profite de ses revenus. En exorcisant les clichés et les fantasmes qui entourent la figure de la prostituée, Déborah Costes nous tend un puissant miroir où se reflètent les rapports de domination à l’oeuvre dans une société patriarcale.

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Palheta, Palombarini, Benquet / Extrême droite : la résistible ascension / Amsterdam / Rencontre

Vendredi 20 septembre à 19h30 présentation de l’ouvrage collectif « Extrême droite : la résistible ascension », paru aux éditions Amsterdam.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
« Les progrès électoraux de l’extrême droite ces trente dernières années ont installé l’idée de son arrivée inéluctable et imminente au pouvoir. Cette idée a trop souvent permis au personnel politique et médiatique de s’exonérer de l’analyse des causes profondes et de l’alternative à y opposer.
Cet ouvrage, coordonné par le sociologue Ugo Palheta, propose au contraire de comprendre, à l’aide des travaux les plus récents en sciences sociales, la façon dont la route a été pavée à l’extrême droite. Quelles dynamiques sociales ont poussé une partie croissante des élites et certaines fractions des classes populaires à se ranger derrière elle ? Par quels médias et sous quelles formes ont été imposés les discours racistes, sexistes et LGBTI-phobes qui portent l’extrême-droitisation ? Quels réseaux ont appuyé et conforté ce glissement ?
De la préface de l’historien Johann Chapoutot à la postface de Clémence Guetté, co-présidente de l’Institut La Boétie, il s’agit ici d’opposer à la fatalité une analyse précise des forces, mais aussi des failles, de l’extrême droite. Donc de montrer que cette ascension est plus résistible qu’il n’y paraît. »

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Aude Bertrand, Sophie Couderc et Clara Hervé / ed. 2024, Magnani et Biscoto / rencontre

Jeudi 19 septembre à 19h30, discussion avec les trois autrices

Lili, grande lectrice des exploits du pirate Cissy Joly, rêve d’aventure, et les vaches de ses parents font de bien piètres matelots ! Découvrant l’annonce du Bellevue, un immense paquebot qui embauche des souris travailleuses, elle décide d’embarquer. L’aventure ne sera peut-être pas là où elle l’attend… Dans son premier album, Clara Hervé, lauréate du concours Jeunes Talents du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême, propose avec son dessin libre et vibrant une aventure vive où l’amitié n’est pas toujours simple à gagner, et où les héros ne sont pas toujours ceux que l’on croit !

Lili met les voiles, Clara Hervé, éditions Biscoto

Sophie Couderc signe «Gogoplata tome 1», une bande dessinée de science-fiction aux éditions Magnani, en filiation avec Street Fighter et L’Incal.
Premier épisode d’une trilogie à venir, «Gogoplata tome 1» suit la participation d’une jeune athlète, Milonga, au plus important tournoi d’arts martiaux du futur.
Dans un avenir dark où l’humanité est menacée d’extinction à cause d’un champignon toxique, une mission spatiale est organisée pour aller chercher l’aide des « Animaux Latéraux » au fond du cosmos. Pour sélectionner l’élu(e) –Kampsò– qui participera à cette mission de sauvetage de l’humanité, un championnat de Lutte Concrète commence sur Terre : le Gatoluco. «Gogoplata tome 1» raconte toute cet premier épisode du tournoi et se termine après la finale du Gatoluco et l’avènement du Kampsò.
«Gogoplata tome 1» de Sophie Couderc est une bande dessinée d’autrice, qui s’inspire du manga : avec son art du récit de combat très entrainant et addictif, mêlé à celui des histoires centrés sur les relations humaines et les émotions.
«Gogoplata tome 1» met en pages des combats musclés et palpitants avec des lutteuses et lutteurs hauts en couleur, mais est aussi l’histoire d’une jeune adulte qui va mûrir au cours des affrontements et partager avec nous la richesse
de ses sentiments et questionnements intérieurs dans un contexte dur et fantastique de super compétition.

Gogoplata, Sophie Couderc, éditions Magnani

C’est l’été, Jeanne occupe un petit boulot de concierge dans un immeuble. Le temps s’écoule en regardant des films dans sa loge ou au cinéma du quartier. En attendant une éventuelle rentrée à la fac, elle potasse quelques livres sur le septième art. C’est ainsi qu’elle entend parler des passerelles cinématographiques, une théorie on pourrait, comme le fameux rayon vert évoqué chez Éric Rohmer, rencontrer dans la réalité des personnages de film, revivre avec eux certaines scènes. A ce moment précis, réalité et fiction coïncideraient parfaitement, enfin. Cette théorie va dès lors complètement obséder Jeanne, persuadée d’avoir croisé au parc deux personnages issus d’un film visionné récemment. Ne reste plus qu’à recréer les conditions de cette apparition, répéter les répliques, revivre la scène ; ne reste plus qu’à entraîner ses amis, malgré eux, dans cette histoire un peu folle. Bientôt, Jeanne ne vit plus que pour cette obsession, qui peu à peu lui fait perdre pied, jusqu’au vertige. Au travers du rayon est un premier livre troublant, qui explore ce moment où l’adolescence se termine dans les derniers jours de l’été. Un pied dans la vie, la tête dans les rêves, Jeanne cherche une échappatoire à la réalité. Si on ne croit plus que le cinéma puisse bouleverser nos vies, à quoi bon continuer à regarder des films ?

Au travers du rayon, Aude Bertrand, éditions 2024

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Marys Renné Hertiman et Camille de Singly / Construire un Matrimoine de la BD : Créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique / Les presses du réel / rencontre

Mercredi 18 septembre à 19h30, discussion avec les deux directrices d’ouvrage

Peut-on encore raconter l’histoire de la bande dessinée sans parler des femmes qui y ont contribué ? Pourtant, jusqu’à tout récemment encore, les « Maîtres du neuvième art » étaient des hommes, occultant ainsi l’apport des créatrices.
L’ambition de cet ouvrage est de restituer aux créatrices de BD la place qui leur revient, et de repenser l’histoire du neuvième art en s’attachant à des trajectoires, des sujets et des oeuvres silenciés. S’appuyant sur les recherches menées par le groupe de travail « Les Bréchoises » en 2020-2022, le livre offre de multiples ressources permettant de dégager les contours d’un matrimoine de la BD en Europe et dans les Amériques, depuis le XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. Consacré à l’évolution esthétique, discursive, politique et genrée, il met ainsi en lumière le travail des coloristes, dessinatrices, éditrices et scénaristes ayant contribué à ce médium. Leur présence dans le champ professionnel de la BD en France, en Espagne, au Canada, aux États-Unis, en Allemagne, en Argentine, au Mexique, au Brésil et en Belgique constitue un héritage vaste et complexe dont les composantes, contrairement aux idées reçues, se comptent par centaines. Dès lors, l’ouvrage invite à relire l’histoire de cette forme d’expression dans une approche inclusive et transversale qui traverse les siècles et les espaces.

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Petite grande / Lauriane Chapeau & Violette Bénilan / Glénat / Lancement

Mardi 17 septembre à 18h

S’émanciper des traumas de l’enfance : le récit d’une reconstruction

À l’heure où l’on apprend à lire, Lauriane et ses camarades de CP ont appris à se taire. Jusqu’à ce que la vérité éclate et que sa petite sœur et ses camarades accusent leur maître d’école. Celui-ci est reconnu coupable de violences sexuelles et condamné par la justice.
Des années après les faits, Lauriane ouvre la boîte noire de sa mémoire et retourne dans la cour d’école. Elle entrevoit l’hypocrisie de certains adultes et revient sur le chaos de son adolescence, lorsque tout remonte à la surface. Pour chasser les fantômes, elle nous entraîne sur le chemin d’une reconstruction possible. Sous nos yeux, la jeune adulte cherche à s’émanciper de l’enfant en mettant en scène un dialogue bienveillant entre la petite fille qu’elle était et la femme indépendante qu’elle est devenue. Son combat passe par la libération, maladroite et drôle, de « sa » parole et la réappropriation de son corps. Elle crie la colère qui la submerge, remet en question toute forme d’autorité et secoue les branches des tabous qui la cernent, résignée à ne plus jamais se laisser tomber.
Car oui, on peut apprendre, grandir, s’aimer et aimer, et devenir le parent – un peu anxieux mais avisé – d’une petite fille qui, à son tour prendra le chemin de l’école. Aujourd’hui, Lauriane est devenue elle-même professeure.

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Thomas Bernard / Faux plafond / Editions Pscht Etanche / Lancement

Le 16 septembre à 19h

À travers 44 fragments de mémoires et 44 photos de famille, Faux Plafond est l’album souvenir d’une enfance à la campagne dans la France pavillonnaire des années 1980. Quelque part entre Le Petit Nicolas de Goscinny et Le Grand Cahier d’Agota Kristof, Bernard Thomas dépeint une humanité à la fois merveilleuse et crue, douce et cruelle, banale et extraordinaire.

68 pages, 130 x 205 mm, sous jaquette couleurs 4-côtés, intérieur noir et blanc. 10 €.

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Solène Brun et Claire Cosquer / La domination blanche / Textuel / Rencontre

Vendredi 13 septembre à 19h30, rencontre avec Solène Brun et Claire Cosquer pour la sortie de leur ouvrage « La domination blanche » aux éditions Textuel.

« Attendez ! Tous les blancs ne sont pas racistes ! » Non, et alors ?

Que toutes les personnes blanches n’adhérent pas à une idéologie ouvertement raciste va de soi. Cela ne change rien au fait qu’elles sont mieux traitées que les autres. Tout le problème est de comprendre pourquoi. La notion de « privilège blanc » a récemment fait irruption dans le débat public. Elle suscite la panique de ceux qui crient au « wokisme » ou au « racisme anti-blanc ». Pourtant, comme le montrent les sociologues Solène Brun et Claire Cosquer dans cet ouvrage aussi rigoureux que pédagogique, le privilège blanc, et plus largement la domination blanche, sont des réalités indiscutables, attestées par une foultitude de recherches en sciences sociales.

Parler de domination, c’est attirer l’attention sur le fait que le racisme est aussi le problème des blanc·he·s ! Les inégalités raciales ne créent pas seulement des minorités discriminées. Elles façonnent également une majorité jouissant de nombreux avantages.

Mais qui sont les blanc·hes ? En quoi le fait d’être reconnu·e comme blanc·he est-il un avantage dans la plupart des sociétés contemporaines ? Et comment peut-on politiser cette identité, trahir sa race et choisir le camp de la justice sociale ?

Solène Brun est sociologue, chargée de recherche au CNRS (IRIS). Spécialiste des questions raciales, elle a notamment publié Derrière le mythe métis. Enquête sur les couples mixtes et leurs descendants en France (La Découverte, 2024).

Claire Cosquer est sociologue, chercheuse à l’Université de Lausanne. Ses travaux portent sur la condition blanche et les classes dominantes. Elle a notamment co-publié, avec Solène Brun, Sociologie de la race (Armand Colin, 2022).

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Audrée Wilhelmy / Peau-de-Sang / Tripode / Rencontre

Jeudi 12 septembre à 19h30, rencontre avec Audrée Wilhelmy à l’occasion de la publication de Peau-de-Sang aux éditions du Tripode.

Peau-de-Sang est le cinquième roman d’Audrée Wilhelmy, et celui de la maturité. Portrait d’une femme extraordinaire à la fois mère, sorcière et prostituée, ce roman est habité d’une force rare, incantatoire, à la croisée de la liberté de Goliarda Sapienza et de la poésie de Bérengère Cournut.
Isolée dans le froid et la solitude des forêts, la ville de Kangoq est figée dans le temps. Ici, on vit de peu, du labeur des ouvrières dans les filatures et des hommes dans les champs. Mais une femme différente donne un secret équilibre à ce monde. Dans sa boutique, selon les heures, elle déplume de grandes oies des neiges, initie discrètement de jeunes filles aux élans de leur corps, ou accueille les hommes qui cherchent, dans sa chair, un impossible repos.

Peau-de-Sang est le cinquième roman d’Audrée Wilhelmy, et celui de la maturité. Portrait d’une femme extraordinaire à la fois mère, sorcière et prostituée, ce roman est habité d’une force rare, incantatoire, à la croisée de la liberté de Goliarda Sapienza et de la poésie de Bérengère Cournut.

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Juliette Rousseau / Péquenaude / Cambourakis / Rencontre

Mercredi 11 septembre à 19h30, rencontre avec Juliette Rousseau à l’occasion de la publication de Péquenaude aux éditions Cambourakis.

« À l’examen il y a les mots : péquenaud, plouc, beauf, cul-terreux. Campagnard. Je remarque : même dans les insultes, je n’existe pas. Mais en les féminisant, je glisse une première pierre à l’édifice du retour. Péquenaude. Un vent chaud dans les troènes, une haleine de stabule. Il faut savoir de quelle rugosité on émerge, pour en sentir le goût en bouche. »

Après le succès de La Vie têtue, Juliette Rousseau continue de creuser les liens entre corps et territoire. Depuis la campagne agro-industrielle où elle vit, elle interroge la ruralité, les questions de classe et de genre, l’industrialisation, la relation au vivant, l’enfance, les traditions, la transmission… Dans une langue puissante et bouleversante, elle explore ce que signifie habiter une terre abîmée.