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Audrée Wilhelmy / Peau-de-Sang / Tripode / Rencontre

Jeudi 12 septembre à 19h30, rencontre avec Audrée Wilhelmy à l’occasion de la publication de Peau-de-Sang aux éditions du Tripode.

Peau-de-Sang est le cinquième roman d’Audrée Wilhelmy, et celui de la maturité. Portrait d’une femme extraordinaire à la fois mère, sorcière et prostituée, ce roman est habité d’une force rare, incantatoire, à la croisée de la liberté de Goliarda Sapienza et de la poésie de Bérengère Cournut.
Isolée dans le froid et la solitude des forêts, la ville de Kangoq est figée dans le temps. Ici, on vit de peu, du labeur des ouvrières dans les filatures et des hommes dans les champs. Mais une femme différente donne un secret équilibre à ce monde. Dans sa boutique, selon les heures, elle déplume de grandes oies des neiges, initie discrètement de jeunes filles aux élans de leur corps, ou accueille les hommes qui cherchent, dans sa chair, un impossible repos.

Peau-de-Sang est le cinquième roman d’Audrée Wilhelmy, et celui de la maturité. Portrait d’une femme extraordinaire à la fois mère, sorcière et prostituée, ce roman est habité d’une force rare, incantatoire, à la croisée de la liberté de Goliarda Sapienza et de la poésie de Bérengère Cournut.

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Juliette Rousseau / Péquenaude / Cambourakis / Rencontre

Mercredi 11 septembre à 19h30, rencontre avec Juliette Rousseau à l’occasion de la publication de Péquenaude aux éditions Cambourakis.

« À l’examen il y a les mots : péquenaud, plouc, beauf, cul-terreux. Campagnard. Je remarque : même dans les insultes, je n’existe pas. Mais en les féminisant, je glisse une première pierre à l’édifice du retour. Péquenaude. Un vent chaud dans les troènes, une haleine de stabule. Il faut savoir de quelle rugosité on émerge, pour en sentir le goût en bouche. »

Après le succès de La Vie têtue, Juliette Rousseau continue de creuser les liens entre corps et territoire. Depuis la campagne agro-industrielle où elle vit, elle interroge la ruralité, les questions de classe et de genre, l’industrialisation, la relation au vivant, l’enfance, les traditions, la transmission… Dans une langue puissante et bouleversante, elle explore ce que signifie habiter une terre abîmée.

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Eric Veillé / Le sens de la vie et ses petits / Cornélius / Lancement

Mardi 10 septembre à partir de 18h30 , lancement Du sens de la vie et ses petits d’Eric Veillé.

Depuis plus de quinze ans maintenant, Éric Veillé s’évertue à traquer le sens de la vie dans les interstices du quotidien. Armé de son carnet de notes et de ses lunettes carrées, il fouille la tristesse des autres, observe les fesses des conifères, perquisitionne les chamois et interroge les clémentines qui chialent. Dans ce nouvel opus, il nous livre les conclusions de cette enquête au long cours et son verdict est sans appel : non content d’avoir des frères, le sens de la vie se multiplie.

Parcourant les cinq coins de l’humanité, Éric Veillé constate, documente, analyse et interroge. Il livre dans cet ouvrage près de 80 chroniques inédites, qui dévoilent toute la nature profondément prolifique et extrêmement contagieuse du sens de la vie. Alors, si vous vous retrouvez un beau jour à boire une mauresque sur les bords du lac Léman en compagnie de la brigade des moments suspendus, vous ne pourrez plus dire qu’on ne vous avait pas avertis.

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Michel Bezbakh / Le gars qui allait quelque part / Buchet Chastel / Apéro lancement

Samedi 7 septembre à partir de 17h jusqu’à 20h, apéro et dédicace avec Michel Bezbakh pour fêter la publication Du gars qui allait quelque part aux éditions Buchet Chastel/

Il a tout, ses papiers ses clés ses clopes, il monte dans sa bagnole, il démarre. Il est un peu tendu. Il ressasse. Il repense aux évènements qui l’ont conduit à prendre le volant, là maintenant, avec la ferme intention d’aller quelque part.

Nous sommes avec lui, dans sa tête, dans ses pensées, et peut-être qu’à force, nous allons finir par savoir où il va.

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Louise Bentkowski / Constellucination / Verdier / Rencontre

Vendredi 6 septembre à 19h30, rencontre avec Louise Bentkowski à l’occasion de la publication de Constellucination aux éditions Verdier.

Au départ, il y a ce nom de famille, Bentkowski, qui est aussi celui d’une vallée où se sont arrêtés des ancêtres nomades venant sans doute de l’Indus. Il sera peut-être celui de l’arrière-arrière-arrière-petit·e enfant qui verra le jour dans un monde à portée d’imagination.

Une vallée, des peuples anciens, un·e enfant du futur, des régions lointaines, une mère et une tante, les forêts de guerre, le compost, un poirier… telles sont les lignes qui se tressent et s’enchevêtrent dans cette fiction généalogique qui ne se limite pas à la famille mais s’ouvre à la multiplicité des liens et des attachements.

Alors l’enquête se fait chant, hallucination, constellation.

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Lucile Novat / De Grandes dents, enquête sur un petit malentendu / Zones / La Découverte / Rencontre

Jeudi 5 septembre à 19h30, rencontre avec Lucile Novat pour la sortie de son ouvrage « De grandes dents, enquête sur un petit malentendu. » aux éditions Zones (la Découverte)

« Et si l’on avait fait fausse route dans l’interprétation du Petit Chaperon rouge ? De cette histoire familière, on a surtout retenu une mise en garde contre des prédateurs inconnus, intégré l’idée que le danger rôdait dehors. Et pourtant…
Il était une fois, sous une flamboyante capuche rouge, un petit malentendu. Perrault et les frères Grimm s’étaient donné de la peine, ils avaient semé les indices comme d’autres sèment les cailloux, mais en vain. Quelque chose en nous résistait, à nos corps défendants. Affabulation collective, le déni mit tout à l’envers : on verrouilla, d’un même geste, et le contresens et la porte de nos maisons. Rembobinons. Qu’est-ce que c’est que cette grand-mère  » folle  » de sa petite-fille ? Pourquoi l’enfant donne-t-elle si prestement son adresse au loup ? Aurait-elle d’excellentes raisons de traîner des pieds en chemin ? Est-il bien vrai que la forêt est un danger et la maison un lieu sûr ? Et, surtout, qui se cache sous la couverture ? Un loup grimé en mère-grand, vraiment ?
L’enquête est rouverte. À travers un réseau de récits fictionnels et familiaux, où surgissent, au détour d’un sentier, Sigmund Freud, Virginia Woolf ou encore David Lynch, Lucile Novat dissèque la fable, débusque le tabou, et fait retentir un tout autre avertissement.

Suivi de Barbe-Bleue, un conte dont vous êtes le Perrault. « 

Lucile Novat enseigne les lettres à des collégien.nes de Seine-Saint-Denis. Son travail littéraire est imprégné de tératologie, de pop culture et d’une petite envie de révolution.

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Anouk Schavelzon / Le bleu n’abîme pas / Seuil / Rencontre

Mercredi 4 septembre à 19h30, rencontre avec Anouk Schavelzon à l’occasion de la publication Du bleu n’abîme pas aux éditions du Seuil.

« Au milieu des volutes et des rires d’une boîte de nuit parisienne, le regard d’un homme inconnu, puis ses doigts se collent à ton corps. Tu voudrais partir, te détacher, mais tu restes immobile et muette. « Tu viens d’où ? » sont les premiers mots qu’il prononce. Les métisses, ça l’excite, il ajoute. Dans l’espace clos et aveugle du fumoir, les mots fuient, ta fierté aussi. Celle qui auréolait ton histoire familiale éclatée entre le Niger, l’Argentine, l’Algérie et la France. L’agresseur du fumoir et d’autres avant lui, d’autres après lui, salissent, ternissent ton amour pour le récit de tes origines familiales. Souillé par leurs bouches, tu n’en veux plus. Tu voudrais presque l’occulter en même temps que l’agression, le recouvrir du voile bleu de l’oubli. Le bleu est doux, le bleu plaît, le bleu n’abîme pas. Recouvrir de bleu ce corps érotisé, ce corps exotisé et l’histoire qui va avec. »


Anouk Schavelzon est née en 1998 à Paris et y vit toujours. Après des études littéraires et théâtrales, elle choisit de se concentrer sur sa propre pratique de l’écriture. Elle est membre du collectif « La Textape », qui organise régulièrement une scène ouverte aux Lilas. Le bleu n’abîme pas est son premier roman.

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Xabi Molia / La vie ou presque / Seuil / Rencontre

Samedi 31 août à 17h, rencontre puis apéro-dédicace avec Xabi Molia à l’occasion de la publication de La vie ou presque aux éditions du Seuil.

Années 1990, sur la côte basque. Trois adolescents, Paul, Simon et Idoya, nouent une amitié indéfectible autour d’une même passion : l’écriture. Mais cette vocation partagée va les conduire vers des destins aux antipodes. Les aventures de la création, les désillusions et les amours contrariées composent une fresque vertigineuse qui voit trois vies d’écrivains se déployer jusqu’au milieu du XXIe siècle.

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Louise Chennevière / Pour Britney / POL / Rencontre

Vendredi 30 août à 19h30, rencontre avec Louise Chennevière à l’occasion de la publication de Pour Britney aux éditions POL

Ce que je vois quand je regarde la photo de cette petite fille à l’aube de ce siècle nouveau, c’est qu’elle ne sait rien encore de ce que le monde va lui apprendre, et qu’être une petite fille est pour elle une joie parce que ça veut dire pouvoir devenir Britney Spears et que Britney Spears pour elle alors, c’est chanter et danser, c’est être dans son corps, sans crainte et sans distance, se sentir très vivante, c’est se tenir, très loin de la peur mais.

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Eliot Ruffel / Après ça / L’Olivier / Rencontre

Jeudi 29 août à 19h30, rencontre avec Eliot Ruffel à l’occasion de la publication de Après ça aux éditions de L’Olivier.

« Je lui demande à quoi il pense et sans lui laisser le temps de répondre je jette un coup d’œil en bas de la falaise, je dis que c’est plutôt haut vu d’ici, tu t’imagines sauter des fois ? »

Max n’a pas mis longtemps avant d’emmener Lou sur le bunker qui fait face à la mer. Les deux amis s’y retrouvent presque tous les soirs de ces vacances caniculaires, regardent partir les ferrys et la parole se délie au fur et à mesure que les bières descendent. C’est un de leurs points communs, de ne pas être trop bavard. Il y a aussi l’ennui, les jeux qu’ils s’inventent, cette ville qu’ils sillonnent avec sa jetée, comme un pont vers le néant. Les pêcheurs s’y disputent les meilleurs emplacements et au bout, on saute dans l’eau en évitant les rochers. On passe à l’âge adulte.

Comment devenir un homme quand les pères ont la main lourde les soirs de défaite de l’OM ou sont absents et que les frères sont partis ?

Dans un premier roman débordant de tendresse, Eliot Ruffel explore le langage des corps et des regards. Au cœur des silences, se dégagent la beauté et le drame d’une amitié.