Mercredi 2 février à 19h30, rencontre animée par Florian Caschera.
Laetitia est née trois minutes avant sa sœur jumelle Margaux et trente-sept minutes avant l’explosion de Tchernobyl. Malgré des études dans une grande école de commerce, elle grenouille au Snowhall de Thermes-les-Bains, au désespoir de ses parents. Elle vit à La Cave où elle écoute Nick Cave, obsédée par les SUV et la catastrophe climatique en cours. Il faut dire que Laetitia vit en Lorraine où l’État, n’ayant désormais plus de colonie à saccager, a décidé d’enfouir tous les déchets radioactifs de France. Alors avec sa bande, Taupe, Fauteur, Thelma, Dédé, elle mène une première action spectaculaire qui n’est qu’un préambule au grand incendie final. Dans ce premier roman haletant où l’oralité tient lieu de ponctuation, Hélène Laurain, née à Metz en 1988, nous immerge au cœur incandescent des activismes contemporains.
Mercredi 26 janvier à 19h30, rencontre avec Marc Graciano animée par Florian Caschera.
En cet hiver de l’an 1429, Jeanne d’Arc accomplit son destin. La jeune paysanne quitte son village natal pour retrouver le Dauphin à Chinon. Elle s’engage avec ses premiers compagnons d’armes dans la nuit des forêts et commence un périple à travers des terres hostiles, sous la menace latente des Bourguignons et des Anglais. Ce voyage de plus de cinq cents kilomètres ne va durer que quelques jours, mais il suffit à Marc Graciano pour raviver, dans une langue prodigieuse, un univers de légendes. Ouvrez ce roman, vous y verrez renaître le mystère infini des êtres et des choses, surgir la grâce au milieu des bois.L’Auteur Marc Graciano est un écrivain de langue française. En quelques années, depuis 2013, il a construit œuvre déjà considérée par de nombreux critiques et auteurs comme exceptionnelle. Bibliographie : Liberté dans la montagne, Une forêt profonde et bleue, Au pays de la fille électrique, Enfant-pluie, Le Sacret, Embrasse l’ours (pour tous ces titres, éditions José Corti), Le Soufi (Le Cadran ligné), Johanne et Graciano & Co (Le Tripode). Ils ont dit à propos de Marc Graciano : « Une radicalité incomparable. » (Florent Georgesco, Le Monde) « La même voix qui me désaxe m’offre une langue autre chargée de m’orienter. » (Claro) « Comme une hypnotique litanie, toute de mots rares et vieux, de répétitions et d’énigmes, de merveilleux et d’effroi. » (Fabienne Pascaud, Télérama) « La langue de Marc Graciano a ceci de particulier qu’elle vous ente avant de vous hanter. » (Bérengère Cournut) « Une voix rare, très forte. » (François Bon) « Il y a des hommes seuls qui, pierre par pierre, s’attellent à ériger des monuments. » (Patrick K. Dewdney)
Dédicace de Charline Collette pour son nouvel album jeunesse « L’âge de la forêt » aux éditions La joie de lire. « Lors d’une promenade en forêt, Anna interroge son grand-père sur tout ce qui les entoure. Il répond patiemment à ses questions et la petite-fille découvre les différents mystères de la forêt. Moment privilégié entre une fillette et son grand-père, L’âge de la forêt est aussi une superbe immersion au coeur de la nature. Dans cet album aux illustrations délicates et poétiques, Charline Collette donne véritablement vie à la forêt, personnage central de cette histoire. »Charline Collette est une illustratrice basée à Paris. Après une enfance dans un petit village franc-comtois, Charline Collette étudie la gravure à l’école Estienne, la BD à Angoulême, la sérigraphie aux Beaux-Arts de Paris, l’illustration aux Arts décoratifs de Strasbourg et les sciences politiques à Strasbourg. Elle termine ses études en 2013 et publie son premier livre en janvier 2015. Elle se consacre depuis entièrement au dessin et à la peinture. Sa bande dessinée « Au bois » vient a reçu le prix Révélation Livre Jeunesse de l’ADAGP.
La nouvelle équipe de BD-CUL est très excitée de vous convier au lancement des nouvelles bédé.e.s chez son nouvel éditeur-libraire Le Monte-en-l’air ! 2022 sent bon le neuf… et les fesses ! Avec « Ginette » de Florence Cestac et « Le VTT comme je l’aime » de Ilan Manouach, BD-CUL fait le grand écart, vous propose la botte et vous explose la rustine ! Détachez vos ceintures, ça décolle !N°28. Collection BD-CUL Ginette – Florence Cestac. Sortie le 14 janvier aux éditions Le Monte-en-l’air. Toute sa vie, Ginette a fait commerce de son corps, et sa TPE n’a jamais connu la crise. Pourtant, en racolant à l’écart des proxos, souteneurs et autres maquereaux, il aurait pu lui en arriver des misères. Les michetons, c’est pas tous des cadeaux… Mais bon, il y avait aussi de quoi se poiler dans le métier avec les petites misères sexuelles de la gent masculine. Molosse maso, radin à binocles, orphelin pleurnichard, lapin précoce, peine-à-jouir, trop bien monté, narcisse mutique et yogi tantrique… Que des barres de rire ! Aujourd’hui, elle a beau être à la retraite, elle ne s’en garde pas moins quelques vieux clients sous la couette. C’est qu’elle en donne encore du bonheur, l’ancienne tapineuse au grand cœur. Comme quoi, qu’on soit jeunot ou pépé, c’est encore dans les vieux pots qu’on balance les meilleures purées ! Avec les confessions tout en gouaille d’une fille de joie, Florence Cestac, la cougar du neuvième art, se glisse dans la collection BD-CUL comme deux guiboles dans des bas de soie.N°29. Collection BD-CUL Le VTT comme je l’aime – Ilan Manouach. Sortie le 21 janvier aux éditions Le Monte-en-l’air. Pour ce nouvel album, Ilan Manouach a collaboré avec une intelligence artificielle développée par OpenAI (l’entreprise de recherche en IA cofondée par Elon Musk). Cette technologie de pointe est capable de créer du contenu écrit avec une structure de langage digne d’un texte rédigé par un être humain. Le texte, une fois combiné à des images générées par un logiciel de dessin 3D, produit des bandes dessinées pornographiques comme autant de moyens portables de simuler un acte sexuel susceptibles de réduire énormément la frustration.Dans la bataille du porno, BD-CUL se positionne à la pointe de la technologie et vous propose une immersion inédite dans le Cyberespace du cul, là où personne ne crie, mais où tout le monde URL ! Alors, modem et messieurs, prêts à répondre à l’Apple du sexe ? Avec Le VTT comme je l’aime et ses histoires plus chaudes qu’un data center, préparez-vous à avaler des mégabytes par paquet de douze !
+/-L’ÉPICERIE 1998-2004 Plus ou moins le Catalogue Au Monte-en-l’air le 24 Novembre à partir de 18h30 ///////////////////////////////////////////////////////////////////// Les éditions de l’espace d’en bas sont heureuses de vous présenter sa dernière publication autour du projet de +/-l’épicerie. Collectif informel d’artistes qui sévit à l’orée des années 2000 dans une épicerie de quartier du 20e arrondissement de Paris, mais aussi à Lille, Varsovie ou encore au Monténégro. C’est donc avec un grand plaisir que nous vous convions à la présentation du catalogue au Monte-en-l’air le mercredi 24 novembre à partir de 18h30.+/-L’épicerie 1998-2004� Aux éditions de l’espace d’en bas� Publication de 408 pages, couleurs�Au format 17 x 24 cm� Tirée a 200 ex�Au prix de 20 euros
Lecture et apéro pour fêter la sortie de La fin du monde de Elias Soma publié aux éditions Hourra, un recueil de poésie qui dépeint une époque, où les vies transforment sur un fond crépusculaire.
Cet ouvrage s’emploie à esquisser une histoire de l’art qui s’appréhende non pas par les sens de l’intellect que sont la vue et l’oeil, mais par l’un des oubliés du corps : le nez. Prenant pour point de départ les aventures futuristes du début du xxe siècle et s’étirant jusqu’à nos jours, il est proposé ici de rendre compte de la présence des effluves dans ce que l’occident a établi comme l’histoire de l’art. ni matière ni médium, ni courant ni mouvement, l’olfaction tout à fait invisibilisée par la critique, est pourtant omniprésente, et elle est bavarde. elle dit tout de notre monde, tout en s’opposant à une hégémonique culture du tout oeil, divisant depuis toujours le corps et l’esprit des artistes et des spectateurs. Par l’étude de l’odeur, l’art s’ouvre en une autre voie.
Vingt-cinq ans de démobilisation socialePionnière de la critique radicale des médias, l’association Acrimed (Action-Critique-Médias) dresse le bilan de vingt-cinq ans d’observation sur son terrain de prédilection : les mobilisations sociales et les mauvais traitements que les médias dominants leur font subir. De décembre 1995 à la dernière réforme des retraites en date, en passant par le Contrat première embauche de Villepin, la loi Travail ou le mouvement des Gilets jaunes, l’ouvrage passe au crible un quart de siècle de morgue et de mépris, disséquant avec humour la façon dont les médias dominants s’acquittent de leur mission de maintien de l’ordre social.
Écrit en une nuit, à l’âge de 21 ans par Pierre Escot, « Piotr » est le possible monologue intérieur d’un comédien, aux prises avec l’omniprésence de son personnage, tour à tour héroïque ou cruel. Un combat face à lui-même, à son double, à la fois inspirant et paralysant. Un texte que Denis Lavant a créé en lecture au Théâtre Ouvert en 1989 et qui en signe ici la postface. »1987. Je viens d’avoir 21 ans, j’écris Piotr en une nuit, d’un trait. Je vais voir Denis Lavant au théâtre Bobigny, je lui donne le texte, il me rappelle en pleurs. Nous nous voyons régulièrement, j’ai droit à des lectures de Michaux, de Pessoa, de Rimbaud, de Char, des nuits entières. À chaque fois, il reprend Piotr, me le lit à haute voix. Une lecture publique se présente. Puis, Denis est happé par le tournage des Amants du Pont-Neuf. 2019. Denis souhaite enregistrer le texte. 2021. Aurélie Noury et les Éditions Incertain Sens publie Piotr, avec une postface de Denis Lavant : « (…) une émotion-commotion assez profonde comme lorsque l’on est témoin de grandes retrouvailles romantiques, fiction ou réalité. Ou, lors de la révélation et de la réappropriation d’une destinée que l’on croyait irrémédiablement égarée. Ainsi de ce texte qui nous revient enfin, bel et bien édité après un séjour de plus de trente ans dans les limbes (…) ». »
Straight Royeur : un son punk, rap et féministeNé de l’association d’une disquaire punk énervée, Virginie Despentes, d’une étudiante bohème, Cara Zina, d’un guitariste anarchiste, Gilles, d’un graffeur agité, Hashan, et d’un passionné de P-funk, MC, Straight Royeur est un groupe de punk rap féministe qui a sévi de 1989 à 1992 en France et alentour.C’est la rencontre improbable de deux filles déterminées à faire entendre leur voix et de lascars à la rage contenue. C’est le punk rock qui se réinvente au contact du hip-hop.Premier laboratoire créatif de l’écrivaine Virginie Despentes, Straight Royeur laisse des textes pétris de révolte et des images jamais publiées. Fear of a Female Planet retrace, à travers le témoignage de ses membres, l’histoire de ce groupe et son apport inédit au paysage musical français.Par Cara Zina, autrice d’Heureux les simples d’esprit et de Handi Gang (Libertalia), et Karim Hammou, sociologue au CNRS et auteur d’Une histoire du rap en France (La Découverte).