Lancement du 3ème numéro de la revue féministe La Déferlante, en présence des cofondatrices Marie Barbier et Emmanuelle Josse, qui nous parleront de leur revue et plus particulièrement de ce nouveau numéro « Se battre », ainsi que la journaliste Christelle Murhula, qui co-signe avec Emmanuelle Josse le débat du n°3 : « Pourquoi l’intersectionnalité fait-elle si peur? »Ce troisième numéro est placé sous le ligne de la combativité. Au programme des 160 pages, une immersion avec les manifestantes dans les cortèges de tête, un récit d’Alice Coffin sur son combat d’élue ou encore un entretien avec Lydia Zijdel, pionnière de l’auto-défense féministe.Christelle Murhula est une journaliste indépendante avec carte de presse de 25 ans, basée à Paris. Elle écrit principalement sur des sujets liés au féminisme, à la culture, au sexe ou encore aux représentations. Elle est aussi présentatrice de l’émission FAQ d’Arte sur Twitch.
(La dédicace se fera en même temps que celle de Marie Mirgaine pour son album « Dix de plus, dix de moins » aux éditions Albin Michel jeunesse)Que penserait Karl Marx de notre époque s’il débarquait à New York ? C’est, en substance, l’argument de la pièce en un acte qu’Howard Zinn écrivit en 1999 et dont Marx, le retour est l’adaptation. Inégalités, pouvoirs politique et financier aux mains de quelques-uns au détriment du plus grand nombre, consumérisme galopant … les parallèles entre le XIXe siècle industriel de Marx et notre monde contemporain font douter du progrès dont le capitalisme se vante d’être porteur. Cette biographie fictionnelle offre un portrait inattendu d’un homme dont tout le monde connaît le nom, et dont les idées ont été déformées par ses détracteurs comme par ses partisans.Howard Zinn (1922-2010) est un grand historien américain, défenseur des droits civiques et du pacifisme. Il a notamment publié Histoire populaire des États-Unis.Iris Pouy est autrice de bande dessinée et illustratrice. Elle a réalisé Les Animaux de Palm Springs avec Mathilde Payen en 2020 {éd. L’Agrume). Marx, le retour est son deuxième album
(La dédicace se fera en même temps que celle de Iris Pouy pour sa BD « Marx, le retour » aux éditions Revival)L’album: Mouche vivait heureuse et tranquille dans sa maison chérie. Un jour, dix chiens à la recherche d’un toit viennent toquer à sa porte… Pas fine bouche, Mouche les accueille à bras ouverts : « dix de plus dix de moins, il y a toujours de la place à la maison. ». Ils vivent heureux et tranquilles dans leur maison chérie, lorsque dix plantes fuyant le gel demandent à leur tour l’hospitalité. Puis dix poissons, crustacés, hiboux, tortues… qu’à cela ne tienne ! « Dix de plus, dix de moins… » jusqu’au jour où les murs de la maison se mettent à trembler, se tordre et grimacer…L’autrice: Diplômée d’illustration à la Haute École des Arts du Rhin en 2015, Marie Mirgaine vit et travaille à Strasbourg. Artiste touche à tout aux techniques variées (collage, aquarelle, volumes…), elle collabore avec la presse (le New York Times, Biscoto journal), expose ses œuvres dans divers lieux, crée des spectacles, réalise des vitrines, et anime des ateliers pour enfants.
Qu’y a-t-il de commun entre le petit Grégory, Alfred Jarry, Jack L’Éventreur, Ronald Reagan, David Bowie, Edgar Allan Poe, Nicolas Sarkozy, Vincent Van Gogh, Martin Shkreli, Philip K. Dick, Nelson Mandela, Otis Redding, ou André Breton ? Qu’ont-ils en commun, ces individus hantant le vingtième siècle comme s’il était un théâtre grinçant ? La réponse est peut-être que, sans eux, l’histoire de ce siècle – notre histoire – serait incompréhensible. Car il y a les récits de manuels, avec ses grands hommes et ses grands événements. Et puis il y a le reste – les légendes dont est tissée la réalité, et qu’on ne peut raconter qu’au coin du feu ou dans l’ombre d’une porte, de peur de passer pour fou. Pacôme Thiellement n’a pas peur de la folie. Et lorsqu’il choisit de raconter « son » vingtième siècle, c’est à travers le plus étonnant des réseaux de correspondance, où la poésie fait écho au fait divers, les stars médiatiques à d’obscures préoccupations mystiques, et les nobles déclarations politiques aux tentatives incessantes de rendre la vie des humains impossible. Qu’y a-t-il donc de commun entre toutes ces figures ? Elles cherchèrent toutes à faire de la question « Qu’est-ce que vivre ? » celle du siècle lui-même.
Pacôme Thiellement est écrivain et vidéaste. Son œuvre en a fait un des auteurs les plus en vue de la culture française contemporaine. Aux Puf, il est l’auteur de La main gauche de David Lynch (2010, rééd. Quadrige), La victoire des sans-roi (2017) et Sycomore Sickamour (2018).
Lancement de la maison d’édition Les Monts Métallifères, à l’occasion de la sortie de leur premier livre, L’homme à Histoire de Malcolm Bradbury, un roman satirique de 1975, et terriblement actuel.« Howard Kirk est un activiste bien connu, professeur de sociologie à l’université, pédagogue révolutionnaire : un homme libre et moderne. Il publie des livres à succès sur la fin des valeurs traditionnelles, couche avec ses collègues et ses étudiantes, organise des fêtes désorganisées, persécute les réactionnaires, et ne fait pas confiance aux gens de plus de trente ans. Mais cette rentrée s’annonce trop calme et consensuelle à son gout : l’université a besoin d’action. Et son indignation a besoin d’une cause. Il fait donc courir la rumeur que l’université veut inviter le professeur Mangel, un grand généticien honni des radicaux, à donner une conférence. La rumeur enfle, les débats s’enveniment, et Mangel se voit effectivement invité. Howard Kirk va pouvoir briller, faire interdire cette conférence, et devenir, enfin, le plus radical des radicaux. »« L’homme à Histoire s’est imposé comme l’un des livres essentiels des années 1970.[…] Un classique moderne. » David Lodge
Rita doit bien se rendre à l’évidence : il y a déjà quelqu’un dans ce T1. Les signes sont là, la présence de la «chose» est indéniable, il faut mettre de côté sa raison, et accepter l’existence du plus étrange des ce co-loc: Mauk! Pourtant Mauk n’est pas facile à trouver, sa forme incertaine, sa faculté à se cacher, son mutisme en font – dans un premier temps en tout cas – une créature plutôt discrète. Puis Mauk se met à parler, et à discuter même… Entre le parasite récalcitrant et la jeune architecte, la relation évoluera lentement mais sûrement, de houleuse à plus complice, quand ils se rendront compte de ce qui les lie plutôt que camper sur ce qui les sépare. Avec un sens du rythme et de la narration indéniable, un graphisme tout en rondeur et des couleurs acidulées, Louise Aleksiejew nous offre ici une comédie douce-amère en forme de réflexion sur la solitude et l’amitié, mais aussi sur la puissance de nos rêves – ceux qui hantent nos nuits mais aussi ceux qui nous guident et nous font avancer loin des compromissions et aux plus proches de nos vraies aspirations. Louise Aleksiejew est artiste plasticienne et autrice de bande dessinée; on a pu l’apercevoir dans Ink Brick (2015, 2016), Kuš! (2017), Francette (Une autre image, 2018) ou encore Gros Gris (2019). Mauk est son premier livre.
Nous vous attendons nombreux.ses vendredi 10 septembre à partir de 18h à la librairie Le Monte en L’Air pour célébrer la parution du livre noir de Unglee Izi « SW1 Sécurité du Premier Monde », 11ème livre de la collection « dans le vif » des éditions Supernova.De 21h à minuit, nous poursuivrons la rencontre autour d’un verre au Zabar avec quelques amis aux platines.
Le livre noir « S.1.W_SECURITE DU PREMIER MONDE / tracteur directrice de l’A.S.M.A » est constitué de textes écrits entre 2007 et 2021 tous produits de nuit et chaînés les uns aux autres de façon aléatoire, empirique et sans ponctuation particulière ni chapitrage.Le livre oscille entre réalité, portraits d’amies, poésie, fiction et insert autobiographiques.Les images d’archives incluses au livre ont été posées au hasard des pages et n’ont donc aucun rapport prédéfini au texte environnant, elles sont toutes issues de la collection privée de l’auteur glanées au fil de ces 23 dernières années. Quant à la série photographique présente à l’ouverture du livre noir intitulée LES GEANTES (servant de clef au texte qui suit) , elle a été réalisée par le photographe Jacques Patillot durant ses multiples périples aux 4 coins du monde.
Playlist Society et la librairie Le Monte en l’Air vous invitent au lancement de « Apocalypse show, quand l’Amérique s’effondre : soirée de lancement » d’Anne-Lise Melquiond, le jeudi 9 septembre à 19h, avec une présentation du livre, des discussions et un apéro. ************************************************************************ Zombies, extraterrestres, holocauste nucléaire, robots androïdes, disparitions mystérieuses et virus exterminateurs sont révélateurs de la grande peur des États-Unis : la chute de la nation. Les catastrophes et le « monde d’après » hantent les séries télévisées américaines, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. The Walking Dead, Battlestar Galactica, The Leftovers, The 100 : ces versions du cataclysme, ces mises en scène de la survie rejouent, chacune à leur façon, l’Histoire américaine, sa violence, ses ruptures, ses conquêtes et ses frontières, et lui offrent une catharsis.En banalisant les images de la catastrophe, les séries post-apocalyptiques habituent les gens au spectacle du « pire », sans pour autant les confronter aux menaces réelles que connaît la Terre aujourd’hui, du réchauffement climatique aux désastres industriels. Car comme le démontre Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, les États-Unis préfèrent imaginer la fin du monde plutôt qu’envisager la fin du capitalisme.
Discussion entre Farid El Yamni et Makan Kebe autours de leurs ouvrages parus cette année.
Nuit du réveillon 2012, quartier de la Gauthière à Clermont-Ferrand. Sur un parking de son quartier, Wissam El Yamni fête le nouvel an avec des amis d’enfance. Aux alentours de trois heures du matin, il est arrêté par la police au motif qu’il aurait lancé une pierre sur une de leurs voitures. Menotté, il est conduit au commissariat. Après neuf jours de coma, Wissam décède à l’hôpital. Il a 30 ans. Armé d’un infatigable souffle d’espoir, son frère Farid El Yamni, nous raconte le combat judiciaire inégal engagé depuis huit. Aux antipodes de la vendetta familiale, de la haine de la police ou du repli communautaire, El Yamni mène une lutte d’intérêt général.
Le 25 juin 2013, une opération de police à Villemomble fait basculer la vie de la famille Kebe. Des policiers font erreur sur la personne et se ruent sur Makan Kebe. Les fonctionnaires hurlent : « Arrête-toi ! », le frappent et le plaquent au sol. Mohamed, le grand frère de Makan, voit la scène, accoure à sa rescousse, peu avant que leur mère Fatouma descende à son tour. Ils sont blessés et resteront mutilés à vie. Le combat judiciaire dans lequel se lance la famille Kebe prendra sept années.
Rencontre avec Alain Guiraudie animée par Florian Caschera
« Et qu’est-ce qui nous empêcherait d’inventer un autre monde que celui-là ? »
Rabalaïre, en occitan, désigne « un mec qui va à droite, à gauche, un homme qui aime bien aller chez les gens ». Ici, c’est Jacques, chômeur, passionné de vélo, d’une humanité à toute épreuve, et qui entre Clermont-Ferrand et l’Aveyron, va connaître toute une série d’aventures. Il aime Robert qui vit avec ses vieux parents. Il rencontre un vieux berger qui distille la Brigoule – une gnôle aux pouvoirs surpuissants –, un curé un peu chaman, qui l’initie aux voyages dans le pays des morts, Ysaline, une jeune prostituée, un « Collectif d’action citoyenne », des terroristes islamistes, Rosine, propriétaire de bar, veuve et débordante d’affection malgré la jalousie de son fils Éric. Ses divagations à vélo, sur le col de l’Homme mort, en forêt, ou sous les effets de la drogue, conduisent Jacques à des situations parfois extrêmes. Roman picaresque, cru et sexuel, mais aussi roman d’amour, roman politique et social, roman de terroir, policier et parfois fantastique. C’est l’histoire revisitée, drôle et cruelle, d’une France oubliée, de la paupérisation des campagnes et des provinces, l’histoire des gens de pays, de leurs corps, de leur langue, l’histoire des déclassés, d’un peuple très divers aux moeurs débridées et décomplexées, et aux croyances multiples, parfois mystiques. Le tout dans une langue populaire, orale, puissante et joyeuse.
Né en 1964, j’ai grandi entre Villefranche de Rouergue et Decazeville, dans un village où mes parents étaient agriculteurs. Après le lycée, j’ai fait de rapides études d’Histoire à Montpellier que j’ai arrêtées pour travailler et écrire des romans qui ne seront pas publiés. Mais comme j’avais surtout envie de faire des films, j’ai réalisé un premier court métrage, Les héros sont immortels, en 1990 puis un second puis un troisième. Ce qui m’a conduit à réaliser les films plus longs qu’on désigne par le terme de « moyens-métrages » : Du soleil pour les gueux en 2000 et Ce vieux rêve qui bouge en 2001. J’ai depuis réalisé 6 longs-métrages, parmi lesquels L’Inconnu du lac et Rester vertical, le dernier en date Viens je t’emmène, sortira sur les écrans français début 2022. J’ai toujours plus ou moins continué à écrire des romans, les éditions P.O.L ont publié mon premier roman, Ici commence la nuit en 2014 et le second, Rabalaïre en 2021. Je ne suis toujours pas marié, je n’ai toujours pas d’enfant et je n’habite plus dans l’Aveyron.