Lancement du livre pastiche de Bruno Gaccio : Le Temps béni des Vérités (en présence de l’auteur)
Bruno Gaccio se met dans la peau de Sarkozy et raconte tout, comme il le faisait quand il écrivait les textes des Guignols de l’Info
Ce livre pastiche a été écrit en parallèle du Journal d’un prisonnier de Nicolas Sarkozy et sortira le même jour
Venez fêter la sortie autour d’un verre à partir de 19h30 à la librairie Le Monte-en-l’air – Paris 20ème
Le Temps béni des Vérités – Bruno Gaccio 200 pages – 15€90 Tous les droits d’auteur sont reversés à la AFVT association française des victimes du terrorisme et en aide aux victimes et descendants de victimes du DC10 d’UTA
Un samedi par mois, rendez-vous au rayon jeunesse pour une lecture d’albums pour les enfants de 3 à 5 ans !
Prochain rendez-vous : samedi 6 décembre à 11 heures. Au programme : du rire et de la magie de Noël avec les albums de Camille Jourdy, Philippe Corentin et Vincent Pianina !
Rencontre avec Alice Mortiaux jeudi 27 novembre à 19h30.
Dans ce texte majeur de 2004, inédit en français, Bruno Latour s’inquiète de l’essoufflement de la critique : en se donnant pour tâche de déconstruire toutes les illusions, elle finit pour nourrir un état de scepticisme généralisé et renforcer ce qu’elle combat. Il propose de repeupler nos manières de penser la puissance des faits, tissés d’activités hétérogènes et d’intérêts pluriels. Un plaidoyer théorique essentiel à l’heure où les pouvoirs réactionnaires se réclament de la post-vérité. Didier Debaise explore la puissance politique de cette démarche conceptuelle, et Alice Mortiaux montre à quelles conditions l’activité critique peut se défaire de ses effets destructeurs au profit de nouvelles formes de rationalité.
Narratrice, artiste plasticienne et chercheuse, Alice Mortiaux termine actuellement une thèse en Arts et sciences de l’art entre l’Université Libre de Bruxelles et l’École de Recherche Graphique (Bruxelles). Ses recherches empruntent simultanément deux voies, celle de la philosophie et celle de la fiction, pour explorer un même réseau d’obsessions et de questions autour de ceux que B. Latour nomme les modernes : leurs affects, leurs perspectives, leurs territoires, la manière dont leurs abstractions les façonnent. Dans la partie philosophique de ses recherches, elle explore ces questions en utilisant principalement les outils de Bruno Latour et d’Isabelle Stengers, de Gilles Deleuze et du pragmatisme américain (W. James, J. Dewey). Dans la partie artistique, elle reprend ces problèmes dans leurs implications sensorielles et affectives, en passant par le dessin, l’écriture et le détournement d’archives pour composer un récit de fiction expérimental.
À l’invitation du Monte en l’air, Nour Bekkar propose un format inédit : quatre auteur·ices : Lina Benayada, Toni Bo, Anouk Schavelzon et Nassera Tamer, se réunissent pour lire des textes et échanger autour de la question :
« Comment la blanchité invisibilise-t-elle le racisme et produit-elle un décalage précoce ? »
À travers leurs textes de réference, travail et lectures, iels partageront leurs expériences et réflexions sur l’impact de la blanchité sur leur parcours et leur développement. Un moment d’écoute et de dialogue pour explorer l’affect, la mémoire et les effets subtils du racisme structurel.
Rencontre avec Antoine Tricot et Hajer Ben Boubaker mardi 25 novembre à 19h30.
Antoine Tricot et Hajer Ben Boubaker seront les invitéës de la librairie le mardi 25 novembre à 19h30 pour une discussion autour de leurs ouvrages respectifs : 9-3, Une histoire plurielle de la Seine-Saint-Denis et Barbès Blues, une histoire populaire de l’immigration maghrébine, publiés aux éditions du Seuil. Une occasion de les entendre discuter des thèmes qui rassemblent leurs livres, mais aussi des liens entre leur travail d’écriture et de documentariste radio !
Mercredi 19 novembre à 19h30, rencontre avec Muriel Pic et Thomas Clerc à l’occasion de la publication de deux nouveaux titres de la collection Fléchette.
Fléchette, c’est quoi ?
Fléchette est une collection de livres où dialoguent les images des Archives de la Planète réalisées par Albert Kahn et 12 opérateurs, de 1909 à 1931 avec des textes d’auteurs contemporains. Chaque autrice et auteur est invité.e à se saisir d’une image (autochromes et/ou film) et à écrire à partir de cette image.
Chacun des livres comporte en ouverture une reproduction de l’autochrome choisie. Cette image se lit aussi bien en opacité qu’en transparence avec une source lumineuse. L’image insérée en début d’ouvrages peut à nouveau circuler.
Muriel Pic, Femme capitale
Tu es femme et tu es capitale. Tu es femme et tu es un capital. C’est fatalement toujours ça. Tu es femme et tu es peine capitale. Je n’aime pas cette image. C’est un trophée. Mais je t’aime toi. Il faut que je te sorte de là.
C’est l’histoire d’une femme photographiée par un homme. Une femme photographiée en 1913, en Mongolie. L’image d’une femme qui, encore aujourd’hui, pose question, pose problème, dans le fonds des Archives de la Planète.
Muriel Pic, entre essai et fiction, s’approche de cette femme enfermée, emprisonnée et condamnée à la peine capitale. Cette femme anonyme qui, nous dit la légende, a été accusée d’ « adultère ».
Croûtes, Thomas Clerc
C’est un film de 1927. Plus d’une minute de prises de vue à Montmartre, à Paris, entre les tableaux et les passants. Ce film des Archives de la Planète de Camille Sauvageot s’intitule sobrement « Foire aux croûtes », en référence à l’exhibition des tableaux, en plein air, dans le quartier de Montmartre, inaugurée en avril 1921.
Thomas Clerc, avec son inénarrable recherche des lieux oubliés, perdus et entraperçus, entre ici dans les images et suit le parcours imaginaire d’un peintre de Montmartre; poursuivant ainsi, en quelque sorte, la déambulation inaugurée dans son dernier livre, Paris, musée du XXIe siècle.
Mardi 18 novembre à 19 heures double signature grenouille et blaireau avec Anouk Ricard pour la parution de Fabienne et Claire & Jake pour Francis fait le job !
À propos de Fabienne : Cette suite de l’album Animan est axée sur le personnage de Fabienne, grenouille et compagne d’Animan. Qui est Fabienne, d’où vient-elle, comment se sont-ils rencontrés avec Animan ? Nous observons la vie de Fabienne, grâce à l’écriture de son journal intime et sa relation aux réseaux sociaux comme échappatoires à sa vie recluse. Dans cet album aux dimensions plus modestes, on explore une autre facette de ce monde où situations étranges, amour des animaux, petites joies et déceptions du quotidien se côtoient.
À propos de Francis fait le job : Dans ce neuvième volume de ses aventures, Francis tente de survivre au monde du travail et de la rentabilité mais accumule aussi les imprévus et les péripéties. Harcèlement moral, management brutal, licenciements abusifs et burn-out à gogo, rien n’épargne Francis… quand ce n’est pas lui qui cause tous ces problèmes !
Rencontre avec Pauline Jarroux, Anne Wyvekens et Antoine Mégie (sous réserve)
Pendant cent quarante-huit jours, quatre chercheurs ont assisté au procès des attentats de novembre 2015 commis à Paris et à Saint- Denis. Le 29 juin 2022, vingt hommes ont été déclarés coupables ; 2 318 femmes et hommes ont ensuite été confirmés dans leur statut juridique de victimes. Le verdict n’a pas été contesté. Ce livre propose une lecture inédite du déroulement de l’audience et déconstruit l’évidence du récit judiciaire. Le procès a été présenté comme le jugement exemplaire de “monstres imprégnés de religion” et devenus des “machines à tuer”. Or ce qui a été dit à la barre montre que le terrorisme se nourrit de bien d’autres choses. Le procès a été considéré comme une réparation offerte aux victimes et à la Nation. Or les victimes ont surtout été invitées à exposer leurs traumatismes. Certaines d’entre elles ont du reste pointé les manquements de l’État français – mauvais protecteur des vivants, gardien brutal des morts, éducateur défaillant des “jeunes de banlieue”, ou acteur imprudent sur la scène internationale. Le procès a-t-il permis d’éclairer le processus qui a conduit aux attentats ? Comment les avocats et les magistrats ont-ils pondéré droit et politique pénale antiterroriste ? Les sciences sociales proposent ici d’ouvrir le débat.
Venez passez la soirée la plus révélatrice de la semaine ! Claire Braud confirme son talent de génie du mâle et Nina Lechartier fait passer « affaire sensible » pour du pipi de chat… Espadrille, espionnage et espace de vente vous attendent !
Claire Braud / Touche à la femme Blanche / BDcul
De nos jours, l’espérance de vie augmente plus vite que la taille des pénis. Or, si la vieillesse est un naufrage, la jeunesse sera toujours son radeau. Alors ré-jouis-toi, la lecture d’un bon BD-CUL saura te dérider les fesses et te lisser les bourses. Ce dernier opus te plongera d’ailleurs dans les souvenirs de cette coquine de Chélidoine qui, à la fleur de l’âge, faisait autant preuve d’hardiesse intérieure que de candeur affichée, en ce qui concerne la chose. Agreste ingénue, fraîchement débarquée à la grande ville pour s’adonner à l’art du dessin, elle s’emmêlait bien trop souvent les pinceaux pour faire le distinguo entre fantasme et réalité. Aussi humides que prémonitoires, ses rêves d’alors l’invitaient à jouir d’une vie de volupté et de plaisirs à laquelle malheureusement, le jour venu, elle se refusait. Timidité ? Manque d’estime de soi ? C’est que savoir écouter son désir n’est pas toujours aisé ! Surtout quand celui-ci convie au grand bal de la libido un âne à la trique épaisse, un Palestinien au cul robuste, des sévices saphiques en plein conflit armé ou un dépucelage de nerd ligotée à un piquet… Après son album « La Fourrée » pour Casterman et « La Mouille » chez Dupuis, Claire Braud signe enfin un BD-CUL beau comme un slogan, celui qui disait sur les murs « Ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités sont ceux qui croient à la réalité de leurs désirs ».
Nina Lechartier / L’Espionne amoureuse / BDCœur
Florine a beau être une agence secrète hors pair, elle n’échappe pas aux chagrins d’amour. Et même si son ex était un crétin des plus ennuyeux, elle n’arrive pas à s’en remettre. Qu’à cela ne tienne, l’action dissipe le désespoir et la voilà repartie pour une mission épineuse dans le monde de la variété pop ! Parée de ses nombreux gadgets et de son talent exceptionnel, l’espionne intrépide va vivre sa plus grande aventure… émotionnelle. Il arrive parfois qu’en cherchant un coupable on tombe sur le grand amour. Avec L’Espionne amoureuse, Nina Lechartier s’amuse avec nos sentiments, en s’inscrivant dans la longue lignée de la comédie romantique. D’ailleurs, elle ne s’en cache pas, l’amour et la romance sont ses sujets de prédilections. La collection Bédé cœur ne pouvait pas passer à côté !
Elvan Zabunyan et James Horton seront les invités de la librairie le mercredi 12 novembre à 19h30 à l’occasion de la sortie de leur nouvel ouvrage « Echo Delay Reverb » aux éditions B42, et de l’exposition éponyme au Palais de Tokyo.
Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
Comment les textes d’auteurs et autrices écrivant en français ont-ils irrigué la production des artistes aux États-Unis, des années 1970 à aujourd’hui ? Si le concept phare de French Theory a été défini dans les années 1990 pour évoquer cette influence transatlantique, il paraît clair que Barthes, Foucault, Deleuze ou Derrida ne furent pas les seuls à avoir été lus par les artistes et les universitaires aux États-Unis. La place de figures tutélaires comme Suzanne et Aimé Césaire, Frantz Fanon, Maryse Condé, Édouard Glissant ou encore Simone de Beauvoir et Monique Wittig est prépondérante pour la formation des études postcoloniales, féministes et de genre. Aussi, la réception de cette « pensée francophone » forge des transformations critiques tout à fait inédites qui se révèlent dans l’art contemporain. Ce livre est publié à l’occasion de la carte blanche offerte par le Palais de Tokyo à la commissaire étatsunienne Naomi Beckwith pour une exposition présentant les oeuvres d’une soixantaine d’artistes. Au-delà du catalogue d’exposition, l’ouvrage a été pensé comme un outil critique et théorique autonome intégrant plusieurs textes et entretiens inédits. Richement illustré, l’ouvrage laisse la part belle à des archives documentaires ainsi que des reproductions d’oeuvres d’art. Il est composé de cinq parties, qui chacune à leur manière offrent une entrée en matière autour de concepts clés : poétiques de la dispersion et des diasporas, critique des institutions et engagement des intellectuels, politisation du désir, les limites de la catégorie « humaine », et les enjeux sociaux de l’abjection. Telle une partition, les voix étatsuniennes de la philosophe Judith Butler, de l’historien de l’art Huey Copeland, de l’artiste Renée Green, s’unissent aux essais d’Adam Shatz sur Fanon et d’Aria Dean sur un « Bataille noir » ainsi qu’aux dix-sept notices qui, sous la plume des meilleur·es spécialistes francophones des notions convoquées, ancrent ces idées dans l’actualité. L’ouvrage est publié en coédition avec le Palais de Tokyo, en parallèle de l’exposition « ECHO DELAY REVERB » visible du 22 octobre 2025 au 15 février 2026.