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Laurent Jeanpierre / In Girum / La Découverte / Rencontre

Vendredi 20 septembre à 19h.

In Girum imus nocte et consumimur igni. « Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes consumés par le feu. »
Qui aurait pu imaginer que cette locution latine livrerait aujourd’hui la tonalité d’une vaste contestation et, au-delà, l’allégorie d’une époque ? En novembre et décembre, ont surgi sur les ronds-points des dizaines de milliers de gilets jaunes. S’ils y ont brûlé des feux conjugués de leurs colères, de leurs espoirs et d’une implacable répression d’État, ils y ont aussi entamé une longue marche giratoire autour d’un autre foyer : celui d’une politique ancrée dans le local, où s’articuleraient autonomie, écologie et justice sociale.

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Aude Picault / Déesse / BD Cul / Lancement

Jeudi 19 septembre à 18h30

Au commencement, Dieu créa le sexe. Lilith et Adam, les deux premiers humains, jouissaient dans le Jardin d’Eden, jusqu’à ce que le second veuille soumettre la première. Lilith, conçue dans le même argile qu’Adam, se rebella contre son égal et le laissa en plan. Mais si Dieu est Amour, Il sut prendre le parti d’Adam pour condamner Lilith et lui donner une femelle docile du nom d’Eve… « Oh my Gode », fit Lilith fièrement.

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Gilles Rochier / Solo / Casterman / Lancement

Mercredi 18 septembre à 18h30

Un récit autobiographique sur les évènements de 2015.
Après les événements, l’instrument devient son unique moyen d’expression. Il souffle sans vraiment jouer, il ne fait pas de la musique mais plutôt des sons qui agacent, questionnent son entourage, à commencer par Kader, son ami de toujours… Dans la veine autofictionnelle de certains de ses précédents livres (TMLP, La Petite couronne, En roue libre), Gilles Rochier témoigne d’un abattement, d’une sidération que nous avons tous en partage : que dire, que faire, et comment, après un événement aussi saisissant qu’un attentat ? La réponse de ce livre, d’une radicalité en apparence absurde, est donnée par un auteur à part de la bande dessinée contemporaine.

 

 

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Kevin Lambert / Querelle / Rencontre

Mardi 17 septembre à 19h. Rencontre animée par Frédéric Fiolof

« Plus lucides que les saintes victimes, les grévistes avaient décidé de mettre la main sur le fouet qui leur lacérait le dos afin de se flageller avec plus de zèle et de passion, avec plus de style. Ils avaient trouvé leur esthétique. »

Une grève éclate dans une scierie du Lac St Jean, dans le nord canadien. Derrière une apparente solidarité ouvrière, l’ennui et la dureté de la lutte, que seules rompent les nuits dans les bowlings et karaokés, révèlent les intérêts plus personnels de chacun.

Parmi ces ouvriers, il y a Querelle, magnifique colosse venu de la capitale, et Jézabel, issue d’une lignée rebelle de mère en fille. Doux et charnels, ces héros incarnent la liberté, la jouissance et la joie sauvages, hors des lois du marché et de l’aliénation familiale ou sexuelle.

Au gré des sabotages, des duels et des ivresses, la colère s’empare des grévistes et les événements se conjuguent dans un conflit généralisé aux allures de vengeance sociale.

Kevin Lambert a 25 ans, et est né à Chicoutimi, au Canada. Il poursuit à l’Université de Montréal un doctorat en création littéraire sous la direction de Catherine Mavrikakis. Très impliqué dans la scène littéraire canadienne, il été libraire au Port de tête, et participe aux revues Moebius et Spirale, ainsi qu’à plusieurs émissions de Radio Canada.

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Le Royaume du vide / Olivier Texier / Cornélius / Soirée spéciale collection Delphine !

Vendredi 13 septembre à 18h

Olivier Texier investit la librairie Le Monte-en-l’air le temps d’une soirée pour vous parler de son dernier album paru aux Éditions Cornélius. 𝗜𝗹 𝗿𝗲́𝘃𝗲́𝗹𝗲𝗿𝗮 𝘀𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗰𝗿𝗲𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗳𝗮𝗯𝗿𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗽𝗲𝗲𝗱 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗼𝘂̀ 𝗹𝗲 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗮 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗶𝗽𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗹’𝗲́𝗹𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗯𝗮𝗻𝗱𝗲 𝗱𝗲𝘀𝘀𝗶𝗻𝗲́𝗲. Un mini-show où vous découvrirez toutes les bonnes astuces pour devenir un auteur de bandes dessinées fructueux…

Par ailleurs, plusieurs auteurs de la collection Delphine seront présents pour dédicacer leurs ouvrages respectifs dont Claire Bouilhac, Jean-François Kierzkowski, Jerome Dubois, Philippe Petit-Roulet et Fanny Dalle-Rive. Vous pourrez ainsi repartir avec un super lot de 10 cartes postales inédites qui vous sera offert pour l’achat de deux livres de la collection !

_ _ _ ✏️ 𝗟𝗲 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 ✏️ _ _ _

Parfois, le monde qui nous entoure semble déraisonnable. En partant de ce constat qui a mis en échec la philosophie moderne, la PAC et les témoins de Jéhovah, 𝗢𝗹𝗶𝘃𝗶𝗲𝗿 𝗧𝗲𝘅𝗶𝗲𝗿 𝘁𝗲𝗻𝘁𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗽𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲 𝗮𝗹𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗻𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗮𝗿𝗮𝗹𝗹𝗲̀𝗹𝗲 : quand le sens a disparu, le non-sens doit faire valoir ses droits.

Dans ce monde nouveau, le quotidien n’est pas plus accueillant, la mort pas moins désagréable. Mais la surprise est permanente et le spectacle réjouit les visiteurs. Ici, 𝗼𝗻 𝗱𝗲́𝘃𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗯𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗯𝗶𝘀𝗼𝘂𝘀, 𝗹𝗮 𝗺𝘂𝘁𝗶𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲-𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗵𝗼𝗻𝗼𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗶𝗿𝗲̀𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗹𝗶𝗰𝗮𝘁𝗲𝘀 𝗻’𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗵𝗼𝗻𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝘀𝗲 𝗽𝗲𝗿𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗼𝗶𝗹𝗲𝘁𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗼-𝗿𝗼𝘂𝘁𝗲𝘀. Dans cet univers, il arrive également que tout le monde s’appelle Jean-Luc ; mais ça, c’est un problème contre lequel on ne peut rien faire…

Magnifiant le vide existentiel et renversant tous les systèmes de valeur avec un sens de l’à-propos dont il a créé les codes, Olivier Texier nous offre avec Le Royaume du vide une pure leçon de sagesse. 𝗖𝗮𝗿 𝘀𝗶 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻𝗻𝗮𝗯𝗹𝗲, 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗳𝗮𝘂𝗱𝗿𝗮𝗶𝘁-𝗶𝗹 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗮𝘂 𝘀𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝘅 ?

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Lucie Taïeb / Les Échappées / Rencontre

Jeudi 12 septembre à 19h, rencontre avec Lucie Taïeb à l’occasion de la publication Des échappées aux éditions de l’Ogre. Rencontre animée par Florian Caschera.

« Comprends‑moi bien, pourtant. Je ne dis pas que ton histoire n’est pas la vraie. Je dis seulement qu’elle n’est pas assez forte face à la leur. Et tu as déjà compris, puisque tu la tais, tu sais déjà, sans doute, qu’il vaut mieux, toujours, dans une famille où règnent des histoires divergentes, et dans le monde tel qu’il va, être du côté des histoires les plus fortes. »

Au cœur de l’été, une fille étrangère vient troubler le quotidien morne d’Oskar et de sa sœur, qui habitent avec leurs parents une maisonnette en bordure d’une voie de chemin de fer désaffectée. En parallèle de ce récit d’initiation, ou plane l’ombre d’un drame, se déploie une société entièrement dévouée au travail et a l’asservissement des esprits et des corps. Il règne dans cet univers un discours de terreur, la promesse d’une terrible menace qui est sur le point d’advenir et que seule Stern, héroïne placide, poète plus que guerrière, ose défier.

Au cours de quatre saisons mouvementées, Les Échappées tisse un récit de l’émancipation par le mouvement. On suit des femmes qui ont choisi la fuite par courage, pour se sauver et sauver celles et ceux qu’elles aiment, pour échapper à une parole autoritaire et mensongère, à un pouvoir oppressant et destructeur. Lucie Taïeb noue, en deux intrigues parallèles, un drame qui met en opposition, dans la sphère intime et dans la sphère politique, des individus isolés face à un pouvoir qui pourrait les écraser, mais dont ils parviennent à s’affranchir.

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Julia Deck / Propriété privée / Minuit / Rencontre

Mercredi 11 septembre à 19h, rencontre avec Julia Deck à l’occasion de la publication de Propriété privée aux éditions de Minuit.

Rencontre animée par Manuel Flèche.

Il était temps de devenir propriétaires. Soucieux de notre empreinte environnementale, nous voulions une construction peu énergivore, bâtie en matériaux durables. Aux confins de la ville se tramaient des écoquartiers. Notre choix s’est porté sur une petite commune en plein essor. Nous étions sûrs de réaliser un bon investissement.
Plusieurs mois avant de déménager, nous avons mesuré nos meubles, découpé des bouts de papier pour les représenter à l’échelle. Sur la table de la cuisine, nous déroulions les plans des architectes, et nous jouions à déplacer la bibliothèque, le canapé, à la recherche des emplacements les plus astucieux. Nous étions impatients de vivre enfin chez nous.
Et peut-être aurions-nous réalisé notre rêve si, une semaine après notre installation, les Lecoq n’avaient emménagé de l’autre côté du mur.

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Loo Hui Phang / L’imprudence / Actes Sud

Samedi 7 septembre apéro & dédicace en terrasse de 17h à 20h avec Loo Hui Phang pour fêter la sortie de L’imprudence aux éditions Actes Sud.

C’est une instinctive : elle observe, elle sent, elle saisit, elle invite, elle donne, elle jouit. Photographe, elle vit intensément, dans l’urgence de ses projets, de ses rêves, de ses désirs. Lorsque survient le décès de sa grand-mère au Laos, quitté à l’âge d’un an, elle prend l’avion pour Savannakhet, comme sa mère et son frère.
Là-bas, elle est étrangère. Pas tant en apparence qu’intimement : grandir en France lui a permis une indépendance, une liberté qui auraient été inconcevables pour une Vietnamienne du Laos. Son frère aîné brisé par l’exil peut-il comprendre cela ? Dans la maison natale, les objets ont une mémoire, le grand-père libère ses souvenirs, le récit familial se dévoile peu à peu. Plongée dans une histoire qui n’est pas la sienne, qui pourtant lui appartient, la jeune femme réapprend ce qu’elle est, comprend d’où elle vient et les différentes ardeurs qui la travaillent, qui l’animent.
Ce premier roman sensuel et audacieux, qui allie la délicatesse du style à l’acuité du regard, désigne la transgression des prophéties familiales comme une nécessité vitale et révèle le corps comme seul réel territoire de liberté

“Du Laos où je suis née, je ne garde aucun souvenir. Soucieux de me préserver, mes parents me parlaient avec parcimonie du pays perdu. J’envoyais lettres et dessins à des grands-parents que je ne connaissais pas. Des bribes d’histoires me parvenaient, échappées de conversations d’adultes, de photos rescapées. Mon enfance avançait, hantée de silences et de zones béantes, autant d’espaces disponibles pour construire ma propre mythologie.

L’Imprudence est un précipité, réaction de mon imaginaire frotté à mon histoire familiale. L’enfance et l’adolescence, maintenues sous une gangue de pudeur, de délicatesse mêlée de couardise, d’incompétence à déclencher l’aveu, furent infertiles en révélations. À l’âge adulte, j’organisais des conversations filmées avec mes parents, sorte d’interrogatoires bienveillants auxquels ils se prêtaient sans résistance. Les souvenirs qui m’étaient offerts avaient le tranchant de tesselles amoncelées, autant de petites masses aux contours définis, indépen­dantes les unes des autres. Il me manquait l’épaisseur du temps, un fluide dense qui les aurait nappées d’un ressac, d’un mouvement d’ensemble.

Il m’a semblé que ce temps qui leur faisait défaut pouvait être inventé, que je pouvais recréer une chronologie, fondre les tesselles dans une matière de fiction. À ce temps disparu serait substitué le temps de l’invention, de l’écri­ture.

Le flux que j’amorçais a emporté les récits ailleurs. Roulés par le courant, ceux-ci se sont déformés, érodés ou dotés d’excroissances. L’écriture, que j’ai toujours voulue instinctive et hasardeuse, a improvisé une forme qui se révélait malgré moi, par moi. Parce que je ne souhaitais pas plier les légendes familiales à des itinéraires préconçus, j’ai laissé venir. Ce qui s’est profilé tient à la fois de la fiction et du souvenir, un fantasme si sincère, enraciné si loin, qu’il me semble l’avoir vécu.”

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Victor Hussenot / Les Amoureux / La joie de lire

Vendredi 6 septembre à partir de 18h30 venez rencontrer Les beaux AMOUREUX de Victor Hussenot publié à La joie de lire.

Un album sans texte qui célèbre l’Amour avec un grand A. En rouge et bleu, au stylo bille, comme les précédents ouvrages de Victor Hussenot, cet album raconte l’histoire de deux amoureux, une fille en rouge et un garçon en bleu, qui inventent leur quotidien, leur vie à deux, dessinent leurs envies, leurs jeux, leur univers et se soutiennent l’un l’autre. Bien sûr il y a des fâcheries, des colères, mais l’amour est toujours le plus fort. Un livre gai, frais, vivant, sur l’amour comme un jeu, comme une évidence… Beau et sensible, un album à offrir à tous les amoureux de tous les âges !

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Yancouba Diémé / Boy Diola / Rencontre

Jeudi 5 septembre à 19h,rencontre avec Yancouba Diémé à l’occasion de la publication de Boy Diola aux éditions Flammarion.

Rencontre animée par Omar Benlaâla

« Boy Diola », c’est ainsi qu’on appelait le villageois de Casamance venu à Dakar pour trouver du travail. Ce villageois, c’est toi, mon père, Apéraw en diola. À force de côtoyer de trop près la souffrance, tu as décidé de partir. Pendant des mois, tu t’es rendu au port jusqu’à ce que ton tour arrive, un matin de 1969. Tu as laissé derrière toi les histoires racontées autour du feu, les animaux de la brousse, les arachides cultivées toute ta jeunesse. De ce voyage tu ne dis rien. Ensuite, tout s’enchaîne très vite. L’arrivée à Marseille, l’installation à Aulnay-sous-Bois, la vie d’ouvrier chez Citroën, le licenciement, la débrouille.

Odyssée depuis le fin fond de l’Afrique jusqu’aux quartiers populaires de la banlieue parisienne, Boy Diola met en scène, avec une pointe d’humour et beaucoup d’émotion, cet homme partagé entre deux mondes et donne ainsi corps et voix à ceux que l’on n’entend pas.