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Mathieu Brosseau / Data Transport / Editions de l’Ogre / Rencontre

Mercredi 3 juin à 19h, rencontre avec Mathieu Brosseau à l’occasion de la publication de Data Transport publié aux éditions de l’Ogre.

ogre
Quand M. est un beau jour repêché par un cargo en pleine mer, ni lui ni personne ne sait qui il est, ni ce qui l’a mené ici. Muet et amnésique, il trouve une emploi dans un service de courriers non adressés à la poste et semble progressivement recouvrer la mémoire ainsi que le langage par l’intermédiaire des lettres qu’il lit et classe toute la journée. Cette découverte de lui-même, de son histoire, celle d’un être confronté à la difficulté d’incarner à la fois son corps et son verbe, et condamné dès sa naissance à une mystérieuse seconde de retard, va le mener jusqu’à la source de ses crimes – réels ou illusoires – et de sa propre disparition.

Dans un univers éthéré et poétique, et avec une précision poétique chirurgicale, Mathieu Brosseau interroge dans Data Transport ce que la langue fait au corps. Comment reprendre corps, mémoire et langue ? Comment distinguer ce qui, dans cette reconquête de la langue et de la mémoire, appartient à l’identité ou aux lettres que lit M., sorte de Bartleby qui serait passé de l’autre côté du miroir.

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Cafard Hérétique / Lancement n°6

Vendredi 29 Mai à 18h30 – Lectures et rencontre avec les auteurs à l’occasion de la sortie de la revue Le Cafard Hérétique numéro 6

cafard
Plus d’infos sur ce numéro ici

Le Cafard Hérétique est une revue d’expression littéraire indépendante, dirigée par Mike Kasprzak, dont la ligne éditoriale a toujours été la suivante : du lourd, du dérangeant, du vif, de l’hérétique ! Au sommaire figurent des nouvelles, des poèmes, des objets hybrides et fulgurants. Une revue pleine de guerre, de beauté sale, de larmes de sang et d’amours déchirantes.

Sommaire :

Les nouveaux : Louise Sullivan, Yan Kouton, Fabien Sanchez, Charles Ségard, Euonimus Blue, et la participation exceptionnelle de Mark SaFranko (écrivain américain auteur de Hating Olivia, Dieu bénisse l’Amérique, … publié chez 13e Note Editions)

Habitués : Léonel Houssam, Heptanes Fraxion, Claire Von Corda, Douglas Majnun, Gabrielle Jarzynski, Comte Saltykov, Tom Buron, Paul Sunderland, Lillian Fornaud, Chloé Alifax, Isaiah Ory et Mike Kasprzak.

Couverture : Demelis Eric

Edito :
« Il ne s’agit pas seulement de littérature.

Il ne s’agit pas seulement d’arracher la poésie à nos hurlements. À nos déchirements. À toutes ces nuits éreintantes passées dans le désœuvrement total et dans la solitude.

Il ne suffit pas de se contenter de quelques fulgurances poétiques. De se contenter de phrases chatoyantes et fallacieuses. De se contenter de mots qui manquent souvent de sincérité et de courage.

La violence nécessaire à l’acte créatif doit être totale et permanente. Elle doit déborder l’auteur. Au quotidien. Lui laisser des marques. Des cicatrices. Des stigmates. À vie. Éternelles. Presque religieuses.
L’auteur doit donner de sa personne, il doit se faire saigner. Aucune place pour l’imposture. On parle de sang, de tripes, de chairs, données en offrande. Un acte cannibale ! Juste écraser toute sa substance et sa déraison sur la feuille. Rien d’autre. Son poison. Sa ciguë. Ses larmes.
Mais tout ça demande du travail et de l’acharnement ! Il faut apprendre à s’étriper, à se déplumer, à s’égorger. À se disséquer au scalpel de la honte !

Il ne s’agit pas seulement de littérature. Il s’agit de reconquérir l’espace insurrectif scellé dans l’écoulement du temps. Avec rage. Vigueur. Force. Se transpercer les veines et la peau. Laisser s’écouler ce qui est finalement notre nectar le plus pur. Le plus précieux. Le plus dangereux.

Il s’agit d’offrir, à travers ses propres actes, ses propres choix et sa propre folie, le jus de la vie. »

Seront également disponibles les premiers numéros du Cafard Hérétique, avec des textes, entre autres de Régis Clinquart, Claire Barré, Jacques Cauda, Johann Zarca, …

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Goldin + Senneby / Headless K. D. / Kadist Art Foundation

Jeudi 28 mai à 18h30 soirée organisée par Kadist Art Foundation pour le lancement de Headless K. D. de Goldin + Senneby 

head less

Goldin+Senneby est une structure collaborative crée par deux artistes suédois,
Simon Goldin et Jakob Senneby, accueillis en 2010 en résidence à la Kadist Art
Foundation. Goldin et Senneby collaborent depuis 2004 à des projets où ils explorent la performativité en lien avec des constructions juridiques, financières et spatiales, et leur mode d’opération dans le domaine numérique. Par leurs actions, plateformes et activités théoriques, ils réfléchissent à l’interrelation des économies virtuelles, de la théâtralité et de la narration.

Headless est un projet artistique omnivore, à plusieurs têtes, pour lequel les artistes
ont soustraité le développement à plusieurs personnages dans le roman, et à de
véritables professionnels dans la réalité : un écrivain, un géographe économiste, une
scénographe, un graphiste et même des institutions artistiques.

Headless, est une fiction publiée par le duo d’artistes Goldin + Senneby.
Dans ce roman policier, articulé autour d’un meurtre (par décapitation), le narrateur part aux Bahamas à la recherche de la société offshore “Headless Ldt”. Pour écrire cette fiction, l’écrivain anonyme engagé par Goldin+Senneby, utilise des documents envoyés par les artistes (correspondances, dossiers, enregistrements) et décrit les différentes présentations artistiques du projet qui, depuis 2007, prend la forme de conférences, de lectures, de videos et d’expositions.
Headless est donc une fiction tentaculaire que Goldin + Senneby déploient depuis 2007. Une intrigue pleine de rebondissements, d’impasses, de revirements, digne d’un Lost qui exploserait l’écran pour se manifester régulièrement en différents points du globe, parfois au grand jour et parfois derrière les portes closes, à l’abri des regards. En huit ans, elle a généré quantité de textes, documentaires, happenings, conférences. Cette “performance continue” est révélée par fragments, lors d’expositions énigmatiques, de numéros d’acteurs, de séminaires et promenades à Stockholm, Olso, Istanbul, Bergame, Sao Paulo, Londres, Toronto, Paris, comme autant de rabbit holes permettant de pénétrer ce monde parallèle ou s’enchevètrent fiction et réalité.

Goldin+Senneby est une structure collaborative crée par deux artistes suédois,
Simon Goldin et Jakob Senneby, accueillis en 2010 en résidence à la Kadist Art
Foundation.
Goldin et Senneby collaborent depuis 2004 à des projets où ils explorent la performativité en lien avec des constructions juridiques, financières et spatiales, et leur mode d’opération dans le domaine numérique. Par leurs actions, plateformes et activités théoriques, ils réfléchissent à l’interrelation des économies virtuelles, de la théâtralité et de la narration.
Headless est un projet artistique omnivore, à plusieurs têtes, pour lequel les artistes
ont soustraité le développement à plusieurs personnages dans le roman, et à de
véritables professionnels dans la réalité : un écrivain, un géographe économiste, une
scénographe, un graphiste et même des institutions artistiques.

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Revue Comment s’en sortir ? / Lancement

Mercredi 27 mai à 18h30, lancement de la revue Comment s’en sortir ?

css

Comment S’en Sortir ? (CSS) est une revue universitaire à vocation internationale basée en France. Elle est animée par un comité de rédaction, un comité de lecture et soutenue par un comité scientifique. La revue a pour ambition de développer une perspective féministe, queer et postcoloniale sur et dans les champs – disciplinaires ou indisciplinés – de la recherche.

CSS s’inscrit plus fondamentalement dans une tradition de pensée héritière des théories critiques, avec la volonté de poser à nouveaux frais la question persistante de Sarah Kofman : « Comment s’en sortir ? » (Paris, Galilée, 1983). Sarah Kofman avait fait le constat que les cheminements de la pensée étaient minés par le travail de sape de l’aporie (théorie/empirie, sujet/objet, nature/culture, biologique/social, donné/construit, moderne/postmoderne, occident/néant, matérialité/performativité, masculin/féminin, œuvre/vie, etc.) ; apories recouvertes ou, au contraire, entretenues, exacerbées,par les privilèges épistémiques. CSS se situe au cœur de cette crise et entend témoigner de la nature prométhéenne et éminemment politique de la pensée, quitte à contredire et à affronter l’autorité des méthodes et des statuts, la positivité des faits ou des données, la métaphysique et les discours de vérité. Du travail du négatif, du doute, de la déconstruction ou de la critique éristique, procèdent l’engendrement créatif, l’ingéniosité tactique du concept, les laboratoires de/du soi, les pratiques heureuses du Nous, les éthiques de vie, les vies politiques, les économies minoritaires, les puissances d’agir comme les utopies. CSS constitue ainsi un espace-temps possible de rencontres de textes, de phénomènes, d’expressions, d’expérimentations, de frictions, où des documents, inédits, non traduits ou ensevelis, contribuent à (re)tracer des chemins à partir de points de vue situés. Ces chemins ne sont pas tant des issues que des généalogies (CSS est à la fois boîte à outil, arsenal et tatami), où puiser les forces, les engagements et les ressources nécessaires à la traversée des conflits intimes, des luttes politiques et des antagonismes sociaux présents et à venir. Dans cette perspective, CSS incarne une praxis dans laquelle se joue le devenir sujet de celles et ceux communément rappelé·es à l’ordre, assujetti·es en objets mutiques de discours et de connaissance.

La revue CSS a une double vie.

La revue est disponible en libre accès sur son site internet – http://commentsensortir.org/ – et propose deux fois par an des numéros thématiques faisant l’objet d’appels à contributions. Les contributions originales composant les numéros sont publiées en français et préalablement soumises à une double évaluation à l’aveugle.

La revue existe aussi en version papier, publiée aux Éditions iXe. Ainsi, chaque sortie numérique se prolonge en œuvre de papier qui n’est pas un doublon mais plutôt un écho, un reflet original. Dans une forme plus libre, plus ouverte, CSS se matérialise en un objet à toucher, à feuilleter et à emporter avec soi. À l’adresse « Comment s’en sortir ? », la CSS papier suit une voie, une trace, se fraye un chemin de traverse, un layon. CSS est un stratagème qui répond à l’aporie.

Chaque numéro de CSS comprend cinq rubriques : un « manifeste » publié exclusivement en version papier, une rubrique « rencontre » qui contient un grand entretien publié en ligne et en papier, une rubrique « friction » composée d’articles scientifiques (dont un article de référence traduit en français) publiés en ligne, une rubrique intitulée « traverse » qui comprend l’article publié exclusivement en version papier, une rubrique « arsenal » qui présente des comptes rendus d’ouvrages ou d’événements politiques et culturels, publiés en ligne.

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Revue Métèque n° 2 / Lancement

Dimanche 24 mai à partir de 17h, lancement de la revue Métèque numéro 2 « papa maman ».

meteque 1

On pouvait ériger des stèles aux parents, les gibets ont fleuri… Pourtant on s’était pas donné l’mot pour parler d’papa maman…
Entre deux coups d’rasoir, si on r’garde bien, y a aussi des fleurs…

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Lancement Ballast n°2 // PASSAGES / Exposition & concerts

Jeudi 21 mai à 18h30 exposition & concert acoustique de Theo Lawrence & Victor Méchanick suivi de Zoé Harris à l’occasion du lancement de la revue de création politique Ballast n° 2.

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Bureau d’études / An Atlas of Agendas / Éditions Onomatopee + Zones Refuges / Rencontre

Vendredi 15 mai à 18h, rencontre avec Xavier Fourt du collectif d’artistes Bureau d’études à l’occasion de la publication de An Atlas of Agendas aux éditions Onomatopee et  présentation de la plateforme d’édition et de diffusion Zones Refuges avec les cartes de Bureau d’études, les disques du label Erratum et du Prix Russolo, les revues Orbs et Prism Escape, les journaux La belle au bois dormant et La planète Laboratoire, les éditions des zones refuges, les dessins antennes de Cosmin Horia Samoïla et Marie-Christine Driesen,…

La présentation sera suivie d’une conférence de Xavier Fourt intitulée :

« Des univers de contrôle aux zones communes »

bureau
Hors de tout débat et parfois même hors de toute visibilité, des réseaux de pouvoirs se sont constitués au niveau mondial pour s’assurer le contrôle sur la définition de l’avenir de la planète. Depuis plus de quinze ans , le collectif d’artistes Bureau d’études a tenté de les analyser et de les cartographier. Ces recherches sont rassemblées pour la première fois dans un même recueil.
Ainsi reliés, ces différents travaux, qui représentent une des tentatives contemporaines la plus aboutie dans ce domaine, rendent visible un agenda coordonné pour la domination structurelle et opérationnelle intégrale des mondes.
Bureau d’études ausculte l’étourdissante structure de ce système de contrôle avec ses organisations, ses acteurs, ses mythes fondateurs et ses symboles ainsi que les conflits qui le traverse.
Faisant fi de tout découragement devant un système qui s’auto-promeut comme irréversible, Bureau d’études documente également les tentatives actuelles de rupture ou d’exode vers des zones libres, exploratoires et résiliantes tout autour de la planète.
L’ouvrage est un voyage de la carte au territoire. Il part du plus abstrait pour s’acheminer vers l’action concrète d’une multiplicité d’êtres dans une localité. Ce qui est signifié ici c’est donc que la rupture ou l’exode se produit par l’expérience qui reste la condition de libération du dogmatisme en général et, en particulier, du dogmatisme industriel.

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Beehive Collective & Projecte Úter / Lancement

Mercredi 13 Mai à 18h30, les Editions du Chemin sont heureuses de vous inviter à découvrir le travail du groupe des dessinateurs américains Beehive Design Collective
en compagnie de l’artiste espagnol Carles G.O’D., qui a travaillé plusieurs mois avec le collectif et vous guidera à travers l’exploration et la compréhension du vaste monde du Beehive Collective.

Carles présentera aussi son dernier projet ProjecteUter un dessin réalisé avec la collaboration de l’artiste Tonina Matamalas au sujet de l’avortement en
l’Espagne

beehive

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Willem / Willem Akbar / Editions Les requins marteaux / Lancement

Samedi 9 mai à 18h30, lancement de Willem Akbar  de Willem publié aux Requins marteaux

willem_akbar_couv_webWillem est increvable. Il a résisté à la censure, au Professeur Choron et même à l’attentat contre Charlie Hebdo.

Son œil est dans Libération chaque jour que dieu fait et dans Charlie Hebdo toutes les semaines comme son nom l’indique. Il scrute le monde et traque les petites histoires qu’il met en regard de la grande.

Pour ce nouveau recueil, il a réuni une centaine de dessins où il dissèque l’actualité récente. Ses dessins sont cruels, justes et drôles. Willem traverse les décennies d’histoire contemporaine et son œuvre traversera les siècles.

L’œil de Willem est increvable.

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Bernhard Willem Holtrop, dit Willem, est un dessinateur satirique néerlandais né à Ermelo aux Pays-Bas en 1941. Il fréquente l’École des Beaux Arts (aux Pays-Bas) de 1962 à 1967. Il fait partie du mouvement Provo et fonde en 1966 un journal satirique God, Nederland & Oranje, où s’illustrent entre autres Roland Topor et le futur cinéaste Picha. Le journal est interdit, et il débarque en France en 1968. Il commence à dessiner à L’Enragé (en Mai 1968). Il participe aux premier numéros de L’Hebdo Hara-Kiri qui devient Charlie Hebdo. Il fait sa rubrique
« Revue de Presse » et « Chez les esthètes ». Les textes de ses planches, rédigés directement en français, langue que le dessinateur maîtrise alors imparfaitement, contiennent à l’époque de très nombreuses fautes de grammaire et de syntaxe, que la rédaction trouve amusant de laisser telles quelles et qui deviendront l’une de ses marques de fabrique. Il participe à Charlie Mensuel et finit par en être le rédacteur en chef. Il s’applique à transformer cette revue en un tremplin pour les jeunes dessinateurs. Il collabore à Libération dès 1981. On peut le retrouver toutes les semaines dans Charlie Hebdo nouvelle formule. Avec les Requins Marteaux, Willem enrichit la collection « Carrément » de 5 ouvrages politiquement incorrects pour le plus grand plaisir des inconditonnels. Son style allie un graphisme très élégant à une satire politique des plus cinglantes, et parfois violente. À noter que les textes de ses dessins présentent toujours occasionnellement des fautes de français, bien que son niveau de langue se soit très nettement amélioré. Il a remporté le Grand prix de l’Humour Vache 1996 au Salon international du dessin de presse et d’humour de Saint-Just-le-Martel. Il obtient le Grand Prix du Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême en 2013.

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L’atelier Gatto Giallo au Monte-en-l’air

Jeudi  7 mai à 18h , Gatto Giallo est en fête ! Les dessinateurs de cet atelier Montreuillois seront au Monte-en-l’air, pour manger des chips, boire du vin et dédicacer leurs productions.

tota

Luigi Critone avec Je, François Villon
Chloé Cruchaudet avec Mauvais genre
Margaux Duseigneur avec Mille-feuilles
Thomas Gosselin avec Sept milliards de chasseurs-cueilleurs
Matthias Lehmann avec La Favorite
Giacomo Nanni avec Lara Canepa
Benjamin Renner avec Le Grand Méchant Renard
Alessandro Tota & Pierre Van Hove avec Le Voleur de livres.