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Bertrand Belin / Grands carnivores / POL / Rencontre

Mercredi 30 janvier à 19h, rencontre avec Bertrand Belin animée par Florian Caschera à l’occasion de la publication de Grands Carnivores aux éditions POL.

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Lui est récemment promu à la tête des entreprises familiales, personnage sinistre et cynique, jaloux de son frère peintre, cultive l’art de soumettre et de se soumettre, de servir l’Empire et ses valeurs. Il n’a d’autre ambition que la restauration de ce qu’il appelle « la grandeur du pays » quand son frère rêveur fait l’artiste, aime, désire. Cultive ainsi de vaines activités, néfastes à l’ordre général. La joie de l’un éveille l’irrita- tion voire la détestation de l’autre. De cette faille entre les deux frères naît inévitablement un déséquilibre, et beaucoup d’imprévu. Surtout si un cirque s’installe en ville… La population apprend qu’un groupe de fauves s’est échappé durant la nuit. Introuvables, les bêtes sont au centre de toutes les conversations et objet de toutes les craintes. Les habitants seront entièrement tournés vers la défense et la préservation de leur intégrité individuelle, leur attention exclusivement diri- gée vers ce danger inédit. Le climat de terreur où les fauves ont plongé la population, constitue l’occasion formidable de l’apparition d’un discours jusque-là souterrain. Bertrand Belin réussit une étrange fable romanesque, dans un contexte imaginaire, à une époque à la fois lointaine et très proche de la nôtre. Cette situation de crise présente beaucoup d’analogies avec le climat auquel sont soumises aujourd’hui comme hier les populations, climat où la peur, amplifiée par les discours politiques opportunistes, tient lieu de carburant à l’Histoire. Bertrand Belin dépeint un monde dominé par la peur de l’autre et la cruauté, les soupçons, et qui soudain bascule dans un rêve éveillé. L’inquiétude se propage avec la rumeur. Qui a peur, à présent, d’être dévoré ? Et par qui ?

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Laurie Agusti / La Ronde des singes / Albin Michel / Lancement

Mardi 22 janvier à partir de 18h30, venez fêter la sortie de La ronde des Singes de Laurie Agustie.

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Dans la forêt, à l’orée de la ville, deux petits singes, gracieux, frère et sœur, se réveillent au creux des feuilles. À l’horizon de leur journée, tout comme hier et avant hier : l’ennui. Et si aujourd’hui, enfin, ils allaient découvrir la ville palpitante ? L’aventure commence aux portes de la cité. Sous les arcades, ils font une première rencontre stupéfiante avec deux otaries qui jouent à équilibrer des balles sur leur museau. Les deux singes, enchantés par la nouveauté, se mêlent au jeu. Mais bien vite, ils se lassent et poursuivent leur chemin. Plus loin, plus tard, ils se lassent aussi des crocodiles multicolores qui passent leur temps à poser, du pigeon espion qui enregistre chaque mouvement de la ville, du tournage d’un film catastrophe, lorsqu’ils découvrent les décors en cartons… De retour dans leurs arbres, ils revivent cette longue et trépidante journée. Et soudain l’évidence leur apparaît : comme il était doux le moment où la veille, ici dans la forêt, ils avaient imaginé leur formidable voyage !

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Caroline Sury / Un Matin avec Mlle Latarte / Le Monte-en-l’air / Lancement

Vendredi 18 janvier à partir de 18h30, lancement de Mademoiselle Latarte de Caroline Sury publié aux éditions Le Monte-en-l’air.

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Mademoiselle Latarte est amoureuse. Chaque matin, elle se réveille aux côtés de son nouveau compagnon, un éléphant au charisme envoûtant. D’abord présenté comme un homme brillant au caractère bien trempé, ce dernier se révèle, au fil du récit, non seulement écrasant, mais allant jusqu’à devenir véritablement inquiétant. En proie à une grande confusion, c’est non sans peine que Mademoiselle Latarte, aidée des sept jokers, rassemble toutes ses forces pour se débarrasser de lui. Dans cette histoire aux allures de fable, Caroline Sury navigue entre intime et universel. Si l’autrice de Bébé 2000 et de Cou tordu ne se prive généralement pas de parler d’elle, elle parvient à injecter dans Un matin avec Mademoiselle Latarte la pointe d’humour nécessaire pour déjouer le pathos. D’autant que son dessin, toujours percutant et vibrant, suffit à lui seul à nous entraîner dans des territoires d’angoisse réellement perceptibles. Et c’est en cela que réside toute la force de ce récit. A l’heure où les langues des femmes se délient, Caroline Sury dénonce en dessin, à sa manière et à son tour les violences faites aux femmes. #BalanceTonElephant

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Eric Chevillard / L’explosion de la tortue / Minuit / Rencontre

Jeudi 17 janvier à 19h, rencontre avec Eric Chevillard à l’occasion de la publication de L’explosion de la tortue aux éditions de Minuit. Rencontre animée par Sophie Quetteville.

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Les tortues de Floride élevées en aquarium ne sont pas tout à fait des cailloux. Elles ont donc besoin d’eau et de nourriture pour vivre. C’est ce que découvre le narrateur de cette histoire, de retour chez lui après un mois d’absence. Il croyait la sienne plus endurante, mais la carapace décalcifiée de la petite Phoebe se fend sous son pouce. Par ailleurs, alors qu’il s’employait à réhabiliter en la signant de son nom l’œuvre de Louis-Constantin Novat, écrivain ignoré du XIXe siècle, cette généreuse initiative se trouve soudain menacée. Or la forêt des mystères n’abrite pas que des crimes : les deux mésaventures pourraient bien être liées.

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Gaëlle Obiegly / Une chose sérieuse / Verticales / Rencontre

Mercredi 16 janvier à 19h, rencontre avec Gaëlle Obiegly à l’occasion de la publication d’Une chose sérieuse aux éditions Verticales. Rencontre animée par Florian Caschera.

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Le narrateur, Daniel, ancien gardien de parking âgé de 37 ans, est en proie à des troubles de la mémoire et de l’humeur, confinant parfois à la paranoïa. On comprend qu’il a été accueilli au sein d’une étrange communauté initiée par une richissime mécène, Mme Chambray, préparant ses recrues à conjurer les catastrophes qui menaceraient l’humanité à brève échéance. À mesure que sont évoqués les pionniers peuplant cette colonie, on découvre qu’ils sont soumis à un programme associant discipline ascétique, activités gymniques et expérimentations pharmaceutiques plus ou moins clandestines, sous le haut patronage de la milliardaire prête à dilapider sa fortune dans ce projet d’ermitage modèle où seraient préservés les rares survivants de l’espèce humaine. Ainsi le roman emprunte-t-il sa toile de fond à l’imaginaire de la SF contemporaine, s’inspirant des dérives liées aux neurosciences. On apprend par la suite que certains de ces cobayes recrutés parmi des marginaux ont été « pucés » – autrement dit pourvus d’un implant cérébral qui conditionne leur obéissance et dont ils ne peuvent se départir que le dimanche. C’est donc une fois par semaine que le narrateur peut nous délivrer son intériorité chaotique. Entre autres sujets d’épanchement, il y a sa préférence homosexuelle qui ne souffre qu’une exception : l’attirance irrésistible qu’il éprouve pour Jenny, jeune femme vivant à l’état sauvage – mi-belle mi-bête – dans le parc alentour.

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Sarah Chiche / Les Enténébrés / Seuil / Rencontre

Mardi 8 janvier à 19h, grand plaisir d’ouvrir le bal des livres de la rentrée de janvier avec Sarah Chiche pour fêter la publication des Enténébrés aux éditions du Seuil. Rencontre animée par notre cher Pacôme Thiellement

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Automne 2015. Alors qu’une chaleur inhabituelle s’attarde sur l’Europe, une femme se rend en Autriche pour écrire un article sur les conditions d’accueil des réfugiés. Elle se prénomme Sarah. Elle est aussi psychologue, vit à Paris avec Paul, un intellectuel connu pour ses écrits sur la fin du monde, avec qui elle a un enfant. À Vienne, elle rencontre Richard, un musicien mondialement célébré. Ils se voient. Ils s’aiment. Elle le fuit puis lui écrit, de retour en France. Il vient la retrouver. Pour Sarah, c’est l’épreuve du secret, de deux vies tout aussi intenses menées de front, qui se répondent et s’opposent, jusqu’au point de rupture intérieur : à l’occasion d’une autre enquête, sur une extermination d’enfants dans un hôpital psychiatrique autrichien, ses fantômes vont resurgir. S’ouvre alors une fresque puissante et sombre sur l’amour fou, où le mal familial côtoie celui de l’Histoire en marche, de la fin du XIXe siècle aux décombres de la Deuxième Guerre mondiale, de l’Afrique des indépendances à la catastrophe climatique de ce début de millénaire.

Un extrait du livre ici : http://www.seuil.com/ouvrage/les-entenebres-sarah-chiche/9782021399479?reader=1&fbclid=IwAR0wP6elH-Qcn64FFKI91usBLQGMl8AgTobi49kmCqiU9bWLUaUd0ll6yKg#page/1/mode/2up

Sarah Chiche est écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste. Elle est l’auteur de deux romans : L’inachevée (Grasset, 2008) et L’Emprise (Grasset, 2010), et de trois essais : Personne(s), d’après Le Livre de l’Intranquillité de Fernando Pessoa (Éditions Cécile Defaut, 2013), Éthique du mikado, essai sur le cinéma de Michael Haneke (PUF, 2015), Une histoire érotique de la psychanalyse : de la nourrice de Freud aux amants d’aujourd’hui (Payot, 2018).

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Dessins sans papier / Magdi Hagar / Livre 1 : Darfour / Lancement

Jeudi 29 novembre à partir de 18h30, venez rencontrer et soutenir Magdi Hagar, jeune réfugié soudanais, auteur de Livre 1 : Darfour publié par DESSINS SANS PAPIERS.

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« Livre 1 : Darfour » regroupe un ensemble de 100 dessins réalisés par Magdi Hagar, jeune réfugié soudanais depuis son arrivée en France. Ils dénoncent les attaques menées sur les populations civiles du Darfour par les forces du président Omar el-Béchir, condamné pour génocide par la Cour Internationale de Justice de La Haye.

Postface de Abdelaziz Baraka Sakin, auteur du «Messie du Darfour», (ed. Zulma). 115 pages, dont 100 dessins en couleurs, imprimés sur papier recyclé. Texte en français et en anglais, 15 euros.

L’HISTOIRE

Nous avons rencontré Magdi Hagar en 2016 lors d’un atelier sur le camp de la Halle Pajol à Paris. Pendant 2 ans, il a dessiné sa vie au Darfour avant et après le bombardement de son village. Dans ce livre, il raconte les attaques menées par les milices de Janjawids, armées par le gouvernement de Khartoum pour le contrôle des terres au nord du pays. Un conflit qui a fait plus de 300 000 morts et des millions de déplacés, pris en étau entre les groupes rebelles, et les forces de Omar el-Béchir.

Après avoir vécu 3 ans dans le camps de déplacés de Zam Zam, Magdi est arrêté par des militaires et accusé de fréquenter des membres de l’Armée de Libération du Soudan (MLS). Torturé et menacé, il part vers les montagnes à Beridik, où il vit 4 ans avec des bergers, avant que la région soit bombardée à son tour. « En haut, il y avait des hélicoptères, en bas des chars de combat et des hommes armés. » Magdi fuit à Moudjwar, un village près du désert, qui est attaqué en octobre 2015. Il en réchappe encore et parvient à rejoindre la Libye.

Après 6 mois passés à travailler dans une ferme 12 h/j pour 300 euros par mois, Magdi se fait kidnapper par de faux policiers et séquestrer dans un hangar près de Sabratha, où une cinquantaine d‘exilés attendent qu’on payent leurs rançons. Deux amis arrivent à réunir l’argent pour le libérer. « Je ne pouvais pas rester en Lybie. Retourner au Soudan, impossible .» Le 7 juin 2016, Magdi monte à bord d’un zodiac qui est repéré après deux jours de dérive, par le bateau de SOS Méditerranée.

Magdi Hagar vit aujourd’hui à Marseille. Sa demande d’asile vient d’être refusée par L’OFPRA. Le recours qu’il présente auprès de la CNDA, La Cour Nationale du Droit d’Asile, est sa dernière chance.

DESSINS SANS PAPIERS organise des ateliers dans des camps de réfugiés et des centres d’hébergement depuis 2016. DSP publie aussi des témoignages dessinés pour partager des histoires que tout le monde peut comprendre.

contact : dessinssanspapiers@gmail.com
https://www.facebook.com/groups/dessinssanspapiers/

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Pennequin / Gabineau-les-bobines / POL / Lecture et rencontre

Mardi 27 novembre à 19h, venez rencontrer et écouter Charles Pennequin à l’occasion de la publication de Gabineau-les-bobines publié aux éditions POL. Rencontre animée par Florian Caschera.

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« J’ai écrit ce livre en pensant à un début de roman policier un peu old school, avec des noms de l’ancien temps, ou plutôt des surnoms. Il y a Gégène et Lulu et il y a un personnage qui s’appelle Gabineau, c’est l’un des rares qui n’a pas de surnom mais on ne sait pas qui c’est. » (Charles Pennequin)
Tout le long du livre, il est question de Gabineau, qui serait un compagnon à Gégène que ce dernier aurait connu durant la Seconde Guerre mondiale. Il est d’ailleurs question de plusieurs événements dans le livre, traversés par différents groupes d’individus : la famille de Gégène, ouvriers dans le Nord de la France, la famille de Mimille, la fille d’un pied-noir devenu maoïste dans les années soixante-dix, mais aussi la descendante d’une famille de Normandie. Il y a aussi la gendarmerie car pendant un certain temps, Charlie, le fils de Gégène, s’imagine que Gabineau est un Adjudant d’escadron mobile basé à Melun.
Tous ces récits s’entremêlent dans une sorte de manège où les vies partent et reviennent sans cesse avec des histoires banales, tragiques ou drôles… Et il y a Gabineau, ami mystérieux, dont on connaîtra un peu plus la vie au fur et à mesure que le livre démêlera le vrai du faux.

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Julia Spiers / Contes à jouer / Albin Michel

Dimanche 25  novembre de 17h à 20h, venez fêter la publication de Contes à jouer de Julia Spiers publié dans la collection Trapèze des éditions Albin Michel jeunesse.

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« Quatre pièces de théâtres à lire et à jouer ; des dizaines d’autres à inventer. Bienvenue au théâtre des contes !

Cet étonnant pop-up se compose de quatre doubles pages, quatre décors enchanteurs, découpés en plusieurs plans : la mer, le château, la forêt, la grotte. Comme sur une scène de théâtre, les acteurs attendent en coulisses : à l’intérieur d’une pochette glissée à la fin de l’ouvrage, trois planches de personnages prédécoupés sont imprimées recto-verso pour démultiplier les rôles. «