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Bertrand Belin / La figure / Editions POL / Rencontre

Vendredi 17 janvier à 19h30.

Rencontre avec Bertrand Belin, animée par Florian Caschera.

Depuis la périphérie maritime d’un appartement familial empoisonné par la toute-puissance d’un chef de famille, en compagnie de La Figure, autant guide fictif, acolyte picaresque (« Un jour mon Sancho Panza, un autre ma tempête intérieure ») que double indispensable, le narrateur témoigne du difficile combat d’une émancipation personnelle. Comment il faudra en finir avec l’appétit de vengeance qui sait si bien le tenir droit. Dans la matière de sa mémoire, et ses refuges imaginaires, il installe son chantier de fouille. Le texte, comme un tunnelier piloté par un clown ou un toréro, s’enfonce dans le passé avec obstination, pour ressurgir ici et là. Drôle, tragique, poème de gravas, de haine, de fracas, poème d’amour et de doutes, et surtout, avant tout, chant pour la mère.

Bertrand Belin livre un formidable récit pudique et joueur, qui détourne l’aveu autobiographique dans un langage fracassant. Avec cette confidence ultime et poignante : « Mais peut-être que je fanfaronne. De toute évidence, je ne crois pas à la possibilité de mon récurage.

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Alex Tamecylia / Les féministes t’encouragent à quitter ton mari,…/ Le Nouvel Attila / Rencontre

Vendredi 10 janvier à 19h30

Rencontre avec Alex Tamecylia pour la sortie de son livre « Les féministes t’encouragent à quitter ton mari, tuer tes enfants, pratiquer la sorcellerie, détruire le capitalisme et devenir trans-pédé-gouine » publié aux éditions Le Nouvel Attila.

« Combien de féministes faut-il pour changer une ampoule ? – Quatre. Une qui fait le job, et trois pour retenir le mec de lui expliquer comment faire. »
Nouveau Scum manifesto, ce texte aborde sans compromis (mais avec un humour libératoire) la violence, le militantisme, l’amour, la sexualité, la création… C’est une charge anti-patriarcale, qui interroge aussi le féminisme et les us et coutumes du milieu queer et lesbien de l’intérieur.

alex Tamécylia a 37 ans. Autrice, poétexsse et performeureuse, ielle anime à Paris les ateliers d’écriture féministe Langue de Lutte dans divers lieux dont La Mutinerie et la librairie Violette and Co ; ielle a confié son manuscrit au Nouvel Attila par admiration pour Michelle Lapierre-Dallaire.

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Guillaume Soulatges / Porn for pigs / Lancement

Le jeudi 9 janvier à 19h30

Il est question, dans ce modeste ouvrage muet, mais en couleurs, d’égyptologie, de fluides corporels, de ferrivopathie et de consommation de viande. Il montre, entre autres, une vue de la gare de Fontenay-sous-Bois au début du vingtième siècle, plusieurs cadavres et un policier lubrique. On y trouvera donc, comme on dit, « à boire et à manger », à condition toutefois de n’avoir pas le palais trop délicat. 

Fruit d’une collaboration avec le sérigraphe Frank Margerie, « Porn for pigs » marque le retour de Guillaume Soulatges à l’auto-production après une série d’ouvrages publiés ces dernières années par le Dernier Cri et les éditions Adverse. Le livre présente un ensemble de dessins qui abordent certaines des thématiques récurrentes de l’auteur, comme le grotesque, l’obscène et le morbide. Un astucieux système de pliage le rend heureusement difficile à ouvrir.

« Porn for pigs », 32 pages, sérigraphie 3 couleurs sur papier Old Mill 250 g, 21×21 cm, 100 exemplaires numérotés et soigneusement emballés. Ouvrage destiné à un public majeur et averti. 

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Geoffroy de Lagasnerie / Par-delà le principe de répression / Flammarion / Rencontre

Mercredi 8 janvier à 19h30 rencontre avec Geoffroy de Lagasnerie à l’occasion de la parution de « Par-delà le principe de répression. Dix leçons sur l’abolitionnisme pénal » publié aux éditions Flammarion.

«Tout interroger, tout bousculer, tout refonder, et produire, à partir de là, quelque chose comme une désorientation générale de nos sens, une transformation des affects que nous sommes souvent conduits à éprouver lorsque nous sommes victimes ou témoins d’une agression, d’une scène de violence ou d’une injustice : tel serait le projet que j’aimerais accomplir ici. Comme une entreprise de destruction de nos repères culturels et de construction d’une nouvelle morale, qui se situerait au-delà du principe de répression – qui serait débarrassée, enfin, de l’emprise que les notions de crime, de responsabilité, de plainte et de punition exercent sur notre appréhension des actions humaines et de leur régulation. En un sens, je conçois ce livre comme une sorte d’expérimentation radicale, qui testerait la capacité de la réflexion d’être plus forte que les impulsions premières et les impensés sociaux. Sommes-nous capables d’être affectés par un raisonnement au point de remanier complètement nos manières de percevoir et donc aussi de nous comporter individuellement et politiquement ? Et si non, à quoi sert la philosophie ?»

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André Schlesser / Petit chien sans ficelle / Editions des Cendres / Rencontre

Mardi 26 novembre à 19h30, discussion avec Gilles et Thomas Schlesser pour parler de ce que fut notre quartier chéri et de la personnalité hors du commun d’André Schlesser, enfant des rue de Ménilmontant devenu chansonnier, fondateur du cabaret l’Ecluse, ami de Barbara et Jean Vilar, marié à Maria Casarès.

Ces mémoires d’enfance d’André ; Schlesser, dit « Dadé », sont un objet éditorial singulier. Cabaretier, chanteur, acteur, amant de Barbara et mari de Maria Casarès, Dadé fut aussi au commencement un gamin des rues d’origine gitane, qui fit les 400 coups dans les quartiers est du Paris des années 1920. Ce sont ses aventures, de la petite enfance, qu’il relate ici : chapardages, mendicité, démêlés avec les « pélerines » et les voyous, petits boulots et grands rêves. Ces mémoires sont aussi une fresque des quartiers nord- est de la capitale, de ses communautés miséreuses, bistrots louches et artères dangereuses, de la rue Curial à la porte de Bagnolet.
Ce manuscrit est un inédit précieux, émanant d’un enregistrement de 1978 retranscrit dans les années 1980 par Gilles Schlesser, le fils d’André lui-même écrivain et auteur de très nombreux livres sur Paris. Thomas Schlesser, fils de Gilles et petit-fils de Dadé, en signe l’avant-propos.

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Laurence De Cock / Histoire de France populaire / Editions Agone / Rencontre

Vendredi 15 novembre à 19h30

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
Dans la poursuite du travail de Howard Zinn et de Gérard Noiriel,
ce livre revisite les mythes nationaux à l’aune des avancées historiques les plus récentes.
Interroger les origines de la France, retracer les résistances et les révoltes pour placer au cœur de l’histoire les acteurs et actrices oubliées par le grand roman national et colonial.

«La France est un pays où l’on adore l’histoire. Tout le monde en connaît à peu près les principaux évènements – ne serait­-ce que parce que l’école nous les a transmis. Ce récit, que nous aimons écouter, s’appelle “récit national”, car il s’agit d’une histoire de la construction de la France comme nation. On en parle aussi en termes de “roman national” tant il se rapproche parfois de la fiction. Ce récit est puissant, facile à raconter et il fournit à peu de frais de l’orgueil national à celles et ceux qui aiment s’inscrire dans de grandes lignées éternelles.»

Mais ce récit est biaisé et ignore l’essentiel des connaissances accumulées depuis par les professionnels de la recherche historique. Il laisse aussi de côté les hommes et les femmes “ordinaires” en mettant l’accent sur les personnages “extra­ordinaires”, essentiellement des hommes. Ce qui laisse penser que le moteur de l’histoire est aux mains de ceux qui ont le pouvoir, que les autres doivent se contenter de subir leurs décisions, qu’ils n’en prennent jamais eux­-mêmes, qu’ils n’ont aucun poids dans les changements historiques et ne jouent aucun rôle dans les basculements de l’histoire.

» Notre récit part à la recherche du “populaire”, pris dans les mécanismes de dominations, en revisitant les épisodes du récit national, mais en y ajoutant d’autres moments historiques, et surtout d’autres acteurs, et actrices. Il faudra donc lire ce livre comme une aventure faite de luttes, de résistances, de désenchantements, de soumissions, d’émancipations, de défaites et de victoires. Une épopée tantôt joyeuse, tantôt triste et sanglante, et qui se déroule jusqu’à nos jours. Car on ne peut éviter de se poser la question : où est le populaire aujourd’hui ? et quel est son destin ? »

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Thomas Baumgartner / L’argent des gens / Editions du Faubourg / Rencontre

Jeudi 14 novembre à 19h30

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

« ​​L’argent, tout le monde tourne autour sans l’aborder frontalement. Comme la sexualité. » Rodolphe.

« Si les gens savaient tout ce qui se joue dans les fortunes très élevées, tous les montages fiscaux qui se font, tout l’argent qui circule, certains patrimoines… » Olivier.

« Le problème, quand on est pauvre, c’est la bienveillance des gens. » Charlotte.

En dix témoignages, ce livre propose une expérience : celui d’une parole longue sur un sujet tabou. Un joueur de poker en ligne, une auxiliaire de vie, un multimillionnaire, une consultante… racontent comment faire avec l’argent-contrainte, objet de lutte, instrument de pouvoir, de domination, de définition.

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Sarah Al-Matary / Deux célèbres inconnues : Le mystère Jeanne Weil / Seuil / Rencontre

Mercredi 13 novembre à 19h30. Rencontre animée par Cécile Dazord.

Deux femmes homonymes : Jeanne Weil (1849-1905) et Jeanne Weill (1859-1925). L’histoire les a d’autant plus effacées qu’aucune n’a vécu sous son nom de naissance. Jeanne Weil est connue comme Mme Proust, la mère de Marcel, le grand écrivain d’À la recherche du temps perdu. Jeanne Weill est devenue, sous le pseudonyme de Dick May, une intellectuelle pionnière des sciences sociales et une militante progressiste.
Ces deux contemporaines se sont croisées dans le Paris républicain de la Belle Époque, au rythme des rendez-vous mondains et des avancées scientifiques. Mais que reste-t-il de leurs oeuvres et de leurs combats ?
Ce livre est une réflexion sur les modes de légitimation qui s’offrent aux femmes et sur l’invisibilité qui les frappe. L’enquête biographique prend la forme d’une équation à plusieurs inconnues, où le parcours des deux Jeanne Weil(l) rencontre celui de Proust, Durkheim et Bergson. Elle fait ressortir, en même temps que les processus d’élaboration du canon littéraire, les stratégies des femmes pour briser le plafond de verre. D’hier à aujourd’hui.

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Dominique Connan / Faire partie du club – Élites et pouvoir au Kenya / Editions CNRS / Rencontre

Mardi 12 novembre à 19h30, Dominique Connan présentera son nouvel ouvrage « Faire partie du club – Élites et pouvoir au Kenya « , qui paraîtra aux éditions du CNRS dans la collection « Logiques du désordre ».

La rencontre sera animée par Martin Lamotte et Gilles Dorronsoro.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
« Apparus dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, les gentlemen’s clubs ont essaimé au sein de l’empire colonial britannique comme des lieux permettant d’entretenir, autour de pratiques partagées, un entre-soi fondé sur la distinction raciale. Au Kenya, où ils étaient au centre de la vie sociale des colons, ils ont survécu à l’indépendance ; mieux encore, ils sont demeurés au cœur de la sociabilité des élites. Grands patrons, managers, avocats, hommes politiques africains, médecins et hommes d’affaires issus de la communauté indienne, descendants de colons et expatriés européens se retrouvent désormais au sein des clubs houses et sur les parcours de golf, a fortiori depuis que le président Mwai Kibaki a entrepris d’en faire un sport national.
La trajectoire et les pratiques distinctives de ces lieux fermés, les concurrences qui les opposent et donnent à chacun une identité et une place singulières, permettent d’observer de près les transformations des classes dirigeantes kényanes au fil des XXe et XXIe siècles. Cette enquête, menée durant trois ans dans les clubs de Nairobi et des villes de province, offre enfin une plongée dans le monde des élites des pays émergents, qui aujourd’hui entendent se distinguer du reste de la société pour mieux revendiquer leur appartenance à une bourgeoisie mondialisée. »

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Pauline Briand / Le loup de Valberg / Goutte d’Or / Rencontre

Jeudi 7 novembre à 19h30, rencontre avec Pauline Briand animée par Anne de Malleray.

Ce livre est à la fois une histoire vraie et un conte moderne. Un louveteau surgit, à l’automne 2019, dans le village de Valberg, au cœur du parc du Mercantour. L’animal mobilise bientôt les habitants, les médias, les forces de l’ordre, deux ministres, des chasseurs, des éleveurs, des militants, des naturalistes, des scientifiques, et près de 45 000 pétitionnaires.

Le louveteau est capturé. Il est nourri et soigné plusieurs mois durant, puis relâché dans le plus grand secret, équipé d’un collier GPS. Un beau jour, le collier GPS est retrouvé intact, sans l’animal, qui s’est comme volatilisé. Le mystère du loup de Valberg s’épaissit. Débute alors cette enquête pour retracer son histoire.