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Raoul Peck / Ernest Cole, photographe / Denoël / Rencontre

Mercredi 6 novembre à 19h30

Rencontre exceptionnelle avec Raoul Peck.

Ernest Cole, photographe sud-africain, fut le premier à exposer au monde entier les horreurs de l’apartheid.
Ayant fui l’Afrique du Sud en 1966, il publie à New York House of Bondage alors qu’il n’a que vingt-sept ans.
Son livre, témoignage de l’apartheid, est interdit dans son pays. Apatride, Ernest Cole vit à New York une existence solitaire. Il photographie ses contemporains, observe la ville mais n’y trouvera jamais ses repères. Il meurt en 1990, abandonné de tous, sans avoir revu son pays. En 2017, plus de 60 000 de ses négatifs et photos, pour la plupart inédits, sont mystérieusement « découverts » dans les coffres d’une banque suédoise.
À travers ces extraordinaires photos d’Afrique et d’Amérique, Raoul Peck raconte les errances, les tourments d’artiste et la colère d’Ernest Cole face au silence ou à la complicité du monde occidental devant les horreurs du régime de l’apartheid et de la ségrégation raciale aux Etats-Unis.

Une autobiographie photographique, un témoignage pour l’histoire.

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Désirée & Alain Frappier / Et que se taisent les vagues / Steinkis / Lancement

Mardi 5 novembre à 19h

Rencontre suivie d’une dédicace.

Après Là où se termine la terre et Le temps des humbles, découvrez le dernier opus de cette trilogie chilienne !

Chili, 1973. Alerté par les discours conspirationnistes de leurs officiers, un groupe de jeunes marins se retrouve témoin des préparatifs du complot visant à destituer le gouvernement de l’Unité populaire. Sur fond de conscience de classes, le soutien au président nouvellement élu Salvador Allende gagne les troupes. La riposte s’organise. S’engage alors une véritable course contre la montre pour éviter le coup d’État du 11 septembre. Une lutte sociale héroïque et peu connue qui intervient à l’heure où décline la démocratie et se met en place une dictature.

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L’internet des enfants / David-Julien Rahmil / Divergences / Rencontre

Vendredi 1er novembre à 19h30, rencontre avec David-Julien Rahmil pour la sortie de son essai « L’internet des enfants, Une histoire secrète de l´internet qui éduque, amuse et exploite la jeunesse » aux éditions Divergences

Quand on dit que les enfants passent trop de temps sur les écrans, on ne cherche jamais à comprendre pourquoi. Des comptines ultra-colorées de YouTube Kids aux plateformes de jeux comme Roblox en passant par les serveurs hiérarchisés de Discord, le web fréquenté par les moins de 13 ans constitue un univers parallèle étrange et bien souvent inconnu des adultes. Depuis le milieu des années 1990, cette cour de récréation virtuelle et mal surveillée a permis à plusieurs générations d’enfants de construire leur culture et leur rapport au monde. En retour, les plateformes qui leur sont dédiées ont exploité leur attention, leur image, leur créativité et bien évidemment leur argent de poche. Comment cet outil qui devait libérer les esprits est devenu un système en vase clos qui transforme ses jeunes utilisateurs en consommateurs et créateurs de contenu ?

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Tal Piterbraut-Merx / La domination oubliée : politiser les rapports adulte-enfant / Blast / Rencontre

Mercredi 30 octobre à 19h30, suite au suicide de Tal Piterbraut-Merx, à partir du manuscrit inachevé de sa thèse, un collectif d’ami·es chercheureuses a établi un ouvrage La domination oubliée : politiser les rapports adulte-enfant. Ce collectif sera en partie présent à la librairie pour une rencontre autour du travail de Tal.

Dans cet ouvrage, Tal Piterbraut-Merx critique l’idée selon laquelle l’enfance serait une condition naturelle : au contraire, le statut de minorité et l’institution familiale ont une histoire et se fondent sur des rapports socio-économiques et sur un système juridique et symbolique. En s’appuyant sur des travaux issus de la philosophie classique puis de la théorie féministe, il propose de dénaturaliser et repolitiser la domination adulte, en relation avec les autres rapports de pouvoir. Il ouvre des pistes pour lutter contre l’oppression des enfants et notamment la culture de l’inceste.

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Claire Star Finch / Crache dans ma bouche puis crache dans mon autre bouche / Les petits matins / Lecture et Rencontre

Mardi 29 octobre à 19h30, lesture et rencontre avec Claire Star Finch.

Un recueil de poésies queer, dans la collection  » Les grands soirs « .
Emmène-moi où tu veux, dans ton grenier aménagé. Je m’ouvrirai volontairement la cuisse sur un ongle croûté et je te badigeonnerai de mon désir et tu me niqueras comme un·e chien·ne ou peut-être un·e chat·te et je regarderai les rats faire leur nid dans le toit et le jour se lèvera sur nous super frais comme du lait. Pourtant, je crois encore à la politique.
Crache dans ma bouche puis crache dans mon autre bouche se lit comme une itération comique du
Corps lesbien, transformé en sentimentale obscénité non binaire. Des fragments de littérature féministe, de tradition radicale Noire, de romans de cruising gay, de mémoires de révolutionnaires jaillissent les uns contre les autres et ruissellent sur les corps désirants des protagonistes. Ce livre demande: le sexe et la poésie peuvent-ils sauver le monde?

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Discipliner les banlieues : L’éducation à l’égalité des sexes dévoyée / Simon Massei / Rencontre

Vendredi 25 octobre à 19h30, rencontre avec Simon Massei pour la sortie de son essai, Discipliner les banlieues : l’éducation à l’égalité des sexes dévoyée, publié aux éditions La Dispute.

Cours de masturbation à l’école maternelle, attouchements sexuels sur les élèves au nom de l’enseignement de la « théorie du genre », implication de la franc-maçonnerie ou de réseaux pédophiles… Ces dernières années, l’éducation à l’égalité entre les sexes à l’école n’a cessé d’alimenter rumeurs absurdes et polémiques réactionnaires.

Dans cette enquête menée des ministères aux salles de classe, Simon Massei montre que les politiques d’éducation à l’égalité entre les sexes ciblent principalement le public racisé des établissements de banlieues pauvres. En reconstituant l’histoire de cette politique scolaire, depuis sa production dans le champ administratif à sa réception par les élèves et leur famille, en passant par sa prise en charge par le tissu associatif et local, l’auteur donne à voir comment se nouent les rapports de domination à l’école. Comprendre le phénomène de racialisation du sexisme, comme la construction du « problème musulman », exige dès lors de ne pas les réduire à de simples discours journalistiques ou à des représentations sociales : ce sont des constructions politiques, auxquelles l’institution scolaire, c’est-à-dire l’État, prend directement part.

Simon Massei est sociologue, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université de Picardie Jules Verne.
Mais l’essentiel est ailleurs.

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Nathaniel Hawthorne / La marque de naissance / Tendance Négative / Rencontre

Jeudi 24 octobre à partir de 19h30, à l’occasion de la sortie de La Marque de naissance, venez discuter des enjeux de domination, tant masculine que scientifique, ainsi que de la quête de la perfection physique et de la volonté de dépasser toutes les limites. Autant de thématiques qui trouvent un écho particulier à l’ère d’Instagram et du transhumanisme.

Cette nouvelle version, portée par une traduction écoféministe audacieuse, propose une lecture renouvelée de ce classique. Conçue avec un papier qui perd en substance au fil de la lecture et un graphisme soigneusement pensé, cette édition sublime les propos du texte, renforçant son impact visuel et narratif. Un ouvrage où forme et fond se rencontrent pour une expérience de lecture unique.

A propos de Tendance Négative :
Tendance Négative, TN en abrégé, a commencé ses activités en 2012 à Paris. Le concept de notre maison d’édition vient de la fusion entre notre amour des livres et le désir de les voir autrement que comme de simples supports de textes.Dans notre quotidien qui semble plus visuel que jamais, le rapprochement entre le texte et le visuel est de nature à transformer profondément la manière de lire, ressentir et comprendre l’histoire qui nous est narrée. Il s’agit pour nous de donner un nouveau sens à la lecture, un sens qui transcende le mot et l’image. Nous bousculons ou habillons la mise en page pour en valoriser le contenu. Typographie, couleur, texture, la page appelle l’étonnement, l’attachement. En reprenant des grands classiques de la littérature des siècles derniers ou des récits fantastiques plus obscurs, la démarche de Tendance Négative est d’en faire pour le lecteur une expérience inédite. Les mots des écrivains prennent une nouvelle force à travers l’écrin graphique dans lequel nous les faisons évoluer.

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Pacôme Thiellement / Poppermost / MF éditions / Rencontre

Mercredi 23 octobre à 19h30

Dix ans après sa parution, il était plus que temps de rééditer ce qui est depuis devenu le premier chapitre d’une histoire que Pacôme Thiellement n’a cessé de développer et d’approfondir. Poppermost est précieux parce qu’il est cela : le tout de ce qui sera et les balbutiements de ce qui commence ; l’innocence et la détermination.
C’est pourquoi il était impossible de rééditer Poppermost sans revenir sur ce moment initial, sur ce qu’il représenta pour ceux qui le lurent à l’époque et découvrirent ce faisant un univers de pensée et de références en train de se constituer. Nous avons demandé à quelques-uns de ceux qui firent cette expérience de bien vouloir nous dire ce que fut Poppermost pour eux et ce que, chacun pour soi, ils en firent.
Eux, c’est-à-dire Mark Alizart, Claro, Aurélien Lemant, Laure Limongi, Wilfried Paris, Pierre Pigot et Laurent de Sutter. Textes inédits auxquels Pacôme Thiellement souhaita ajouter sa propre contribution. Soient huit suites possibles/impossibles de Poppermost.

Poppermost part d’une hypothèse qui troubla son auteur : la pop music aurait changé le monde et surtout la manière dont on le comprenait. Alors, épaulé par les chansons des Beatles qui en suggéreraient l’essence, il a décidé de voyager à travers ses principales notions, baptisées ici : expropriation originelle, imposture, tour, tournure, qui distingue la pop music (anglaise) du rock (américain) basé au contraire sur l’idée d’authenticité et la figure maîtresse du héros.
Il se contente de mettre en lumière certains rapports que l’auteur a cru, à tort ou à raison, encore inapparents, et d’en tirer quelques premières conséquences. Sous-jacent à son écriture est l’intuition suivante : le tort du christianisme (et de ses variantes modernes : positivisme, marxisme, psychanalyse ou libéralisme) est d’avoir tenté de détruire le royaume des fées et bafoué l’idée d’amour. L’amour courtois, les anarchismes, le dandysme, le surréalisme et la pop culture seraient des retrouvailles (à divers degrés d’immédiateté) avec cette magie immanente qui donne sens à nos vies.

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Thamy Ayouch / La race sur le divan / Editions Anacaona / Rencontre

Mardi 22 octobre à 19h30 Thamy Ayouch présentera son nouvel ouvrage « La race sur le divan » paru aux éditions Anacaona.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
« La question de la race fait aujourd’hui l’objet de polémiques virulentes : si le racisme s’exprime de manière décomplexée, on s’oppose également à l’antiracisme, aux études intersectionnelles, post et décoloniales, et l’on discrédite en permanence l’expérience des personnes racisées. Or la race n’existe pas. Elle n’en définit pas moins les relations entre groupes et entre sujets. Quels effets psychiques ces rapports sociaux, le plus souvent démentis, ont-ils alors sur les sujets et leur inconscient ? Comment aborder les impensés de la race, leur impact subjectif et leurs conséquences sur la pratique et la théorisation de la psychanalyse ? Comment écouter la race sur le divan ? La visée de cet ouvrage est d’analyser les productions de subjectivité en contexte de racialisation, en combinant à la fois le psychique et le politique, le subjectif et le social, l’individuel et le collectif. »

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Martin Le Chevallier / Répertoire des subversions / Éditions Zones / Rencontre

Vendredi 18 octobre à 19h30, rencontre avec Martin Le Chevallier pour parler de son nouvel ouvrage « Répertoire des subversions » qui paraîtra aux éditions Zones.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

« Enfumer un mariage royal, danser sur un silo nucléaire, transformer un abribus en théâtre… Cet ouvrage répertorie les mille et une façons employées par les artistes, activistes, résistant·es, dissident·es et autres esprits libres pour déjouer la violence des dominations ou la tristesse des conventions, en imaginant des formes d’action non violentes inédites.
Structuré comme un abécédaire, il établit une typologie de ces tactiques d’insoumission créatives : détourner, infiltrer, parasiter, saboter, braconner, bricoler, etc. Sont ainsi rassemblés une multitude d’exemples pris à travers l’histoire et le monde et restitués sous la forme de microrécits.
Des grèves de l’Égypte antique jusqu’au mouvement Black Lives Matter, en passant par les suffragettes, les hippies, les luttes LGBT ou les printemps arabes, les mobilisations les plus diverses croisent des gestes d’artistes qui font irruption dans l’espace public avec insolence, humour ou poésie. Si « subvertir » signifie renverser l’ordre des choses, les subversions dont il s’agit ici sont avant tout symboliques. Armes des faibles face aux forts, elles déstabilisent les dogmes, ridiculisent les puissants et édifient des alternatives insolites.
À la fois boîte à outils, ouvrage de référence et promenade facétieuse, cet inventaire rend hommage à celles et ceux qui désirent agir plutôt que subir. Et invite à en faire autant. »