Samedi 21 juin-17h

A l’heure où les combats militants se perdent parfois dans un virilisme et un dépouillement qui se veut éthique, le besoin d’exprimer l’immense pouvoir du regard vibrant, de l’implosion des organes à l’idée de l’autre, du fantasmatique duo enrobé de collectif. Face la répression policière trop féroce, raconter ces bulles d’intimité, refuge où se reconstruit et se reforme l’écorce nécessaire de la peau sous la caresse.
Si le nœud de cette histoire est dans l’intensité de la découverte de deux meufs ; cela se fait au sein du collectif – plus précisément le collectif fesse tifs et le cortège festif, qui posent des paysages de fêtes pour le premier et de manifestations pour l’autre. C’est cet aller-retour entre intime et espaces publics ; en passant par le ressourcement dans la ronde amie ; entre espaces clos et rue, entre absence et présence, entre espaces squattés et logements sociaux, qui rythme le vers en fond sonore. Le plaisir et la sensualité sont nos armes, il ne nous reste qu’à les lustrer pour faire corps !
Jy Ztivark partage son temps entre un job, du tissu aérien, beaucoup de tango, de l’écriture, et de longues heures passées sur les mains pour ranger ses idées dans les tiroirs de ses côtes flottantes et n’a jamais pu se décider quant à son plus grand kiff dans la vie. Plusieurs de ses poèmes ont été publiés au printemps 2024 dans les revues Cavale et Aleï.