Jeudi 18 juin 19h30 rencontre autour de l’oeuvre du grand auteur et poète William S. Merwin avec sa traductrice Françoise Palleau-Papin

WILLIAM S. MERWIN est publié aux éditions Fanlac.
Il est né à New York en 1927. Grand traducteur de poésie (Neruda, Follain, Dante, Mandelstam et bien d’autres), auteur depuis le début des années 1950 de nombreux recueils de poèmes ainsi que de récits et d’essais en prose, William S. Merwin reçut deux fois, chose rare, le prix Pulitzer de Poésie : en 1971 pour The Carrier of Ladders (il fit don de la récompense à la cause anti-guerre du Vietnam) et en 2009 pour The Shadow of Sirius. En 2010, il est nommé « Poet Laureate » aux États- Unis. Au début des années cinquante, il avait acheté une vieille bâtisse à moitié en ruines dans le causse du Haut Quercy – ce qu’il appela « l’autre pôle de ma vie » – où il rédigea une partie de son œuvre. Michel Edo, libraire à la librairie Les Lucioles de Vienne, dit de Merwin dans le Quercy : « Il y a une telle douceur, une telle humanité chez William S. Merwin que l’on ressent physiquement l’amour qui l’a attaché à ce lieu tel qu’il l’a trouvé. » (Lire le monde, Initiales magazine n°20, p. 13)
Françoise Palleau-Papin
Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, Françoise Palleau-Papin est professeure de littérature anglophone à l’université Sorbonne Paris Nord. Elle est l’auteur d’une monographie sur David Markson (Ceci n’est pas une tragédie, ENS-Éditions, 2007, traduite en anglais pour Dalkey Archive Press, 2011), d’ouvrages sur My Ántonia, de Willa Cather, sur Carpentaria, d’Alexis Wright, et sur Wittgenstein’s Mistress, de David Markson (Atlande, 2016, 2021 et 2023).
Traductrice des récits Le foie gras du comte d’Allers (Fanlac, 2025) et Bergers (Fanlac, 2023), elle explore l’univers de Merwin, dans sa prose comme dans sa poésie. Elle a publié des articles sur ses nouvelles et sur The Folding Cliffs (1998), un long poème narratif qui retrace un épisode historique de la résistance des autochtones à Hawaï au XIXème siècle, et qui oppose aux archives coloniales une contre-archive en vers libres.