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Rachel Deville / L’Heure du loup / Éditions L’Apocalypse / Lancement

Samedi 16 février à 18h30, lancement de L’Heure du loup de Rachel Deville

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En bande dessinée, le récit de rêve est un exercice probablement encore plus périlleux que l’autobiographie. Avec cet imposant recueil de rêves, Rachel Deville réussit ce tour de force de proposer une transposition aussi personnelle qu’universelle d’une vingtaine de cauchemars tout aussi denses que narratifs. Son traité au crayon charbonneux, ses mises en pages dilatées et le minimalisme du personnage de la rêveuse font que nous accomplissons l’expérience rare de rentrer dans l’inconscient onirique et angoissant de son auteur. Peu d’ouvrages seront parvenus à marier ainsi rêve et bande dessinée, qui font pourtant bon ménage, depuis Le Cheval blême de David B, jusqu’au récent Rêveur captif de Barthélémy Schwartz. L’Heure du loup, réalisé à la Maison des auteurs d’Angoulême, est le premier livre en France de Rachel Deville, dont l’ouvrage Lobas était paru en 2007, directement en espagnol chez Sinsentido.

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Dig ! numéro 0 / Lancement

Mardi 12 février à 18h30, lancement  du 1er numéro de DIG ! , une revue de BD et d’illustrations indé.

Participants : Laurent Dracon – Tiphaine Gantheil – Corentin Hamon – Hermance – Kemo – Timothée Morisse-  Jonathan Pelcener – – Thomas Plane – Vincent Turhan – Yohann Viglino

 Dig

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Christian Aubrun / Jus d’amour / Éditions Cornélius & Jérémy Boulard Le Fur / Les Cobayes / Éditions Attila / Exposition

Samedi 9 février à partir de 18h30, vernissage de l’exposition de Christian Aubrun à l’occasion de la publication de Jus d’amour aux éditions Cornélius et de l’exposition de Jérémy Boulard Lefur à l’occasion de la sortie de Les Cobayes de Ludvik Vaculik aux éditions Attila.

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Jus d’Amour de Christian Aubrun publié aux éditions Cornélius : après avoir fait un détour dans le jardin enchanté du dessin pour la jeunesse, Christian revient à ses amours enfantines et animales avec dans son arche une ménagerie un tantinet lubrique qui s’en donne à cœur joie, pour notre plus grand plaisir. En savoir plus ici.

Les Cobayes de Ludvik Vaculik, illustré par Jérémy Boulard Le Fur  publié aux éditions Attila.

Né en 1986, Jérémy Boulard Le Fur vit et travaille à Paris. En parallèle de son activité dans le cinéma d’animation, il participe à divers projets de publications et d’expositions, avec entre autres United Dead Artists, Frédéric Magazine, Kaugummi, Gruppen, Super-Structure.  Dans ses dessins, il crée des univers grotesque dans lesquels le corps est confronté de manière ambiguë à différentes matières, minérales et organiques. Les Cobayes est le premier roman qu’il illustre, créant pour l’occasion les dessins in-texte et d’autres en parallèle, donnant une lecture personnelle du livre. En savoir plus ici.

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Quentin Vijoux / Eugène / Éditions Michel Lagarde

Jeudi 7 février à 18h30, RDV avec Quentin Vijoux pour son livre Eugène publié aux édition Michel Lagarde.

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Quentin a grandi à Paris. Après des études d’arts appliqués à l’ESAA Duperré puis à l’école Estienne, il se lance dans l’illustration : il collabore avec différentes agences de communication (BETC Euro RSCG, Australie, W&Cie, Uzik, .V. , BDDO, atelier Chevara, Angie…) et dessine pour la presse internationale (The New-York Times, The Walrus, Télérama,Psychologies, Amusement…). Eugène est son premier livre.

En savoir plus ici.

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Marc Graciano / Liberté dans la montagne / Éditions Corti / Rencontre

Mercredi 6 février à 18h30, rencontre avec Marc Graciano pour son premier roman, Liberté dans la montagne aux éditions Corti.

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La rencontre peut-être écoutée ici.

Il est des livres qui vous happent et vous emmènent dès les premières pages. Ils vous prennent par les yeux d’abord, puis par la gorge et le cœur, puis par tous les pores de la peau : vous transpirez, vous avez peur, vous vivez avec les personnages. Ils ne vous lâchent plus et vous ne les lâchez plus. Même lorsqu’une pause s’impose et que la vie hors de l’acte de lecture reprend ses droits, les images persistent et vous hantent, elles s’impriment. Liberté dans la montagne, premier roman de Marc Graciano, publié aux éditions Corti fait partie de ceux-là, de ces grands livres à l’écriture tellement forte qu’une musique s’installe et que des images s’impriment.

A la lecture de cette lancinante musique, plein de mots manquent pourtant, des mots oubliés – faonner, abalourdir – mais on comprend, et si ces mots nous sont étrangers, ils existent, et ont alors cet étrange pouvoir de faire naître des images. Des images extrêmement puissantes et poétiques, des images vraies mais oniriques, des images qui mettent en appétit, d’autres terrifiantes ou touchantes, des images d’un temps très ancien où les hommes travaillaient avec leurs mains, chassaient, pêchaient, marchaient, tuaient. Un monde d’antan, moyenâgeux ou futuriste, un temps apocalyptique qui était, qui n’est plus ou qui adviendra. Un temps aussi qui révèle la part la plus sombre de l’homme, cet homme intemporel qui par amour, ou par manque d’amour peut alors se transformer en bête : « Deux êtres élevés dans un asile de charité. Dans les rigueurs d’une mauvaise religion. Deux êtres vils redressés dans un pace pour enfant. Le veneur dit dans un lieu sans aménité. Un lieu sombre et froid. Un lieu sans amour. Un lieu sans bonté. Un lieu âpre et glacé. Deux êtres qui s’en échappent à l’âge adulte raconta le veneur et qui se réfugient dans un village. Dans un marais. Un lieu oublié où ils sont accueillis. Où ils sont acceptés. Acceptés dit le veneur et il se tut un long moment en hochant la tête comme pour souligner son propos. Comme pour montrer à l’auditoire invisible qu’il s’était créé l’endroit primordial de son récit sur lequel l’attention devait porter. La chose étrange et rare qui était survenue. Deux  frères quasi semblables, raconta le veneur, qui travaillent comme des acharnés dans ce village où ils ont été adoptés. Deux êtres farouches. Deux êtres obscurs. Deux êtres obscurs et disgracieux. Deux êtres disharmonieux et, à côté d’eux, une fille blonde. Une fille lumineuse et belle, dit le veneur. Comme possédant un bien qui jadis leur aurait été dérobé. »

Liberté dans la montagne, c’est cette langue folle, faite de litanies qui vous envoûtent, cette langue qui pousse l’expression, augmente, répète, précise, en revenant indéfiniment sur les mêmes mots, les mêmes sujets. Liberté dans la montagne c’est une langue mais c’est tout autant une tension dramatique forte, et c’est là que ce texte est un grand texte : une langue, une histoire, une intemporalité, des personnages, et un monde qui nous échappe, qui n’est pas le nôtre, qui n’est plus le nôtre mais qui pourtant nous est familier.

Dans leur inexorable marche vers l’amont de la rivière, le vieux et la petite traversent une nature à la fois riche et dangereuse, splendide et sauvage, ils croisent des personnages aussi terrifiants qu’inoubliables, l’abbé, le géant ou le veneur. On avance avec eux, au rythme de ce vieux vigoureux et attentif, de cette enfant encore frêle mais si pleine d’énergie, de peurs et de questionnements comme seule la tendre enfance le permet encore. « La petite était sortie de l’infans. Elle avait les membres allongés et amincis par la croissance et elle était autonome dans ses déplacements et elle était capable d’un début de raisonnement et elle était capable de jugement et elle était aussi capable d’affirmer ses goûts naissants mais elle avait gardé cependant de la gaucherie et de la maladresse dans ses mouvements. Elle avait aussi conservé, comme une petite enfant, le besoin d’établir, à temps réguliers, un contact physique avec le vieux. Quelques fois aussi, la petite s’effrayait des choses et des êtres inconnus rencontrés sur le chemin et elle cherchait alors refuge dans les bras du vieux. 

Le vieux acceptait la petite dans ses bras chaque fois qu’elle le voulait. »

La quatrième de couverture nous le dit, Marc Graciano est né le 14 février 1966. Il vit au pied des montagnes aux confins de l’Ain et du Jura. Le 6 février prochain, de passage à Paris, il nous fera le grand honneur d’une escale au Monte-en-l’air. Venez le rencontrer !

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David Rault / Comiscope / Éditions L’Apocalypse

Mardi 5 février à 18h30

Comiscope : cinquante photographies de personnalités de la bande dessinées & cinquante autoportraits dessinés. Préface de Pacôme Thiellement.

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David Rault : graphiste, typographe, photographe et journaliste, David Rault crée des sites Web dans plusieurs agences dont la sienne puis écrit dans le quotidien Libération avant d’aller enseigner la typographie à l’ESAD (école supérieure d’art et de design)
d’Amiens pendant 4 ans, à la suite de quoi il quitte la France pour aller créer
ailleurs des packagings – il remporte d’ailleurs un Bronze Award à Monaco en
octobre 2008 lors de la cérémonie des Pentawards, compétition annuelle
internationale de design packaging – ses travaux graphiques ont en outre été
présentés au sein d’un ouvrage de référence publié par Collins Design aux Etats-
Unis en 2009; également présentateur et traducteur dans plusieurs festivals de
cinéma depuis 1999 (dont le festival du film américain de Deauville) et membre de
l’ATypI (Association typographique internationale), son Guide pratique de choix
typographique paraît en mars 2009 aux éditions Atelier Perrousseaux dont il
devient directeur de collection en avril de la même année. Il publie la
monographie Roger Excoffon, le gentleman de la typographie en avril 2011 et
donne plusieurs conférences sur la typographie à Izmir (Turquie), aux Rencontres
de Lure, à l’école de design Nantes Atlantique, à l’ECV (école de communication
visuelle) de Paris, à ParisWeb ou encore lors de la première édition du Typocamp
parisien, en juin 2012. Ses photographies ont été publiées à de nombreuses
reprises et ont été exposées à Chicago (2008) et à Angoulême (2009). Il publie Le
Langage Silencieux, un livre sur la signification des gestes de la vie quotidienne, en
octobre 2012 aux éditions DesIris. Outre Comicscope, il publiera en 2013 les
monographies de Jean Alessandrini et de Jean-François Porchez.

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Yann Legendre / Flesh Empire / Éditions Inculte / Exposition

Vernissage de l’exposition le jeudi 31 janvier à partir de 18h30.

A l’occasion de la sortie de Flesh Empire, recueil d’illustrations hors-commerce limité à 300 exemplaires (24 pages format A2 N&B) , le Monte-en-l’air expose Yann Legendre du 31 janvier au 8 février 2013. Présenté par Claro (Le Clavier Cannibale), Flesh Empire regroupe en plein format les illustrations contenues dans l’ouvrage collectif Cinquante nuances du cul – Une Anthologie littéraire à paraître aux éditions Inculte le 28 janvier.

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Joyce, Pierre Louÿs, Michel Houellebecq, Hubert Selby Jr., Théophile Gautier, Charles Bukowski, Gabrielle Wittkop, Denis Cooper ou Rabelais : tous ont consacré des pages, des volumes, des oeuvres entières à la « chose ». Légèrement pornographiques ou simplement érotiques, évocateurs ou carrément crus, ces textes regroupés et illustrés dans cette « anthologie littéraire débridée » font l’apo- logie du corps, du plaisir et du septième ciel.

Blotti sous la tiédeur des nymphes repliées Comme un pistil de chair dans un lys douloureux Le Clitoris, corail vivant, cœur ténébreux, Frémit au souvenir des bouches oubliées. Toute la Femme vibre et se concentre en lui C’est la source du rut sous les doigts de la vierge C’est le pôle éternel où le désir converge Le paradis du spasme et le Cœur de la Nuit. Ce qu’il murmure aux flancs, toutes les chairs l’entendent À ses moindres frissons les mamelles se tendent Et ses battements sourds mettent le corps en feu. Clitoris, rubis mystérieux qui bouges Luisant comme un bijou sur le torse d’un dieu Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges !

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Sylvain Mazas / Ce livre devrait me permettre de résoudre le conflit au Proche-Orient, d’avoir mon diplôme, et de trouver une femme / Editions Vraoum

Lundi 28 janvier à 18h30, à l’occasion d’un passage à Paris, Sylvain Mazas fera une lecture de Ce livre devrait me permettre de résoudre le conflit au Proche-Orient, d’avoir mon diplôme, et de trouver une femme aux éditions Vraoum, où il racontera tout en dessinant les quatre premiers chapitres de son livre ; ainsi que la raison qui l’a poussé à dessiner. Accompagné d’une petite guitare, il pousse même la chansonnette.
Sylvain Mazas a déjà fait de nombreuses lectures en Allemagne qui ont toutes
été couronnées de succès. Ludiques et joviales ses lectures sont complètement raccord avec le livre.

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R.Sobac / N.Murer / B.Grimalt / RNB

Dimanche 27 janvier à 17h, lancement de RNB : titre du livre de sociologie musicale franco-bruxelloise conçu par R.Sobac / N.Murer / B.Grimalt en 2011 et fabriqué en 2012. (Préface de François A.)

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Au programme, pour la sortie parisienne, un set de MACON  morceaux rythmiques instrumentaux dansants à la structure simple voire linéaire et avec de l’espace laissé à l’improvisation. Il s’agira d’un quatre pistes qui jouera les pistes de cassettes préenregistrées. Une ou deux pistes ne seront pas jouées par le lecteur mais par MACON lui-même ce qui servira la dimension « live » de la performance.

Pour les influences et intentions musicales, il faut songer à des trucs comme Ultra Detersivo, Mr Oizo ou les premiers morceaux acid de Chicago (poil au cerveau).

Quelques liens :

http://youtu.be/O9Zi5FB05xI
http://youtu.be/bH-TQQO5Qlw

www.benoitgrimalt.com

http://saynomorefilms.blogspot.com/

Précédé d’un intermède musical de Sauv@ge Merguez (2) : Harmonica et incantations)))