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Écoutons nos pochettes : 33 pochettes de disques racontent vos histoires / Rencontre et Lectures

Mercredi 26 avril à 19h, lectures, musique et apéro !

Objets de cultes, de convoitises, de scandales, d’art et de légendes, tout a déjà été dit et raconté sur les pochettes de disque. Tout, sauf ce moment de notre vie auquel l’une d’entre elles est à jamais liée…
Écoutons Nos Pochettes (à la fois site, podcast, et présentement cette anthologie) publie des récits autobiographiques (une love affair, une révolte, un trip, un égo en devenir), témoignages du pouvoir de résonance d’une pochette dans nos cortex émotionnels…

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La France en éclats / Aurélien d’Avout / Dédicace

Samedi 22 avril à partir de 17h30

La débâcle de 1940 constitue l’une des séquences les plus frappantes de l’histoire de France, où le destin du pays bascule en quelques semaines face à l’offensive allemande. Retraite d’une armée, exode d’un peuple, chute d’un régime, morcellement d’un territoire : la séquence est rapide, le sort implacable.

Occupant une place paradoxalement discrète dans la mémoire collective, ces évènements n’en ont pas moins inspiré un grand nombre d’écrivains, à l’instar d’Aragon, Gracq, Saint-Exupéry, Simon, Sartre, de Gaulle, Némirovsky et tant d’autres. Qu’il s’agisse de romans ou de mémoires, de témoignages ou d’essais, leurs œuvres révèlent les multiples moyens par lesquels l’écriture saisit le laps de temps restreint où la France sombre dans le chaos.

Dressant une passerelle féconde entre géographie et histoire littéraire, cet essai montre à quel point les évènements et les récits qui s’y rapportent ont redéfini l’imaginaire de l’espace national. De fait, les auteurs ne font pas que décrire un temps d’exception où les consciences vacillent et les repères s’effondrent ; ils recomposent aussi, plume à la main et cartes à l’appui, une France dont nul ne peut plus dire quels sont les contours.

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Rébecca Chaillon / Boudin biguine best of banane / L’Arche / Lecture et rencontre

Vendredi 21 avril à 19h30, performance de Rebecca Chaillon à l’occasion de la publication de Boudin biguine best of banane dans la collection des écrits pour la parole aux éditions de l’Arche.

Il y a des choses à dire, quand on parle de son corps. C’est-à-dire, à partir de son corps : quand l’écriture est dans la peau, quand écrire, c’est s’arracher les mots à soi-même. Ce livre part de l’urgence de dire ce qui gratte, ce qui dérange, ce qui ronge. Rébecca Chaillon écrit son retour à la Martinique, ses interrogations intimes, amoureuses, militantes et alimentaires, la destruction et la reconstruction successives des imaginaires. Passant par une langue poétique et politique, elle décrit les effets de la colonisation sur les afrodescendants – en mettant en lumière les espaces occupées par chacun et chacune autour d’un même sujet.
Comment se construisent nos désirs sous les injonctions ? Comment se réapproprier nos corps, nos identités dédoublées, nos héritages détruits ? Avec ce texte riche ou la poésie rencontre l’insomnie, Rébecca Chaillon prend son corps comme matrice nourricière pour faire advenir un sujet libre des normes. Les impensés coloniaux sont mis au jour – ou plutôt, le refoulé raciste et capitaliste français est donné à voir dans son omniprésence mortifère.

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Pierre Madelin / La tentation écofasciste / Ecosociété / Rencontre

Jeudi 20 avril à 19h30, rencontre avec Pierre Madelin.

Les liens entre crise climatique et repli identitaire vont s’exacerber. Nous devons comprendre l’écofascisme pour mieux l’affronter.

Le lien entre l’extrême droite et la défense de l’environnement n’a rien d’évident. Pourtant, il existe bel et bien une pensée écofasciste au sein de la grande famille des idéologies nationalistes et identitaires. Démographie, tensions entre localisme et universalisme, immigration… Les théories écofascistes sèment un certain trouble dans l’écologie politique. Même si aucun gouvernement ne s’en est encore revendiqué, la mouvance, encore embryonnaire, pourrait bien s’intensifier dans les années à venir. « Il me semble raisonnable de penser que plus la crise écologique s’aggravera, plus les options démocratiques et émancipatrices dont nous disposons pour y faire face s’amenuiseront, et plus au contraire des solutions extrêmes, aujourd’hui encore impensables, risqueront de s’imposer », écrit Pierre Madelin dans ce livre au carrefour de l’histoire des idées, de la cartographie intellectuelle et de la prospective politique.

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Ce que la Palestine apporte au monde / Seuil / Rencontre

Mercredi 19 avril à 19h30

« À l’heure où la Palestine semble abandonnée de tous, à commencer par les États arabes, nous avons choisi d’y retourner, comme une évidence. Pour raconter son peuple dispersé par l’histoire et les frontières. Nous avons voulu arpenter son territoire, divisé entre Gaza et la Cisjordanie avec Jérusalem pour centre introuvable, annexé par la colonisation israélienne et grignoté par le Mur de séparation.
Devenue le symbole de la colonisation dans un monde en train de se décoloniser dans la deuxième moitié du XXe siècle, la Palestine ne s’appartient pas. Elle est une cause, une source d’inspiration pour le monde entier. Le keffieh est le drapeau des révoltés. Palestinien n’est plus seulement une nationalité sans pays, c’est une condition et le refus de s’y plier, c’est une résistance obstinée de chaque instant et de chaque geste.

C’est du monde tel qu’il va mal dont la Palestine nous parle. La Palestine vit déjà à l’heure d’un monde aliéné, surveillé, encagé, ensauvagé, néolibéralisé. Les Palestiniens savent ce que c’est d’être un exilé sur sa propre terre. Apprenons d’eux ! »
Extrait de l’introduction de Christophe Ayad

La collection « Araborama », créée par l’Institut du monde arabe et les éditions du Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer les réalités présentes, la pluralité et l’histoire du « monde arabe »

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Valère Novarina/ La Clef des langues / Éditions POL / Rencontre

Mardi 18 avril à 19h30, rencontre avec Valère Novarina animée par Florian Caschera.

« Rien n’est plus au secret de la matière, rien n’est plus proche de la vie profonde de la nature, rien n’est plus au cœur de la physique – que le mystère verbal. C’est dans les mots réversibles que notre langue – comme toutes les langues – en sait le plus. Passage, renouveau, mutation, retour, renaissance, métamorphose, naissent d’un faux pas, d’une chute, d’une inversion, passent par la perte de l’équilibre. C’est traversée par le déséquilibre – et comme passant par un pont vide – comme prise en faute, touchant sa limite – que la pensée reprend son élan, dans les rosaces, les rondes et les litanies du drame de la vie. Livre d’un terrassier. De la difficulté d’en sortir indemne, sauf à partir soudain à la recherche du roman perdu. » (V. N.)

Valère Novarina a conçu ce qu’il appelle un « roman nominaire ». Un grand texte d’appel, de convocation, dans lequel les noms se succèdent, s’interpellent, s’interrogent, se déclinent, s’inventent et se racontent. Noms humains ou déshumains, différentes nominations de Dieu, des espèces, du vivant. Véritable tour de force poétique, la seule litanie des noms crée un univers romanesque et théâtralisé. Où « L’Infini Romancier » concurrence « Le Coureur de Hop », et converse avec « La Femme Octocéphale ». Le texte révèle l’obsession au cœur de cette machine dramatique : « examiner toutes les langues de près, sans en croire un seul mot, regarder chaque passage, les interroger comme des tables de multiplication venues mettre au jour la lettre de trop embusquée dans l’alphabet de je suis. »

Le texte est accompagné d’une série de 635 dessins de Valère Novarina

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Le maître anarchiste, Itsuo Tsuda / Manon Soavi / Rencontre

Vendredi 14 avril à 19h30

 » J’ai entrepris ce travail afin de libérer les individus de l’engrenage social, de leur faire comprendre qu’il n’y a pas d’autre maître que soi-même, et qu’un échec vaut parfois mieux qu’une réussite. S’il se sent vivre pleinement, chacun ne manquera pas de trouver sa formule à lui.  » – Itsuo Tsuda

Itsuo Tsuda (1914-1984) était écrivain, philosophe, maître d’Aïkido et il a introduit le Mouvement régénérateur en Europe. Dans cet essai, Manon Soavi nous invite à expérimenter une révolution intérieure.

Elle présente le parcours d’Itsuo Tsuda qui puise dans le taoïsme, l’anarchisme et les pratiques du corps les moyens de retrouver un chemin de liberté, des qualités sensibles et une force vitale. Elle développe cet enseignement avec son approche personnelle, libertaire et écoféministe.

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Agnès Hostache / E.1027 / Le Lézard Noir / Dédicace

MERCREDI 12 AVRIL 2023 À 18:30

“Après “Nagasaki” (Ed. Le Lézard Noir, 2019-Sélection FIBD 2020, prix Révélation BD ADAGP / Quai des Bulles 2020), Agnès Hostache adapte en roman graphique, le roman de Célia Houdart “Tout un monde lointain” (Ed. P.O.L.). Ce roman graphique est un hommage à la villa E. 1027, personnage à part entière du récit mettant en scène Gréco, une décoratrice qui veille avec un soin amoureux sur la villa blanche conçue par l’architecte et designer irlandaise Eileen Gray, et deux jeunes squatteurs, danseurs au style néo-hippie.

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Brazza-sur-Seine / Petit Pouzet et Victoire N’Sondé / Toom Comics / Rencontre – Dédicace

Vendredi 7 avril à partir de 18h30, dédicace avec Petit Pouzet et Victoire N’Sondé

Petit Pouzet et Victoire N’Sondé présentent Brazza-sur-Seine paru chez Toom Éditions.
Dans ce récit graphique, les histoires courtes s’enchaînent, au gré des péripéties d’Albertine, dix ans, entourée de sa famille d’origine congolaise et de ses amis, eux aussi d’ici et d’ailleurs.
Loin des clichés sur la banlieue…

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Willem / Z / Les Requins Marteaux / Dédicace / REPORTE AU SAMEDI 15 AVRIL A 18H

Samedi 15 avril à partir de 18h

Quel est ce mystérieux « Z » auquel Willem fait référence ? Il y a environ un an, nous l’avions vu apparaître, énigmatique, sur les belliqueux véhicules russes qui attaquaient l’Ukraine. Signe emblématique de l’injuste offensive de Moscou contre Kiev, il donne le ton : un an de guerre en Ukraine, ça ne se célèbre pas, ça se corrode avec une vodka frelatée, sous la plume du désormais retraité Willem. Parce qu’après le virus, les russes : mégalomanie et folie de Poutine, oligarques et militaires entre nostalgie de l’URSS et crasse stupidité… sous forme de bandes dessinées aux atours symboliques de personnages de fiction (« Oleg & Oksana »), c’est du pur Willem enragé et engagé sur la guerre en Ukraine, entre inédits et prépublications dans Charlie Hebdo depuis un an, qui nous feront grincer les zygomatiques !