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Pauline Barzilaï / Avez-vous déjà entendu un cheval chanter? / La Partie / Dédicace

Samedi 17 mai à 15h

Dédicace avec Pauline Barzilaï pour la sortie de son album « Avez-vous déjà entendu un cheval chanter? » aux éditions La Partie.

Une histoire espiègle où l’étrange est à l’honneur, portée par des peintures à la gouache qui composent une galerie de portraits attachants.
Dans cet album délicieusement absurde, c’est la voix d’une enfant qui nous guide pour nous raconter ce qu’elle sait et que nous ignorons, ce qu’elle voit, entend et qui nous échappe : les chevaux chantent, mais comme ils sont très timides, il est rare de les entendre ; les maisons courent mais elles attendent que tout le monde soit endormi ; les chaussures s’embrassent, d’habitude elles se font des bisous loin de nous, mais là elles s’en fichent… C’est ainsi que toutes sortes d’animaux et d’objets font sous le regard malicieux de l’enfant des choses qu’ils ne sont pas sensés faire. Et chaque chose produit une mélodie secrète, totalement décalée, qui compose à la fin une grande symphonie joyeuse et désopilante

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Victor Guégan / Après la typographie / Editions B42 / Rencontre

Le vendredi 16 mai à 19h30

Comment interpréter, dans la longue histoire de l’imprimerie européenne, l’incursion d’artistes dans le domaine jusqu’alors relativement fermé de la conception d’imprimés ?
Cet ouvrage revient sur la révolution graphique impulsée par des artistes avant-gardistes de l’entre-deux-guerres,
principalement en Allemagne (Herbert Bayer, László Moholy-Nagy, El Lissitzky, et plus tard le Suisse Max Bill), sous l’angle inédit de la typographie. Victor Guégan invite à percevoir cette « Nouvelle Typographie » avant-gardiste comme la tentative d’une réforme esthétique et industrielle, après que le procédé originel de l’imprimerie a été supplanté par des techniques d’impression à grand tirage comme l’Offset. Une lecture attentive des sources écrites de la première moitié du XXe siècle, en particulier celles du typographe Jan Tschichold, suggère que les règles de composition mises en place par ces « nouveaux typographes » s’appliquent en particulier aux processus de conception et de fabrication en série qui utilisent un nouveau matériau reproductible : la photographie. À travers cet ouvrage, l’auteur montre également que le phénomène de dématérialisation de l’écriture et de l’image observé aujourd’hui, souvent associé à l’émergence de l’ordinateur, a en réalité une origine historique plus lointaine : la volonté de faire disparaitre toute trace des interventions manuelles, des outils et des matériaux utilisés dans les artefacts produits. L’industrie de masse met ainsi en tension une des idées fortes du modernisme, à savoir qu’un objet imprimé ne soit plus uniquement conçu en se conformant aux conditions matérielles de sa production.

Richement illustré, cet ouvrage vient compléter la réflexion entamée par la publication des livres de Robin Kinross, Robert Bringhurst ou Camille Circlude qui interrogent l’histoire de la typographie moderne

Victor Guégan est docteur en histoire de l’art et du graphisme (Paris 4). Responsable de la collection des livres d’artistes de la Bibliothèque Kandinsky (Mnam, Centre Pompidou) et enseignant chercheur à l’Ésad Orléans, il travaille sur les rapports entre les arts visuels et les cultures (typo)graphiques imprimées et numériques.

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Laure Murat / Toutes les époques sont dégueulasses / Verdier / Rencontre

Mercredi 14 mai à 19h30, rencontre avec Laure Murat animée par Sarah Al-Matary.

Depuis quelques années, un malaise s’est installé dans la culture contemporaine. Ici on récrit des textes classiques ou certains best-sellers pour les purger du racisme et du sexisme, ailleurs on en appelle à une surenchère de contextualisations.

Et si la question qui sous-tend ce vaste débat était mal posée ? S’il s’agissait, dans bien des cas, d’argent et non d’éthique ? Et si la censure n’était pas du côté qu’on croit ? Et si les précautions prises à tout contextualiser produisaient à terme un effet pervers ?

À l’aide de quelques exemples, Laure Murat tente de rebattre les cartes d’une polémique qui, à force d’amplifier, brouille les vrais enjeux de la création et de sa dimension politique.

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Edition et médias aux mains d’une poignée de grandes fortunes / Un débat

Jeudi 15 mai à 19h30

Avec Yohan Huvelle (graphiste et dessinateur), Merlin Jacquet-Makowka (éditeur et traducteur) et Thierry Discepolo (éditeur et auteur).

– Une carte : édition française, qui possède quoi ? (co-éditée par Agone, Le vent se lève et Le Monde Diplomatique)

– Un livre collectif : Déborder Bolloré (co-édité par plus d’une centaine de maisons d’éditions !)

Deux outils qui sortent à quelques semaines d’intervalle pour tenter de comprendre les enjeux d’un monde éditorial de plus en plus concentré aux mains d’une poignée de grandes fortunes, dont Vincent Bolloré est désormais l’acteur le plus visible et agressif.

L’occasion pour la librairie d’accueillir Yohan Huvelle, le graphiste de la carte ; Thierry Discepolo, co-éditeur de la carte, auteur d’un livre de référence sur le contexte éditorial contemporain (La Trahison des éditeurs, Agone) et contributeur du livre Déborder Bolloré ; et Merlin Jacquet-Makowka, co-éditeur du livre Déborder Bolloré, pour une
discussion sur ces questions, et les possibilités de résistances depuis nos positions d’acteurs et d’actrices indépendant.es du livre.

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Gilles Dorronsoro / Le plus grand des maux, sociologie des guerres civiles / CNRS éditions / Rencontre

Mardi 13 mai à 19h30

Gilles Dorronsoro sera l’invité de la librairie le mardi 13 mai à 19h30 à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Le plus grand des maux : sociologie des guerres civiles » dans la collection « Logiques du désordre » des éditions du CNRS.

La présentation se fera également en présence de Martin Lamotte, directeur de la collection.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :

Les guerres civiles ont accompagné toute l’histoire de l’humanité.
Comment mieux définir et circonscrire cette notion ?
Contrairement à une idée répandue qui les cantonne aux pays du Sud, les guerres civiles sont un phénomène universel qui, en questionnant l’évidence des routines, rend visible ce qui fonde la reproduction de l’ordre social.
À partir d’enquêtes de terrain, l’auteur développe une approche à la fois comparatiste et qualitative des guerres civiles contemporaines comme affrontements violents d’ordres sociaux à partir de trois hypothèses.
D’abord, les guerres civiles, loin d’être des processus internes, sont des phénomènes transnationaux dont la dynamique dépend des contraintes, des ressources et des normes du système international. Ensuite, la formation d’un ordre social insurgé passe par l’instauration de nouvelles institutions qui transforment une société dans ses aspects les plus essentiels : rapports de genre, droits de propriété, hiérarchie entre groupes. Enfin, les guerres civiles créent les conditions d’une transformation des rapports entre habitus, stratégie et réflexivité. Ainsi, les possibilités d’établir de ces stratégies sont limitées en raison d’un fort degré d’incertitude, ce qui se traduit par une multiplication de stratégies à court terme qui visent à l’évitement, l’adaptation ou la survie.

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Laboratoire des écritures poétiques / Christophe Manon & étudiants / École Nationale Supérieure d’Art de Paris-Cergy

Samedi 10 mai, en terrasse de la librairie : lectures à 17h , puis apéritif de 18h à 20h.

Grande soirée LEP (Lectures, échanges, performances)

C’est grande joie de fêter la toute jeune création littéraire avec les étudiants du Laboratoire des écritures poétiques mené par Christophe Manon à École Nationale Supérieure d’Art de Paris-Cergy.

Le LEP (Laboratoire des écritures poétiques) est un espace d’expérimentation, de création et de réflexion consacré aux pratiques contemporaines de la poésie. Il s’intéresse aux formes textuelles, mais aussi visuelles, sonores et performatives, dans une approche transdisciplinaire articulant étroitement recherches artistiques et perspectives théoriques.

Accueilli au sein de l’École nationale supérieure d’art de Paris-Cergy et animé par le poète Christophe Manon, ce laboratoire constitue un cadre de travail collectif où les étudiant·e·s sont invité·e·s à expérimenter librement, à partager leurs processus de création, à confronter leurs pratiques et à développer une pensée critique sur leurs démarches.

Le LEP réunit un groupe de treize artistes-étudiant·e·s issu·e·s de l’ensemble des promotions de l’École : Maxime Andres, Louise Beaumadier, Clémentine do Castelo, Rémy Guillemin, Soli Jeon, Iris Juan, Paul Kermarec, Maxime Le Godec, Oxana Redolfi, Angèle Lestage, Nolan Ménager, Lily Petiot & Milosz Tschannen-Nardello.
La soirée LEP propose un moment de rencontre et de partage public autour de leurs travaux.

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Margaux Meissonnier / Seumwère / Editions Magnani / lancement

Mercredi 7 mai à 19h30

« Seumwère » est un recueil d’histoires courtes en noir et blanc. Ces histoires se situent dans la ville imaginaire de Seumwère, et mettent en pages une galerie de personnages excentriques et attachants : Ploris Pierre, le chat Frodon, Erni, la mystérieuse divinité Dieu Soua Louet, le Cerf-Volant et le Cerf-Marchant.
Margaux Meissonnier atteint encore plus d’aisance dans son art de la narration mettant en pages le quotidien, la mélancolie et l’absurde, avec son humour doux amer. En pratiquant pour la première fois, sur « Seuwère », une bande dessinée entirèrement en noir et blanc, le trait de l’autrice de « Pharoewère » et « Erstein Costis » évolue et gagne une nouvelle dimension, en filiation avec Dali, Remi Charlip, et le dessin surréaliste.

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Arno Calleja et Jean-Philippe Chabot / Vanloo et Le Quartanier / Lecture et rencontre

Mardi 6 mai à 19h30, rencontre avec Arno Calleja et Jean-Philippe Chabot animée par Florian Caschera

Arno Calleja, Trois personnes dans un groupe de parole.

Blandine, au sein de Le deuil à vivre, écoute chaque semaine les histoires des participants et les apprend par coeur. Olivier, l’oeil recouvert d’un énorme pansement, dernier entrant du groupe Expérience du surnaturel, lui aussi, chaque semaine, écoute. Mais aujourd’hui, c’est à leur tour de parler.

Le troisième groupe est plus mystérieux, abstrait. Il n’a pas de nom. On n’y parle pas, pourtant les membres s’y réunissent chaque jour, depuis le fond des temps. Mais voilà que quelqu’un se lève, une femme. Non-humaine, elle peut tout de même se faire entendre. Violente, provocante, elle s’est longtemps retenue et, poussée par une étrange pulsion, a aujourd’hui beaucoup à dire.


Jean-Philippe Chabot, Voyage à la villa du jardin secret, éditions Le Quartanier
Audrey-Ann vit avec l’ataxie de Friedreich, une maladie neuromusculaire dégénérative qui altère sa proprioception, cause des douleurs et l’a mise au fauteuil roulant. Elle veut incarner une joie pure, mais il n’y a plus de rêves sur sa liste. Elle a trente ans et elle pense à mourir. Je lui propose un dernier voyage, pour éviter l’hiver. L’histoire commence à la Secret Garden Villa, entre les bananiers, alors qu’on lit une partie de ce livre au sujet de notre rencontre. Mais le voyage tourne mal et un retour précipité impose des questions cruelles, qui réorientent la vie et ce récit.

Voyage à la villa du jardin secret esquisse le portrait d’une amitié en s’interrogeant sur le handicap, le soin, l’enseignement et le sens de la littérature.

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Xavier-Gilles Néret / Stu Mead, l’Indomptable / Éditions Or Bor / Lancement

Samedi 3 mai à 17h

“Stu Mead, l’Indomptable” est une invitation à défendre “la liberté de création des artistes, précieuse dans une société prétendument ouverte et vivante, contre toute tentative d’instauration d’une police de l’imaginaire.” Il est né du désir de Xavier-Gilles Néret (l’auteur), et d’Annabelle Dupret (l’éditrice) d’exposer et de situer en vingt-quatre pages l’œuvre de Stu Mead, afin que sa verve picturale et poétique continue à s’abreuver de son “imaginaire indomptable” et que son œuvre puisse continuer à se multiplier, au-delà des attentes, sans que vienne l’accabler toute tentative de la confiner à une interprétation univoque. »

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Mina Kavani / Dé-rangée / Éditions du Faubourg / Rencontre

Mercredi 30 avril à 19h30

Rencontre animée par Asal Bagheri

« Comment abandonner tout ce qu’on a été un jour pour devenir une autre personne ? Oublier notre vie d’avant, comme si c’était un rêve ? Mais cette autre vie est restée cachée dans toutes mes cellules, comme des champignons, dans tout mon corps, dans toute mon âme.

Je deviens double. Il y a ma vie d’avant, et celle d’après. Mon moi d’avant, et mon moi d’après. Et nous sommes en permanence ensemble… Mon rapport au temps, aux lieux et aux êtres a changé. Je suis hantée, hantée par les odeurs, par les couleurs, par les êtres… Je n’arrive pas à construire ma vie comme un être normal, mais au moins j’ai su réinventer ma réalité.

Je ne me suis pas laissée pourrir dans mes rêves et mes désirs inachevés, je ne me suis pas laissée devenir le produit fait par leurs mains, et mourir dans le désespoir. Je suis celle qui a fui et qui a raison d’avoir fui. »

Dans ce texte sous forme d’incantation issu de son monologue I’m deranged, Mina Kavani raconte son enfance en Iran, son amour du théâtre, son choix forcé de l’exil, sa solitude, l’envie inassouvie de rentrer. Un récit universel, porté par l’énergie d’une comédienne magnétique, qui signe ici son premier livre.

Préface : Jean-Pierre Thibaudat
Postface : Jean-Damien Barbin.