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Gérald Auclin / SIGNALECTURE : Edward Lear / Julien Bal

Samedi 12 octobre à 17h

Signature et lecture en extérieur* (sous réserve de la clémence de Zeus) de « Un Livre de Nonsense » d’Edward Lear et de « Ovales » de Julien Bal, tout deux aux éditions Ab irato.

« Un Livre de nonsense » d’Edward Lear (1812-1888) est un classique de la littérature absurde anglo-saxonne et le livre ayant popularisé le limerick. Cinq vers et un dessin pour démolir des personnages grotesques apprenant à marcher aux poissons, tabassant des musiciens trop enjoués, ou cuisinant leur conjoint.
Traduit de l’anglais et présenté par Gérald Auclin.
Monsieur Lear étant indisponible, c’est le traducteur qui se chargera de signer son livre.

« Ovales ». Quatorze textes, dont l’univers oscille entre Georges Bataille et Jules Verne, dans lesquels Julien Bal emprunte des voies à la fois inattendues, burlesques et sombres pour échapper tant que possible à l’ennui du quotidien.
Des figures énigmatiques, attachantes et fugaces cohabitent dans une douce folie générale : un régisseur à Disneyland obsédé par les musiques du parc, un rugbyman sur une plage, une paléontologue en pleine crise existentielle, un homme des cavernes en mal d’amour, des touristes plus ou moins satisfaits de leurs séjours, une mascotte en peluche dans une grotte, un ambassadeur cannibale et une équipe belge de rollers de vitesse !

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Alexis Lager, Rémi Larue/Camus et la nature contre l’histoire/Le Passager Clandestin/Rencontre

Vendredi 11 octobre à 19h30, rencontre avec Alexis Lager et Rémi Larue pour discuter de leur récente parution dans la superbe collection « Les précurseur.ses de la décroissance » aux éditions Le Passager Clandestin : Albert Camus et la nature contre l’histoire. La rencontre sera animée par Agnès Spiquel.

Prix Nobel de littérature au talent universellement acclamé, Albert Camus (1913-1960) fut également un esprit clairvoyant s’alarmant d’une civilisation parvenue « à son dernier degré de sauvagerie » avec l’usage de la bombe atomique.

Pour l’auteur de L’homme révolté, l’histoire a coupé les racines qui reliaient les êtres humains à la nature, subordonnant leurs actions à la poursuite absurde de desseins abstraits et démesurés. Au contraire, à travers ce qu’il nomme la « pensée de midi », il propose le sens des limites, le don et la modestie comme valeurs cardinales. Si, comme nous le rappellent Alexis Lager et Rémi Larue, Albert Camus « ne se voulait pas prophète », relire son œuvre en temps de crise climatique peut nous livrer quelques clefs pour parvenir à « choisir […] entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques ».

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Charles Stépanoff / Attachements : enquête sur nos liens au-delà de l’humain / La Découverte / Rencontre

Mercredi 9 octobre à 19h30, rencontre avec Charles Stépanoff à l’occasion de la sortie d' »Attachements : enquête sur nos liens au-delà de l’humain » publié aux éditions de La Découverte. Rencontre animée par Anne de Malleray.

Comment nous relions-nous à notre environnement et comment nous en détachons-nous ? Comment en sommes-nous arrivés à vivre dans des sociétés dont les rapports au milieu vivant se sont appauvris au point de menacer notre monde de devenir inhabitable ?
On a longtemps défini les humains par les liens les unissant les uns aux autres. Or ils se distinguent aussi par les relations singulières qu’ils établissent au-delà d’eux-mêmes, avec les animaux, les plantes, le cosmos. Sur tous les continents, chasseurs-cueilleurs, horticulteurs ou pasteurs nomades interagissent de mille manières avec une multitude d’autres êtres. Partout, les groupes humains s’attachent affectivement à des animaux qu’ils apprivoisent et avec lesquels ils partagent habitat, socialité et émotions. Notre ouverture à l’altérité va même plus loin. Nous établissons des relations fortes avec les esprits des montagnes et des fleuves, avec des dieux ou des ancêtres. Nous sommes étonnamment polyglottes, capables d’échanger avec un oiseau, une étoile, un esprit. Longtemps ignorée, cette disposition apparaît fondamentale dans le rapport singulier que nous avons construit avec notre environnement au fil des millénaires.
En s’appuyant sur l’anthropologie évolutionnaire, l’archéologie, l’histoire, l’ethnographie et ses propres enquêtes de terrain menées en Sibérie et en France, Charles Stépanoff compare différents contextes anciens et actuels, proches et lointains, où les humains s’attachent d’autres espèces. Au fil d’un parcours captivant qui l’amène à repenser intégralement des phénomènes fondamentaux comme le processus de domestication, la genèse des hiérarchies ou la construction des États prémodernes, il explore cette question inédite : comment les attachements au milieu vivant transforment-ils les organisations sociales ?

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Hélène Gaudy & Maylis de Kerangal / Rencontre croisée

Mardi 8 octobre à 19h30, rencontre croisée entre Maylis de Kerangal et Hélène Gaudy animée par Alain Nicolas

Hélène Gaudy, Archipels, éditions de L’Olivier

« Aux confins de la Louisiane, une île porte le prénom de mon père.
Chaque jour, elle s’enfonce un peu plus sous les eaux. »

Il a fallu que son esprit vogue jusqu’à l’Isle de Jean-Charles pour qu’elle se retrouve enfin face à son père. Qui est cet homme à la présence tranquille, à la parole rare, qui se dit sans mémoire ? Pour le découvrir elle se lance dans un projet singulier : lui rendre ses souvenirs, les faire resurgir des objets et des paysages.

Le premier lieu à arpenter est l’atelier où il a amassé toutes sortes de curiosités, autant de traces qui nourrissent l’enquête sur ce mystère de proximité : le temps qui passe et ces grands inconnus que demeurent souvent nos parents. Derrière l’accumulateur compulsif, l’archiviste des vies des autres, se révèlent l’homme enfant marqué par la guerre, l’artiste engagé et secret. Peu à peu leur relation change, leurs écritures se mêlent et ravivent les hantises et les rêves de toute une époque.

À travers cette géographie intime, Hélène Gaudy explore ce qui se transmet en silence, offrant à son père l’espoir d’un lieu insubmersible – et aux lecteurs, un texte sensible d’une grande beauté.


Maylis de Kerangal, Jour de Ressac, éditions Verticales

«Finalement, il vous dit quelque chose, notre homme ? Nous arrivions à hauteur de Gonfreville-l’Orcher, la raffinerie sortait de terre, indéchiffrable et nébuleuse, façon Gotham City, une autre ville derrière la ville, j’ai baissé ma vitre et inhalé longuement, le nez orienté vers les tours de distillation, vers ce Meccano démentiel. L’étrange puanteur s’engouffrait dans la voiture, mélange d’hydrocarbures, de sel et de poudre. Il m’a intimé de refermer, avant de m’interroger de nouveau, pourquoi avais-je finalement demandé à voir le corps ? C’est que vous y avez repensé, c’est que quelque chose a dû vous revenir. Oui, j’y avais repensé. Qu’est-ce qu’il s’imaginait. Je n’avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d’une ville, d’un premier amour, la forme d’un porte-conteneurs.»

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Pacôme Thiellement / L’Empire n’a jamais pris fin / Massot / Lancement

Lundi 7 octobre à 19h

Une signature précédée d’une rencontre et d’une discussion avec Mathias Enthoven (coréalisateur de la série), Florent Massot (éditeur du livre), Denis Robert (directeur de publication de Blast)
et Pacôme Thiellement.

« Il n’existe pas de livre qui traite de ce secret,
pas d’individus qui fassent autorité en la matière.
Il n’en est pas moins là :
le Christ contre César.
Tel est le récit sous-jacent rapporté à travers les âges,
depuis deux mille ans,
et qui, en même temps,
n’est jamais rapporté. »
Philip K. Dick

L’EMPIRE N’A JAMAIS PRIS FIN c’est l’exégèse de l’Histoire de notre vie sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France.

C’est un voyage dans le temps et une réponse au roman national.

Une Histoire de France perçue sous le prisme de l’anarchie spirituelle, de la mystique révolutionnaire et de la poésie absolue.

Une histoire de notre lutte, extérieure et intérieure, contre toutes les formes de pouvoirs politiques et religieux.

Une histoire de la reconnaissance au droit de disposer de nous-mêmes et au devoir de ne pas disposer des autres.

Une histoire de nos tentatives d’émancipation, de nos combats, de nos échecs et de nos victoires.

Comment nous nous sommes battus,
Comment nous sommes morts,
Comment nous sommes revenus,
Comment nous avons continué à nous battre.

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Thomas Gosselin & Benoît Guillaume / Ça dépend des animaux / Sarbacane / Lancement

Dimanche 6 octobre à 17h

« Pour votre sécurité, nous vous demandons de patienter calmement dans l’enceinte du parc zoologique », répètent inlassablement les haut-parleurs du zoo de Vincennes aux visiteurs perplexes. Toutes les issues sont fermées : plus rien ni personne ne peut entrer ni sortir. Et tous les réseaux sont en berne : pas moyen de savoir de quelle catastrophe ce confinement soudain les protège. Les hypothèses fusent. Un attentat ? Une pandémie ? Une attaque extraterrestre, pendant qu’on y est ? À moins que le danger ne vienne non pas de l’extérieur, mais de l’intérieur du zoo…L’incompréhension fait peu à peu place à l’impatience, qui glisse elle-même rapidement vers la panique générale. D’autant plus que les animaux commencent à sortir de leur enclos et à se comporter comme des humains : bêtement. Sauve qui peut !

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Claire Braud / La Chiâle / Les Ondes Marcinelles / Lancement

Samedi 5 octobre à 17h

Carilé, la jeune narratrice, est dans un drôle d’état : elle pleure tout le temps. Pendant un de leurs rendez-vous, son amoureux, inquiet, l’encourage à formuler « ce qui ne va pas » : c’est le départ d’une enquête burlesque et pleine de coeur qui nous promène de l’enfance à la vie d’adulte, d’une campagne française en pleine mutation à un reportage télé sur les lieux d’un massacre de civils, en Asie… avec un passage par la capitale française, Paris, un certain 13 novembre 2015. Chagrins intimes et inquiétudes géopolitiques s’accumulent et débordent en une seule grosse larme à la fois politique et sensible, dessinant un récit singulier, très libre, très drôle, et qui attrape avec finesse les questions de l’époque.
Née en 1981, Claire Braud a grandi en Touraine dans la ferme de ses parents éleveurs de vaches, avant de partir faire les Beaux-Arts d’Angers, puis des bandes dessinées à Paris. Elle a reçu le prix Artémisia en 2012 pour son premier livre, Mambo (L’Association, 2011), et depuis La Forêt, une enquête buissonnière (Casterman, 2022 ) elle a amorcé une nouvelle façon de raconter, entremêlant documentaire et autobiographie. La Chiale est son premier album pour les Éditions Dupuis. 

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François Durif / torno subito / Editions Verticales / Rencontre

Vendredi 4 octobre à 19h30, discussion entre François Durif et Gaëlle Obiegly à l’occasion de la publication de « torno subito » de François Durif aux éditions Verticales.

« Lors de mon transbahutement en Italie, j’ai emporté : sœurs, amis, amant imaginaire, père, mère, et leur cancer dormant, la menace de la mort à tout moment, des cartons de livres, des cahiers vierges, des classeurs bourrés, des traces de vie passée, des notes manuscrites jamais relues, des tas de papiers que je voulais détruire, des boîtes remplies d’images découpées, des tapuscrits dont je ne retiendrais que quelques bribes, avant de tout réduire en confettis et de les voir se disperser sous mes yeux. »

Avec Torno subito (« je reviens tout de suite »), François Durif télescope souvenirs d’enfance, perte soudaine de ses parents et enquête sur l’histoire du confetti. Au fil des mois, il s’allège de ses archives, selon un geste joueur : trouer du papier à l’emporte-pièce, tel un Sisyphe heureux.

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Kev Lambert / Les sentiers de neige / Le Nouvel Attila / Rencontre

Jeudi 3 octobre à 19h30, rencontre avec Kev Lambert à l’occasion de la publication « Des sentiers de neige : conte d’hiver » publié au Nouvel Attila. Rencontre animée par Cécile Dazord.

C’est le premier Noël depuis la séparation. Les parents de Zoey se sont fait un calendrier du temps des fêtes pour la garde partagée. Sa mère souffre que son garçon passe le 24 décembre loin d’elle. Zoey sera avec son père au Lac-Saint-Jean, elle l’aura après. Au milieu des flocons scintillants et des grands froids, de Noël au jour de l’An, dans une famille ou dans une autre, Zoey va surtout explorer les sentiers hallucinés de l’enfance avec sa cousine préférée, Émie-Anne, la plus courageuse personne de son âge qu’il connaît.

Les sentiers méandreux serpentent dans la forêt profonde peuplée de monstres et de personnages étranges. Une créature au visage recouvert d’un masque effrayant les épie. Les dangers ne sont pas rares dans ces sentiers qui s’enfoncent encore plus loin à l’intérieur de leur tête. Sauf que, Josiane exceptée, les adultes ne seront d’aucune aide dans l’aventure.

Tantôt inquiétants comme un cantique, tantôt plus magiques et merveilleux que les anges dans nos campagnes, les sentiers de neige nous conduisent jusqu’à la crête de terribles destinées.

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Kaoutar Harchi / Ainsi l’animal et nous / Actes Sud / Rencontre

Mercredi 2 octobre à 19h30, rencontre avec Kaoutar Harchi pour discuter de sa nouvelle parution aux éditions Actes Sud : Ainsi l’animal et nous.

« Les animaux sont tout. Ils sont eux-mêmes, certes, mais surtout ce que nous faisons d’eux. Nous, les humains. Car chaque fois que nous parlons des animaux, nous ne parlons en vérité que de leur animalité : l’état animal que nous décrétons inférieur. Ainsi nous animalisons les animaux, nous les rendons tuables et sans peine nous les tuons. Cet état animal, affirment des humains, n’est pas le propre des animaux, il est également celui de certains humains. Ces autres : les femmes, les prolétaires, les minorités raciales qui, ni homme, ni bourgeois, ni blanc, ont été exclus de la communauté morale par le viol, par l’usine, par le fouet, par l’en fu mage des grottes, par la persécution et par l’enfermement. Car animalisés. Livre tout autant théorique qu’auto-bio graphique, Ainsi l’animal et nous appelle à reconnaître la totalité de la question animale, en laquelle toutes les questions de notre monde se rejoignent. Il devient dès lors possible de tenir ensemble tout ce qui va ensemble, de défaire tout ce qui a été fait. Puis de tout refaire. »