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Pour un féminisme décentré / Soumaya Mestiri / Le Cavalier Bleu / Rencontre

Mardi 1er octobre à 19h30, rencontre avec Soumaya MESTIRI à l’occasion de la sortie de son essai « Pour un féminisme décentré : recadrer, résister » aux éditions du Cavalier Bleu. La rencontre sera animée par Emilie Notéris.

A propos du livre :
Que le féminisme « classique », moderne, ait imposé ses stratégies d’émancipation, ses valeurs et ses combats à toutes les femmes, voilà une thèse que les féminismes différentialistes n’ont cessé de battre en brèche. Féminismes post­coloniaux, décoloniaux, féminismes noirs ou musulmans sont ainsi autant de manière de récuser l’hégémonisme et le maternalisme du féminisme libéral universaliste, ainsi que sa tendance à lisser la singularité.
L’ambition de cet ouvrage est double. Elle est d’abord de relayer la parole de certains de ces féminismes différentialistes qui souhaitent être reconnus dans leur spécificité, refusant d’être assignés à ce qu’ils ne sont pas, à savoir des féminismes essentialistes, qui prôneraient le séparatisme et le repli sur soi. Elle est ensuite de comprendre dans quelle mesure ce recadrage peut aider à voir ce qui se joue dans cette revendication de la différence. Ce que le mouvement fait au genre, c’est sans nul doute de permettre de repenser à nouveaux frais la convergence des luttes, la matrice oppressive, l’identité collective et les stratégies d’émancipation.

A propos de l’autrice:
Soumaya Mestiri est professeure de philosophie politique et sociale à l’Université de Tunis. Ses travaux portent sur le libéralisme et les théories de la justice ainsi que sur les problématiques genrées appliquées au prisme postcolonial/décolonial.
Elle a notamment publié Décoloniser le féminisme. Une approche transculturelle, Paris, Vrin, 2016 et Élucider l’intersectionnalité. Les raisons du féminisme noir, Paris, Vrin, 2020.

Autrice, traductrice et animatrice d’ateliers d’écriture, Émilie Notéris se définit comme une « travailleuse du texte ». Elle a publié plusieurs ouvrages. Elle participe régulièrement à des workshops et des conférences dans le champ de l’art, du cinéma, des arts vivants et de la littérature.

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Revue Fracas / La révolution écologique qui vient / Rencontre

Dimanche 29 septembre à 17h00, lancement du premier numéro de la revue papier Fracas : présentation, échange avec le public et apéritif convivial.

Fracas est un média papier, numérique et audiovisuel consacré à l’écologie, ses enjeux, ses luttes et ses courants de pensée. Fracas est un média radicalement indépendant, critique et, on l’espère, utile à toutes celles et ceux qui veulent sortir de l’impuissance face à la catastrophe sociale et écologique en cours.

Présentation du premier numéro : « La révolution écologique qui vient » par l’équipe de Fracas :
« La bataille pour l’écologie a commencé. Désormais, tout le monde veut en être : l’extrême centre nous promet un capitalisme « décarboné » tandis que l’extrême droite flirte avec un pétainisme vert. Au milieu, le camp de la justice sociale et de l’émancipation est parvenu à placer les enjeux écologiques au cœur de l’agenda politique. Au risque de voir ses mots d’ordre lui échapper ? Ce numéro, le premier de Fracas, explore les voies et les impasses de l’écologie politique. »

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Morvandiau / Contrebande / Editions du Commun / Lancement

28 septembre à 19h30

À l’orée des années 1990, la bande dessinée alternative – ici dénommée contrebande – ouvre des brèches au sein du 9e art et suscite un bouleversement durable dans l’ensemble de ce secteur éditorial. Souvent réuni·es autour de revues, celles et ceux qui les fondent tranchent avec la culture du divertissement qui domine alors le versant industriel du domaine. À la fois auteurices et éditeurices, connaissant leurs classiques mais aussi imprégné·es de l’underground des sixties, ses structures historiques s’appellent L’Association, Les Requins Marteaux, Le Dernier Cri, Amok, Fréon, Cornélius, 6 Pieds sous terre, Ego comme X ou Atrabile…

Étudié sur deux générations et sur plus de trente ans d’existence, le phénomène de la contrebande montre en quoi la diversité contemporaine de la bande dessinée est nourrie par une sédimentation culturelle qui associe à la fois expérimentation, légitimation de la discipline, ouverture internationale et soutien de politiques publiques du livre. Outre un décryptage des bouleversements esthétiques qui contribuent à façonner de nouvelles représentations, cet essai propose une lecture politique de la chaîne du livre et une réflexion sur la diffusion de l’art et des idées. À travers une période caractérisée par les concentrations de l’industrie et des médias mais aussi par la généralisation des technologies numériques, il dresse, sans en ignorer les tensions et les contradictions, l’inspirant portrait d’une utopie mise en pratique.

À travers cet ouvrage critique alternant analyses, portraits, entretiens et enrichi d’un important corpus iconographique, Morvandiau, auteur formé au sein de la contrebande, dessinateur de presse, directeur de festivals et docteur en arts plastiques, peint le paysage d’une aventure éditoriale originale et variée, tant sur le plan esthétique que structurel.

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Juliette Mancini et Sara Piazza / La haine du poil / Éditions Cambourakis / Rencontre

Vendredi 27 septembre à 19h30, rencontre avec Juliette Mancini et Sara Piazza à l’occasion de la publication de « La haine du poil  » aux éditions Cambourakis.

« T’imagines le temps qu’on passe à penser à nos poils ? »

Pourquoi les poils féminins foutent-ils la honte ? Pourquoi doivent-ils être contraints, cadrés, éradiqués, dès leur apparition à la puberté ? Comment construire le rapport à son propre corps quand on intériorise la haine du poil ? Est-il possible qu’un jour, les poils nous manquent ?

Une adolescente, une psychanalyste, une esthéticienne, des militantes… se croisent et confrontent leurs expériences, pour explorer l’histoire si intime et pourtant profondément politique du poil féminin.

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Pierre Plottu, Maxime Macé / Pop Fascisme / éditions Divergences / Rencontre

Jeudi 26 septembre à 19h30, rencontre avec Pierre Plottu et Maxime Macé, journalistes (Libération, StreetPress), autour de leur nouvel ouvrage : « Pop Fascisme : Les influenceurs d’extrême droite ont-ils gagné ?  » publié aux éditions Divergences.

« Une nouvelle forme d’extrême droite, dont l’essor passe essentiellement par internet, séduit une partie de la jeunesse « connectée ». S’enracinant dans la « dissidence », la nouvelle droite ou la pensée identitaire, elle répand ses idées sur les réseaux sociaux, les médias alternatifs et les forums avec une vitalité qu’on ne lui connait pas dans la rue. De l’influenceuse lifestyle au dessinateur de BD, de l’humoriste au lanceur d’alerte, elle s’appuie sur des stratégies diverses pour séduire hors du cadre de la politique traditionnelle. Ce livre propose une enquête immersive sur ces figures influentes du web, sur leurs moyens de diffusion et de subsistance. L’extrême droite a-t-elle gagné la bataille culturelle en ligne ? »

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Déborah Costes / Reprendre corps / Éditions Globe / Rencontre

Mercredi 25 septembre à 19h30, rencontre avec Déborah Costes à l’occasion de la publication de Reprendre corps aux éditions Globe. Rencontre animée par Bérénice Hamidi.

À vingt et un ans, épuisée après des années de lutte contre la maladie, Déborah doit interrompre ses études. Elle retourne vivre chez son père où elle fait face à une extrême précarité. Elle décide alors de devenir camgirl. Mais très vite, cette activité ne suffit pas pour survivre financièrement. Elle sort de l’écran et devient escort puis dominatrice.

Alors que la parole des travailleuses du sexe reste un angle mort de la pensée post-MeToo, Déborah Costes dit ce qui ne se raconte pas : le travail du sexe dans toute sa complexité, la honte et le tabou imposés par les regards extérieurs, les clients que cette culture du silence protège, la famille négligente, le père qui sait et profite de ses revenus. En exorcisant les clichés et les fantasmes qui entourent la figure de la prostituée, Déborah Costes nous tend un puissant miroir où se reflètent les rapports de domination à l’oeuvre dans une société patriarcale.

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Palheta, Palombarini, Benquet / Extrême droite : la résistible ascension / Amsterdam / Rencontre

Vendredi 20 septembre à 19h30 présentation de l’ouvrage collectif « Extrême droite : la résistible ascension », paru aux éditions Amsterdam.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
« Les progrès électoraux de l’extrême droite ces trente dernières années ont installé l’idée de son arrivée inéluctable et imminente au pouvoir. Cette idée a trop souvent permis au personnel politique et médiatique de s’exonérer de l’analyse des causes profondes et de l’alternative à y opposer.
Cet ouvrage, coordonné par le sociologue Ugo Palheta, propose au contraire de comprendre, à l’aide des travaux les plus récents en sciences sociales, la façon dont la route a été pavée à l’extrême droite. Quelles dynamiques sociales ont poussé une partie croissante des élites et certaines fractions des classes populaires à se ranger derrière elle ? Par quels médias et sous quelles formes ont été imposés les discours racistes, sexistes et LGBTI-phobes qui portent l’extrême-droitisation ? Quels réseaux ont appuyé et conforté ce glissement ?
De la préface de l’historien Johann Chapoutot à la postface de Clémence Guetté, co-présidente de l’Institut La Boétie, il s’agit ici d’opposer à la fatalité une analyse précise des forces, mais aussi des failles, de l’extrême droite. Donc de montrer que cette ascension est plus résistible qu’il n’y paraît. »

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Aude Bertrand, Sophie Couderc et Clara Hervé / ed. 2024, Magnani et Biscoto / rencontre

Jeudi 19 septembre à 19h30, discussion avec les trois autrices

Lili, grande lectrice des exploits du pirate Cissy Joly, rêve d’aventure, et les vaches de ses parents font de bien piètres matelots ! Découvrant l’annonce du Bellevue, un immense paquebot qui embauche des souris travailleuses, elle décide d’embarquer. L’aventure ne sera peut-être pas là où elle l’attend… Dans son premier album, Clara Hervé, lauréate du concours Jeunes Talents du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême, propose avec son dessin libre et vibrant une aventure vive où l’amitié n’est pas toujours simple à gagner, et où les héros ne sont pas toujours ceux que l’on croit !

Lili met les voiles, Clara Hervé, éditions Biscoto

Sophie Couderc signe «Gogoplata tome 1», une bande dessinée de science-fiction aux éditions Magnani, en filiation avec Street Fighter et L’Incal.
Premier épisode d’une trilogie à venir, «Gogoplata tome 1» suit la participation d’une jeune athlète, Milonga, au plus important tournoi d’arts martiaux du futur.
Dans un avenir dark où l’humanité est menacée d’extinction à cause d’un champignon toxique, une mission spatiale est organisée pour aller chercher l’aide des « Animaux Latéraux » au fond du cosmos. Pour sélectionner l’élu(e) –Kampsò– qui participera à cette mission de sauvetage de l’humanité, un championnat de Lutte Concrète commence sur Terre : le Gatoluco. «Gogoplata tome 1» raconte toute cet premier épisode du tournoi et se termine après la finale du Gatoluco et l’avènement du Kampsò.
«Gogoplata tome 1» de Sophie Couderc est une bande dessinée d’autrice, qui s’inspire du manga : avec son art du récit de combat très entrainant et addictif, mêlé à celui des histoires centrés sur les relations humaines et les émotions.
«Gogoplata tome 1» met en pages des combats musclés et palpitants avec des lutteuses et lutteurs hauts en couleur, mais est aussi l’histoire d’une jeune adulte qui va mûrir au cours des affrontements et partager avec nous la richesse
de ses sentiments et questionnements intérieurs dans un contexte dur et fantastique de super compétition.

Gogoplata, Sophie Couderc, éditions Magnani

C’est l’été, Jeanne occupe un petit boulot de concierge dans un immeuble. Le temps s’écoule en regardant des films dans sa loge ou au cinéma du quartier. En attendant une éventuelle rentrée à la fac, elle potasse quelques livres sur le septième art. C’est ainsi qu’elle entend parler des passerelles cinématographiques, une théorie on pourrait, comme le fameux rayon vert évoqué chez Éric Rohmer, rencontrer dans la réalité des personnages de film, revivre avec eux certaines scènes. A ce moment précis, réalité et fiction coïncideraient parfaitement, enfin. Cette théorie va dès lors complètement obséder Jeanne, persuadée d’avoir croisé au parc deux personnages issus d’un film visionné récemment. Ne reste plus qu’à recréer les conditions de cette apparition, répéter les répliques, revivre la scène ; ne reste plus qu’à entraîner ses amis, malgré eux, dans cette histoire un peu folle. Bientôt, Jeanne ne vit plus que pour cette obsession, qui peu à peu lui fait perdre pied, jusqu’au vertige. Au travers du rayon est un premier livre troublant, qui explore ce moment où l’adolescence se termine dans les derniers jours de l’été. Un pied dans la vie, la tête dans les rêves, Jeanne cherche une échappatoire à la réalité. Si on ne croit plus que le cinéma puisse bouleverser nos vies, à quoi bon continuer à regarder des films ?

Au travers du rayon, Aude Bertrand, éditions 2024

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Marys Renné Hertiman et Camille de Singly / Construire un Matrimoine de la BD : Créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique / Les presses du réel / rencontre

Mercredi 18 septembre à 19h30, discussion avec les deux directrices d’ouvrage

Peut-on encore raconter l’histoire de la bande dessinée sans parler des femmes qui y ont contribué ? Pourtant, jusqu’à tout récemment encore, les « Maîtres du neuvième art » étaient des hommes, occultant ainsi l’apport des créatrices.
L’ambition de cet ouvrage est de restituer aux créatrices de BD la place qui leur revient, et de repenser l’histoire du neuvième art en s’attachant à des trajectoires, des sujets et des oeuvres silenciés. S’appuyant sur les recherches menées par le groupe de travail « Les Bréchoises » en 2020-2022, le livre offre de multiples ressources permettant de dégager les contours d’un matrimoine de la BD en Europe et dans les Amériques, depuis le XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. Consacré à l’évolution esthétique, discursive, politique et genrée, il met ainsi en lumière le travail des coloristes, dessinatrices, éditrices et scénaristes ayant contribué à ce médium. Leur présence dans le champ professionnel de la BD en France, en Espagne, au Canada, aux États-Unis, en Allemagne, en Argentine, au Mexique, au Brésil et en Belgique constitue un héritage vaste et complexe dont les composantes, contrairement aux idées reçues, se comptent par centaines. Dès lors, l’ouvrage invite à relire l’histoire de cette forme d’expression dans une approche inclusive et transversale qui traverse les siècles et les espaces.

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Petite grande / Lauriane Chapeau & Violette Bénilan / Glénat / Lancement

Mardi 17 septembre à 18h

S’émanciper des traumas de l’enfance : le récit d’une reconstruction

À l’heure où l’on apprend à lire, Lauriane et ses camarades de CP ont appris à se taire. Jusqu’à ce que la vérité éclate et que sa petite sœur et ses camarades accusent leur maître d’école. Celui-ci est reconnu coupable de violences sexuelles et condamné par la justice.
Des années après les faits, Lauriane ouvre la boîte noire de sa mémoire et retourne dans la cour d’école. Elle entrevoit l’hypocrisie de certains adultes et revient sur le chaos de son adolescence, lorsque tout remonte à la surface. Pour chasser les fantômes, elle nous entraîne sur le chemin d’une reconstruction possible. Sous nos yeux, la jeune adulte cherche à s’émanciper de l’enfant en mettant en scène un dialogue bienveillant entre la petite fille qu’elle était et la femme indépendante qu’elle est devenue. Son combat passe par la libération, maladroite et drôle, de « sa » parole et la réappropriation de son corps. Elle crie la colère qui la submerge, remet en question toute forme d’autorité et secoue les branches des tabous qui la cernent, résignée à ne plus jamais se laisser tomber.
Car oui, on peut apprendre, grandir, s’aimer et aimer, et devenir le parent – un peu anxieux mais avisé – d’une petite fille qui, à son tour prendra le chemin de l’école. Aujourd’hui, Lauriane est devenue elle-même professeure.