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Olivier Brossard / Abnormally Jade / Lancement

Mardi 22 octobre à 19h

Abnormally Jade est un livre autoédité par le photographe Olivier Brossard.
Le titre est une allusion à l’expression «abnormally jaded» qui signifie «être exténué au-delà de la normale», état qui résume particulièrement l’état d’esprit de l’auteur lors de sa rencontre avec la Chine. Les textes écrits par le photographe sont en langues anglaise et chinoise, langues utilisées par les protagonistes.
La couverture est constituée par un simple bandeau disposé sur un fourreau comme peuvent l’être couramment les livres d’art en Asie.

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David Prudhomme / L’Oisiveraie / L’Association / Lancement

Samedi 19 octobre à 17h

Roland, dans le quartier, tout le monde le connaît. C’est un drôle de bonhomme, ce petit vieux-là. On l’a surnommé « Le Shérif » à cause de son chapeau de cow-boy. Sa vie, elle est réglée comme du papier à musique : levé avant le soleil, une petite visite au poulailler, son « harem », et puis il dépose sa sœur, folle et handicapée, sous la grange, et enfin il enfourche Pégase, sa fidèle bicyclette, direction le bistrot avec ses œufs frais. C’est là qu’on le retrouve, pour boire quelques petits cafés bien « mouillés » avant de poursuivre la journée, ponctuée de ripailles, de ballons de blanc, et surtout de bons copains, comme lui des retraités et des chômeurs, qui fanfaronnent et débattent sur des sujets aussi fondamentaux que l’omelette, les tomates, ou le rythme des pigeons. L’Oisiveraie, c’est chez Roland : la maison aux volets bleus collée à un immeuble, la buvette gratuite (arche de Noé improbable où l’on trouve des vieux amis), un enfant et aussi un chien, des cochons d’inde, des furets, des poules, un bouc nain, des colombes peintes et une tortue, un refuge où la temporalité est alternative et où il est toujours temps de prendre le temps. Publié initialement en 2004 aux éditions Charrette David Prudhomme, précurseur ici de l’éloge de la lenteur et de la décroissance, a entièrement redessiné et recomposé L’Oisiveraie pour L’Association.

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Philippe Marczewski / Blues pour trois tombes et un fantôme

Jeudi 17 octobre à 19h, rencontre avec Philippe Marczewski. La rencontre sera animée par Emmanuel Regniez.

On n’habite jamais une ville, seulement l’idée que l’on s’en fait. C’est l’imaginaire et la mythologie, le territoire mental de chacun, qui se surimposent à la ville réelle. Dans ce premier livre, Philippe Marczewski dérive dans le pays qui est le sien depuis son enfance. Ce pourrait être Sheffield, Amiens, Essen ou Gênes. Ce pourrait être n’importe quelle ville. C’est Liège, ses banlieues et sa campagne limitrophe. Passant d’une antique chênaie arrachée à des terrils devenus collines boisées, d’une montagne en escalier d’où l’on aperçoit presque la mer à des usines spectrales se découpant sur l’horizon forestier, l’auteur écluse des bières dans la banlieue rouge, foule la tombe anonyme d’un guitariste de génie, bouscule le fantôme d’un Chet Baker émacié, et se laisse emporter par la mélancolie nocturne d’un fleuve encagé. Ici les Grands Hommes ne sont pas statues mais formes à peine visibles, corps tapis dans l’ombre, fumées évanescentes. Avec ce récit qui rappelle Henri Calet, Jean-Paul Kaufman («Remonter la Marne»), Philippe Vasset ou le psychogéographe anglais Iain Sinclair, Philippe Marczewski dessine la géographie intime d’une ville et de ses habitants, passés et actuels.

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Camille Emmanuelle / Le goût du baiser / Éditions Thierry Magnier / Rencontre

Mercredi 16 octobre à 19h, rencontre avec Camille Emmanuelle.

Pour ce premier roman de la collection érotique L’Ardeur, Camille Emmanuelle nous plonge dans le quotidien d’Aurore, lycéenne, bouleversée par un accident de vélo qui lui fait perdre le goût et l’odorat. Comment cacher ce handicap au lycée et continuer de mener une vie normale ? Comment poursuivre une vie sexuelle à peine amorcée quand on ne sent plus rien ? Les entraînements de boxe seront son échappatoire et aussi le lieu où elle rencontrera Valentin. Avec humour et justesse, Camille Emmanuelle nous entraîne dans un parcours initiatique et érotique réjouissant.

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Raphael Kempf / Ennemis d’état / Rencontre

Mardi 15 octobre à 19h, rencontre avec Raphael Kempf.

Raphaël Kempf, avocat connu pour sa défense des manifestants et gilets jaunes victimes de violences policières ou de la répression judiciaire, propose un court pamphlet historico-juridique accompagné de la réédition d’articles publiés en 1898, notamment par Léon Blum et l’anarchiste Émile Pouget, contre « les lois scélérates » votées à la fin du xixe siècle.
La relecture de ces textes est fondamentale : l’arbitraire des gouvernements de la IIIe République contre les anarchistes n’a rien à envier au président Hollande décrétant l’état d’urgence contre les musulmans ou les militants écologistes, non plus qu’à Macron et Castaner enfermant de façon « préventive » des gilets jaunes avant qu’ils ne rejoignent les manifestations.

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Pacôme Thiellement et Sarah Hatchuel / The Leftovers, le troisième côté du miroir / Rencontre

Lundi 14 octobre à 19h Playlist Society et la Librairie Le Monte-en-l’air vous invitent au lancement de « The Leftovers, le troisième côté du miroir » de Sarah Hatchuel et Pacôme Thiellement.

Inspirée du roman de Tom Perrotta, The Leftovers (2014-2017) est la série héritière de Lost (2004-2010) : les deux œuvres partagent le même showrunner, Damon Lindelof, et peuvent être vues comme les deux faces d’un même disque. Si Lost suivait le destin de disparus après le crash d’un avion, The Leftovers se consacre à ceux qui sont restés derrière à la suite d’un événement singulier et inexpliqué : la disparition soudaine, le 14 octobre 2011, de 2 % de la population humaine.

Au sein d’un monde hanté par le doute, le mystère et l’ambiguïté, la série présente des personnages qui pensent parfois avoir compris le sens de leur vie, à tort. Les spectateurs, eux, sont emmenés sur un très grand nombre de fausses pistes, alors que l’évidence est sous leurs yeux. The Leftovers met en scène non seulement la fin de l’humanité, mais surtout le déni des êtres humains devant l’extinction du vivant, dont ils sont eux-mêmes responsables. Dans notre monde en crise, The Leftovers, le troisième côté du miroir interroge la capacité de la fiction à résoudre les maux des humains et à les aider dans les combats à venir.

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Pied de Mouche #2 / Lancement

Samedi 12 octobre à 17h

Pied de mouche est un magazine typographique né d’une initiative étudiante. Son premier numéro sur le thème de la liberté a été imprimé en 2015 au nombre de 1.000 exemplaires distribués gratuitement dans les écoles d’art de France et librairies spécialisées.
Considérant que le métier de typographe est en pleine mutation, Pied de mouche #2 a pour vocation de comprendre la transformation et l’adaptation de cette discipline face aux enjeux contemporains. Pour ce faire, Pied de mouche#2 fait le pari d’ouvrir le débat typographique à ses utilisateurs plutôt qu’à ses dessinateurs. L’équipe a choisi le format de l’entretien et du texte libre, croisant regards et réflexions en invitant des créateurs et des penseurs qui ne sont pas nécessairement issus des arts graphiques dans le but de comprendre leur rapport avec la lettre.
Chaque article se matérialise sous forme d’un format, d’un choix typographique et d’un procédé d’impression à part entière incarnant sa thématique. L’objet final se manifeste ainsi sous comme une diversité d’objets individuels dont la problématique demeure commune.
Libre au lecteur de tisser des liens d’un article à l’autre et d’installer ses propres dialogues.

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Agathe Mareuge / Petite éternité L’oeuvre poétique de Jean Hans Arp /

Jeudi 10 octobre à 19h, rencontre avec Agathe Mareuge.

Comment se renouveler pour un dadaïste lorsque l’on a déjà derrière soi plusieurs décennies de création, et que l’on revendiquait la nouveauté radicale comme principe esthétique ?
Comment, alors même que l’on a commencé à créer pendant et à cause de la Première Guerre mondiale, en exprimant par la poésie le rejet de la barbarie humaine, peut-on continuer à écrire après 1945, lorsque la catastrophe non seulement se répète, mais s’amplifie démesurément moins d’un quart de siècle plus tard ?
Ces deux questions, relatives au vieillissement des avant-gardes et à leur rapport à la réalité historique, se sont posées au dadaïste Jean Hans Arp au sortir de la Seconde Guerre mondiale et guident la réflexion d’Agathe Mareuge dans son ouvrage Petite éternité.

Elle s’y intéresse à un pan méconnu de la production d’Arp : sa poésie tardive. Prenant le contre-pied des recherches réduisant l’innovation et l’expérimentation formelles d’Arp à sa production dadaïste, elle met en lumière l’inventivité et la cohérence structurelle de l’œuvre des années cinquante et soixante, permettant l’expression d’une subjectivité instable et fragmentaire.
Dans sa poétique tardive, empruntant une voie singulière dans le contexte générationnel du devenir des avant-gardes après 1945, Arp maintient intacte la virulence de sa critique de la civilisation et propose quelque chose comme un contre-modèle poétique, que l’on pourrait appeler sa « cosmogonie de poche », qui fait plus que jamais fi de la linéarité sémantique.

Agathe Mareuge lira et présentera des poèmes issus de la production tardive de Jean Hans Arp, dont certains publiés ici pour la première fois.

Agathe Mareuge est Maîtresse de conférences en études germaniques à Sorbonne Université – Faculté des lettres. Ses recherches portent notamment sur les avant-gardes poétiques et artistiques après 1945.

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Alain Jugnon / L’Ivre Nietzsche / La Nerthe / Lancement

Mercredi 9 octobre à 19h, rencontre avec Alain Jugnon à l’occasion de la publication de L’ivre Nietzsche. Une rencontre en dialogue avec Dorian Astor.

« Jugnon le sait de longue date qui s’en est fait tôt une méthode, ou un moyen, ou une liberté supplémentaire, dont chacun des livres tient à la fois de l’installation, du montage, du collage. Il en a l’art. l’Ivre Nietzsche n’y déroge pas. Installation, montage, collage, pas pour que joue ensemble ce qui n’aurait rien à voir, mais pour que fasse « ensemble » ce qu’on n’a jamais fait jouer. Nul mieux que lui ne lit sans doute ; nul mieux que lui ne lie, surtout, lisant, écrivant, qui lit pour lier, c’est-à-dire qui lit doublement, amenant au jour, montrant des formes (d’écriture, de pensée) inaperçues jusqu’alors, qu’il mélange dans un shaker, qu’il agite ensuite. Agitation iconoclaste : le cocktail est raide, fait pour l’ivresse, fait pour danser & penser, comme on danse & pense (denser/panser) sous un volcan, comme danse & pense l’ivre vice-consul d’Au-dessous du volcan – lui aussi pris dans l’effroi de son éternel retour propre. » Michel Surya

Alain Jugnon est professeur de philosophie, spécialiste reconnu des œuvres d’Artaud. Il est l’auteur de pièces de théâtre telles Nietzsche se marie et En ordre de Bataille, et d’essais comme Le Devenir Debord et Artaudieu. L’individu contre la mort (éditions Lignes).

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Xavier Briend / Ambiance garantie / Lancement

Dimanche 6 octobre de 17h à 20h, venez fêter la publication de Ambiance garantie avec Xavier Briend.

Aujourd’hui, c’est ambiance garantie ! Non, ce n’est pas comme ça qu’il faut l’écrire. Aujourd’hui, c’est Ambiance garantie, soit le deuxième temps de notre rentrée littéraire. Que dire de ce premier roman de Xavier Briend que nous avons le plaisir de vous faire découvrir ? Qu’il ressemble à Pulp Fiction (pour le découpage narratif) et à Fargo (pour l’art du quiproquo) à la fois. Étrange, pas vrai ? C’est surtout un roman éminemment drôle, qui voit se croiser toute une galerie de personnages hauts en couleur, tous en quête de quelque chose (mais quoi ?). Voir comment ils se cherchent, ils se sondent, ils s’évitent, ils se ratent, parfois même se désirent, c’est un régal. Xavier Briend ne fait pas que saisir sur le vif les incompréhensions contemporaines et les conséquences de ce qu’on peut appeler le mal de l’incommunicabilité, il parvient également à tisser entre elles des générations dont on ne cesse de nous dire qu’elles n’ont, justement, rien à se dire. En cela, Ambiance garantie est aussi un livre très touchant sur la façon qu’a chacun, quel que soit son âge, quel que soit son parcours, de tenter de (re)nouer le dialogue avec autrui.