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David Dufresne / Dernière sommation / Grasset / Rencontre

Jeudi 3 octobre, 19h

Dernière sommation
David Dufresne
Grasset

C’est l’histoire d’un journaliste pas comme les autres. Etienne Dardel, 50 ans, fou de littérature, de punk, et d’Internet, croit de moins en moins à son métier. C’est un idéaliste roué, un cœur pur et pugnace, défenseur de toutes les libertés. Franc tireur, il a rendu sa carte de presse et travaillé à l’étranger. Son pays semblait avoir renoncé à tout destin social et politique mais soudain, par un hiver inattendu… il se réveille. Une colère monstre, qui trouve son étendard sous la forme d’un gilet fluorescent. Est-ce une révolution ? C haque samedi désormais, la foule se dresse, Paris brûle, comme les belles vitrines, entre clameur, désespoir et combat politique. En face, le gouvernement et sa police. Etienne Dardel ne dort plus. Il roule à moto. Il filme. Il tweete. Il interpelle: @allo place Beauvau c’est pour un signalement. C’est donc ça la démocratie ? Ces mains arrachées, ces yeux crevés, cette violence de l’Etat ?

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Rencontre avec Bernard Banoun, traducteur

Mercredi 2 octobre à 19h, rencontre avec Bernard Banoun, traducteur de Josef Winkler publié aux éditions Verdier. Nous évoquerons également Histoire des traductions en langue française, XXe siècle.

Rencontre animée par Florian Caschera.

Le Livret du pupille Jean Genet

Ni récit autobiographique, ni essai critique, ce livre est un témoignage de reconnaissance de Josef Winkler à l’égard de Jean Genet pour le rôle fondamental qu’il a joué dans sa création. C’est une percée sensible dans le monde imaginaire qui les rapproche.

La lecture de Genet fut pour le jeune écrivain autrichien une révélation et une planche de salut – « la hache pour briser la mer gelée qui est en nous » dont parle Kafka dans une célèbre lettre.

Au fil des chapitres, Winkler évoque les puissants effets de la lecture et ce qu’il y a trouvé de lui-même : la marque funeste du catholicisme, le goût de la théâtralité, la marginalité, la violence des métaphores, la prédilection pour les proscrits et les réprouvés.

Les phrases entrelacées des deux écrivains composent un récit d’initiation qui donne aux deux œuvres un tranchant que rien ne saurait émousser.

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Histoire des traductions en langue française, XXe siècle

Ce quatrième et dernier tome de l’Histoire des traductions en langue française achève un projet inédit par son ampleur et ses perspectives : retracer l’histoire des œuvres traduites et des traducteurs, dans tous les domaines, partout où le français a servi de langue de traduction, depuis l’invention de l’imprimerie jusqu’à nos jours.

Portant sur la période qui va de 1914 au tournant des xx–xxie siècles, ce volume se confronte au spectaculaire phénomène d’extension spatiale et quantitative qui caractérise la traduction au xxe siècle : on estime que le volume des traductions publiées après 1960 équivaut à celui des traductions publiées avant cette date. Parallèlement, les réflexions théoriques et méthodologiques connaissent un fort développement ; siècle de la retraduction, le xxe siècle a aussi vu naître une discipline nouvelle : la traductologie.

Après une présentation du contexte éditorial, social et intellectuel au sein duquel les traductions prennent place, l’ouvrage étudie celles-ci dans le domaine littéraire, puis dans celui des arts, et enfin dans le vaste territoire des sciences. De nouveaux champs d’étude font ainsi leur apparition : littératures de témoignage, de genre, histoire de l’art, musicologie, chanson, bande dessinée, cinéma, anthropologie et sociologie, psychanalyse, féminisme…

Fruit de la collaboration de quelque 200 universitaires de toutes nationalités, le volume est complété par deux index, qui comptent respectivement 3 500 auteurs traduits et plus de 4 300 traducteurs. Dans l’ensemble des quatre tomes, ce sont ainsi plus de 7 000 traducteurs qui auront été identifiés.

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La parisienne libérée / Le nucléaire, c’est fini / La Fabrique

Mardi 1er octobre, 19h

Le nucléaire, c’est fini
La Parisienne Libérée
La Fabrique

Alors que les géants du secteur font faillite les uns après les autres, l’industrie nucléaire est désormais directement menacée par d’innombrables tempêtes, inondations, sécheresses et canicules, toujours plus brutales. Manifestement, le climat a choisi son camp : il est antinucléaire. Mais pouvons-nous compter sur la dégradation des conditions financières et climatiques pour mettre fin à une production qui reste étroitement liée à des enjeux politiques et militaires ?
Mêlant enquête et récits, ce livre déroule le fil de notre condition nucléaire et plaide pour un déconfinement radical. Plus qu’un diagnostic, c’est le signal d’une rupture : le nucléaire, c’est fini !

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Nicolas Richard / Peloton / Supernova / Lancement

Vendredi 27 septembre à 19h

Peloton est le 5ème livre paru dans la collection de littérature « Dans le vif » des éditions Supernova.
Peloton est un recueil de textes poétiques qui expérimente et met en jeu différentes formes de la poésie contemporaine : poésie sonore, listes, logorrhées, glossolalie, ready-made, micro-narrations… Peloton, en dehors de l’exécution orale des textes qui le composent, met en scène et creuse jusqu’à l’absurde une parole qui s’enraye, qui bégaye, qui dérape et qui patine avec le risque de la solitude, du solipsisme, de l’adresse à soi-même comme seule adresse possible.

Entre litanie dérisoire, engueulades et explosions triviales, la parole qu’elle soit excessive, voire abusive, ou monstrueuse semble vouée à l’échec. Texte manifeste, Elocutation raconte cet échec :

« comment tu veux qu’on t’écoute si t’élocutes comme ça hein ».

Peloton, c’est entre le sprint et la course d’obstacle : un tour de France des spécialités régionales, des listes de sandwiches, une tentative d’hypnose, un auteur triste et des amis à embrasser…
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Né en 1978, Nicolas Richard est auteur et performeur. Il confonde en 2004 la compagnie théâtrale Lumière d’Août, collectif d’auteurs installé à Rennes. Parallèlement à son travail poétique, il écrit régulièrement pour le théâtre. Ses textes ont été mis en scène par Alexis Fichet, Alexandre Koutchevsky, Charlie Windelschmidt, Agathe Bosch. Il a également travaillé comme auteur avec Julie Bérès à l’écriture de quatre spectacles. Actuellement, il développe plusieurs projets à mi-chemin entre le théâtre et la performance.

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Céline Huyghebaert / Le drap blanc / Rencontre

Jeudi 26 septembre à 19h, rencontre avec Céline Huyghebaert à l’occasion de la publication Du drap blanc aux éditions Le Quartanier. Rencontre animée par Lucie Eple.

Quand mon père est mort, je n’ai pas hérité de boîtes pleines de documents et de lettres. Ses cendres ont été jetées à l’eau. Ses biens ont été donnés, détruits à la hâte.

Il avait les yeux clairs et portait la barbe. Sur les photos, il avait cette allure virile et négligée caractéristique des années soixante-dix. Il ne pouvait pas se mettre à table sans son couteau de poche et du pain. Il disait « il » à ceux qu’il aurait dû vouvoyer, parce qu’il refusait de se soumettre à leur supériorité de classe. Il était drôle et colérique. Il était sensible. Il fumait, il buvait; il n’a pas laissé grand-chose derrière lui. Je crois qu’il avait commencé à disparaître de son vivant déjà. Quand on a soulevé son corps, j’ai vu la légère empreinte qui creusait le drap, là où était posé son crâne. Puis elle s’est effacée, et le drap est redevenu lisse.

C’est cette disparition qui a déclenché l’écriture de ce livre, cette absence que laissent les morts, avec laquelle ceux qui leur survivent tissent des fictions pour s’en sortir. — C.H.

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Razmig Keucheyan / Les besoins artificiels / Rencontre

Mercredi 25 septembre à 19h, rencontre avec Razmig Keucheyan à l’occasion de la publication Des besoins artificiels ; comment sortir du consumérisme aux éditions de la Découverte.

Le capitalisme engendre des besoins artificiels toujours nouveaux. Celui de s’acheter le dernier iPhone ou de se rendre en avion dans la ville d’à côté. Ces besoins sont non seulement aliénants pour la personne, mais ils sont écologiquement néfastes. Leur prolifération sous-tend le consumérisme, qui aggrave l’épuisement des ressources naturelles et les pollutions. À l’âge d’Amazon, le consumérisme atteint son « stade suprême ».
Ce livre soulève une question simple : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Comment sortir par là même du consumérisme capitaliste ?

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Revue « À partir de » n°1 / Editions Adverse / Lancement

Mardi 24 septembre à 19h

Présentation de la revue par Alexandre Balcaen, en présence d’Alexandra Achard et de Thomas Gosselin.

À PARTIR DE aborde la bande dessinée comme le territoire d’inventions et d’interventions adéquat pour penser, ressentir et vivre les tensions relatives aux usages esthétiques, politiques, humains de la langue et de l’image aux prises avec la Culture. (une revue critique semestrielle dirigée par Alexandre Balcaen et Jérôme LeGlatin, avec Alexandra Achard, Éric Chauvier, Docteur C., Thomas Gosselin et Jean-Luc Guionnet).

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Etienne et Antoine Vanderlick / BIG – Histoires brèves, mais courtes / Lancement

Dimanche 22 septembre à 17h

Malgré leur nom de famille identique, Antoine et Etienne Vanderlick ne sont pas mari et femme mais frère et frère.

Etienne aime bien s’habiller le matin et aussi se nourrir en journée.
Antoine, lui, est concerné par le sort de la planète, c’est pourquoi il ne respire que d’une narine pour économiser l’air prodigué par mère nature.
Tout ce que vous entendrez d’autre à leur sujet est faux.

 

 

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Laurent Jeanpierre / In Girum / La Découverte / Rencontre

Vendredi 20 septembre à 19h.

In Girum imus nocte et consumimur igni. « Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes consumés par le feu. »
Qui aurait pu imaginer que cette locution latine livrerait aujourd’hui la tonalité d’une vaste contestation et, au-delà, l’allégorie d’une époque ? En novembre et décembre, ont surgi sur les ronds-points des dizaines de milliers de gilets jaunes. S’ils y ont brûlé des feux conjugués de leurs colères, de leurs espoirs et d’une implacable répression d’État, ils y ont aussi entamé une longue marche giratoire autour d’un autre foyer : celui d’une politique ancrée dans le local, où s’articuleraient autonomie, écologie et justice sociale.

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Aude Picault / Déesse / BD Cul / Lancement

Jeudi 19 septembre à 18h30

Au commencement, Dieu créa le sexe. Lilith et Adam, les deux premiers humains, jouissaient dans le Jardin d’Eden, jusqu’à ce que le second veuille soumettre la première. Lilith, conçue dans le même argile qu’Adam, se rebella contre son égal et le laissa en plan. Mais si Dieu est Amour, Il sut prendre le parti d’Adam pour condamner Lilith et lui donner une femelle docile du nom d’Eve… « Oh my Gode », fit Lilith fièrement.